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Patrick Balkany : sa deuxième demande de mise en liberté rejetée

Patrick Balkany : sa deuxième demande de mise en liberté rejetée




La justice a rendu sa décision, Patrick Balkany restera en détention. Mercredi 13 novembre, la cour d’appel de Paris a rejeté la deuxième demande de mise en liberté de l’ancien maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret, déjà incarcéré depuis deux mois, condamné pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.
Le 28 octobre, dans le cadre de sa première condamnation, le maire de Levallois-Perret avait réussi à obtenir sa mise en liberté contre le versement d’une caution de 500 000 euros. Dans l’incapacité de payer, une cagnotte avait été lancée par une association de soutien afin de récolter les fonds nécessaires à sa libération. En une semaine, 50 000 euros avaient été récoltés – soit 10 % de la somme espérée.
#Balkany : En attendant, voilà une décision qui résoud le problème de la cagnotte de l’Asso de soutien à Patrick Balkany. Plus besoin de 500.000€ de caution pour sortir puisqu’il est maintenu en détention.

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— Vincent Vantighem (@vvantighem) November 13, 2019

Les motivations de cette nouvelle décision, qui concerne cette fois sa condamnation pour blanchiment de fraude fiscale, n’ont pour le moment pas été communiquées par le juge. Âgé de 71 ans, le maire devra donc rester dans sa cellule de la maison d’arrêt de la Santé où il est incarcéré depuis le 13 septembre.
En fin de matinée, son avocat, Eric Dupond-Moretti, a déclaré à l’AFP, qu’ils allaient “immédiatement déposer une deuxième demande de mise en liberté”.

>> A lire aussi : Courriers, polars, clopes et… cornichons : On en sait plus sur la vie de Patrick Balkany en prison



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/13/actualite/politique/patrick-balkany-sa-demande-de-mise-en-liberte-rejetee/

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Publish date : 2019-11-13 11:41:04

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Adèle Haenel a-t-elle raison de pointer un déni de justice ?

Adèle Haenel a-t-elle raison de pointer un déni de justice ?




Ce fut un choix réfléchi, argumenté, féministe et éminemment politique. Elle ne représente qu’elle-même et parle pourtant au nom de toutes. Ces femmes à qui l’on a demandé “Que portiez-vous ce soir-là ?”, “Que faisiez-vous seule à cet endroit ?”, “Qu’aviez-vous bu ?” “Il y a tellement de femmes qu’on envoie se faire broyer, soit dans la façon dont on va récupérer leur plainte, soit dans la façon dont on va disséquer leur vie et porter le regard sur elles. La faute, c’est elles”.
Adèle Haenel a choisi de porter ses accusations (“attouchements” et “harcèlement sexuel” à l’encontre du réalisateur Christophe Ruggia) à un média, expliquant ne pas vouloir porter l’affaire devant la justice qui, selon elle, “condamne si peu les agresseurs” : uniquement “un viol sur cent”. “La justice nous ignore, on ignore la justice”, assène-t-elle.

Des médias mobilisés

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Des propos qui ont “choqué” la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, déclarant deux jours après sur France Inter : “Je pense, au contraire, qu’elle devrait saisir la justice qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations.” Une injonction aussi bien décriée par les uns qu’encouragée par les autres.
Luc Besson, Gérald Darmanin, Gérard Depardieu, Philippe Caubère, Tariq Ramadan… Déposées dans la foulée du mouvement MeToo, les plaintes les plus médiatisées n’ont pas encore donné lieu à des procès. Certaines ont été classées sans suite, d’autres sont encore en suspens. A contrario, depuis cet automne 2017, les enquêtes médiatiques fusent. Il est question de harcèlement sexuel dans les hôpitaux, à l’université, au Mouvement des jeunes socialistes, à Radio France, chez LCI…
Des agissements qui n’avaient pas été révélés jusqu’ici et qui deviennent dès lors intolérables. Pour autant, est-on vraiment à l’aube d’une nouvelle ère ? La libération de la parole des femmes est-elle réellement suivie par la justice ? 

10 % des plaintes seulement aboutissent à une condamnation



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/actualite/viols-et-agressions-sexuelles-pourquoi-ce-deni-de-justice/

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Publish date : 2019-11-12 11:57:35

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L’Apple Card de Goldman Sachs accusée de sexisme

L’Apple Card de Goldman Sachs accusée de sexisme




L’agence de presse Bloomberg a révélé, samedi 9 novembre, qu’une enquête avait été ouverte contre Goldman Sachs par l’autorité de régulation de Wall Street. En cause, les pratiques de la banque d’investissement en matière de crédit. L’algorithme de sa carte de crédit développé avec Apple, l’Apple Card, discriminerait les femmes en les empêchant d’accéder aux mêmes crédits que les hommes.
“Le département va mener une enquête pour déterminer si la loi de l’État de New York a été violée et s’assurer que tous les consommateurs sont traités avec égalité quel que soit leur sexe” a ainsi déclaré la porte-parole du département des services financiers de New York Linda Lacewell sur la chaîne CNBC.

“L’Apple Card est un putain de programme sexiste”

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Dans une série de tweets publiée début novembre, l’entrepreneur David Heinemeier Hansson faisait ce triste constat, déclenchant une vive polémique sur les réseaux sociaux :
“L’Apple Card est un putain de programme sexiste. Ma femme et moi remplissons nos déclarations d’impôts, vivons dans un régime de communauté de biens et sommes mariés depuis longtemps. Pourtant, l’algorithme d’Apple estime que je mérite vingt fois plus de limite de crédit qu’elle.”
I’m surprised that they even let her apply for a card without the signed approval of her spouse? I mean, can you really trust women with a credit card these days??!— DHH (@dhh) November 7, 2019

Quelques jours plus tard, c’est au cofondateur d’Apple Steve Wozniak de monter au créneau. Lui aussi aurait été confronté à ce problème. Dans un tweet, il dit avoir une limite de crédit “dix fois supérieure” à celle de son épouse. “Ces injustices me dérangent et vont à l’encontre de mes principes”, a-t-il déclaré à Bloomberg. Et d’appeler le gouvernement américain à davantage intervenir pour réguler le marché des technologies numériques.
The same thing happened to us. I got 10x the credit limit. We have no separate bank or credit card accounts or any separate assets. Hard to get to a human for a correction though. It’s big tech in 2019.— Steve Wozniak (@stevewoz) November 10, 2019

Les algorithmes mis en cause

Depuis cet été, la marque à la pomme s’est associée à la banque de Wall Street pour proposer ce service de paiement connecté au téléphone portable. Dans un message à ses clients, le porte-parole de Goldman Sachs Andrew Williams soutient : “Nous ne prenons et ne prendrons pas de décisions basées sur des facteurs comme le genre.”
D’après lui, “avec l’Apple Card, votre compte est individuel (…) Les clients ne partagent pas leur ligne de crédit avec des membres de leur famille (…) Nous regardons votre revenu et votre capacité à demander un crédit individuellement. D’après ces facteurs, il est possible que deux membres d’une même famille reçoivent des décisions différentes en matière de crédit.”
Fin octobre, une enquête similaire a été lancée contre UnitedHealth pour discriminations raciales. Les algorithmes de ce groupe de services de santé auraient permis que des patients noirs reçoivent des soins de moins bonne qualité, comme le racontait dans ses colonnes le quotidien du Minnesota Star Tribune.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/monde/lapple-card-de-goldman-sachs-accusee-de-sexisme/

