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Covid et confinement à l’école : une date de reprise des cours dans les lycées et les universités

Covid et confinement à l




SommaireFermeture des lycées ?Ecole et Covid l’essentielNouvelles mesures dans les lycéesConfinement de novembre et école obligatoireNouveau protocole sanitaireProtocole renforcé dans les lycéesLavage des mainsMasque à 6 ansAération et ventilationNettoyage, désinfectionDistance entre les élèvesRègles à la cantineRécréation par groupeRentrée et confinement à l’écoleCrèchesEcole maternelle et primaireCollège LycéeUniversitésAttestation pour les parentsOuverture des écolesAvis d’expertsEcoles fermées pour CovidDERNIERE MINUTE – Depuis le début de l’épidémie, la lutte contre le Covid en France passe par les écoles qui se sont vu imposer le confinement, des fermetures, du distanciel, et un protocole sanitaire strict. En annonçant un plan de déconfinement en trois étapes ce mardi 24 novembre, lors d’une allocution, Emmanuel Macron a aussi procédé à des annonces pour le système éducatif. Alors qu’une partie des lycéens suit un enseignement en distanciel à 50% depuis la mi-novembre, le chef de l’Etat a annoncé un retour de tous les ados en classe, au lycée, à partir du 20 janvier prochain, date d’entrée dans la dernière étape du déconfinement. La date annoncée du retour des étudiants dans les universités est en revanche plus lointaine, puisqu’Emmanuel Macron a évoqué une reprise des cours en université “15 jours plus tard”, soit la semaine du 30 janvier ou celle du 8 février 2021.Ce faisant, l’enseignement supérieur sera, avec l’activité des bars, restaurants et salles de sport, le dernier endroit où la vie pourra reprendre un cours à peu près normal. Auparavant, les commerces auront rouvert dès le 28 novembre et le confinement aura été levé le 15 décembre, selon le calendrier fixé. Le tout évidemment si la situation sanitaire le permet. Pour rappel, dans les écoles primaires et les collèges, l’enseignement a été maintenu pendant le confinement, avec le masque obligatoire pour les élèves dès le CP.[Mise à jour du 13 novembre à 13h49] Les règles du confinement liées à l’école, aux collèges et aux lycées ne changent pas dans les quinze prochains jours. C’est ce qu’il ressort de la conférence de presse donnée le 12 novembre par le gouvernement, au cours de laquelle le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer s’est notamment exprimé sur les mesures liées aux établissements scolaires. Un statu quo qui clôt également, au moins temporairement, la question d’une fermeture des lycées : elle était envisagée par l’exécutif selon France Inter et RMC, et a sans doute été débattue au Conseil de défense du 12 novembre, en parallèle de mesures plus atténuées. Selon Franceinfo, Jean-Michel Blanquer aurait, en effet, notamment planché sur la piste hybride d’un enseignement en présentiel un jour sur cinq seulement, pour les lycées et les collèges les plus bondés, mais cette mesure n’a finalement pas été évoquée lors de la conférence de presse du jour-même.En résumé, le temps de présence reste de 100% dans les écoles et les collèges, et de 50% minimum dans les lycées (comme c’est le cas depuis le 9 novembre).Pas de fermeture des lycéesLors de son intervention au cours de la conférence de presse du 12 novembre, le ministre de l’Education a d’abord rappelé : “La deuxième vague du Covid-19 nous a conduit à faire évoluer les curseurs en durcissant le protocole sanitaire à compter du 2 novembre. Ces nouvelles mesures consistent surtout en la limitation du brassage et le port du masque pour les élèves à l’école”. Jean-Michel Blanquer a ensuite relevé une difficulté dans l’application des mesures : “Chaque école, chaque collège, chaque lycée est un établissement différent. Rappelons qu’il y a 60 000 établissements scolaires en France”. “Au lycée, la limitation du brassage est plus compliquée à mettre en place”, a notamment souligné le ministre. “C’est