close

L’Express

Guerre Israël – Hamas : l’armée israélienne a pris le contrôle du couloir de Philadelphie

Des Palestiniens fuyant Rafah bombardée par Israël arrivent à Khan Younès, le 28 mai 2024




Où est vraiment la “ligne rouge” de Joe Biden ? Alors que Rafah subit des bombardements incessants, la Maison-Blanche continue de juger qu’Israël n’a pas lancé contre cette ville du sud de la bande de Gaza une offensive “majeure”, susceptible de remettre en cause le soutien américain.Les infos à retenir⇒ L’armée israélienne a pris le contrôle du couloir de Philadelphie à la frontière Gaza-Egypte⇒ Macron appelle Abbas à “réformer” l’Autorité palestinienne⇒ Washington “ne ferme pas les yeux” mais maintient son soutien à IsraëlL’armée israélienne a pris le contrôle du couloir de Philadelphie à la frontière Gaza-EgypteL’armée israélienne a pris le contrôle du couloir de Philadelphie, zone tampon à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, a affirmé mercredi soir un responsable militaire israélien. “Nous avons établi un contrôle opérationnel” sur cette route de 14 kilomètres dans la bande de Gaza le long de la frontière avec l’Egypte, a déclaré ce responsable à des journalistes sous le couvert de l’anonymat.Macron appelle Abbas à “réformer” l’Autorité palestinienneEmmanuel Macron a appelé mercredi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à “mettre en œuvre les réformes indispensables” dans “la perspective de reconnaissance de l’Etat de Palestine”, a rapporté l’Elysée dans un communiqué.Dans leur appel téléphonique, le président français “a marqué l’engagement de la France à travailler à bâtir avec ses partenaires européens et arabes une vision commune de paix qui offre des garanties de sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens” et à “inscrire la perspective de reconnaissance de l’Etat de Palestine dans une dynamique utile”. “Dans cette perspective”, il “a rappelé le soutien de la France à une Autorité palestinienne réformée et renforcée, en capacité d’exercer ses responsabilités sur l’ensemble des Territoires palestiniens, y compris dans la bande de Gaza, au bénéfice des Palestiniens”, a ajouté la présidence française.Rafah : Washington “ne ferme pas les yeux” mais maintient son soutien à IsraëlLes Etats-Unis “ne ferment pas les yeux” sur les victimes à Rafah mais maintiennent leur soutien à Israël, a assuré mardi un porte-parole de la Maison-Blanche, réagissant à la frappe israélienne de dimanche qui a provoqué l’indignation au plan international. Les Palestiniens ont dénoncé un “massacre” et les Israéliens ont reconnu un “accident tragique” après le bombardement dimanche soir dans un camp de déplacés de Rafah, qui a fait 45 morts et 249 blessés selon le ministère de la Santé de Gaza.”Ce n’est pas quelque chose sur lequel nous fermons les yeux”, a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale lors d’un point-presse, en réponse à une question d’un journaliste demandant “combien de cadavres calcinés” feront changer Joe Biden de politique vis-à-vis d’Israël.Palestine : Macron pour une reconnaissance à un “moment utile”Le président français Emmanuel Macron a répété mardi que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’était pas un “sujet tabou” mais qu’elle devait intervenir “à un moment utile” et pas sous le coup de “l’émotion”.”Il n’y a pas de tabou pour la France et je suis totalement prêt à reconnaître un Etat palestinien mais […] je considère que cette reconnaissance doit arriver à un moment utile”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec le chancelier allemand Olaf Scholz à Meseberg, près de Berlin. “Je ne ferai pas une reconnaissance d’émotion”.Rafah : l’Algérie va présenter une résolution au Conseil de sécuritéL’Algérie a présenté aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution exigeant l’arrêt de l’offensive israélienne à Rafah et un cessez-le-feu “immédiat”, selon le texte vu mardi par l’AFP. A l’issue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, mardi 28 mai, à New York, l’ambassadeur algérien à l’ONU Amar Bendjama a annoncé que son pays allait faire circuler auprès des autres membres du Conseil un “texte court, un texte clair, pour arrêter le massacre à Rafah”.Nikki Haley photographiée en écrivant “Achevez-les” sur un obus israélienL’ex-candidate républicaine à l’élection présidentielle américaine Nikki Haley a écrit “Achevez-les” sur un obus israélien, lors d’un déplacement dans le nord d’Israël, près de la frontière libanaise, selon une photo publiée mardi sur X par un député israélien. Le député Danny Danon, ancien ambassadeur à l’ONU, accompagnait Nikki Haley, elle aussi ex-ambassadrice aux Nations unies, lors de ce déplacement près de la frontière nord avec le Liban.us government provided artillery shells for israeli strikes on gaza, signed “finish them” by nikki haley visiting israel.

us policy on israel essentially the same between biden and gop. pic.twitter.com/OuNFVOIRfP— ian bremmer (@ianbremmer) May 28, 2024″‘Achevez-les’, c’est ce que mon amie l’ancienne ambassadrice a écrit”, a déclaré Danny Danon dans la légende de la photo montrant l’ancienne candidate républicaine agenouillée devant un obus, un marqueur à la main et en train d’écrire sur le missile. Sur l’obus sont aussi écrits les mots “L’Amérique aime Israël”. Nikki Haley n’a pas précisé à qui le mot “les” référait, mais Danny Danon a suggéré indirectement le Hezbollah libanais.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/rafah-washington-ne-ferme-pas-les-yeux-mais-maintient-son-soutien-a-israel-D47ZW76JY5DYTIZLIFOCH3OUGI/

Author :

Publish date : 2024-05-29 17:36:43

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Pourquoi votre pharmacie risque d’être fermée ce jeudi

L'Assemblée nationale a donné vendredi son feu vert à des expérimentations de vente à l'unité de certains antibiotiques, afin d'éviter leur gaspillage ou une automédication dangereuse.