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Publish date : 2019-11-12 16:01:36

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Traitement des plaintes pour violences sexuelles : “A toutes les étapes il y a des choses à revoir”

Traitement des plaintes pour violences sexuelles : “A toutes les étapes




Ce fut un choix réfléchi, argumenté, féministe et éminemment politique. Elle ne représente qu’elle-même et parle pourtant au nom de toutes. “Il y a tellement de femmes qu’on envoie se faire broyer, soit dans la façon dont on va récupérer leur plainte, soit dans la façon dont on va disséquer leur vie et porter le regard sur elles. La faute, c’est elles”. A l’image, les mots d’Adèle Haenel sont aiguisés, tranchants, et résonnent comme des outils de lutte. Ils sont criants de vérité. Dénoncent un monde sclérosé. Par un déni de justice dans lequel la vie des femmes compte finalement peu. Et par une culture du viol qui irrigue un système de domination profond. Cette tendance collective – consciente ou non – à banaliser les actes des violeurs et à culpabiliser les victimes.
Dans une longue enquête de Mediapart, la comédienne de 30 ans accuse le réalisateur Christophe Ruggia d’ “attouchements” et de “harcèlement sexuel”. Elle a fait le choix de parler à un média, expliquant ne pas vouloir porter l’affaire devant la justice. Des propos qui ont “choqué” la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, déclarant deux jours après sur France Inter : “Je pense au contraire qu’elle devrait saisir la justice qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations.”
Une injonction aussi bien décriée par les uns qu’encouragée par les autres. Qu’en pensent les associations d’aide aux victimes de violences faites aux femmes ? Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) analyse ce déni de justice et pointe un véritable manque de moyens.

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Adèle Haenel accuse le réalisateur Christophe Ruggia d’ “attouchements” et de “harcèlement sexuel”. La comédienne a fait le choix de ne pas porter l’affaire devant la justice qui, selon elle, “condamne si peu les agresseurs” et uniquement “un viol sur cent”. “La justice nous ignore, on ignore la justice”, déclare-t-elle. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Marilyn Baldeck – Ce témoignage est bien sûr formidable, et notamment parce qu’il a pu être vu par un grand nombre de personnes. Nous avons aussi été frappées par la similitude de ses analyses avec celles des femmes que l’on rencontre à l’association. Ce qui a été salué sur les réseaux sociaux comme étant quelque chose d’assez inédit, de “hors norme”, est au contraire, pour nous, totalement la norme. Encore cette semaine, nous avons reçu une jeune femme quelques jours avant son procès contre son agresseur, quand on lui a demandé ce qu’elle attendait de la justice pénale, elle a haussé les épaules, levé les yeux au ciel en disant qu’elle n’en attendait rien du tout. Il y a de plus en plus de femmes qui cherchent des alternatives à la justice pénale.

>> A lire aussi : Adèle Haenel a-t-elle raison de pointer un déni de justice ?

A l’AVFT, on ne peut pas dire que l’on n’a pas intérêt à ce que les femmes se saisissent de la justice pour que la loi ne reste pas lettre morte, qu’elle ne soit pas une simple loi de papier. Pour autant, on se garde bien, comme le fait Sandrine Rousseau, de considérer que c’est un bémol dans leur analyse. On ne pousse jamais les femmes à porter plainte.
Nous sommes trop engluées tout au long de l’année dans des procédures pénales, dans des parcours de victimes qui les revictimisent, pour se permettre de dire que c’est un problème quand une victime dit qu’elle se passera de la plainte pénale. On reçoit leur récit, leur plainte, leur témoignage, et on fait un diagnostic de la situation et des voies de réparation qu’elles peuvent emprunter qui sont la voie civile, la voie pénale etc. C’est à elles de décider ce qui leur convient le mieux. Notre intérêt c’est celui des victimes. D’abord, c’est leur choix le plus stricte de porter plainte ou non. Par ailleurs, je n’ai pas du tout entendu dans le discours d’Adèle Haenel quelque chose de dogmatique. Elle disait simplement : “Moi, pour moi, je ne porterai pas plainte”. Elle énonçait son point de vue qui est le sien, et qui est éminemment respectable.
“Je n’ai jamais vraiment envisagé la #justice, il y a une violence systémique qui est faite aux femmes dans le système judiciaire. Je crois en la justice mais elle doit se remettre en question pour être représentative de la société” – Adèle Haenel https://t.co/e4lN8WQqmt #MeToo pic.twitter.com/e3GGbK3LQq— Mediapart (@Mediapart) November 6, 2019

Mercredi 6 novembre, à la suite de son témoignage, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour “agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité” et “harcèlement sexuel”. Qu’en pensez-vous ?
Le fait que le parquet décide d’ouvrir une enquête à la suite de ces révélations, crée chez nous un sentiment paradoxal. D’un côté, c’est en quelque sorte la moindre des choses puisqu’Adèle Haenel fait état d’agissements qui relèvent d’une infraction pénale. Mais d’un autre, je serai tentée de penser que c’est un système judiciaire dans lequel la justice pénale est aussi dysfonctionnante en matière de traitements des plaintes pour violences sexuelles.
Le parquet ne devrait pas être obligé de se saisir d’une procédure – dont la victime ne veut pas – simplement pour se donner “bonne conscience”. Là, l’institution judiciaire est tellement piquée au vif par les déclarations d’Adèle Haenel que sa réaction c’est de dégainer une enquête. Forcément, dans le contexte actuel où ces plaintes sont globalement horriblement traitées, c’est ce qu’il fallait faire. Mais pourquoi le parquet se saisit-il dans le cadre d’une affaire où la victime présumée dit qu’elle ne veut pas de la justice pénale ? A quoi bon outrepasser sa volonté si c’est pour ensuite classer à tour de bras les procédures dans lesquelles des femmes font la démarche volontaire de porter plainte ?
A la suite du récit d’Adèle Haenel, avez-vous constaté une augmentation d’appels ou de mails ?
En effet nous avons reçu un certain nombre de mails. Ce n’est pas non plus une avalanche, mais des femmes disent avoir retrouvé de l’énergie pour se battre après avoir entendu la comédienne et demandent que l’AVFT intervienne à leur côté.
On estime qu’environ neuf personnes sont violées chaque heure en France. Seules 10 % des plaintes aboutissent à une condamnation. Et en 2016, 73 % des personnes mises en cause dans des affaires de violences sexuelles (viols, agressions sexuelles, harcèlement) ont vu leur cas classé sans suite. Comment expliquez-vous ces chiffres ?
A toutes les étapes il y a des choses à revoir. Ce qui pêche en premier c’est bien évidemment le dépôt de plainte, sans parler de la question des délais, et du coût financier. Vient ensuite la qualité des enquêtes menées qui sont extrêmement variables d’un service enquêteur spécialisé à un autre. A Paris, ce sont les polices judiciaires qui sont compétentes en matière de viols et les agressions sexuelles les plus graves. Et la méthodologie varie énormément entre les services de PJ. Et puis d’une enquête à une autre, la question des moyens ne sera pas la même. Celle menée par le parquet de Paris suite aux plaintes adressées à Denis Beaupin devrait être l’enquête type en matière de violences sexuelles dans les relations professionnelles. Il y en a d’autres comme celle-ci bien sûr, mais cela reste tout de même très aléatoire pour les victimes. Beaucoup sont encore trop négligées. Parfois, personne d’autre n’est interrogé.