pourquoi nous avons prévu depuis la semaine dernière une souplesse dans les lycées. Ce cadrage précise que dans la mesure où un lycée peut encore le faire (lycée avec peu d’élèves par exemple), la présence à 100% des élèves reste souhaitable. Sinon, des solutions hybrides sont proposées. J’ai toutefois demandé que 50 % du temps scolaire de l’élève au minimum se déroule dans l’établissement jusqu’à la fin de l’année civile”.Ces règles, déjà en vigueur dans les lycées, en marge du confinement, ne vont donc pas changer. “Les académies ont mis en place via les rectorats des cellules de continuité pédagogiques”, a indiqué Jean-Michel Blanquer. “Nous allons déployer plus de jeunes en service civique, plus d’assistants d’éducation et plus de professeurs remplaçants dès que cela sera nécessaire”. Il y aura aussi plus de dépistages de professionnels travaillant dans les établissements scolaires. “Ils restent prioritaires pour les tests PCR et 1 million de tests antigéniques doit être déployé pour eux dans les établissements”. “Nos deux priorités restent : hausser le niveau général du pays et assurer la lutte contre les inégalités scolaires, et nous savons qu’elles peuvent être aggravées par le confinement des élèves”, a résumé le ministre pour justifier ses choix.Pour le reste, Jean-Michel Blanquer a de nouveau défendu la décision du gouvernement de laisser les écoles ouvertes. “Les élèves de CP ont pâti du premier confinement. Ceux de CM2 ont continué les progrès de l’année précédente”, a-t-il indiqué. “Le protocole sanitaire défini au mois de juillet prévoit différente mesures en fonction de la situation épidémiologique. Le protocole s’est appliqué du 1er septembre au 16 octobre et nous a permis le retour à l’école de tous les élèves, ce qui est une victoire et reste un objectif fondamental aujourd’hui”.Les enseignants en grève cette semaineLe 10 novembre dernier, les enseignants ont défilé dans la rue et des lycées ont été bloqués, notamment à Paris, pour protester contre la promiscuité dans les établissements. L’appel à la grève lancé par les syndicats enseignants pour le 10 novembre a été maintenu dans le primaire et le secondaire après l’annonce le 5 novembre d’un renforcement du protocole sanitaire dans les lycées, avec l’autorisation de davantage de cours à distance. Les syndicats déplorent en effet un protocole sanitaire toujours insuffisant. Dans un communiqué daté du 4 novembre, le Snes-FSU, syndicat majoritaire du second degré, dénonçait ainsi “une situation d’alerte sanitaire” à l’école. Des photos édifiantes de cantines, de classes ou de couloirs d’établissements scolaires bondés… Sur Twitter, des milliers de messages ont récemment dénoncé le manque de mesures barrières dans les établissements, sous le hashtag “Balance ton protocole”.Bonjour @jmblanquer,

nous savons bien que vous n’avez jamais été élève ou enseignant dans une école, un collège ou un lycée publics, mais pour info, ça ressemble à ça en terme de densité

On peut avoir un vrai protocole maintenant ?#BalanceTonProtocole#rentree pic.twitter.com/bIqRM6vAKk— Les Stylos Rouges (@stylos_les) November 2, 2020Quelles sont les nouvelles mesures dans les lycées ?Moins d’une semaine après la fin des vacances de la Toussaint et une dizaine de jours après le démarrage du confinement numéro 2 (vendredi 30 novembre), les modalités de l’école ont déjà été revues : depuis le lundi 9 novembre, un nouveau protocole sanitaire renforcé est mis en place dans les lycées. Objectif : rassurer les enseignants face à la vision inquiétante de classes surchargées en pleine crise sanitaire. Annoncé par le ministre de l’Education nationale le 5 novembre dernier, alors que la grogne des professeurs montait sur fond de menaces de grève, ce renforcement du protocole prévoit une division des classes en demi-groupes dans les lycées ainsi qu’un contrôle continu pour les examens du baccalauréat.#Covid19 | En raison du contexte sanitaire, pour les lycées :
