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Médicaments contre le Covid : échec du traitement ruxolitinib pour les cas sévères

Médicaments contre le Covid : échec du traitement ruxolitinib pour les cas sévères




SommaireMédicament contre le coronavirusLe MolnupiravirAnticorps LillyTocilizumabAviganDexaméthasoneAnakinraChloroquineAzithromycineEIDD-2801SNG001RemdesivirIvermectineInterféron alpha-2bTraitement du coronavirus[Mis à jour le 21 décembre à 14h35] Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a indiqué ce lundi 14 décembre que les essais clinique du ruxolitinib n’avaient pas montré d’amélioration dans les soins de cas sévères de Covid-19, objectif de ce traitement. “L’étude de phase 3 n’a pas eu le résultat escompté de réduction du nombre d’hospitalisations de patients atteints de Covid-19 avec des complications graves (décès, ventilation mécanique ou soins intensifs)”, indique le communiqué du groupe. “Même si l’essai clinique avec le Ruxcovid n’a pas donné les résultats que nous espérions, nous allons continuer à travailler avec la communuté médicale pour analyser les résultats afin de mieux comprendre le Covid-19 et l’inhibition de la Janus kinase” (une famille d’enzymes, ndlr), a tout de même précisé John Tsai, à la tête du développement de médicaments chez NovartisQuelles pistes de médicament contre le coronavirus ?Le Molnupiravir. Il s’agit d’un médicament développé par les sociétés Ridgeback Biotherapeutics et Merck. Des chercheurs de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université de Géorgie viennent de publier un compte rendu de sérieux travaux sur l’antiviral, MK-4482 / EIDD-2801, plus communément appelé “Molnupiravir”. Selon les résultats de ses travaux, le Molnupiravir “stoppe complètement la transmission du virus dans les 24 heures”. “Il s’agit de la première preuve qu’un médicament administré par voie orale peut bloquer rapidement la transmission du SARS-CoV-2” explique Richard Plemper. Pour cette étude, le traitement a été testé sur des furets infectés, par voie orale. “Nous pensons que les furets sont un modèle de transmission pertinent car ils propagent facilement le SARS-CoV-2, mais ne développent généralement pas de forme grave de la maladie, ce qui ressemble étroitement à la propagation du SARS-CoV-2 chez les jeunes adultes”, précise le Dr Robert Cox, co-directeur de cette étude Les résultats ont mis en évidence que le Molnupiravir avait considérablement réduit la quantité de particules virales excrétées, et ainsi la potentielle transmission. […] Si ces données basées sur le furet se traduisent chez l’homme, les patients COVID-19 traités avec le médicament pourraient devenir non infectieux dans les 24 heures”. Les anticorps d’Eli Lilly. Il s’agit là d’une piste très sérieuse pour contenir le coronavirus, tant et si bien que ce traitement a été autorisé officiellement son utilisation par l’agence américaine du médicament (FDA). Cette dernière précise que ce médicament peut être donné par un médecin à toute personne de plus de 65 ans ayant des symptômes “modérés du coronavirus” ainsi qu’à toute personne âgée de plus de 12 ans ayant des prédispositions susceptibles d’engendrer de graves maladies. Ces anticorps ne sont pas autorisés aux malades hospitalisés. Selon la FDA, une seule injection de ce traitement réduit la nécessité de soigner en urgence les patients à haut risque malades du Covid-19.Le tocilizumab. Le tocilizumab est une piste sérieuse contre le Covid-19. Une étude randomisée, réalisée par les Hôpitaux de Paris – Assistance publique (AP-HP), a démontré que ce médicament “améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie covid moyenne ou sévère”. Cet immunosuppresseur pourrait prévenir la formation des “orages cytokiniques” (des affections graves des poumons liées à une réponse immunitaire disproportionnée). L’étude a été réalisée sur 129 patients : 65 ont reçu du tocilizumab, les autres un traitement habituel. Ces résultats prometteurs doivent toutefois être confirmés par “des essais supplémentaires.”L’Avigan. L’Avigan — dénomination commerciale du favipiravir — constitue un espoir dans la recherche d’un traitement contre le Covid-19. Cet antiviral, approuvé en 2017 au Japon, est habituellement utilisé pour lutter contre Ebola