>> A lire aussi : Marlène Schiappa : “Le témoignage d’Adèle Haenel ne sera pas le dernier”

Nous accompagnons en ce moment une plaignante au tribunal correctionnel de Strasbourg pour des faits de harcèlement sexuel au travail. Plusieurs personnes n’ont pas été entendues dans le cadre de l’enquête. Il aurait fallu par exemple aller rechercher d’anciens collègues pour savoir s’il y a eu d’autres victimes puisque cet homme a travaillé dans différents endroits. Sans forcément qu’elles portent plainte, mais simplement pour avoir un dossier plus solide. Du coup, nous essayons à l’AVFT de mener une contre-enquête pour aider notre plaignante en faisant attester des personnes qui n’ont pas été entendues par les policiers. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas à la partie civile de faire ça dans une procédure pénale, où le parquet est la partie poursuivante qui doit établir un faisceau d’indices concordants.
Et donc forcément le taux de classement sans suite ne peut pas baisser dans ces conditions-là… Nous ne supportons plus d’entendre : “Dans ces dossiers il n’y a pas de preuves”. Il faut se donner les moyens d’aller les chercher ces preuves, cela demande du travail, de la réflexion et une stratégie d’enquête. Qui va-t-on entendre et dans quel ordre pour que ces personnes ne puissent pas communiquer entre elles ? Et tout ça nécessite bien sûr des moyens humains. Je ne jette pas la pierre aux policiers qui sont aussi parfois las de savoir que de toute façon le dossier sera classé sans suite, ou qui sont tenus par la politique du chiffre. Il est urgent de créer un cercle vertueux, que la poursuite des violences sexuelles soit une priorité en matière de justice pénale.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/societe/traitement-des-plaintes-pour-violences-sexuelles-a-toutes-les-etapes-il-y-a-des-choses-a-revoir/

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Publish date : 2019-11-12 18:31:39

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Elections municipales : un “MeToo des territoires” pour écarter les candidats sexistes et violents

Elections municipales : un “MeToo des territoires” pour écarter les candidats




La tribune “#MeToo des territoires”, publiée sur France Info, ce mardi 12 novembre, a réuni près de 250 personnalités de tout bord politique et du milieu associatif. Elles appellent à signaler – de façon anonyme – tout candidat à la municipale qui aurait fait preuve de violences sexistes ou sexuelles.
Après l’enquête nationale EntenduALaMairie qui a révélé le sexisme ambiant des conseils municipaux, les signataires ont annoncé qu’à la lumière des témoignages recueillis, des enquêtes pourront être ouvertes. Et le cas échéant, l’investiture pourra être refusée au candidat incriminé.

>> A lire aussi : Tristane Banon : “Il n’y aurait pas eu de #MeToo s’il n’y avait pas eu l’affaire Strauss-Kahn”

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Garantir l’anonymat

Pour garantir la sécurité des victimes, les signataires ont décidé de proposer des formulaires anonymes à remplir, à destination des partis.
“Il est temps pour les formations politiques de prendre leurs responsabilités pour garantir une ambiance de travail plus sereine dans les mairies, un fonctionnement plus apaisé de la démocratie locale et une plus grande sécurité pour les personnes victimes de violences”, peut-on lire dans la tribune.
Les élections municipales se dérouleront les 15 et 22 mars 2020.

>> A lire aussi : Portrait de Tarana Burke, à l’origine de Me Too



Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/politique/un-metoo-des-territoires-pour-denoncer-les-violences-sexistes-dans-les-conseils-municipaux/

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Publish date : 2019-11-12 17:03:36

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Vikash Dhorasoo, candidat aux municipales à Paris, dénonce l’absence de “tête de liste noire” côté PS

Vikash Dhorasoo, candidat aux municipales à Paris, dénonce l’absence de




L’annonce est tombée samedi 9 novembre : Vikash Dhorasoo sera candidat à l’élection municipale, à Paris, en 2020. C’est lors de l’assemblée constituante du collectif citoyen “Décidons Paris !”, auquel s’est adossé LFI pour ce scrutin, que l’ex-footballeur de l’équipe de France a été choisi pour former un binôme avec Danielle Simonnet, conseillère LFI de Paris. Il devrait être tête de liste dans le XVIIIe arrondissement.
A l’issue de l’Assemblée constituante de @DecidonsParis, nous proposons un binôme pour Paris : @Simonnet2 et @vikash_dhorasoo ! Faisons vivre l’alternative et la démocratie, fabriquons une ville populaire, féministe, antiraciste, écologiste : c’est l’heure de décider Paris ! pic.twitter.com/OYy3PGOf5e— Décidons Paris (@DecidonsParis) November 9, 2019

“Le PS aujourd’hui n’est pas la gauche”

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Et dans une interview donnée au Parisien lundi 11 novembre, le parrain de l’ONG Oxfam mais aussi de l’asso Paris Foot Gay n’a pas tardé à tacler Paris en commun, l’asso de soutien à Anne Hidalgo, actuelle édile de la capitale et très probable candidate PS à sa réélection. A la question “Pourquoi les Parisiens doivent-ils voter pour vous ?” Dhorasoo répond : “Parce que je suis un Parisien et parce que je veux défendre les classes populaires, les chômeurs, les exclus et la diversité. Je suis très choqué par le fait qu’il n’y a pas une seule tête de liste noire au sein de Paris en Commun.”
S’il avait soutenu “officieusement” Hidalgo en 2014, après Bertrand Delanoë en 2008, Vikash Dhorasoo dit au quotidien francilien qu’“aujourd’hui, [il ne croit plus] dans la classe politique, qui se bat pour les plus riches et pour servir leurs propres intérêts”. Lui-même se considère comme un candidat de la “vraie gauche, celle qui est solidaire, féministe, écologiste, antiraciste et anticapitaliste”. Dans une interview accordée à la matinale de France info, mardi 12 novembre, il a réitéré son point de vue : “Le PS aujourd’hui n’est pas la gauche.”