Si vous comptiez vous rendre dans votre pharmacie habituelle ce jeudi, le résultat risque bien d’être le même, où que vous soyez en France : un rideau tiré et une officine fermée. A l’appel des principaux syndicats, les pharmaciens sont appelés à la grève pendant 24 heures, et manifesteront également à travers le pays. 90 à 95 % des 20 000 officines devraient être fermés, affirment les organisations syndicales, dans une mobilisation qui devrait atteindre des niveaux inédits depuis plus de dix ans.”Les pharmaciens d’officine sont en colère et comptent bien le faire savoir !”, affirme l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) dans son communiqué. Dans leur collimateur, des problématiques financières, et une volonté de mettre en exergue les difficultés économiques du secteur. Les pharmaciens réclament notamment une revalorisation de leurs honoraires et de leurs aides, selon eux indispensable pour faire face à l’explosion des charges en raison de l’inflation.Une revalorisation d’1 milliard d’euros réclaméeAlors que les syndicats espéraient une revalorisation de près d’1 milliard d’euros par rapport à 2019, le montant proposé par l’Assurance maladie lors des négociations conventionnelles, ouvertes fin 2023, serait loin du compte à leurs yeux. “Le budget qui est sur la table ne permet pas de financer toutes les officines”, assure le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Besset, rappelant que 46 pharmacies ont fermé depuis janvier, après 330 fermetures en 2023.Ce que l’assurance maladie propose “ne peut pas suffire surtout quand on met en regard de ces propositions” les sommes en cours de négociations pour les médecins, avance quant à lui, auprès de l’AFP, Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO. Un budget jugé d’autant plus insuffisant alors qu’il est demandé au secteur “d’effectuer des missions supplémentaires de santé publique”, comme des vaccinations ou des dépistages, estime l’organisation syndicale.Pénuries et ventes en ligneAutre forte revendication des pharmaciens : des solutions face aux pénuries de médicaments, qui “complexifient la prise en charge des patients et alourdissent la gestion quotidienne de notre exercice”, détaille la FSPF. Ces problèmes d’approvisionnement avaient encore explosé de plus de 30,9 % en 2023, avait détaillé en début d’année l’Agence de sécurité du médicament (ANSM). En volume, cela représente près de 5 000 signalements de ruptures de stocks ou de risques de ruptures, qui viennent alourdir les journées des pharmaciens, à la recherche de solutions alternatives pour leurs clients.Si une loi a été votée en mars dernier à l’Assemblée nationale à ce sujet, imposant des stocks planchers aux industriels, la réponse ne semble pas avoir pleinement convaincu le secteur. D’autant plus que les syndicats sont également vent debout contre un autre projet politique : la possible libéralisation de la vente en ligne de médicaments, une piste avancée par l’exécutif en début d’année. Les organisations dénoncent un “risque supplémentaire de déstabilisation du réseau officinal”, avec la possible entrée sur le marché de géants comme Amazon et une concurrence jugée déloyale. “Les plateformes avec des stocks déportés, ça s’appelle Amazon. Donc c’est la mort de la pharmacie”, a prévenu Pierre-Olivier Variot.”Pour ouvrir les yeux du gouvernement sur les conséquences des politiques menées depuis de trop nombreuses années, nous n’avons, dans l’immédiat, d’autre choix que de baisser le rideau et attendons de l’Assurance maladie les moyens indispensables à la survie du réseau officinal”, conclut la FSPF dans son communiqué.



Source link : https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sante/pourquoi-votre-pharmacie-risque-detre-fermee-ce-jeudi-6RI32EPTXJFHDGF3HH37MGA63Y/

Author :

Publish date : 2024-05-29 16:21:08

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Dépenses publiques : le vrai coût du “millefeuille administratif”

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire (D) et le ministre délégué aux Comptes publics Thomas Cazenave (G) quittent l'Elysée à Paris, le 21 février 2024




Une source d’économies connue de tous, souvent avancée comme la solution évidente, mais qui n’avait jusqu’ici pas été chiffrée. Le coût du “millefeuille administratif” lié aux compétences partagées par l’Etat et les collectivités “peut être estimé à 7,5 milliards d’euros”, selon un rapport remis ce mercredi 29 avril au gouvernement.Alors que l’exécutif a déjà acté 10 milliards d’euros de coupes dans les dépenses de l’Etat en 2024 et cherche 10 milliards d’économies supplémentaires, les coûts de l’enchevêtrement des compétences “ne peuvent pas être tous supprimés mais ils peuvent être diminués”, note le gouvernement dans un communiqué adressé à l’AFP.Le chiffre de 7,5 milliards d’euros communiqué par Thomas Cazenave (Comptes publics) et Dominique Faure (Collectivités territoriales) est issu d’un rapport commandé fin 2023 au maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon, et remis ce mercredi au gouvernement. Il existe en France “trop d’empilements : vous avez des services de l’Etat, des opérateurs, des agences, quatre niveaux de collectivités, parfois des syndicats, des sociétés d’économie mixte… Ce qui ne va pas, c’est que sur une politique publique, on soit quatre ou cinq autour de la table”, avait déploré Thomas Cazenave au lancement de la mission.Le rapport de Boris Ravignon précise que le coût du “millefeuille administratif” pèse principalement sur les collectivités (6 milliards d’euros), l’Etat supportant une charge financière quatre fois moindre (1,5 milliard d’euros). Dans le détail, le coût de l’enchevêtrement des compétences est estimé à 4,8 milliards d’euros pour les communes, 696 millions d’euros pour les intercommunalités, 355 millions d’euros pour les départements et 117 millions pour les régions. “Cette évaluation reste un ordre de grandeur, et sans doute un minimum, étant entendu que les opérateurs” de l’Etat (France Travail, Agence nationale de l’habitat…) n’ont pas été inclus dans le calcul, souligne l’auteur du rapport.Pour un Etat “enfin recentré et stratège”Pour parvenir à ce chiffre, la mission a sondé plus de 200 collectivités et préfectures par questionnaire, et identifié trois types de coûts induits par le partage entre administrations de certaines compétences (multiplication des comités, coordination et instruction des demandes de financement). Les coûts liés à la coordination entre différentes administrations qui exercent conjointement une politique publique représentent à eux seuls 85 % des 7,5 milliards d’euros. Parmi les compétences dont le partage coûte le plus cher, la mission cite l’enseignement (1,2 milliard d’euros), l’urbanisme (819,5 millions) et la voirie (566 millions).Pour autant, “la France n’a pas une catégorie de collectivités à supprimer, une strate d’élus à liquider pour que tout s’arrange”, martèle Boris Ravignon en conclusion de son rapport. “Le souhait le plus vif de la mission, c’est que la réflexion se poursuive, pour examiner toutes les responsabilités que notre Etat, enfin recentré et stratège, pourrait déléguer en confiance aux collectivités françaises”, poursuit-il.Pour un “chantier de simplification des normes”Le maire de Charleville-Mézières plaide également pour un “chantier de simplification des normes”, autre cheval de bataille du gouvernement ces derniers mois en plus de la maîtrise des dépenses publiques. Parmi les pistes à creuser, Boris Ravignon suggère de simplifier la gestion des ressources humaines dans les collectivités, ou encore de revoir les règles et l’organisation de la commande publique pour la rendre “plus efficace et plus efficiente”.Selon Thomas Cazenave, cité dans le communiqué du gouvernement, ce rapport est une “contribution à la réflexion plus globale souhaitée par le président de la République” autour de la décentralisation, un thème sur lequel une autre mission a été confiée au député de la majorité Eric Woerth. Le rapport Ravignon “nourrira la concertation à venir avec les associations d’élus”, ajoute le ministre des Comptes publics.



