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Gaza : Joe Biden plaide pour un “cessez-le-feu immédiat” auprès de Benyamin Netanyahou

Les dirigeants américain Joe Biden et israélien Benjamin Netanyahu doivent se parler au téléphone jeudi, après que Washington a fait part de son "indignation" à la mort de sept humanitaires tués dans une frappe israélienne dans la bande de Gaza.




Joe Biden a pressé Benyamin Netanyahou de “conclure sans délai un accord” pour “un cessez-le-feu immédiat” dans la bande de Gaza, a rapporté jeudi 4 avril la Maison Blanche. Le président américain s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien. Joe Biden a “clairement souligné la nécessité pour Israël d’annoncer et de mettre en œuvre une série de mesures spécifiques, concrètes et mesurables pour remédier aux dommages causés aux civils, aux souffrances humanitaires et à la sécurité des travailleurs humanitaires”, souligne la Maison Blanche.Le président américain est sous pression croissante aux Etats-Unis pour infléchir sa politique de soutien inconditionnel à Israël, lui qui a fait part cette semaine de son “indignation” après la mort d’humanitaires tués par une frappe israélienne dans la bande de Gaza. Ces sept personnes travaillaient pour l’ONG World Central Kitchen, basée aux Etats-Unis et ravitaillant la population gazaouie affamée. Joe Biden s’est publiquement “indigné” de cette frappe et a estimé qu’Israël n’en faisait “pas assez” pour protéger les volontaires venant en aide à la population civile à Gaza.Les infos à retenir⇒ Un raid israélien mené en octobre sur un immeuble à Gaza pourrait relever du “crime de guerre”, selon Human Rights Watch⇒ Le Premier ministre espagnol critique le gouvernement israélien⇒ Le ministère polonais des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’IsraëlHuman Rights Watch dénonce un possible “crime de guerre” à GazaL’ONG Human Rights Watch (HRW) a publié jeudi 4 avril les conclusions d’une enquête pointant l’absence de cible militaire lors d’une frappe israélienne menée le 31 octobre à Gaza contre un immeuble, un raid qui avait tué au moins 106 civils et relevant “apparemment d’un crime de guerre”.HRW rapporte n’avoir “trouvé aucune preuve qu’une cible militaire se trouvait à proximité du bâtiment au moment de l’attaque, ce qui signifie qu’il s’agissait d’une frappe (arbitraire) et illégale en vertu des lois de la guerre”, affirme l’ONG dans un communiqué.Au moins 106 personnes dont 54 enfants avaient été tués dans cette opération sur un immeuble d’habitation de six étages, parmi les plus meurtrières pour les civils depuis l’offensive lancée par Israël à Gaza dans la foulée d’une attaque sans précédent menée le 7 octobre par le Hamas sur son sol.Parmi les victimes figuraient “des enfants qui jouaient au football, des habitants qui rechargeaient leur téléphone dans l’épicerie du rez-de-chaussée et des familles déplacées en quête de sécurité”, a souligné Gerry Simpson, directeur adjoint de la division Crises et conflits à HRW, cité dans le communiqué.Humanitaires tués à Gaza : Sánchez critique la réponse de NetanyahouLe Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a sévèrement critiqué mercredi le gouvernement israélien, qualifiant d'”insuffisantes” et “absolument inacceptables” ses explications sur la mort lundi de sept employés d’une ONG humanitaire, World Central Kitchen, dans la bande de Gaza.”Les premières déclarations qu’a faites le Premier ministre Benyamin Netanyahou sur ce qu’il s’est passé à Gaza concernant l’ONG du chef (de cuisine) José Andrés (NDLR : World Central Kitchen) ne me paraissent pas suffisantes”, a déclaré Pedro Sánchez, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Doha au terme d’une tournée dans trois pays de la région.Benyamin Netanyahou a reconnu mardi qu’Israël était responsable de la mort de ces sept personnes, parlant de frappe “non intentionnelle” et qualifiant l'”incident” de “tragique”. “Cela arrive dans une guerre”, avait-il ajouté, s’engageant à faire “tout pour