>> A lire aussi : Vikash Dhorasoo tente de mettre un coup de Tatane dans le football




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/politique/vikash-dhorasoo-candidat-aux-municipales-a-paris-denonce-labsence-de-tete-de-liste-noire-cote-ps/

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Publish date : 2019-11-12 16:45:38

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Les paroles puissantes d’Isabelle Adjani sur Adèle Haenel

Les paroles puissantes d’Isabelle Adjani sur Adèle Haenel




L’affaire Weinstein, c’était pleins feux et feu sur le bourreau des corps. Il y avait un prédateur tentaculaire et une galaxie de victimes aveuglées par la lumière faite sur lui, le Minotaure dans un labyrinthe où se sont percutés des témoignages à mots presque découverts charriés par la vague du #metoo, ce tsunami de “moi aussi”. Des noms et des visages ont été révélés, d’autres floutés.<...>

Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/actualite/les-paroles-puissantes-disabelle-adjani-sur-adele-haenel/

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Publish date : 2019-11-12 13:57:10

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Manifs au Liban : “Entre deux slogans féministes, les gens chantent contre l’homophobie”

Manifs au Liban : “Entre deux slogans féministes, les gens chantent




Des lignes de femmes qui font bloc en se tenant la main pour empêcher l’intervention des forces de l’ordre. C’est l’une des images fortes renvoyées par les manifestations qui secouent actuellement le Liban. Depuis le 17 octobre, le pays du Cèdre est en effet le théâtre d’une vague de révolte d’une ampleur inédite contre l’appareil politique, jugé “corrompu”. Le 29 octobre, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné, entraînant son gouvernement dans sa chute. Pas de quoi arrêter le défilé des centaines de milliers de Libanais qui, chaque jour, arpentent les rues de Beyrouth et des principales villes du pays. Parmi eux, des militants féministes et LGBT sont en première ligne.
Lina Abou-Habib n’en revient toujours pas. “Je ne m’attendais pas à ça… Quand les médias interviewent des Libanais dans la rue, tout le monde parle des inégalités entre hommes et femmes. Nous, ça fait 20 ans qu’on parle de ce sujet”, témoigne-t-elle auprès des Inrocks. A près de soixante ans, cette figure nationale, féministe de la première heure, n’en est pas à sa première manifestation “malgré une phobie des foules”. Pour elle, les slogans ont changé : “Les gens demandent la démission du gouvernement, des élections anticipées, de récupérer l’argent de la corruption ET l’égalité des droits pour les femmes. Et ça, c’est inédit.”

“L’âme [de Nadine Jouni] a enflammé la révolte”

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Publish date : 2019-11-12 12:35:59

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Neil Young demande la nationalité américaine pour pouvoir voter contre Trump en 2020

Neil Young demande la nationalité américaine pour pouvoir voter contre




Dans une adresse à ses fans le 8 novembre dernier, Neil Young a révélé son intention d’obtenir la nationalité américaine afin de pouvoir voter à l’élection présidentielle américaine, qui doit se tenir en novembre 2020. Dans son viseur : le pensionnaire de la Maison Blanche, Donald Trump. Soutien de Bernie Sanders en 2016, le mythique chanteur-compositeur canadien est malgré tout confronté à quelques difficultés, comme il l’a précisé sur son site web : “J’ai récemment fait les démarches pour devenir un citoyen américain, et j’ai réussi l’examen (…) Mais, du fait de ma consommation de cannabis, je vais devoir passer un autre examen.”

Mauvais timing

Les services de l’immigration ont clarifié leur politique à l’égard des consommateurs de cannabis en avril dernier. D’après le Washington Post, un candidat à la citoyenneté américaine peut désormais se faire refouler pour “toute activité liée à la marijuana”, et ce “même si celles-ci ne sont pas illégales dans le pays d’origine”. Depuis juillet 2018, toutes les formes de consommation sont légales au Canada, d’où Neil Young est originaire.

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>> A lire : Le Canada devient le premier grand pays occidental à légaliser le cannabis

Dans une interview accordée au magazine Rolling Stone, Neil Young expliquait ceci en 1975 : “Au Canada, tout le monde veut entrer aux Etats-Unis (…) Je savais que c’était ma seule chance de me faire écouter. Mais je ne pouvais pas y descendre sans permis de travail. Je suis donc venu illégalement.” Depuis 1970, le chanteur est titulaire d’une green card, soit un permis de résidence permanent, qui ne lui permet cependant pas de s’exprimer dans les urnes. Dans un message publié sur son site, le rockeur a écrit espérer “sincèrement pouvoir voter en [son] âme et conscience contre Donald J. Trump”.

Un rock engagé politiquement

Pilier de la folk et du rock Outre-Atlantique, Neil Young est un opposant de longue date au président américain. Il avait ainsi refusé que le candidat Trump utilise l’un de ses tubes lors de ses meetings de campagne, en 2015. Après un album contre l’industriel Monsanto, Neil Young a signé en décembre 2017 un long format (The Visitor, Reprise Records) dirigé directement contre le président américain. L’année dernière, les explications entre les deux hommes avaient pris un virage personnel. Le chanteur a reproché au chef de l’exécutif américain sa “mauvaise gestion” des incendies qui ont ravagé la Californie. Sa propre maison avait été emportée par les flammes.
Début novembre, Neil Young expliquait, lors d’un concert filmé par Associated Press, son désir de voir Donald Trump quitter le Bureau ovale : “J’espère que les gens vont voter contre lui, et que quelqu’un de responsable va le remplacer.”

>> A lire : Neil Young revient avec un album anti-Trump



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Publish date : 2019-11-12 12:00:39

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[Vidéo] “Personne n’a voulu nous écouter” : la fille d’une victime de féminicide témoigne

[Vidéo] “Personne n’a voulu nous écouter” : la fille d’une victime




Au micro de France Bleu Alsace, Stella Guitton a accepté de témoigner après le décès de sa mère, Sylvia Walter, victime de féminicide par son mari à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), dimanche 10 novembre. Les yeux rougis et cernés, elle relate les faits, en reprochant aux gendarmes d’être arrivés trop tard : “Ma mère m’a appelé à 23 h pour m’appeler à l’aide, qu’il avait de nouveau et encore une fois caché un couteau. J’ai entendu crier, je suis partie dans ma voiture. J’ai téléphoné à la gendarmerie qui m’a dit ‘on arrive’. J’habite à Bischwiller. La gendarmerie est à Bischwiller. J’ai mis trois minutes à venir jusqu’à chez ma mère. Eux n’étaient pas là avant 15, voire trente minutes.”
Féminicide à Oberhoffen-sur-Moder : “Personne n’a voulu nous écouter”. Stella témoigne après avoir vu mourir sa mère dimanche soir.
► https://t.co/ZqIFlmcK7L pic.twitter.com/mMqCEAJaL9— France Bleu Alsace (@bleualsace) November 11, 2019

“J’ai eu le temps de voir ma mère mourir”

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“J’ai eu le temps de défoncer la porte, d’être menacée par mon beau-père avec son couteau, d’appeler les pompiers, de voir ma mère mourir. J’ai vu des gyrophares : c’était les pompiers qui n’osaient pas s’interposer puisqu’il était armé. La gendarmerie n’était toujours pas là”, poursuit-elle. Ce témoignage jette une lumière crue sur cette réalité qui fut pendant longtemps – et à tort – classée dans la rubrique faits divers, et que l’on nomme enfin féminicide. Le décès de Sylvia Walter marque le 131e féminicide en France depuis le début de l’année 2019.
[131] Dimanche 10/11 à Oberhoffen-s/Moder (67), une femme (40 ans) a été poignardée à mort par son conjoint, en pleine rue, alors qu’elle essayait de s’enfuir. Il a fait une tentative de suicide. Il a été interpellé par les gendarmes et placé en GAV.https://t.co/6jhSm8gLFK— Féminicides Par (Ex) Compagnons (@feminicidesfr) November 11, 2019

“Personne n’a voulu nous écouter, nous aider, à part des ‘il faut porter plainte madame’, c’est bien beau de porter plainte, mais ça n’aide pas”, ajoute Stella Guitton, mettant au jour la difficulté d’être entendue et aidée dans les cas de violences conjugales. Sa mère avait par ailleurs porté plainte pour “violences” contre son mari, il y a un mois.