Source link : https://www.lexpress.fr/economie/depenses-publiques-le-vrai-cout-du-millefeuille-administratif-W75HCYYYXVC6FOQ4Q7IVH2GF4M/

Author :

Publish date : 2024-05-29 10:58:50

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Drapeau palestinien à l’Assemblée : cette fièvre qui terrasse notre débat public

Le député LFI Sébastien Delogu a écopé mardi de la sanction maximale à l'Assemblée, après avoir brandi un drapeau palestinien dans l'hémicycle lors de la séance des questions au gouvernement, en contradiction avec son règlement.




On pourrait regarder les faits froidement, un par un, dans l’ordre. La question de la députée LFI Alma Dufour appelant à boycotter Israël, le début de la réponse du ministre –”La France continuera”- sans qu’on sache la suite, et donc ce que la France compte continuer… Sur les bancs de l’Assemblée, côte gauche, un autre élu insoumis, Sébastien Delogu, député des Bouches-du-Rhône, se dresse et brandit le drapeau de la Palestine.Hurlements dans l’hémicycle, brouhaha assourdissant, les huissiers qui saisissent l’étendard noir, vert et rouge, et Yaël Braun Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, annonçant une sanction à venir contre le fauteur de troubles, qui s’époumone : “C’est inadmissible.” Interruption de séance. Rien de nouveau sous le soleil, le théâtre de la politique est si souvent fait de ces coups de mentons, ces “happenings.”On pourrait s’étonner, s’interroger. Brandir un drapeau, quelle affaire… Le règlement de l’Assemblée nationale n’en démord pas, la parole est libre et ne saurait être perturbée. Quand le député LREM avait brandi une banderole “La France tue au Yémen”, il avait écopé d’un rappel à l’ordre. Même sort pour François Ruffin lorsqu’il s’était paré d’un maillot de foot à la tribune. Un drapeau, c’est toujours moins grave que de poser en photo le pied sur un ballon à l’effigie du ministre du Travail Olivier Dussopt, moins grave que de qualifier celui-ci “d’assassin” pendant la réforme des retraites ; et encore moins grave que de lancer “Retourne en Afrique”, comme l’a fait le RN Grégoire de Fournas à un député français et noir de peau. Il avait été exclu 15 jours pour cela, et Delogu subit le même sort.La plus haute sanction possible pour un député. Il aura fallu une semaine pour punir le premier, et environ une heure pour Delogu ce 28 mai. Déséquilibre de la sanction.Reconnaissance de la PalestineLe geste de Delogu est politique, il n’est pas violent. Voilà qui tombe bien, la raison de vivre de l’Assemblée nationale est la politique : on débat pour ne pas se battre. Il y a toujours meilleure méthode pour installer un débat, mais la politique est aussi faite de symboles et de coups de théâtre. Regrettons alors que les députés LFI n’aient jamais brandi de drapeau ouïghour, tibétain, ou même celui d’Israël après le 7 octobre… Pour autant, la reconnaissance de l’État palestinien n’en est pas moins un débat légitime alors qu’aucune solution au conflit israélo-palestinien ne semble se dessiner à l’horizon.Avec cette sanction, l’hémicycle donne l’impression de détourner le regard, alors que l’Irlande, l’Espagne et la Norvège, membres de l’Union européenne, viennent d’annoncer reconnaître l’État palestinien. Au total, ce sont 146 des 193 pays membres de l’ONU qui le reconnaissent officiellement.En France, l’affaire coince mais avance. La majorité présidentielle elle-même n’a pas tranché le débat : Valérie Hayer, la tête de liste Renaissance, considère que “les conditions ne sont pas réunies” pour la reconnaissance d’un Etat palestinien, le numéro deux de sa liste, Bernard Guetta, indique le contraire : “Il faut reconnaître un Etat palestinien pour accélérer une reprise des négociations.” Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères et président du comité de soutien de la candidate, s’est dit favorable dans un entretien au Parisien. On murmure même qu’Emmanuel Macron serait “sensible” à la question. “Il n’y a pas de tabou pour la France et je suis totalement prêt à reconnaître un Etat palestinien mais […] je considère que cette reconnaissance doit arriver à un moment utile”, a déclaré le président lors de son déplacement en Allemagne. Et d’ajouter : “Je ne ferai pas une reconnaissance d’émotion.”Duel virilisteMais on ne parlera ni de cela, ni des morts à Rafah, ni des otages israéliens encore aux mains du Hamas. On glosera des jours durant de Sébastien Delogu, victime d’on ne sait quoi, héros d’on ne sait quoi, qui quittera l’hémicycle d’un geste de victoire avant d’aller fêter son expulsion dans une manifestation à Paris. Décalage de l’image avec le son des bombardements à Rafah.On parlera plutôt de Meyer Habib, ami revendiqué de Benyamin Netanyahou et de l’extrême droite israélienne, venu interrompre le député LFI David Guiraud qui, lui, se précipitait devant les micros et caméras en sortant de l’hémicycle pour surfer sur la polémique. Duel viriliste, on plastronne, on s’insulte, on fait le tour des plateaux de télévision pour poursuivre le ridicule pugilat à distance.On ne parlera que d’une polémique, d’elle et de ses nourriciers, qui alimentent la bête immonde que sont les réseaux sociaux. Une fièvre qui terrasse notre débat public, annihile tout débat mesuré, posé, intelligible, digne, embrasé mais éloquent. À celui-ci, on préfère le face-à-face. Camp contre camp. Le 7 octobre ou le 27 mai, prière de choisir. Kibboutz ou Rafah. Ce qui est grave et inadmissible ne se situe pas sous les dorures de l’Assemblée nationale. Où sont les sages ? Qui sont les clowns ?