et des épidémies de grippe. Le favipiravir empêche la réplication virale, c’est-à-dire qu’il bloque la duplication du virus à l’intérieur d’une cellule. Des expérimentations sur l’animal ont démontré que ce médicament affecte le développement du fœtus. En conséquence, il n’est pas administré aux femmes enceintes. De plus, il n’est pas recommandé aux enfants et aux adolescents. Malgré ces supposés effets secondaires, certains médecins ont commencé à utiliser l’Avigan contre le coronavirus. Les premiers retours indiquent que ce traitement pourrait contribuer à raccourcir le temps de guérison des patients. L’AFP a rapporté qu’en Chine, le ministère des Sciences et Technologies a évoqué de “très bons résultats cliniques”. Une autre expérimentation, réalisée par l’Université Fujita Health au Japon, a donné des “résultats non concluants.” 25 essais sont en cours, notamment aux États-Unis, en Italie et au Japon.Dexaméthasone. Le Dexaméthasone est un médicament de la famille des stéroïdes. Il a été intégré à l’étude britannique Recovery. Les conclusions définitives ont été publiées le 17 juillet dans le NEJM. Dans cette étude randomisée, 2104 patients ont reçu de la dexaméthasone et 4321 des soins habituels. 28 jours après la randomisation, 482 patients (22,9%) dans le groupe dexaméthasone et 1110 patients (25,7%) dans le groupe témoin sont décédés. Après analyses, l’équipe de recherche a conclu que “la Dexaméthasone a entraîné une baisse de la mortalité à 28 jours chez [les patients] qui recevaient une ventilation mécanique invasive ou de l’oxygène, mais pas parmi ceux qui n’avaient aucun soutien respiratoire.”L’Ivermectine. L’Ivermectine, un anti-parasitaire, a démontré des effets prometteurs sur le Covid-19. D’après une étude américaine prépubliée, la prise du médicament chez les patients Covid-19 permet une baisse importante de la mortalité et une hospitalisation plus courte. Les équipes de recherche des universités américaines de l’Utah et de Harvard ont mené une étude et ont analysé et comparé l’évolution de la maladie chez 1 400 patients. La première moitié a été traitée avec de l’ivermectine, l’autre moitié avec un traitement habituel. Il est apparu que parmi les patients sous respirateurs 7% sont décédés dans le groupe ivermectine, contre 21% dans le “groupe témoin”. Le taux de mortalité global est de 1% dans le premier groupe contre 8% dans le second. Toutefois, “malgré un nombre important de patients inclus et la présence d’un groupe contrôle qui permet une comparaison, l’étude ne répond pas aux critères de l’essai clinique randomisé en double aveugle”, a estimé, dans Le Figaro, le Pr François Chast, pharmacien. Étienne Decroly, chercheur au CNRS, a abondé : “On ne connaît toujours pas le mécanisme moléculaire par lequel l’ivermectine freine la réplication du coronavirus. Or il ne suffit pas d’observer un effet, il faut comprendre les mécanismes à l’œuvre.” L’anakinra. Selon une étude française, l’anakinra, habituellement destiné aux maladies rhumatismales, démontre des résultats “encourageants” sur les patients atteints de formes graves de Covid-19. Son application dans le traitement du nouveau coronavirus permet de bloquer l’interleukine-1, une des cytokines impliquées dans les “ tempêtes inflammatoires ”. Une équipe de recherche du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ), a administré ce traitement à 52 patients atteints par le coronavirus pendant 10 jours. Selon les auteurs de l’étude, publiée dans la revue spécialisée The Lancet Rheumatology, l’anakinra a permis une “réduction statistiquement significative du risque de décès et de passage en réanimation pour assistance respiratoire par ventilation mécanique ”. Un quart des malades traités avec l’anakinra ont été transférés en réanimation ou sont décédés, contre 73% dans le “groupe témoin”. Aussi, dans le “groupe médicament”, les besoins en oxygène ont diminué en 7 jours.La chloroquine. La chloroquine (CQ) est un antipaludique répandu. Aux esquisses de l’épidémie, ce traitement a été encensé par le Pr Didier Raoult, directeur de l’IHU de Marseille. L’infectiologue a successivement réalisé quatre études qui démontraient une efficacité certaine de l’hydroxychloroquine (HCQ). Toutefois, après la publication d’une étude dans The