>> A lire aussi : A México, des centaines de femmes assassinées en toute impunité

Plusieurs personnalités ont témoigné de leur solidarité et de leur effroi face à ce témoignage, dont Cécile Duflot, qui a écrit ceci sur Twitter : “La parole de cette toute jeune femme. Sa mère morte dans ses bras. Le cœur à l’envers. La rage impuissante. Alors qu’il serait possible d’agir. Les féminicides ne sont pas une fatalité.”
La parole de cette toute jeune femme. Sa mère morte dans ses bras. Le coeur à l’envers. La rage impuissante. Alors qu’il serait possible d’agir. Les féminicides ne sont pas une fatalité. #NousToutes https://t.co/LEQTkoJpT3— Cécile Duflot (@CecileDuflot) November 11, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/12/actualite/societe/video-personne-na-voulu-nous-ecouter-la-fille-dune-victime-de-feminicide-temoigne/

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Publish date : 2019-11-12 10:56:04

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Voici pourquoi ils ont marché contre l’islamophobie

Voici pourquoi ils ont marché contre l’islamophobie




Ils étaient des dizaines de milliers à défiler dimanche 10 novembre à Paris à l’occasion de la marche contre l’islamophobie. Un cortège très bigarré d’hommes, de femmes et d’enfants criant à l’unisson leur refus du racisme et des discriminations. Une réussite qui a satisfait les organisateurs, qui ont passé la semaine au cœur d’une tempête médiatique harassante. “Les médias ont menti sur nous. Un véritable rouleau compresseur pour nous dénigrer. Mais cela n’a pas marché. Vous êtes ici des dizaines de milliers pour demander le respect”, ont-ils déclaré durant le cortège. La raison de la controverse ? Certains signataires de cette tribune appelant à la marche, publiée dans Libération le 1er novembre dernier, comme l’imam Abou Anas qui, il y a dix ans, avait légitimé le viol conjugal.
Beaucoup de personnalités de la gauche n’ont pas caché leur malaise, comme la militante féministe Caroline de Haas, qui a préféré retirer son nom de cette tribune tout en appelant à participer au cortège. Elle s’en est justifiée dans un billet de blog sur Mediapart : ” J’ai demandé qu’on retire mon nom de la liste des signataires. Parce qu’il y a dans cette liste des personnes qui ont tenu des propos d’une violence sidérante à l’encontre des femmes. Et que je ne veux pas voir mon nom à côté du leur”.
D’autres ont préféré chipoter sur la définition du terme islamophobie. La palme de la meilleure excuse revient sans doute au député François Ruffin, qui a déclaré qu’il ne pourrait pas venir “parce qu’il avait foot”.

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Ces atermoiements des personnalités politiques n’ont pas empêché les participants de venir nombreux battre le pavé contre le racisme et les discriminations subies par les musulmanes et musulmans de France. Voici les témoignages de six de ces manifestants, qui nous racontent l’islamophobie qu’ils ont pu subir et nous expliquent pourquoi ils sont venus manifester.

(Photo : Laury-Anne Cholez)

Taha Bouaf, l’un des co-organisateurs de la marche

“Quand j’étais gamin, je jouais au futsal au collège. A l’époque, j’habitais à Grenoble et j’étais monté dans le nord de l’Isère pour un tournoi. Dans le gymnase, l’homme de la fédération de futsal et l’arbitre ont refusé de commencer le match tant que ma mère, qui était voilée, restait dans les tribunes. Alors, on est repartis chez nous.
Plus récemment, je couvrais le procès d’un confrère Gaspard Glanz. Avant d’entrer dans la salle d’audience, j’ai présenté mes pièces professionnelles justifiant que je suis journaliste à l’agent de police afin de pouvoir utiliser mon téléphone pour prendre des notes. Au bout d’une heure trente de comparution, le juge a regardé dans ma direction en me prenant pour un prévenu et m’a demandé de cesser d’utiliser mon téléphone. Tout le monde s’est exclamé en disant que j’étais journaliste. Il s’est rendu compte de sa bêtise. Parce qu’un rebeu dans un tribunal, c’est forcément un prévenu.
Des choses dans ce genre-là, c’est constamment. Quand tu allumes ta TV, quand tu vas chercher du boulot, à l’école, c’est partout. C’est pour cela que cette marche ne sera pas qu’un one shoot. Il y a toute la gauche syndicale, politique et associative qui a appelé à nous rejoindre. On a imposé le mot islamophobie pour dire qu’il y a des discriminations envers les musulmans. Mais beaucoup de médias nous ont pilonnés de toutes leurs forces pendant une semaine, sans jamais nous inviter pour nous expliquer. Et en ressuscitant des politicards de seconde zone pour venir cracher sur notre marche. Ce qui montre bien à quel point cela leur fait mal aujourd’hui. On demande un plan national de lutte contre l’islamophobie. Que des mesures soient prises. Notamment dans les médias. Le CSA doit systématiquement sanctionner les propos stigmatisants à l’égard des musulmans.”

(Photo : Laury-Anne Cholez)

Aziza Zlidi, 38 ans, Antony

“Au travail, j’ai déjà entendu une responsable dire ‘j’en ai marre de toutes ces femmes voilées dehors’. Je l’ai signalé et elle a été sanctionnée avec un avertissement. Mais moi, au quotidien, je n’ai pas vraiment de soucis. Alors que ma sœur, qui est voilée a déjà eu des réflexions. On lui disait ‘retourne dans ton pays’. Elle a préféré ne pas répondre, mais moi, cela m’a choqué. Car la France c’est son pays, c’est mon pays.
Si je suis venue aujourd’hui, c’est pour soutenir les femmes voilées qui veulent pratiquer leur religion dans la paix et d’être libres de faire ce qu’elles veulent. Il n’y a pas de soumission contrairement à ce qu’on dit dans les journaux. Peut-être que ça existe, mais pas en France je pense. Si les femmes portent un foulard, c’est leur propre choix. Ce que je demande avant tout, c’est le respect. Notre religion est belle, elle est pour la paix. Il faut arrêter la bêtise et tous ces discours qui poussent à la haine.”