Source link : https://www.lexpress.fr/politique/drapeau-palestinien-a-lassemblee-cette-fievre-qui-terrasse-notre-debat-public-3JI5QMIWOVC3PI4PLIBMQDPMBE/

Author : Olivier Pérou

Publish date : 2024-05-29 06:26:40

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Loi sur “l’influence étrangère” en Géorgie : le Parlement contourne le veto présidentiel

Le Parlement géorgien contourne le veto présidentiel et adopte la loi sur l'influence étrangère.




Le Parlement géorgien a contourné, ce mardi 28 mai, le veto présidentiel et adopté définitivement une loi controversée sur l’influence étrangère, un texte qui a provoqué des manifestations très importantes et des critiques occidentales.Les députés du parti au pouvoir du Rêve géorgien, majoritaires dans l’hémicycle, ont adopté la loi par 84 voix pour, et quatre contre, balayant ainsi le veto qu’avait apposé la présidente pro-occidentale Salomé Zourabichvili, après l’adoption du texte controversé au Parlement le 14 mai. La plupart des députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle au moment du vote. L’Union européenne a déclaré “profondément regretter” l’adoption du texte, et appelé le pays candidat à l’adhésion à “revenir fermement sur la voie de l’UE”. Les détracteurs de cette loi, qui ont manifesté plusieurs fois par dizaines de milliers depuis début avril, qualifient le texte de “loi russe”, en raison de sa similitude avec une législation sur les “agents de l’étranger” utilisée en Russie depuis 2012 pour réprimer toute voix dissidente.La loi impose à toute ONG ou média recevant plus de 20 % de son financement de l’étranger de s’enregistrer en tant qu'”organisation poursuivant les intérêts d’une puissance étrangère” et de se soumettre à un contrôle administratif. Plusieurs ONG ont indiqué à l’AFP s’attendre à ce que leurs actifs soient gelés et leur travail entravé avec l’entrée en vigueur de la loi.Des manifestations monstresDès avant le vote mardi, des manifestants avaient commencé à se rassembler devant le Parlement, brandissant drapeaux géorgiens et européens. Une manifestation était attendue dans la soirée, comme Tbilissi en a déjà connues avec parfois des dizaines de milliers de personnes.Si le Rêve géorgien a assuré que la loi ne visait qu’à obliger médias et ONG à la transparence, l’opposition géorgienne et l’Union européenne avaient dénoncé une législation anti-démocratique, incompatible avec les ambitions affichées par cette ex-république soviétique du Caucase de rejoindre à terme l’UE. Des opposants et analystes interrogés par l’AFP y voient aussi un instrument de répression particulièrement menaçant à cinq mois des législatives prévues en Géorgie fin octobre, qui pourrait priver le camp pro-européen de toutes chances de revenir au pouvoir.”Le Rêve géorgien sait qu’il perdrait le pouvoir si les élections étaient libres et équitables”, a affirmé Tina Bokouchava, députée du parti d’opposition Mouvement National Uni de l’ex-président pro-occidental Mikheil Saakachvili. “C’est pour cela qu’ils ont adopté la loi à l’approche du scrutin, ils espèrent l’utiliser pour réduire au silence les critiques”. Le débat qui a précédé le vote mardi a été agité, comme souvent en Géorgie. Le député d’opposition Girogi Vachadzé s’est notamment vu aspergé d’eau alors qu’il s’exprimait à la tribune.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/loi-sur-linfluence-etrangere-en-georgie-le-parlement-contourne-le-veto-presidentiel-BZUDYQRRX5CDZBOG5FYRIV43JA/

Author :

Publish date : 2024-05-28 16:04:45

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Macron et Scholz appellent à créer un produit d’épargne européen pour doper la croissance

Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron au palais Schloss Meseberg, dans l'est de l'Allemagne, le 28 mai 2024