Un plan de continuité pédagogique garantissant 50% de cours en présentiel pour chaque élève mis en place chaque fois que nécessaire
Un aménagement des épreuves du baccalauréat décidé pour lannée 2020-2021 pic.twitter.com/DlhhFXgtUO— Ministère Éducation nationale, Jeunesse et Sports (@education_gouv) November 5, 2020La condition dans les lycées ? Que chaque élève bénéficie d’au moins 50% d’enseignement en présentiel. Sur ce point, Jean-Michel Blanquer a précisé : “Le reste du temps, chaque établissement peut mettre en place un ‘accueil en demi-groupes’, ‘par niveau’ ou ‘le travail à distance un ou deux jours par semaine’ “. Et d’ajouter qu’une “attention particulière” doit être apportée “aux lycées professionnels pour lesquels la mise en oeuvre de l’enseignement à distance est rendue plus complexe”.Concrètement, les équipes pédagogiques des lycées peuvent choisir de faire venir les élèves en présentiel un jour sur deux, ou une semaine sur deux. Il s’agit de garder du lien social et de limiter le décrochage scolaire. Les cours en visio n’ont pas lieu en revanche, et sont remplacés par des devoirs à la maison, puisque les professeurs ne peuvent à la fois faire classe “en physique” et sur internet. Les élèves en grande difficulté auront toutefois la possibilité de venir “plus souvent” au lycée et “seront pris en charge par des assistants d’éducation” précise France 3. Pour le Bac 2021, afin selon le ministre de l’Education de “tenir compte des conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de préparation du baccalauréat général et technologique”, c’est le contrôle continu qui va être privilégié, que ce soit pour les élèves de Première ou de Terminale. Une mesure “à titre exceptionnel”, alors que le nouveau bac devait entrer pleinement en vigueur cette année. Les évaluations communes (anciennement appelées E3C) initialement prévues en Première et en Terminale sont annulées. Elles sont remplacées par du contrôle continu, autrement dit par la prise en compte des notes du bulletin scolaire. Cette mesure concerne l’histoire-géographie, les langues vivantes, et la spécialité qui n’est pas poursuivie en terminale, ainsi que les mathématiques pour la voie technologique et l’enseignement scientifique pour la voie générale. Les épreuves terminales du bac pour les enseignements de spécialité ont elles toujours lieu mi-mars prochain, mais leur modalité sera adaptée. Deux sujets doivent notamment être proposés aux élèves au lieu d’un, afin de s’assurer que l’élève a bien suivi la thématique sur laquelle il va plancher. Les notes obtenues aux épreuves de spécialité seront prises en compte sur la plateforme Parcoursup, dont le calendrier est inchangé. Les épreuves de remplacement du bac 2021 auront quant à elles lieu en juin 2021.L’essentiel de l’actu sur l’école en temps de pandémie et de confinement : Nouvelles mesures dans les lycées. Leur annonce a eu lieu le 5 novembre. Il s’agit des cours par demi-groupes en rotation à mi-temps et de l’aménagement des modalités de passage du bac, à compter du 9 novembre (voir le détail ici)Tests rapides dans les écoles, collèges et lycées. Des tests rapides doivent être bientôt rendus disponibles dans les écoles, collèges et lycées, a-t-on appris auprès du ministère de l’Education nationale le 9 novembre. A compter de la troisième semaine du mois de novembre, les établissements scolaires doivent réceptionner un million de tests rapides contre le Covid-19. Selon le dernier pointage du ministère de l’Education Nationale, daté du 6 novembre, 3 528 élèves ont été testés positifs sur 12 millions d’élèves, et 1 165 personnels sur 1 million d’agents. Le ministre de l’Education nationale a estimé, au vu de ces chiffres, que le nombre de cas de Covid-19 parmi les élèves et les professeurs était “maîtrisé” en France, rapporte l’AFP. Le ministre a notamment souligné que les contaminations recensées dans le système éducatif restaient “en dessous des proportions qu’on rencontre dans le reste de la population”.
