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EN DIRECT. Emmanuel Macron reçoit Gérard Larcher à l’Elysée

Emmanuel Macron et Gérard Larcher le 10 mai 2022




Les tractations se poursuivent de toutes parts, mardi 9 juillet, au surlendemain des législatives anticipées qui n’ont pas permis de dégager de majorité claire à l’Assemblée nationale. Les regards sont avant tout braqués sur le Nouveau Front populaire qui débarque en force dans l’hémicycle, et s’est engagé à proposer “dans la semaine” un candidat pour Matignon issu de la coalition. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit ce mardi “prêt à assumer” la fonction de Premier ministre. Les macronistes, arrivés en deuxième avec près de 160 sièges, et qui se réunissent également mardi matin, entendent profiter de la brèche ouverte par la crise politique.Les infos à retenir⇒ Macron se réunit mardi soir avec Gérard Larcher⇒ Olivier Marleix appelle à Macron à “nommer un premier ministre issu des Républicains”⇒ Le Nouveau Front populaire met en garde “solennellement” Macron contre le maintien prolongé d’Attal à MatignonMacron se réunit mardi soir avec Gérard LarcherEmmanuel Macron, silencieux depuis le second tour des législatives, a reçu ce mardi soir à l’Elysée le président LR du Sénat Gérard Larcher, a-t-on appris de source sénatoriale confirmant une information du Figaro. Une réunion à la demande du chef de l’Etat, précise-t-on, à laquelle le président du Sénat répond comme d’habitude, mais “pour écouter” et “sans proposition à soumettre” à Emmanuel Macron.Le groupe Les Républicains (LR) du Sénat a réaffirmé mardi matin en réunion de groupe son refus de toute coalition avec le camp macroniste et son choix d’une ligne autonome et indépendante pour la droite, une position également défendue ces derniers jours par Gérard Larcher.Olivier Marleix appelle à Macron à “nommer un premier ministre issu des Républicains”L’ancien président des députés LR à l’Assemblée nationale, Olivier Marleix, a appelé Emmanuel Macron à “nommer un premier ministre issu des Républicains. “Je ne parle pas de débauchage individuel, mais d’un premier ministre capable de composer une majorité incluant ceux qui se réclament de la droite, du centre et des valeurs républicaines”, a-t-il ajouté, dans une interview donnée au Figaro. De quoi écarter la possible option Gérald Darmanin, qui “ne parviendrait pas à rassembler”, selon lui.Olivier Marleix a également expliqué qu’il ne sera “pas candidat contre Laurent Wauquiez pour la présidence du groupe LR” à l’Assemblée nationale, laissant donc le champ libre au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui devra quitter son mandat après avoir élu député en Haute-Loire.Le Nouveau Front populaire met en garde “solennellement” Macron contre le maintien prolongé d’Attal à MatignonLes quatre formations politiques du Nouveau Front populaire mettent “solennellement” en garde Emmanuel Macron contre “toute tentative de détournement des institutions”, avec le maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon, dans un communiqué commun publié ce mardi.Alors que le chef de l’Etat n’a pas appelé l’alliance de gauche, arrivée en tête des élections législatives dimanche, à former un nouveau gouvernement, le Nouveau Front populaire juge que si Emmanuel Macron “persistait”, ce serait “une trahison de l’esprit de notre constitution et un coup de force démocratique auquel nous nous opposerions de toutes nos forces”.Olivier Faure se dit “prêt” pour MatignonLe premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, s’est dit ce mardi 9 juillet “prêt à assumer” la fonction de Premier ministre. Il a affirmé qu’il ne le ferait que “dans le dialogue avec (ses) partenaires” du Nouveau Front populaire (NFP). “Je ne suis pas d’accord pour que quiconque impose à qui que ce soit son point de vue. Il ne peut pas y avoir pour qui que ce soit une prétention à l’hégémonie, une volonté de s’imposer aux autres sans jamais aucun dialogue”, a assuré le député de Seine-et-Marne depuis l’Assemblée nationale, alors que les négociations entre les partis de gauche ont démarré depuis dimanche pour désigner un candidat pour Matignon.Plus tôt dans la journée, le député européen Pierre Jouvet avait affirmé auprès de l’AFP que “le seul profil” qui pouvait “rassurer et être Premier