La France et l’Allemagne souhaitent la création d’un “produit d’épargne européen” afin de mobiliser les capitaux privés au service de la croissance, a déclaré ce mardi 28 mai Emmanuel Macron.”Nous avons décidé ensemble d’appeler à la création d’un produit d’épargne européen”, a dit le dirigeant français lors d’une conférence de presse en Allemagne aux côtés du chancelier Olaf Scholz, regrettant que faute d’instruments adéquats actuellement, des centaines de milliards d’euros “quittent le sol européen pour aller s’investir” aux Etats-Unis.L’Union européenne souffre de la fragmentation de ses marchés des capitaux, morcelés entre les différents pays membres. Elle discute depuis des années de propositions pour bénéficier d’effets d’échelle comparables au marché américain. Mais ces débats achoppent sur des intérêts divergents au sein des Vingt-Sept.La création d’un produit d’épargne européen est défendu depuis plusieurs mois par le ministre de l’économie Bruno Le Maire, dans le cadre plus large d’une “union des marchés de capitaux” (UMC). Il existe déjà un produit d’épargne paneuropéen, créé en 2019, le PEPP (Pan European Personal Pension Product) mais sa distribution se heurte à une tarification et une fiscalité non harmonisées d’un État membre à l’autre.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/macron-et-scholz-appellent-a-creer-un-produit-depargne-europeen-pour-doper-la-croissance-7KJUGU6FJVCVTOHC7P2EW6G2IY/

Author :

Publish date : 2024-05-28 17:42:35

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Les Européens hostiles à l’UE ? Cette étude qui contredit le discours des eurosceptiques

Un homme réajuste le drapeau britannique aux côtés de ceux de l'UE à Bruxelles, le 29 avril 2017




Ce sont des chiffres qui viennent à contre-courant de ce qui est parfois sous-entendu, d’une Union européenne rejetée par une majorité de citoyens et dominée par les eurosceptiques. Selon une étude publiée ce mardi 28 mai, les Européens partisans d’une sortie de leur pays de l’UE ou de la monnaie unique sont en réalité très largement minoritaires, y compris parmi les électeurs des partis d’extrême droite.Selon cette enquête, réalisée par l’institut Ipsos pour la Fondapol dans les 27 pays de l’UE, seuls 13 % des électeurs souhaiteraient ainsi voir leur pays quitter l’Union européenne. Les pays dans lesquels le poids des électeurs voulant quitter l’UE est le plus important sont la Bulgarie (22 %), la République tchèque (20 %), l’Autriche (19 %), mais aussi la France (18 %). A l’inverse, seuls 3 % des Portugais, 5 % des Lituaniens ou 5 % des Espagnols veulent sortir de l’Union européenne.Une large partie d’électeurs se trouve néanmoins dans un entre-deux : s’ils se déclarent défavorables à l’Union européenne, ils ne souhaitent pas pour autant voir leur pays la quitter. C’est le cas de 18 % des citoyens à travers les Etats-membres de l’UE. Mais aussi de près de 25 % des électeurs en France ou aux Pays-Bas, de 23 % d’entre eux en Hongrie, ou encore de 15 % de répondants en Allemagne.Pour les pays ayant adopté l’euro, seuls 8 % veulent revenir à leur monnaie nationale. Le chiffre le plus élevé est en Croatie (14 %), dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, et le plus faible là encore au Portugal (3 %). Il est de 10 % en France.Une vraie bascule des extrêmes droite européennes ?Autre conclusion non négligeable de cette étude : les électeurs des partis d’extrême droite européens semblent également eux aussi très majoritairement… favorables à rester dans l’UE. C’est le cas de 66 % des électeurs qui ont l’intention de voter pour un parti membre du groupe Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen, le groupe auquel appartient le Rassemblement national. Le chiffre est encore plus élevé (80 %) pour les électeurs d’un parti membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) dont est membre la formation de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le parti postfasciste Fratelli d’Italia.Il en va de même pour l’euro, auquel sont favorables 78 % des électeurs du groupe ID et 90 % du groupe CRE. “Les électeurs populistes sont massivement favorables à l’euro, amenant les leaders populistes à se convertir à l’idée d’une monnaie européenne sinon à perdre leurs électeurs”, détaille la Fondapol. “Les partis anti-européens se trompent lourdement s’ils pensent pouvoir convaincre les peuples de proclamer leur souveraineté en renonçant à l’Union européenne”, conclut le groupe de réflexion libéral.Une stratégie qui se retrouve dans l’évolution du programme politique de ces partis, qui semblent avoir adopté ce pragmatisme électoral. En France, le Rassemblement national semble par exemple avoir abandonné l’idée d’une sortie de l’UE ou de la monnaie unique, qu’il défendait encore dans son programme lors de l’élection présidentielle 2017, au profit de mesures plus floues sur son rapport aux institutions européennes.En Italie, après avoir été dans sa campagne très critique de l’UE, la Première ministre Georgia Meloni semble avoir privilégié une stratégie de compromis avec Bruxelles, à l’image de son soutien absolu au Pacte asile et migration, pourtant largement rejeté par d’autres partis d’extrême droite au sein de l’UE.Les institutions européennes en net gain de confianceCet attachement à l’Union européenne se retrouve également à travers le seul exemple d’un Etat membre ayant fait le choix de la quitter : le Brexit. Ainsi, selon l’étude, seuls 21 % des Européens jugent que le Royaume-Uni “s’en sort mieux hors de l’UE”, et 77 % d’entre eux se déclarent même favorables au retour des Britanniques dans l’UE. Sur cette question, Ipsos a aussi sondé les Britanniques, qui seraient de leur côté aujourd’hui près de 68 % à vouloir revenir dans l’UE.Selon la Fondapol, “le soutien des citoyens à l’Union européenne se vérifie aussi dans la confiance qu’ils accordent à la Commission européenne (57 %) et au Parlement européen (57 %)”. Des chiffres en hausse de 10 % par rapport à la dernière enquête, menée il y a seulement trois ans. Mais qui sont surtout “nettement supérieurs à la confiance que les citoyens accordent à leurs institutions politiques nationales, qu’il s’agisse du gouvernement de leur pays (44 %) ou de leur parlement national (51 %)”, détaille le groupe de réflexion.L’enquête met enfin en lumière les conséquences de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Un tiers des répondants (32 %) la citent en premier ou en deuxième raison de leur vote au scrutin du 9 juin prochain. Un chiffre qui frôle ou dépasse les 50 % dans les pays Baltes et la Pologne, mais atteint aussi 41 % en Allemagne, alors qu’il n’est que de 26 % en France. Des raisons différentes de soutenir l’Union européenne, mais un soutien qui reste majoritaire : de quoi susciter de l’espoir à quelques jours des élections européennes.