Les tests antigéniques se pratiquent avec un écouvillon dans le nez et servent à identifier une infection au virus en 15 à 30 minutes. Selon le ministère de l’Education nationale dans Les Echos, les tests antigéniques sont “destinés à tous les établissements situés dans des zones où l’accès aux tests virologiques (RT-PCR) est tendu et lorsque des cas de Covid-19 sont apparus dans l’établissement”. Dans un premier temps, il est à noter que ces tests s’adresseront uniquement au personnel éducatif (enseignant, surveillants ou personnels administratifs). Si les élèves devaient être concernés dans un second temps, une autorisation parentale serait nécessaire. Les tests seront pratiqués par les infirmières scolaires sur la base du volontariat. Le ministère de l’Education nationale précise qu’elles pourront être assistées par la Protection civile ou des étudiants en santé. Le principal syndicat enseignant, la FSU, se dit favorable à ces tests au sein des établissements. D’après Saphia Guereschi, secrétaire générale du Snics-FSU, dans les Echos : “On est saturées, à genoux, on n’a même plus le temps d’écouter les élèves qui font la queue devant nos bureaux”.Grève enseignante à valeur d’ “avertissement”. Selon le ministère de l’Education nationale, la grève du 10 novembre contre le protocole sanitaire dans les établissements scolaires a été suivie par 10,36% des enseignants dans le secondaire (collèges et lycées) et 8,78% dans le primaire. Un mouvement faiblement suivi donc, selon ces chiffres du ministère. Mais les syndicats ont de leur côté fait état d’un taux de manifestation plus élevé : “Autour de 20% dans le primaire”, selon Guislaine David, la secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, quand le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a décompté “45% de grévistes au collège”. Les enseignants en grève réclament des mesures sanitaires renforcées et une discussion sur les programmes scolaires.Blocus lycéens. A Paris, Saint-Etienne, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)… Peu après la rentrée des vacances de la Toussaint, le 4 novembre dernier, plusieurs lycées ont été bloqués par des élèves revendiquant un meilleur respect des règles sanitaires. Le 9 novembre dernier, un mot d’ordre circulait de nouveau dans la capitale pour appeler au blocus. Le mouvement de grève actuel des enseignants est soutenu par le syndicat lycéen UNL, qui appelle à se mobiliser “partout où c’est nécessaire”. Baisse de niveau à l’école primaire. Depuis le premier confinement et ses deux mois “d’école à la maison”, le niveau des élèves a baissé à l’école primaire, selon les résultats des évaluations nationales de septembre. Comme le rapporte franceinfo le 10 novembre, on constate “une baisse notable du niveau en français pour les CE1, une légère baisse pour les CP”. Le confinement semble par ailleurs avoir accentué les inégalités, en pénalisant davantage les écoliers des milieux modestes. Un exemple chiffré de la baisse de niveau ? Cette année, 68% des élèves de CE1 lisaient correctement à voix haute à l’arrivée au CE1, contre 73% en 2019. Dixit la direction générale de l’enseignement scolaire, rattachée au ministère de l’Éducation nationale, cette baisse de niveau est “préoccupante, mais moins inquiétante” que ce que l’on aurait pu craindre. Elle notae que les effets négatifs du confinement ont été amortis par le travail des professeurs à distance.Fin de l’école à la maison. Le 2 octobre dernier, en présentant son plan d’action pour lutter contre les séparatismes religieux, Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’instruction scolaire à domicile à partir de 2021, sauf, entre autres, pour “impératifs de santé”. De nombreux parents ressentent de l’incompréhension face à cette décision et dénoncent une restriction des libertés dommageable pour l’enfant. L’instruction scolaire à domicile devient en effet strictement limitée. Autrement dit, à partir de 2021, l’enseignement deviendra sauf exceptions obligatoire au sein de l’école dès l’âge de 3 ans. 50 000 parents sont concernés, dans l’Hexagone, par l’instruction à domicile. Chaque année, ces familles sont contrôlées par l’inspection académique. Change.org, mesopinions, apprendsmoi… De nombreuses pétititions circulent actuellement sur internet pour demander le retrait de la réforme. NOTRE PAGE SPECIALE ECOLE, CONFINEMENT ET COVID – Dans quelle mesure l’école reste-t-elle obligatoire pendant le confinement ? Qu’en est-il des justificatifs de déplacement scolaire pour les trajets domicile-école, collège ou lycée ? Quels renforcements ont été prévus dans la nouvelle version du protocole sanitaire ? Comment s’applique la nouvelle mesure du masque à 6 ans en primaire ? De nombreuses