(Photo : Laury-Anne Cholez)

Ouardia, 42 ans, Roubaix

“Dès qu’il y a un attentat, je sais qu’au travail, ça ne va pas être comme d’habitude. Mes collègues vont en parler entre eux, mais pas avec moi. Alors que bien évidemment je vais dénoncer ces actes. De plus, on me demande souvent mon avis sur certains sujets, comme le mariage des couples homos. Comme si forcément, en tant que musulmane, j’étais homophobe. Alors que pas du tout ! Au contraire, notre religion nous apprend que chacun vit sa vie avec ses convictions. On n’a pas à interférer dans le choix des gens.
Je sais qu’il y a des femmes qui ont dû choisir entre le foulard ou le travail. Moi j’ai eu de la chance car je n’ai pas eu ce genre de problèmes. Mais l’air ambiant est devenu malsain. Et puis, il y a les regards sur les femmes qui portent le foulard. Je pense que c’est l’arbre qui cache la forêt. Ce qui leur pose problème, c’est la religion musulmane. Aujourd’hui, on parle d’émancipation, mais on veut nous imposer un stéréotype de femme. Le corps de la femme n’a jamais autant été instrumentalisé. Regardez les jeunes filles qui aspirent à avoir de gros seins ou de grosses lèvres, je ne pense pas que ce soit très gratifiant. N’est-ce pas non plus une autre forme de soumission ?”

(Photo : Laury-Anne Cholez)

Ali Rahni, 48 ans, Roubaix

“Je ne subis pas de discrimination au quotidien dans mon travail, car je suis éducateur dans le social. Mais mes enfants en subissent, oui. J’ai un gamin de 18 ans qui se fait régulièrement contrôler car il a une tronche un peu plus bronzée que les autres. Cela fait 25 ans qu’on crie et qu’on écrit sur les discriminations liées au contrôle au faciès. C’est une triste réalité. Quant à mon épouse qui porte le foulard, elle subit souvent des regards et gestes déplacés : des doigts d’honneur ou des phrases comme ‘rentre dans ton pays’.
Il y a un racisme assez décomplexé que je qualifie d’islamophobie. On peut tergiverser sur la sémantique, mais c’est un racisme primaire qui a des racines profondes dans une forme de pensée coloniale qui est restée. Je pense que c’est aussi une forme de distraction stratégique. Parler du voile pour ne pas parler des retraites, de l’assurance chômage, du problème des étudiants. Regardez, hier, un étudiant s’est immolé devant le Crous et ça passe comme une lettre à la Poste !”

(Photo : Laury-Anne Cholez)

Yasmina (prénom d’emprunt), 28 ans

“Je suis diplômée d’un bac + 5 en communication. Un jour, j’ai eu un entretien téléphonique pour un travail qui s’est très bien passé. On me disait quasiment que j’avais le poste. Pourtant, lorsque je suis arrivée à l’entretien physiquement, la personne m’a regardée de haut en bas et elle m’a dit qu’elle n’avait que 5 minutes pour me parler… Je ne comprends pas qu’on puisse mélanger les compétences avec la manière de s’habiller.
Pour moi, les discriminations sont aussi quand j’allume ma TV, avec les amalgames entre porter un voile, être soumise et le terrorisme. La France a un problème avec le voile, contrairement à d’autres pays comme l’Angleterre. Pourtant certaines femmes juives se voilent aussi. Même la Vierge Marie était voilée. Et dans une église, certaines se couvrent les cheveux. Pour moi, porter le voile est un choix religieux qui ne m’a été imposé par personne. J’ai d’ailleurs été l’une des premières de ma famille à le porter. J’aurais refusé qu’un homme me l’impose tout comme je refuse que des hommes politiques français m’imposent de le retirer. Je fais ce que je veux avec mes cheveux. Si je veux être pudique et voilée, c’est mon choix. On nous parle beaucoup de s’intégrer, mais je suis Française, née en France tout comme ma mère. Je n’ai pas à m’intégrer. J’ai plutôt l’impression que les non-musulmans voudraient que les musulmans s’assimilent à leur athéisme ou leur non-croyance.”

(Photo : Laury-Anne Cholez)

Ali Saïdi, Ivry-la-Bataille (Eure)

“J’habite un petit village dans l’Eure. Quand j’entre dans la salle d’attente du médecin, avec ma tête, on ne me dit pas ‘bonjour’. Dans ce village de 3000 habitants, il doit y avoir à tout casser 50 étrangers mais beaucoup de gens qui votent à droite, voire extrême droite. Ils regardent trop BFMTV, à mon avis.
Aujourd’hui, je suis venue avec mes trois filles, qui sont Françaises. Mais comme elles sont un peu ‘bronzées’, on continue de leur demander si elles le sont vraiment. Mais je ne vais pas leur inculquer le racisme, bien au contraire. Le 8 mai et le 11 novembre, on va au monument aux morts. On chante la Marseillaise le 14 juillet. Mais on ne veut pas de nous. Je crois que la France a un passé colonialiste qui ne passe pas. Au quotidien, il n’y a pas d’insultes bien sûr, les gens ne sont pas assez francs pour cela. C’est plus insidieux. Mais de toute façon, on a tellement l’habitude, qu’on y fait plus attention, ça nous passe au-dessus de la tête.”



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Publish date : 2019-11-10 19:06:07

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Vasectomie : Et si on partageait la charge contraceptive ? 

Vasectomie : Et si on partageait la charge contraceptive ? 




Faites le test: abordez le sujet de la vasectomie auprès des hommes de votre entourage et vous serez généralement confronté·e à des mines crispées, ne souhaitant pas s’attarder sur la question. Quelles sont les raisons d’une telle réaction ? “Un défaut de connaissance, avance Lucie, 34 ans, mariée à un homme vasectomisé. Certains s’imaginent que ça impacterait négativement leur virilité, leur performance.” Pourtant, cet acte de stérilisation a pour seul et unique but de couper le passage des spermatozoïdes dans le sperme. Les hormones ne sont pas impactées et l’opération ne modifie ni le désir sexuel, ni la capacité érectile, comme l’indique Pierre Nevoux, chirurgien urologue de la Clinique urologique de Nantes. Lors de ses consultations, il tient toujours à informer ses patients qu’il est possible de faire une autoconservation du sperme avant opération, si jamais ceux-ci changent d’avis et souhaitent à nouveau procréer.

>> A lire aussi : On a rencontré des hommes utilisant la contraception masculine

Mieux informer pour dépasser les clichés

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Le mari de Lucie, Michael, 35 ans, a réalisé une vasectomie en avril 2019. D’origine britannique, il connaissait cette méthode parce que son père et son frère y avaient eu recours avant lui. “La vasectomie est beaucoup plus démocratisée dans les pays anglo-saxons, où environ 20% des hommes en âge de procréer sont vasectomisés”, explique Daniel Aptekier, membre de  l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (ARDECOM). Au Royaume-Uni, les généralistes sont tenus d’informer leurs patients de toutes les méthodes existantes, féminines et masculines. A contrario, en France, “on n’en entend pas parler”, note Michael. À tel point qu’il a envisagé pendant un temps de se rendre au Royaume-Uni pour se faire opérer, pensant que sa demande de vasectomie serait refusée par les médecins français. En France, seuls 9 240 hommes se sont tournés vers ce moyen contraceptif en 2018, selon les chiffres de l’Assurance maladie, rapportés par Libération. 

“La vasectomie est considérée comme la contraception la moins chère, la plus efficace et celle qui comporte le moins de risques.”

