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Pour Christophe Castaner, le préfet de police de Paris “n’a pas outrepassé sa neutralité”

Pour Christophe Castaner, le préfet de police de Paris “n’a



POLICE – Le préfet de police de Paris a le soutien du gouvernement. Interrogé sur les propos de Didier Lallement, qui avait lancé dimanche à une gilet jaune, au lendemain de la manifestation anniversaire du mouvement, qu’il n’était “pas dans le même camp” qu’elle, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a affirmé sa solidarité avec le haut fonctionnaire.Le préfet de police de Paris “a-t-il outrepassé sa neutralité?”, a demandé un journaliste de “Quotidien” à Christophe Castaner, venu inaugurer ce mardi 19 novembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le salon Milipol, dédié à la sécurité intérieure des États. “Il n’a pas outrepassé sa neutralité”, a tranché le ministre de l’Intérieur, tout en éludant la question portant sur les propos du préfet.“Il a fait en sorte que l’ordre public soit rétabli face à des femmes et des hommes qui, dès samedi matin, 10 heures, ont voulu casser, ont voulu brûler, ont pourchassé des policiers”, a dépeint Christophe Castaner. “Le préfet Lallement a fait ce qu’il devait faire, c’est-à-dire diriger une manœuvre pour rétablir l’ordre public. Soyez fier, monsieur, de l’engagement de nos forces. Moi je suis fier de voir aujourd’hui qu’il y a des femmes et des hommes qui à chaque instant se préoccupent, se mobilisent, combattent pour la sécurité des Français”, a-t-il ajouté, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.Le préfet de police de Paris Didier Lallement a-t-il fait preuve de manque de neutralité dans son échange avec une gilet jaune ? 🤔 @AzzAhmedChaouch a directement demandé au ministre de l’Intérieur  #Quotidienpic.twitter.com/Z54cTHS09q— Quotidien (@Qofficiel) November 19, 2019Un “devoir de réserve”Les propos de Didier Lallement ont beaucoup fait parler depuis dimanche, notamment dans les rangs des gilets jaunes. Filmé par les caméras de BFMTV alors qu’il constatait, place d’Italie à Paris, les dégâts commis la veille par des casseurs, le préfet est interpellé par une riveraine au sujet des casseurs. Tandis qu’elle se présente comme une gilet jaune, Didier Lallement lui répond: “eh bien, nous ne sommes pas dans le même camp, madame”. Et le préfet de tourner les talons.Les déambulations du préfet Lallement.

Ce fonctionnaire, répondant à une citoyenne, lui répond « nous ne sommes pas dans le même camp, madame. »

Voilà qui illustre la dérive autoritaire: un préfet n’a pas de « camp » dans l’exercice de sa fonction.

pic.twitter.com/cDkOLpUvRe— Alexis Poulin (@Poulin2012) November 17, 2019Plusieurs observateurs ont estimé que le préfet de police transgressait, par ses propos, le code de déontologie de la police nationale. “Le policier est tenu à l’obligation de neutralité. Il s’abstient, dans l’exercice de ses fonctions, de toute expression ou manifestation de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques”, indique l’article R. 434-29 relatif au “devoir de réserve” des fonctionnaires de police.Mais, comme l’explique Nicolas Hervieu, juriste spécialiste du droit public, auprès de franceinfo, “le préfet de police n’est pas un policier, c’est un préfet”. Le code de déontologie cité plus haut ne s’applique donc pas à Didier Lallement, qui fait partie du corps préfectoral. Ce dernier, en tant qu’agent public, est toutefois bel et bien soumis ”à un devoir de réserve”, précise Thibaud Mulier, maître de conférences en droit public à l’université Paris Nanterre, toujours auprès de franceinfo. Ce devoir de réserve l’engage, en tant que représentant de l’État, ”à ne pas manifester son opinion ou avoir un comportement de nature à porter atteinte à l’image et à la considération du service public, ici de la sécurité publique et du maintien de l’ordre”, indique-t-il. Le préfet de police exerçant une “fonction politique éminemment sensible”, son devoir de réserve est toutefois “très allégé”, selon Nicolas Hervieu.Soutenu par Édouard PhilippeLe premier ministre Édouard Philippe a fustigé ce mardi à l’Assemblée le député La France insoumis Ugo Bernalicis, qui avait mis en cause le préfet de police de Paris pour sa gestion de la manifestation de samedi.“Mettre en cause nommément un fonctionnaire qui exerce sa mission au service de l’État et qui, dans cet hémicycle, ne peut pas répondre puisqu’il ne peut pas parler et qu’il ne peut pas s’y présenter, me semble ne pas exactement correspondre aux exigences que nous avons à poser d’une démocratie mûre”, a sèchement répondu le chef du gouvernement, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.Lors de la nomination de Didier Lallement en mars, en remplacement de Michel Delpuech, Christophe Castaner avait salué un préfet qui “a de la poigne”, rappelle Le Figaro. À voir également sur Le HuffPost :LIRE AUSSI :
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Pourquoi le mouvement des gilets jaunes a-t-il démarré à ce moment-là, il y a 1 an?




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Author : Le HuffPost

Publish date : 2019-11-19 22:37:21

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