questions concrètes se posent en cette deuxième période de confinement en France, qui cette fois s’accompagne d’une ouverture des écoles de la maternelle au lycée. Le contexte de la pandémie se double en outre de la menace terroriste accrue ces dernières semaines dans le pays. Découvrez les réponses connues aux questions actuelles en naviguant dans notre page spéciale “Covid et confinement à l’école” via le sommaire ci-dessus.Confinement de novembre et école obligatoireL’école est-elle réellement obligatoire pendant le confinement ? Interrogé par L’Obs, le ministère de l’Education nationale a rappelé le 2 novembre : “Ce n’est pas l’école qui est obligatoire, mais l’instruction. Et cette obligation pour chaque enfant âgé de 3 à 16 ans révolus demeure pendant le confinement.” Environ 50 000 enfants étudient à la maison donc, un choix qui doit faire l’objet d’une déclaration par les parents avant chaque rentrée scolaire, auprès de l’académie ou de la mairie. Si le choix de la famille d’opter pour cette forme d’instruction se fait en cours d’année scolaire, elle en a la possibilité en fournissant la fameuse déclaration sous huit jours. Si de nouvelles familles pourraient se laisser tenter, Emmanuel Macron a annoncé le 2 octobre que cette option se verrait toutefois considérablement réduite à partir de la rentrée prochaine : il a en effet annoncé sa “stricte limitation” en présentant son plan de lutte contre les séparatismes. Dans quel contexte s’est déroulée la rentrée de novembre dans les établissements scolaires ?C’est sous le signe d’une double crise qu’a eu lieu la rentrée de novembre dans les établissements scolaires de France, de la maternelle au lycée. Minute de silence en hommage à l’enseignant Samuel Paty (assassiné deux semaines plus tôt) précédée d’un éventuel temps pédagogique et accompagnée par une réflexion plus longue… Le retour des vacances de la Toussaint à l’école s’est révélé très particulier cette année, d’autant plus que le confinement est de nouveau mis en place partout en France. Cette rentrée étaient en effet dans tous les esprits depuis qu’Emmanuel Macron et son gouvernement avaient indiqué qu’ils entendaient renvoyer les Français chez eux, mais réouvrir malgré cela les crèches, les écoles primaires, les collèges et les lycées. Seules les universités doivent pratiquer l’enseignement à distance.L’école en temps de Covid et de confinement n’est pas la même. Comme lors du déconfinement en mai dernier, elle est encadrée par des règles strictes. Une version modifiée du protocole sanitaire dans les écoles a été publiée le 29 octobre sur le site du ministère de l’Education. Les mesures ont été déclinées lors d’une conférence de presse quelques heures plus tôt, par le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Education Jean Michel Blanquer. Le “schéma de base a été préparé depuis le mois de juillet pour un accueil de tous les élèves sur l’ensemble du temps scolaire”, a assuré ce dernier.Le syndicat Snuipp-FSU avait demandé à ce que la rentrée de novembre 2020 soit décalé d’une journée, à mardi, pour mieux préparer les établissements aux nouvelles mesures sanitaires. Il n’aura pas été entendu. Dans Le Parisien samedi 31 octobre, Jean-Michel Blanquer s’est justifié en expliquant que la rentrée de novembre reprenait les bases de celle de septembre, qui “s’est déroulée en suivant un protocole qui a permis de limiter fortement les contaminations en milieu scolaire”. “C’est sur cette base que nous faisons cette rentrée de novembre. Nous ne changeons pas la nature du protocole sanitaire, nous en renforçons les modalités selon un schéma que nous avons préparé depuis juillet sous l’inspiration du Haut Conseil de la Santé publique”, a-t-il confirmé.Que sait-on sur le protocole sanitaire sur le Covid à l’école ?Le protocole sanitaire pour les écoles mis en place lors du déconfinement au printemps a été plusieurs fois amendé. La dernière modification en date remonte donc au 29 octobre. Pour la rentrée du 2 novembre, de nombreux points ont été précisés :Le lavage des mains doit être réalisé, a minima : à l’arrivée dans l’école ou l’établissement ; avant et après chaque repas ; avant et après les récréations ; après être allé aux toilettes ; le soir avant de rentrer chez soi ou dès l’arrivée au domicile.Le port du masque est obligatoire dès le CP. “Pour les élèves des écoles élémentaires, des collèges et des lycées, le port du masque ‘grand public’ est obligatoire dans les espaces clos ainsi que dans les espaces extérieurs”, indique le protocole. Il est toujours obligatoire pour les personnels tant dans les espaces clos que dans les espaces extérieurs. “Pour les élèves des écoles maternelles le port du masque est à proscrire”, est-il mentionné.