ministre” était Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.Alors que les formations du Nouveau Front populaire tentent de s’accorder pour proposer le nom d’un éventuel Premier ministre, après être arrivées en tête dimanche des élections législatives, Pierre Jouvet, qui participe à ces discussions, estime qu’il faut “un profil qui apaise, qui a l’expérience du Parlement, qui tiendra le programme du Nouveau front populaire, et qui sera respecté par les autres forces de l’alliance”.Pierre Jouvet appelle aussi à un processus démocratique pour désigner le potentiel Premier ministre, avec “un vote des parlementaires du Nouveau front populaire”.Laurent Wauquiez, l’Elysée en ligne de mire : SMS, plan secret et grandes promessesLe nouveau député de Haute-Loire et candidat putatif à l’Elysée, Laurent Wauquiez, réfléchit à prendre la tête du groupe LR à l’Assemblée. Et doit composer avec son double statut de parlementaire et présidentiable. Le récit de notre journaliste Paul Chaulet.La ministre Pannier-Runacher opposée à la réforme de l’assurance chômageLa ministre déléguée à l’Agriculture Agnès Pannier-Runacher, élue dimanche dans le Pas-de-Calais sous les couleurs de la majorité présidentielle, a indiqué qu’elle était opposée à la réforme de l’assurance chômage envisagée par le gouvernement actuel qui “n’est pas appropriée”. Cette réforme controversée, qualifiée d'”indispensable” par Emmanuel Macron, prévoyait un nouveau tour de vis des règles d’indemnisation au 1er décembre. Elle a été suspendue par le gouvernement après le premier tour des législatives.”La réforme de l’assurance chômage pour moi, c’est non”, a-t-elle déclaré dans une interview au journal La Voix du Nord publiée ce lundi. “Elle n’est pas appropriée dans son état actuel à la situation que j’ai vue sur le terrain”, a souligné la ministre qui se définit de “centre-gauche”. “Un certain nombre d’habitants m’ont évoqué leur situation et ce qui est porté là ne donne pas les bonnes réponses.”Défaite du RN : “Nos imaginaires collectifs, surtout à gauche, se sont arrêtés à Vichy”Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête du second tour des législatives. Une surprise largement permise par la formation d’un front républicain anti-RN, dont le chercheur Gilles Vergnon décrit les contours dans un entretien accordé à L’Express.La gauche prête à former des coalitions à l’AssembléePremière force à l’Assemblée nationale, mais loin de la majorité absolue, le Nouveau Front populaire est disposé à nouer “des coalitions” au Parlement mais n’envisage pas de gouverner avec d’autres, ont indiqué ce mardi plusieurs responsables de l’alliance de gauche.”Je ne pense pas qu’on soit en situation aujourd’hui d’avoir une coalition plus large au gouvernement que le Nouveau Front populaire”, a ainsi déclaré sur TF1 le sénateur écologiste Yannick Jadot, pour qui “les coalitions vont se construire à l’Assemblée” où le NFP constitue “le premier groupe” avec plus de 190 députés.”Je ne pense pas qu’on soit en situation aujourd’hui dans un premier temps d’avoir une coalition plus large au gouvernement que le NFP (…) Les coalitions qui vont se construire vont se construire à l’Assemblée”, Yannick Jadot, sénateur Les Écologistes #BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/nYE2Hv01K8— TF1Info (@TF1Info) July 9, 2024Le député socialiste Boris Vallaud a lui aussi envisagé sur France Inter “un gouvernement de gauche, du Nouveau Front populaire qui a une assise plus large à l’Assemblée”, avec l’appui de “tous ceux qui pourraient être d’accord pour renverser l’ordre des priorités (et) mettre le paquet sur les mesures sur les mesures sociales” afin d’atteindre les 289 voix de la majorité absolue.”Nous serons ouverts”, a assuré sur France 2 la maire socialiste de Nantes Johanna Rolland, évoquant les “macronistes de gauche qui pourraient (se) retrouver” sur “les bases du Nouveau Front populaire”, dont le programme doit rester “la boussole” mais sans “fonctionner par oukases”.Le directeur général du Rassemblement national démissionneLe directeur général du Rassemblement national (RN), Gilles Pennelle, a démissionné de son poste au lendemain des élections législatives, rapporte l’AFP, confirmant une information du Monde.Gilles Pennelle, élu il y a un mois député européen, était le principal artisan du “Plan Matignon” du parti