Source link : https://www.lexpress.fr/politique/les-europeens-hostiles-a-lue-cette-etude-qui-contredit-le-discours-des-eurosceptiques-RRV2QZG4OVAO5BC237X2PTWN4I/

Author :

Publish date : 2024-05-28 16:47:07

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Seconde Guerre mondiale : l’étonnant rôle du guide Michelin dans le débarquement des Alliés

Exemplaire du Guide Michelin de 1939.




Entre initiés, on l’appelle “l’Américain”. Ou le “War”. Une version rarissime du Guide Michelin, que tout mordu du livre rouge aux étoiles se doit de posséder… s’il en a les moyens. Le 6 juin, à l’Hôtel des ventes de Clermont-Ferrand, fief du pneumaticien, un exemplaire en bon état d’usage sera mis aux enchères à l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement. Estimation : entre 5 000 et 7 000 euros. “C’est le Graal de tout passionné”, confie Me Bernard Vassy. Depuis ses premières ventes d’objets estampillés Michelin, il y a vingt-cinq ans, ce commissaire-priseur n’en a adjugé que… sept.Claude de Bruycker, une sommité dans le petit club des collectionneurs, en possède, lui, “quelques-uns”. Discret sur le nombre exact de ses trésors, ce Belge installé à Gand est en revanche intarissable sur leur rareté. “Le premier guide Michelin, daté de 1900, qui est très recherché lui aussi, a été édité à 30 000 exemplaires. Mais “l’Américain” n’est vraiment pas courant. D’après moi, il n’a été fabriqué qu’à quelques milliers d’unités. Dont l’immense majorité a très certainement disparu. Je suis fier de l’avoir : dans ma bibliothèque, je le montre de face, et non sur la tranche.”A l’Aventure Michelin, le musée du groupe installé au nord de la capitale auvergnate, un spécimen trône lui aussi en vitrine. Marie-Claire Demain-Frackowiak nous accueille dans les réserves. C’est ici, dans une salle ignifugée où sont rangés des milliers de cartes et guides, qu’est conservé, dans une boîte à archive, l’autre original en possession de l’entreprise. “Vous pouvez le manipuler… avec précaution”, glisse la responsable du patrimoine historique Michelin, en sortant la relique, emballée dans du papier de soie.Une copie conforme, sauf la couvertureCabourg, Cabrerets, Cadenet, Cadeuil… Au fil des 1 100 pages jaunies, les villes et villages français défilent par ordre alphabétique, avec leurs restaurants et leurs hôtels dûment commentés, dans le style fleuri de l’époque : “Certaines régions favorisées – le Lyonnais par exemple – sont traditionnellement des régions de bonne chère. N’importe où l’automobiliste s’arrête, il est à peu près sûr de faire un bon repas. Les étoiles lui indiquent alors “ce qu’il y a de mieux parmi les bons”. D’autres régions sont moins bien pourvues : “un repas pris au petit bonheur risque d’être médiocre”. La copie conforme d’un Michelin classique. A une différence près : la couverture couleur sable, et non rouge, où figurent les deux mentions qui lui donnent autant de prix. For official use only et Reproduced by Military Intelligence Division, War Department, Washington D.C. Un morceau d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, entre la poire et le fromage.Le guide “Américain” est entré dans la légende au matin du 6 juin 1944, quand les hommes du Général Bradley, le commandant en chef de la 1re Armée US, posèrent le pied sur les plages normandes d’Omaha Beach et d’Utah Beach. Avant le déclenchement de l’opération “Overlord”, chaque officier américain s’était vu remettre un fac-similé de la dernière version à jour du Michelin, celle de 1939 – sa fabrication, boulevard Pereire, à Paris, ayant cessé en 1940, du fait de l’Occupation.L’objectif, comme on peut s’en douter, n’était pas d’ordre gastronomique mais… cartographique. Riche de 500 plans de villes, détaillés rue par rue, et d’une foule d’indications sur les routes, voies ferrées, ponts et autres stations essence de France, ce pavé de 700 grammes et 7 centimètres d’épaisseur devait permettre aux chefs des bataillons de Rangers et des divisions d’infanterie de se repérer en terre inconnue. Un GPS avant l’heure, simple, précis, à la nomenclature parfaitement adaptée aux non-francophones, et d’autant plus utile que les panneaux de signalisation, détruits ou escamotés par les Allemands, manquaient alors dans le pays. Quatre-vingts ans plus tard, voilà à peu près tout ce que l’on sait sur ce guide unique en son genre.Un lot d’énigmesLes soldats s’en sont-ils servis ? Le dernier exemplaire vendu aux enchères à Clermont-Ferrand le laisse à penser : il était corné et déformé dans la longueur, signe que son détenteur le gardait à portée de main, dans la poche de son treillis. En outre, certains spécimens encore en circulation portent le nom manuscrit de leurs propriétaires. Qui semblaient donc y tenir. Et sinon ? Marie-Claire Demain-Frackowiak avoue sa frustration : “A chaque fois que je regarde un documentaire sur l’offensive des Alliés, je scrute la moindre image pour essayer d’en repérer un… Je n’en ai jamais vu.” Rien non plus dans les récits de vétérans. Ni dans les livres d’histoire. “J’ai montré il y a quelque temps la reproduction de ce guide au professeur Olivier Wieviorka, le grand spécialiste de la période. Il ne le connaissait pas”, soupire l’experte de Michelin.Deuxième énigme : qu’en ont fait les GI à l’issue de la guerre ? “Entre l’eau, la boue et la poussière, le papier des guides a été mis à rude épreuve. A mon avis, beaucoup d’entre eux s’en sont débarrassés”, juge Claude de Bruycker. Moins catégorique, Me Bernard Vassy pense que “certains officiers ont dû rentrer avec aux Etats-Unis : c’était l’un des rares souvenirs civils de leur engagement pour la liberté.”Le rôle clé du Major MoutetUn autre mystère entourait jusqu’ici “l’Américain” : sa genèse. Comment le guide de 1939 est-il parvenu au renseignement militaire de l’autre côté de l’Atlantique ? Par des voies clandestines depuis la manufacture auvergnate ? Ou par un touriste, venu avant-guerre visiter la France et qui l’aurait rapporté dans ses valises ? Personne, pas même chez Michelin, n’en a jamais rien su. Auteur de nombreux ouvrages sur les produits dérivés Bibendum, Pierre-Gabriel Gonzalez s’est perdu lui aussi en conjectures pendant des années. Jusqu’à ce que son téléphone vibre… il y a trois semaines. “Un collectionneur m’a envoyé la photo d’une vieille coupure de presse anglaise : c’est un scoop incroyable !”, s’enthousiasme cet ancien journaliste de La Montagne, devenu consultant pour les ventes aux enchères organisées à Clermont-Ferrand.”Gourmet guide that paved way to victory” (“Le guide gastronomique qui a mené à la victoire”). Sur deux colonnes, l’article en question raconte avec force détails comment le Major Gustave Moutet, trouvant le guide Michelin de 1939 bien plus pointu que ses cartes d’état-major, s’appuie sur lui pour faciliter, en mai 1940, l’évacuation des troupes britanniques et canadiennes encerclées par les panzers allemands lors de la “Bataille de Dunkerque”. Parvenu jusqu’à Brest, cet officier français, fils de l’ancien ministre socialiste Marius Moutet – l’un des 80 parlementaires qui refusa les pleins pouvoirs à Pétain -, prend ensuite le bateau pour Londres, le 17 juin, et rejoint les Forces françaises libres. Introduit dans les cénacles militaires autour du général de Gaulle, il confie en 1943 son guide rouge au commandement américain, qui décide alors de le réimprimer.Le Major Gustave Moutet.Quatre semaines après le D-Day, Gustave Moutet retourne en France, comme officier de liaison du Général Patton. Il embrassera, après la Libération, une carrière de haut fonctionnaire, dans le sillage de son père, redevenu ministre de l’Outre-mer. Sa photo en noir et blanc, ainsi que celle du guide “Américain”, accompagne l’article. “Grandes routes, bonnes tables, for the US troops”, indique la légende. “Un récit pareil, ça ne s’invente pas”, veut croire Pierre-Gabriel Gonzalez.L’auteure de l’article, la propre fille du Major, Anne-Elisabeth Moutet, le confirme à L’Express : “Mon père avait acheté le guide Michelin de 1939 en prévision de ses vacances dans le Sud de la France. Il aimait beaucoup conduire et se balader. Quand il a été mobilisé, il est parti au front avec son exemplaire sous le bras. Il m’a raconté toute l’histoire par la suite. En 1984, j’étais correspondante à Paris pour le Sunday Times. J’ai proposé ce sujet à mes chefs, à l’occasion du 40e anniversaire du Débarquement. Je ne pensais pas qu’il réapparaîtrait quarante ans plus tard ! En tout cas, j’ai toujours à la maison le guide “Américain” avec lequel mon père est revenu en France.” Une saga familiale qui révèle enfin le dessous des cartes.