Lancet, le décret autorisant la prescription de la CQ et HCQ en France avait été abrogé le 27 mai dernier, avant une volte face compte tenu des critiques fondées sur l’article de The Lancet. Par ailleurs, une étude française, réalisée sur près de 55 000 personnes, a admis que la chloroquine ou son dérivé, utilisés comme traitements “au long cours”, ne protègent pas contre le coronavirus et ses conséquences. Cette expérimentation “ne suggère pas de rôle préventif de l’utilisation des antipaludéens de synthèse (APS) au long cours sur le risque de survenue d’une hospitalisation, d’une intubation ou d’un décès liés au Covid-19”, ont conclu les auteurs. Une autre étude française, publiée dans la revue Nature le 22 juillet 2020, a confirmé que l’HCQ ne protège pas “les animaux lorsqu’elle est utilisée en prévention de l’infection”. De plus, “l’étude montre donc que l’HCQ, qui possède des propriétés antivirales dans certains tests in vitro (à l’aide de cellules en culture), n’a pas d’efficacité antivirale in vivo chez le macaque dans les conditions spécifiques de ces travaux, et ce malgré une exposition pulmonaire importante.”L’azithromycine. L’azithromycine est un antibiotique largement utilisé, notamment dans le traitement des infections bactériennes conséquentes à une infection virale. Toutefois, selon la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique, “l’azithromycine n’est pas efficace dans le traitement des infections virales. Par ailleurs, si elle a montré une activité sur certains virus in vitro (donc en laboratoire), son activité sur le SARS-CoV-2 n’est pas prouvée.” Il est précisé qu’il “existe aujourd’hui très peu d’arguments scientifiques en faveur d’un bénéfice spécifique de l’azithromycine dans la prise en charge des patients atteints de Covid-19.”Le SNG001. Le SNG001 est un traitement par inhalation à base d’interférons bêta, une protéine naturelle qui intervient dans la réponse de l’organisme contre les virus. Selon une étude — réalisée par le laboratoire britannique qui le produit, Synairgen — les patients Covid-19 traités avec le SNG001 ont 79 % de chances de moins que les autres de développer des formes sévères de la maladie, c’est-à-dire nécessitant respirateur, ou pouvant entraîner la mort.Le Remdesivir. Le Remdesivir, un antiviral développé par le laboratoire américain Gilead, n’est plus considéré comme un traitement efficace. L’OMS a même publié un communiqué officiel pour faire savoir que son administration n’était “pas conseillé pour les patients admis à l’hôpital pour le Covid-19, quel que soit le degré de gravité de leur maladie, car il n’y a actuellement pas de preuve qu’il améliore la survie ni qu’il permette d’éviter d’être placé sous ventilation artificielle” Un rapport de l’OMS sur le médicament pointe même “la possibilité d’importants effets secondaires”. En France, la Haute Autorité de santé a estimé que le “service médical rendu” était “faible”.L’interféron alpha-2b. L’interféron alpha-2b (IFN-α2b) pourrait être une nouvelle piste de traitement contre le Covid-19. Cet antiviral, habituellement prescrit pour soigner l’hépatite C, a démontré des effets encourageants contre le nouveau coronavirus. Une équipe de recherche chinoise a expérimenté ce médicament sur 77 adultes atteints du Covid-19, et hospitalisés. Les malades ont été répartis dans trois groupes distincts : un premier recevait de l’IFN-α2b ; un second de l’arbidol (un antiviral contre la grippe) ; un troisième la combinaison d’IFN-α2b et d’arbidol. Dans un rapport d’expérience, publié dans la revue scientifique Frontiers in Immunology, les scientifiques ont souligné que l’IFN-α2b “a significativement réduit” la présence du virus “dans les voies respiratoires supérieures” des sujets. Parallèlement, les chercheurs ont constaté une diminution des “marqueurs inflammatoires IL-6 et CRP” responsables des “orages cytokiniques”. Il est précisé qu’aucun patient “n’a développé de détresse respiratoire nécessitant une supplémentation en oxygène.” Selon les auteurs, “ces résultats suggèrent que l’IFN-α2b devrait être davantage étudié” en tant que thérapie dans les cas de Covid-19.



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Publish date : 2020-12-21 13:35:00

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