Pourtant, rien de plus simple. Contrairement aux stérilisations féminines, qui sont des opérations lourdes et onéreuses, la vasectomie est “un geste chirurgical excessivement simple et rapide”, selon Daniel Aptekier. “Deux incisions de deux centimètres, réalisées sous anesthésie locale ou générale” décrit le Dr Nevoux, puis quelques jours d’abstinence. “La vasectomie est considérée comme la contraception la moins chère, la plus efficace et celle qui comporte le moins de risques”, poursuit  Daniel Aptekier. Toutefois, l’accès à cette méthode est très irrégulier sur le territoire. Si elle est légalisée depuis 2001, certains urologues sont encore réticents à pratiquer la stérilisation masculine, notamment quand la personne est jeune et sans enfant. Mais pas que… Lors de la première consultation, Agnès, 43 ans, a choisi d’accompagner son mari. “Je n’avais plus envie d’assumer la contraception et nous avions fait le choix de la vasectomie. On y allait sans peur et pourtant, au cours de la consultation, l’urologue a été odieux en me disant ‘vous allez bientôt être ménopausée donc est-ce bien nécessaire ?’ J’ai ressenti ça comme une grande violence.” 

Un outil d’égalité au sein des couples hétérosexuels 

“Les professionnel·le·s de santé touchent plus facilement au corps des femmes qu’au corps des hommes”, déplore Daniel Aptekier. Par ailleurs, la question contraceptive est devenue, depuis la fin des années 60, du ressort quasi exclusif (à l’exception du préservatif) des femmes, en accord avec leur médecin ou gynécologue. Des schémas dépassés, qu’ARDECOM souhaite bousculer: “Pour nous, la contraception masculine est un outil de l’égalité femmes-hommes. On souhaite que les hommes se considèrent comme partie prenante de la contraception et que chacun·e puisse choisir la méthode qui lui convient”, explique Daniel Aptekier. 

“Je l’ai fait par amour pour mon ex-conjointe, qui supportait mal la pilule.”

Selon Libération, le nombre de personnes ayant eu recours à une vasectomie en France a été multiplié par cinq entre 2010 et 2018. Une augmentation constante dont est évidemment témoin le Dr Nevoux, qui réalise de plus en plus de vasectomies à la clinique. Cette progression peut également être corrélée avec les récentes mises en garde contre les effets secondaires inquiétants des contraceptifs hormonaux féminins. Ce fut l’une des motivations d’Olivier, 56 ans. Il a réalisé l’opération en 2008, car sa compagne d’alors ne supportait plus aucun moyen de contraception. Idem pour Mickael, 47 ans. “J’ai eu recours à une vasectomie il y a quatre ans, juste après la naissance de ma fille. Je l’ai fait par amour pour mon ex-conjointe, qui supportait mal la pilule. Ça la rendait régulièrement nauséeuse et lui donnait des maux de tête.” 
Les femmes interviewées sont d’ailleurs unanimes. Elles perçoivent la vasectomie comme un cadeau de la part de leurs compagnons. Un moyen de se décharger de cette responsabilité liée à une relation hétérosexuelle et d’acquérir une tranquillité dans leur sexualité à deux, sans risque de procréer.  De quoi libérer les esprits… et les corps.
Cet article a été initialement publié sur Cheek Magazine



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Publish date : 2019-11-09 14:48:33

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Yann Moix va rejoindre l’émission d’Eric Naulleau sur C8

Yann Moix va rejoindre l’émission d’Eric Naulleau sur C8




Exit le binôme des deux Eric – Naulleau et Zemmour -, c’est désormais Yann Moix qui accompagnera le chroniqueur chaque samedi soir dans l’émission De quoi je me mêle sur C8. Un retour pour le moins surprenant, annoncé sur le plateau de Cyril Hanouna ce jeudi 7 novembre. Autour de la table, l’ex-chroniqueur d’On n’est pas couché sur France 2, a affirmé avoir accepté l’invitation d’Eric Naulleau.
“Des gens comme vous m’ont soutenu. Je vous ai dit ‘Cyril, si un jour je reviens à la télévision ce sera chez vous et avec vous’”, a-t-il déclaré à Cyril Hanouna, qu’il estime “humainement”. Rajoutant, “je me sens en sécurité chez vous et je n’aurais pas fait de télé si ce n’était avec vous deux”.
“Je vous estime” Yann Moix accepte l’invitation pour devenir chroniqueur dans l’émission d’@EricNaulleau 👉 @DQJMC8 sur @C8TV #DQJM #BalanceTonPost pic.twitter.com/PefIQQAdnK

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— Balance Ton Post (@BalanceTonPost) November 7, 2019

S’adressant à Eric Naulleau, Yann Moix est revenu sur leur “mauvais départ”. Il a ensuite tenu à expliquer que s’il acceptait d’être chroniqueur à ses côtés, c’était parce qu’il estimait “les gens qui lui résistent” et lui reconnaissait également “de vrais talents d’écrivain.”
Cette annonce a fait quelque peu réagir sur Twitter.
#YannMoix : @C8TV serait-elle une filière d’exfiltration des repentis de #extrDroite antisémite … comme une partie du clergé avec #Touvier ? pic.twitter.com/apL1LeTeIX— Jean Louis Gagnaire (@JLGagnaire) November 8, 2019

Le meilleur ami de Yann Moix a encore frappé. L’esprit républicain à géométrie super variable. https://t.co/OxLMkwZj6e— Alexis Poulin (@Poulin2012) November 8, 2019

@Cyrilhanouna vous ne voulez pas embaucher Tex plutôt ? Lui aussi a perdu son travail et je suis certaine qu’il vous estime beaucoup aussi…— Rq_Cris (@chris_rcq) November 8, 2019

Normal il est au chômage ! Il est pas aussi fou qu’il laisse paraître il va pas refuser un job #BalanceTonPost— French_Palestinian (@Palestinien_31) November 7, 2019

>> A lire aussi : L’émission de Yann Moix sur Paris Première annulée

Absent de la scène médiatique

Depuis plusieurs mois déjà, l’écrivain Yann Moix s’était effacé de la scène médiatique, empêtré dans de nombreuses polémiques. Après la sortie de son livre Orléans, qui racontait son enfance chaotique, de vives polémiques impliquant son frère avaient éclaté. Dans la foulée, mi-août, plusieurs dessins antisémites et négationnistes qui dataient de sa jeunesse avaient refait surface.
L’émission sera diffusée le 16 novembre prochain, à 23h sur C8, en même temps qu’On n’est pas couché, émission dans laquelle il était chroniqueur chaque semaine.

>> A lire aussi : “Yann Moix ne sait rien de moi” : Le droit de réponse d’Alexandre Moix lu par Ruquier sur ONPC




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/08/actualite/societe/yann-moix-rejoint-lemission-deric-naulleau-sur-c8/

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Publish date : 2019-11-08 14:52:44

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Rachid Temal appelle à manifester lors de la Journée mondiale de l’enfance, et provoque un tollé

Rachid Temal appelle à manifester lors de la Journée mondiale




“Je pense qu’un appel pourrait être lancé à tous les partis et associations, par exemple, le 20 novembre prochain, place de la République.”
Ce jeudi 7 novembre, alors que de nombreuses personnalités politiques ont refusé de participer à la marche contre l’islamophobie prévue ce dimanche, Rachid Temal, sénateur PS du Val d’Oise et invité de BFM, a appelé les Français à un nouveau rassemblement “pour montrer leur attachement à la République, à l’unité de notre pays et combattre l’ensemble des racismes.”
Problème : le 20 novembre est également la Journée internationale des droits de l’enfant.