Jeudi 29 octobre, le ministre de l’Education a ainsi confirmé que le port du masque dès 6 ans, autrement dit dès le CP, serait obligatoire “afin de ne laisser aucun enfant sur le bord du chemin tout en protégeant nos enseignants”. “J’invite tous les parents à équiper leurs enfants. Des masques sont prévus dans les écoles en cas d’oubli ou de difficultés économiques d’une famille pour se procurer de tels masques”, ajoute Jean-Michel Blanquer.L’aération des locaux doit être “la plus fréquente possible et durer au moins 15 minutes à chaque fois”. Les moments définis par le protocole sont “le matin avant l’arrivée des élèves, pendant les intercours, pendant chaque récréation, au moment du déjeuner (en l’absence de personnes) et pendant le nettoyage des locaux”. “Cette aération doit avoir lieu au minimum toutes les 2 heures”, indique le document qui appelle également à veiller au bon fonctionnement de la ventilation mécanique si elle existe.Un nettoyage des sols et des grandes surfaces (tables, bureaux) doit être réalisé “au minimum une fois par jour”. Le protocole demande aussi “un nettoyage désinfectant des surfaces les plus fréquemment touchées par les élèves et personnels dans les salles, ateliers et autres espaces communs (comme les poignées de portes)”. Ce dernier doit quant à lui être assuré “plusieurs fois par jour”. Le ministre a promis qu’une attention particulière sera apportée aux “surfaces les plus fréquemment touchées, comme les poignées de porte”.Les distances à respecter sont renforcées dans le nouveau protocole. Le déroulement de la journée et des activités scolaires dit être revu “pour limiter les croisements entre élèves de groupes différents (classe, groupes de classes ou niveau)”. “Lorsque le non brassage entre classes n’est pas possible (notamment en Première, Terminale), la limitation du brassage s’applique par niveau”, indique le texte qui donne aux établissement jusqu’au 9 novembre pour s’organiser. Il est conseillé d’étaler l’arrivée et le départ des élèves dans l’établissement et d’encadrer les déplacements des élèves.Les règles changent à la cantine avec une restauration par groupe. Si la restauration scolaire est maintenue “dans les lieux habituels”, les établissements doivent organiser les flux et la densité des élèves “en respectant la distance d’au moins un mètre entre les groupes d’élèves appartenant à une même classe dans les écoles maternelles”. Dans l’élémentaire, les collèges et les lycées, si cette distance d’un mètre ne peut être respectée, “il convient de faire déjeuner les élèves d’un même groupe (classe, groupes de classe ou niveau) ensemble et, dans la mesure du possible, toujours à la même table”. Les tables du réfectoire sont nettoyées et désinfectées après chaque service.Les récréations sont organisées par groupes, “en tenant compte des recommandations relatives aux gestes barrières”. L’accès aux jeux, aux bancs et espaces collectifs extérieurs est autorisé seulement si un nettoyage quotidien est effectué.Ce qu’on sait sur la rentrée du 2 novembre dans les établissementsAu-delà du protocole sanitaire dans les écoles, la rentrée du 2 novembre 2020 a été très particulière pour les parents, pour les enfants, mais aussi pour les enseignants. L’adaptation des écoles, collèges et lycées aux mesures a été difficile, puisque les chefs d’établissement et les personnels ont eu seulement le vendredi et le week-end finaux des vacances de la Toussaint pour s’adapter. Peu convaincu par les mesures annoncées, le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a déposé un préavis de grève du 2 au 7 novembre.Dans les crèches un protocole sanitaire renforcé est aussi mis en place dont la dernière version est en ligne sur le site du ministère de la Santé. Il en va de même du secteur périscolaire. Comme le précise le site spécialisé Les pros de la petite enfance, la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) a rééxaminé les consignes sanitaires listées dans la dernière version du guide ministériel “COVID-19 et modes d’accueil du jeune enfant”, daté du 2 octobre et qui avait, pour rappel, déjà été réactualisé le 20 octobre dernier, dans la foulée du passage à l’état d’urgence mi-octobre.A l’école maternelle et élémentaire, qui constituent à elles deux l’école primaire, c’est le protocole sanitaire renforcé présenté plus haut qui prévaut. Comme précisé plus haut dans notre page spéciale, la principale nouveauté pour les écoliers est le port du masque à partir de 6 ans. Mais l’organisation de la cantine pourrait vite se résumer à un énorme casse-tête. Quant aux associations de parents d’élèves, elle sont divisées entre les partisans d’une sécurité sanitaire maximale et les défenseurs d’un accueil pour tous les enfants. Mais toutes semble craindre la fermeture des écoles… Selon Gilles Demarquet, le porte-parole de la principale