d’extrême droite, censé prévoir toute la logistique en cas d’élections législatives anticipées et ne nécessitant que “d’appuyer sur un bouton” pour être activé. Le RN et ses alliés ont obtenu 143 sièges à l’issue du scrutin, plus que les 89 de 2022, mais moins qu’espéré à l’issue du premier tour le 30 juin.Yaël Braun-Pivet : “Le Nouveau Front populaire est très très loin de la majorité”L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, appelle ce matin, au micro de France Inter, à une nouvelle coalition, une “alliance programmatique sur une année avec les centristes, l’UDI, Les Républicains et les sociaux-démocrates” pour travailler sur “cinq priorités”.D’après la députée des Yvelines, “le Nouveau Front populaire est très très loin de la majorité” à l’Assemblée nationale, donc “il ne peut pas prétendre gouverner à lui tout seul”..@YaelBRAUNPIVET appelle à une “alliance programmatique sur une année avec les centristes, l’UDI, Les Républicains et les sociaux-démocrates” pour travailler sur “cinq priorités”. #le69Inter pic.twitter.com/OiR7Ei05Iv— France Inter (@franceinter) July 9, 2024Abroger la réforme des retraites par décret ? Les obstacles sur la route du NFPJean-Luc Mélenchon a déclaré que l’alliance des partis de gauche allait pouvoir annuler par décret la réforme des retraites entrée en vigueur le 1er septembre 2023. Une affirmation bien hâtive, explique notre journaliste Thibault Marotte. Lire son analyse.Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, le 7 juillet 2024 à Paris”Un Premier ministre NFP ? Je ne lui donnerais pas longtemps avant d’être renversé”Qui sera nommé à Matignon ? Quand ? Avec quelle majorité ? Pour combien de temps ? Une coalition est-elle possible ? Sur la base de quel programme ? Pour Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, “considérer aujourd’hui que le Nouveau Front populaire est majoritaire paraît une interprétation rapide de la situation”. Le professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne répond ici aux questions de notre journaliste Laurent Berbon.La gauche débarque en force à l’AssembléeArrivés en tête avec plus de 190 sièges – bien que n’ayant pas la majorité absolue requise (289) pour gouverner sans partage – les partis de gauche débarquent en force à l’Assemblée nationale ce mardi 9 juillet. Ce sont d’abord les troupes de Marine Tondelier (EELV) qui prendront place au Palais Bourbon à partir de 9 h 15. Elles seront suivies par le contingent de La France insoumise – plus de 70 élus – attendu sur les coups de 10 h 00, puis par les socialistes, qui se réunissent à 14 h 30.Mélenchon veut toujours briguer MatignonAvec une soixantaine de députés, les socialistes espèrent, grâce à quelques ralliements, dépasser LFI en nombre et peser davantage dans le choix du prochain Premier ministre. “Le rapport de force est réglé. Il y a le nombre de députés LFI et celui des autres membres du Nouveau Front populaire”, a cependant affirmé lundi soir l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui postule encore et toujours pour Matignon quand bien même son nom clive au sein de son camp.Edouard Philippe s’exprimera à 20 heuresLes tractations ne se cantonnent pas à la gauche de l’échiquier. Le camp macroniste, qui a limité les dégâts avec plus de 160 députés, tente de garder l’initiative, en profitant d’un paysage politique plus que jamais fracturé. Gabriel Attal, dont la démission n’a pas été acceptée lundi par Emmanuel Macron qui lui a demandé de rester pour le moment, entend se montrer à la manœuvre. Il doit ainsi réunir mardi matin les députés Renaissance par visioconférence, avant de convier à Matignon tous les parlementaires de la majorité en fin d’après-midi.Une autre prise de parole sera scrutée : l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui nourrit des ambitions pour 2027, s’exprimera sur TF1 à 20 heures, et donnera peut-être quelques indications sur la stratégie de son groupe Horizons (autour de 25 élus). Dans ce brouillard, Emmanuel Macron se tient pour l’heure en retrait. Il est attendu mercredi à Washington pour deux jours de sommet de l’Otan, où il cherchera à rassurer ses partenaires sur la stabilité de la France.



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Publish date : 2024-07-09 17:45:54

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