que cela ne se reproduise plus jamais”. Pedro Sanchez a par ailleurs confirmé que l’Espagne procèderait “dès que possible” à la reconnaissance d’un Etat palestinien, sans toutefois indiquer de date.Humanitaires tués à Gaza : Varsovie convoque l’ambassadeur d’IsraëlLe ministère polonais des Affaires étrangères a annoncé mercredi avoir “invité” l’ambassadeur d’Israël en Pologne pour discuter de “responsabilité morale, politique et financière” après la frappe israélienne qui a tué sept travailleurs humanitaires à Gaza, dont un Polonais. “J’ai invité l’ambassadeur […] Je veux lui parler de la nouvelle situation dans les relations polono-israéliennes et de la responsabilité morale, politique et financière pour l’incident qui s’est récemment produit à Gaza”, a déclaré le vice-ministre Andrzej Szajna cité par l’agence PAP.A Gaza, une situation “pire que catastrophique”, alerte un représentant de l’ONUDe retour d’une mission d’une semaine dans la bande de Gaza fin mars, Dominic Allen, représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), alerte sur le manque cruel de médicaments, les difficultés d’accès et de distribution d’aide dans une interview à l’AFP. “Je pense que la situation est pire que catastrophique. Ce que j’ai vu m’a vraiment brisé le cœur. Gaza est devenu un amas de poussière. Les gens que nous avons croisés étaient décharnés, ils nous indiquaient qu’ils cherchaient de quoi manger”, a déclaré Dominic Allen.”Nous sommes très inquiets pour les femmes enceintes et allaitantes. Les médecins et les sages-femmes nous ont dit que leurs patientes accouchaient d’enfants plus petits, et que la malnutrition, la déshydratation et la peur entraînaient des complications”, a-t-il poursuivi.Adhésion à l’ONU : les Palestiniens espèrent un vote le 18 avrilDans une lettre envoyée mardi au secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité, les Palestiniens ont relancé une requête datant de 2011 demandant de devenir membre à part entière de l’ONU. “Nous espérons que le Conseil de sécurité réuni au niveau ministériel le 18 (avril) agira sur cette base”, a déclaré mercredi l’ambassadeur de la Palestine auprès de l’ONU Riyad Mansour, en référence à une réunion prévue sur la situation à Gaza à cette date.”Nous voulons l’admission. C’est notre droit naturel et légal”, a-t-il ajouté, estimant que vu le nombre de pays les soutenant, cette adhésion devrait être “facile”. “Tout le monde parle de la solution à deux Etats, alors quelle est la logique de nous empêcher d’être un Etat membre ?”, a-t-il lancé, en réponse à l’éventualité d’un veto américain.Le Conseil des droits de l’homme va examiner un appel à stopper les ventes d’armes à IsraëlLe Conseil des droits de l’homme de l’ONU va examiner vendredi un projet de résolution appelant à stopper les ventes d’armes à Israël. Si le texte était adopté, il s’agirait de la première prise de position du Conseil des droits de l’homme sur le conflit qui fait rage depuis le 7 octobre. Le projet de résolution distribué mercredi condamne “l’utilisation de la famine comme méthode de guerre à Gaza” et demande à Israël “de respecter sa responsabilité légale de prévenir un génocide”. Il a été soumis par le Pakistan au nom de 55 des 56 Etats membres de l’ONU au sein de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), à l’exception de l’Albanie. Et il est co-parrainé par la Bolivie, Cuba et l’Autorité palestinienne.La pression s’est par ailleurs accrue mercredi sur le gouvernement britannique pour qu’il réexamine les ventes d’armes à Israël après la mort à Gaza de sept travailleurs humanitaires, dont trois Britanniques, qui a provoqué la colère de Londres. Selon un rapport en janvier d’organisations humanitaires, une grande partie des armes utilisées par Israël à Gaza dans sa guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas contiennent des pièces venues du Royaume-Uni.



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Publish date : 2024-04-04 18:08:48

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