association de parents d’élèves du privé, l’Apel, “Le protocole sanitaire n’est pas idéal, le masque dès 6 ans n’est pas facile pour les enfants mais on aurait tout à perdre à fermer les classes. Il faut laisser les établissements au maximum ouverts”. C’est aussi l’avis d’Hubert Salaün, président de la PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public) : “Deux années scolaires perturbées de suite, cela va finir par peser sur la capacité des élèves à réussir leurs études supérieures”.Au collège, le gouvernement a également décidé que les classes resteraient ouvertes pendant le confinement, avec ce même protocole sanitaire renforcé. Une décision qui peut étonner, certains spécialistes ayant appelé à fermer le secondaire et à ne laisser que le primaire ouvert. Les garanties apportées par le protocole sanitaire sont “insuffisantes” selon le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, qui estime que “rien ne va permettre de garantir la sécurité des élèves et des personnels”. Malgré la fronde enseignante et le préavis de grève déposé début novembre, le ministre de l’Education a exclu le 6 novembre, sur RTL, de faire fonctionner les collèges par demi-groupes d’élèves en présentiel, comme c’est nouvellement le cas dans les lycées : le collège, a-t-il martelé, “reste organisé en 100% présence”. Sa justification ? “La situation du collège est très différente de celle du lycée”, il est “plus facile”, dans ces établissements, de conserver les élèves dans une seule classe car ils ne suivent pas d’enseignement de spécialité. Les élèves sont aussi “plus jeunes”, posent selon lui “moins de problèmes de contaminations” et la densité des collèges est “en général moins forte” que celle des lycées. Le ministre a enfin expliqué travailler “avec les autorités de santé” afin que les personnels de l’Education nationale soient “plus testés”. A partir du 16 novembre, un million de tests antigéniques doivent ainsi être mis à disposition du personnel des établissements scolaires (seuls les adultes seront testés dans un premier temps). Au lycée, le protocole s’applique également, avec quelques aménagements comme on a pu le voir. Dans les lycées, les chefs d’établissements bénéficient d’une certaine “souplesse” pour l’application des mesures a indiqué Jean-Michel Blanquer. Un enseignement à distance est envisageable pour les élèves vulnérables. A dater du 9 novembre, la mise en place du distanciel à 50% a été autorisée par le gouvernement.Dans les universités, les facultés et établissements d’enseignement supérieur, les cours magistraux doivent être diffusés en visioconférence. Si l’enseignement à distance devient donc la règle à l’université, le Premier ministre Jean Castex a toutefois précisé le 29 octobre que “les travaux pratiques pourront être maintenus dans les établissements”. “Les examens et les concours pourront se tenir avec un protocole renforcé. Les restaurants universitaires pourront continuer à fonctionner, mais uniquement pour des repas à emporter. Les bibliothèques universitaires seront ouvertes sur rendez-vous et dans le respect d’une jauge”, indique aussi le Premier ministre.Où trouver l’attestation scolaire de déplacement scolaire pour les parents ?Pendant le confinement, les parents doivent “se procurer une attestation dérogatoire pour conduire leurs enfants à l’école” a-t-il été précisé le 29 octobre. En clair, il existe trois types d’attestations, l’attestation de déplacement dérogatoire, le justificatif de déplacement professionnel et le fameux “justificatif de déplacement scolaire”. Ce dernier est une nouveauté. C’est cette dérogation qui certifie que le trajet des parents accompagnant leurs enfants, ou celui d’ados non-accompagnés, a bien pour motif d’aller et de revenir d’un établissement scolaire. Point très important : une fois apposé le cachet de l’école ou de l’établissement d’accueil de l’enfant dessus, le justificatif de déplacement scolaire est permanent. Contrairement à l’attestation de déplacement dérogatoire “classique”, il n’est alors pas nécessaire d’en produire un nouveau à chaque trajet vers ou depuis l’établissement scolaire.