Source link : https://www.lexpress.fr/economie/entreprises/seconde-guerre-mondiale-letonnant-role-du-guide-michelin-dans-le-debarquement-des-allies-FHK7QJ5CHVGXFBQBKFMXB4VAIU/

Author : Arnaud Bouillin

Publish date : 2024-05-28 12:57:50

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Macron a-t-il fait baisser les impôts locaux des ménages ? Cette note qui lève le voile

Le président Emmanuel Macron et son ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'une visite dans une usine de poudre à Bergerac, le 11 avril 2024.




Les impôts locaux des ménages ont baissé de 18,4 % entre 2017 et 2023, à la faveur de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, selon une note du rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale à paraître mardi 28 mai. Elle porte sur les impôts locaux directs, répartis entre les ménages, les entreprises et les administrations. À ceux-ci s’ajoute la fiscalité indirecte locale (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, taxe de séjour…).Résultat : les taxes foncières, taxes d’habitation sur les résidences secondaires ou encore celles liées au ramassage des ordures ont représenté 37,1 milliards d’euros en 2023, contre 45,5 milliards d’euros en 2017, selon cette note de Jean-René Cazeneuve (Renaissance). En 2023, un ménage français paie en moyenne 1 200 euros d’impôts locaux, soit une baisse de 22 % en euros courants, précisent les travaux. Concrètement, chaque ménage français a vu ses taxes diminuer de 340 euros en sept ans.Et dans le détail ? La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, achevée en 2023, représente à elle seule 17 milliards d’euros en moins à payer pour les ménages. Cette baisse fait plus que compenser la hausse de l’ensemble des autres impôts locaux sur la période : taxe d’habitation sur les résidences secondaires (+ 40,1 %), taxe foncière (+ 30,1 % sur les propriétés bâties, + 13,4 % sur les propriétés non bâties), taxe d’enlèvement des ordures ménagères (+ 26,5 %)… Des majorations qui répondent à un contexte inflationniste et s’expliquent aussi par les “hausses discrétionnaires” des exécutifs locaux.Cet argent a davantage profité aux Français les plus modestes, rappelle par ailleurs la note du député macroniste. “42 % des ménages sont locataires de leur logement. Ils ne payent aujourd’hui plus aucun impôt local et de manière permanente”, souligne Jean-René Cazeneuve. Ce dernier précise que pour un ménage locataire, la facture a diminué de quasiment 400 euros en sept ans. Du côté des multipropriétaires, la situation est un peu différente : malgré la fin de la taxe d’habitation sur leur résidence principale, ils ont subi les hausses de taxes foncières sur l’ensemble de leurs biens.Des baisses massives du côté des entreprisesCette baisse est également visible dans l’impôt local réclamé aux entreprises, qui a fondu de 13,2 % entre 2017 et 2023, rapportant l’an dernier 37 milliards d’euros, contre 42,7 milliards d’euros à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. En seulement trois ans, l’Etat a renoncé à 24 milliards d’euros de recettes, rappelle le rapport.La suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), qui doit s’échelonner jusqu’en 2027, représente l’essentiel de cette évolution, les entreprises n’échappant pas, par exemple, à la hausse de la taxe foncière sur les propriétés bâties (+ 11,8 %). Les collectivités territoriales ont, dans le même temps, vu leur situation financière s’améliorer, explique Jean-René Cazeneuve, à la faveur de compensations financières par des fractions de la TVA. La Cour des comptes indiquait pour sa part en juillet l’an dernier, au regard de l’année 2022, que la situation restait contrastée d’une collectivité à l’autre.Si les Français paient moins d’impôts, ce sont des milliards qui échappent aux caisses de l’Etat. Alors que le déficit public s’élève à 5,5 % du PIB, l’opposition pointe du doigt ces cadeaux fiscaux. Certes, le porte-monnaie des Français s’allège, mais reste à savoir comment combler le trou budgétaire.