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Lyes Louffok, membre du Conseil national de la protection de l’Enfance et auteur de l’ouvrage Dans l’enfer des foyers, est un des premiers à avoir réagi sur Twitter :
En choisissant le 20 novembre pour l’organisation de votre rassemblement vous invisibilisez la journée internationale des droits de l’enfant

On galère suffisamment à ce que les médias en parlent!

Imaginez si cela avait été fait le 8 mars

Merci, on s’en souviendra @faureolivier https://t.co/wVWZfbzP4a— Lyes Louffok (@LyesLouffok) November 7, 2019

Une proposition isolée

Il apprend finalement par un mail du PS que la date de l’événement sera annoncée lors d’une conférence de presse initialement prévue vendredi 8 novembre, puis reportée. Une annonce qui n’a visiblement pas perturbé Rachid Temal qui a confirmé sur Twitter, à plusieurs reprises, bloquer la date du 20 novembre.
Ce type est odieux.

Il bloque le 20 novembre pour son rassemblement. Il invisibilise la journée des droits de l’enfant.

Et, il se permet ce type de commentaire.

Sérieusement, @faureolivier, dégagez-le ! pic.twitter.com/zlymdRfq2K— Lyes Louffok (@LyesLouffok) November 7, 2019

Contacté par les Inrocks, Lyes Louffok nous explique avoir ensuite reçu des messages d’Olivier Faure, premier secrétaire du PS, dans lesquels il déclare : “Nous ne ferons pas d’événement le 20 novembre, il s’agit d’une proposition isolée de Rachid Temal”, en prenant soin de préciser que ce dernier ne fait plus partie de la direction du PS depuis juin 2019.
La colère passée, Lyes Louffok déplore “une grosse maladresse” de la part de Rachid Temal : “Qu’un sénateur propose, a priori sans le soutien de son parti, un rassemblement à une date où il existe déjà un événement international, et qu’il ne le sache pas, c’est effarant !”

>> A lire aussi : Les musulmans sont davantage touchés par le racisme

La gauche toujours plus divisée

Depuis l’annonce d’une marche contre l’islamophobie, les personnalités publiques de gauche n’ont eu de cesse de se diviser. Parmi les centaines de signataires, on retrouve notamment le leader de la France Insoumise (FI) Jean-Luc Mélenchon, l’ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon ou encore Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
D’autres ont refusé de soutenir la démarche. D’après eux, les liens potentiels entre certains organisateurs de l’événement, comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) avec les Frères musulmans, et l’utilisation de certains termes – tels qu’“islamophobie” ou encore “lois liberticides” – vont à l’encontre de “l’esprit républicain”. Pour Olivier Faure, qui s’est exprimé sur Twitter, cette manifestation n’est rien d’autre qu’une “dérive anti laïque et anti républicaine”.
D’autres encore ont signé l’appel avant d’annoncer qu’ils ne se rendraient pas à la marche. C’est le cas de l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot qui a déclaré honorer un autre déplacement, le même jour, à Ivry-sur-Seine, en soutien à la candidate écologiste aux municipales. Le député de la Somme, François Ruffin, a également décidé de pas se rendre au rassemblement alors qu’il fait partie des signataires.
Interrogé par France Inter à ce sujet, mercredi 6 novembre, il a déclaré avoir signé alors qu’il “étai [t] à Bruxelles en train de manger des frites et des gaufres” avec ses enfants, avant d’ajouter “Je n’irai pas dimanche, je joue au foot. Je ne fais pas de médias le dimanche non plus parce que je joue au foot”. Face à la multiplication des critiques à son égard, il s’est excusé sur Twitter.
Taha, chères toutes, chers tous, mes mots sur les frites et les gaufres vous ont indignés. Ils relèvent d’une évidente maladresse, dans mon cas récurrente. Et je les regrette aussitôt prononcés. Toutes mes excuses aux personnes que j’ai blessées.— François Ruffin (@Francois_Ruffin) November 7, 2019




Source link : https://www.lesinrocks.com/2019/11/08/actualite/societe/rachid-temal-appelle-a-manifester-lors-de-la-journee-mondiale-de-lenfance-et-provoque-un-tolle/

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Publish date : 2019-11-08 16:31:25

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Sans la présence de son invité, une journaliste anglaise assure l’interview… seule

Sans la présence de son invité, une journaliste anglaise assure




Quel(le) journaliste n’a jamais eu l’angoisse de l’invité qui se désiste au dernier moment ? C’est la situation à laquelle a dû faire face la journaliste de Sky News, Kay Burley, mercredi 6 novembre. Elle qui s’apprêtait à recevoir le président du Parti conservateur anglais, James Cleverly, a eu la mauvaise surprise de se retrouver face… à une chaise vide.
En effet, le chef du parti était attendu sur la chaîne d’information en continu pour la matinale. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Dans l’extrait de l’émission, repris sur les réseaux sociaux – et largement commenté -, la journaliste explique que James Cleverly avait pourtant accepté de participer à l’émission, avant de se désister, le temps de la publicité.
Selon elle, l’entretien avait été confirmé la veille par SMS avec l’équipe de communication.

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Good on @KayBurley for exposing Conservative Party chairman @JamesCleverly for pulling out of her programme in a panic, and asking every single question she was going to ask him, while the camera shows an empty chair and he cowers, apparently, fifteen feet away. Classic Dom. pic.twitter.com/CIfoSMC09h— Alex Andreou (@sturdyAlex) November 6, 2019

“Je sais que le Premier ministre regarde notre émission, et que ses communicants m’avaient absolument assuré par SMS que quand les politiques faisaient des matinales, ils passaient par notre programme”. Avant de conclure : “Pourtant cette chaise est vide”.
Visiblement irritée par l’absence de son invité, Kay Burley ne s’est pas laissé démonter. Dans la vidéo relayée des milliers de fois sur Twitter, la présentatrice anglaise énumère les sujets qu’elle aurait abordés avec son invité.
“Je lui aurais demandé ce qu’il pense de la Une du Telegraph sur le parti travailliste où Boris Johnson compare Jeremy Corbyn (chef du parti travailliste, ndlr) à Staline” explique-t-elle, légèrement agacée.
Ajoutant : “Je lui aurais posé des questions sur la période de transition du Brexit, si elle sera étendue a mi-2020 si nous n’atteignons pas un accord.”
Un grand moment de solitude que la journaliste a réussi à surmonter. De son côté, James Cleverly a assuré sur Twitter n’avoir jamais été invité par la chaîne.
My morning. Pre-booked back to back interviews. I wasn’t booked in to do @SkyNews this morning. https://t.co/w0Fgd9aLo1 pic.twitter.com/YJhYUkB2Ox— James Cleverly (@JamesCleverly) November 6, 2019




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Publish date : 2019-11-08 18:23:26

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