► Découvrez toutes les infos du justificatif de déplacement scolaire sur notre fiche pratique dédiéeA noter, en bref, qu’il n’est pas nécessaire de remplir d’attestation de déplacement dérogatoire “classique” en plus du justificatif de déplacement scolaire (une fois permanent). Il reste possible de se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire “classique” à la place d’un justificatif de déplacement scolaire, mais il faudra alors la refaire à chaque trajet. Par ailleurs, pour les collégiens et lycéens, la seule présentation du carnet de correspondance fait foi pour justifier le déplacement, précise le ministère de l’Education. Faute d’attestation pour justifier son déplacement vers un établissement scolaire (ou tout autre déplacement d’ailleurs), la sanction s’élève à 135 euros. Un montant qui s’élève encore en cas de récidive.Téléchargez le justificatif de déplacement scolaire Est-il risqué de maintenir l’école ouverte en temps de confinement ?Jean-Michel Blanquer a tenté de rassurer sur cette ouverture des classes le 2 novembre malgré le confinement, ce qui constitue une différence très notable avec les mesures drastiques de mars-avril : “les contaminations se passent en dehors de l’établissement scolaire. Les enfants ont souvent des activités bien plus contaminantes dans le cercle privé. Nous avons le devoir de maintenir notre école, tant que nous le pourrons”. “Nous savons que la fermeture des écoles et des établissements entraîne l’aggravation des retards scolaires et nous ne voulons pas cela”, a-t-il aussi indiqué, assurant que le précédent protocole sanitaire dans les écoles a permis qu’il y ait “peu de contaminations en milieu scolaire”. Et de rappeler les chiffres au moment du départ en vacances : “27 structures scolaires fermées sur les 61 500 que compte le pays, c’est à dire 0,04 % de fermeture [et] 293 classes fermées, ce qui correspond à 0,06 %”.►Pour consulter les infos clés du confinement, rendez-vous sur notre page spécialeLe Premier ministre Jean Castex a lui aussi défendu le choix d’ouvrir les écoles devant les Parlementaires le 29 octobre : “Je voudrais dire que le gouvernement fait totalement sien ce diagnostic porté par la Société française de pédiatrie : ‘Les bénéfices éducatifs et sociaux apportés par l’école sont très supérieurs aux risques d’une éventuelle contamination par Covid de l’enfant en milieu scolaire’ “.Que pensent les experts de la réouverture des classes ?Alors que l’hypothèse d’un reconfinement se rapprochait, face à la deuxième vague de Covid-19 en France, les spécialistes étaient nombreux à recommander des restrictions quant à la présence d’une partie des élèves en classe, à compter du jour de la rentrée du lundi 2 novembre. La réouverture des écoles primaires, mais pas des collèges et des lycées, semblait alors faire consensus, avec port du masque dès 6 ans comme le recommande l’OMS. Le 26 octobre sur BFMTV, l’épidémiologiste Antoine Falhaut avait ainsi proposé de s’abstenir de rouvrir les classes de collège-lycée, ainsi que celles du supérieur : “Pour les collèges, les lycées, les universités, je pense qu’il serait bien que pendant deux semaines [celles qui suivent les vacances de la Toussaint, Ndlr], on fasse uniquement l’enseignement à distance”, avait-il déclaré. Et de préciser : “Les écoles primaires pourraient rester ouvertes mais devraient imposer le port du masque, même aux enfants de plus de 6 ans”. “Je ne vois pas ce qui s’oppose à certains principes de précaution et qu’on recommande du coup le port du masque, y compris aux enfants, à partir de six ans”, abondait l’épidémiologiste Dominique Costagliola. Le 28 octobre, le pédiatre Alain Fischer avait pour sa part estimé sur franceinfo : “Logiquement, on doit garder les écoles ouvertes” en cas de reconfinement, car “le risque de transmission des enfants vers les adultes est faible”.Le constat est partagé par Robert Cohen, pédiatre et infectiologue à l’hôpital de Créteil, qui s’est exprimé coup sur coup sur Europe 1 et RTL : “On a vu que les enfants sont deux à cinq fois moins contaminés que les adultes. Une fois qu’on a dit ça, est ce qu’ils sont contaminants ? Oui ils peuvent l’être, là encore moins que les adultes, moins contaminés, moins contaminants, mais si la circulation du virus est très, très intense, ce qui est le cas actuellement, on peut s’imaginer qu’on est loin du risque zéro et on le comprend tout à fait bien”, estimait-il. Lui aussi en revanche aurait préféré que la classe s’arrête à partir du collège. “Quand je parle des écoles, je ne parle pas des collèges, je ne parle pas des lycées, encore moins des facultés”. Combien de classes et d’écoles sont fermées pour cause de Covid-19 en France ?Il n’existe pas de statistiques officielles en temps réel du nombre de classes et d’établissements scolaires fermés dans l’Hexagone pour cause de détection de cas de coronavirus. D’après les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale à la date du 28 octobre 2020, 27 écoles, collèges et lycées ont fermé pour cause de cas de Covid-19 sur 61 500. Soit une proportion de 0,04 % des établissements scolaires du territoire français.
La règle actuelle ? Trois cas de Covid-19 conduisent en théorie à la fermeture d’une classe ou de l’établissement. Mais en réalité, la décision finale est prise au cas par cas, par la préfecture, la direction de l’école, le rectorat ou l’Agence régionale de santé.



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Publish date : 2020-11-24 22:26:00

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