Source link : https://www.lexpress.fr/economie/macron-a-t-il-fait-baisser-les-impots-locaux-des-menages-cette-note-qui-leve-le-voile-3X66BHQCOVB7HG5XSET265J4VU/

Author :

Publish date : 2024-05-28 06:59:08

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Italie : cette réforme constitutionnelle portée par Meloni qui enflamme le pays

La Première ministre italienne Giorgia Meloni dans l’émission nationale italienne "Porta a Porta" à Rome le 4 avril 2024.




Donner la possibilité aux électeurs de choisir leur Premier ministre… Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé les Français à l’élire “Premier ministre” pendant la campagne des législatives de 2022 en aurait rêvé. L’Italie est peut-être sur le point de le faire. Dans l’hémicycle du Palazzo Montecitorio, les députés épluchent depuis bientôt quinze jours un projet de révision constitutionnelle qui prévoit l’élection du Président du conseil au suffrage universel direct pour cinq ans.Une première sur le Vieux continent, contre laquelle une immense partie de l’opposition est vent debout. “La démocratie est plus complexe qu’acclamer un chef une fois tous les cinq ans pour ensuite le laisser faire ce qu’il veut”, fustige l’élue démocrate Elly Schlein. Le leader du mouvement 5 étoiles Giuseppe Conte a de son côté dénoncé une réforme qui ferait du président de la République “un gratte-papier”. “Le Parlement sera soumis au Premier ministre. Cela n’arrive dans aucun pays au monde”, a-t-il ajouté.La coalition gouvernementale fait front communDes accusations balayées d’un revers de la main par la présidente du Conseil, Giorgia Meloni. “Le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles ne veulent pas de la réforme, ils ne veulent pas changer, ils préfèrent continuer à faire les gouvernements dans le Palais [la chambre des députés, NDLR], et décider sans consulter les Italiens, en choisissant des Premiers ministres non élus qui ne connaissent personne”.Et bien qu’adversaire dans la campagne des européennes, son allié au gouvernement, Matteo Salvini, a volé au secours de la présidente de Fratelli d’Italia. “Nous travaillons à un pays plus moderne, plus efficace, plus rapide, plus méritocratique, de sorte que l’autonomie donne plus de pouvoirs aux autorités locales et que l’élection directe du Premier ministre donne plus de poids au vote des citoyens” a ainsi fait valoir le patron de Lega en marge d’une visite sur le port de Beverello à Naples.L’option risquée du référendumMais avant d’être adopté, ce texte qui prévoit également la suppression des sénateurs à vie – à l’exception des anciens présidents de la République – et l’instauration de l’obligation de dissoudre les deux chambres en même temps, doit passer par un chemin législatif très strict. D’après l’article 138 de la Constitution, toute révision constitutionnelle doit être adoptée par les deux tiers des élus des deux chambres du Parlement, et ce, à moins de trois mois d’écart. À défaut, le gouvernement pourrait soumettre la révision constitutionnelle directement aux électeurs, par voie référendaire.Une initiative qui n’est toutefois pas sans risque. En appelant les Italiens aux urnes, la coalition gouvernementale s’exposerait à des velléités de “vote sanction”. Une éventualité, que l’opposition compte bien exploité à quinze jours du scrutin européen. C’est ainsi que depuis l’arrivée du texte dans la chambre des députés, les procès en opportunisme vont bon train. Giorgia Meloni jugera-t-elle ainsi nécessaire de marteler : “Je ne le fais pas pour moi, mais pour ceux qui me succéderont.”Démission, pas démission ?Consciente des risques auxquels elle s’expose en convoquant un référendum, la présidente du Conseil a levé ce dimanche 26 mai toute ambiguïté sur les conséquences d’un rejet de la réforme. “Si le référendum ne passe pas ? Peu importe, je ne partirai pas”, a évacué, mine de rien, Giorgia Meloni au micro de la RAI dans l’émission Mezz’Ora. Une mise à distance opérée en directe entre son destin politique et l’initiative qu’elle-même surnommait quelques semaines plus tôt “la mère de toutes les réformes”, et qui est apparu comme un changement de registre attentiste par ses opposants.”Superposer sa trajectoire politique au destin du pays avec cette légèreté est inacceptable”, a ainsi sermonné la leader du Parti démocrate. Plus incisif encore, l’ancien président du Conseil Matteo Renzi n’a pas omis de lui rappeler, qu’alors à sa place, il avait démissionné après l’échec du référendum de 2016. “Si tu perds, tu devras démissionner, comme je l’ai fait et comme David Cameron l’a fait en Grande-Bretagne après le Brexit.”Dans les faits toutefois, aucune disposition de la Constitution italienne n’oblige un Premier ministre à quitter le Palazzo Chigi en cas d’échec d’un référendum, fût-il constitutionnel. Mais l’issue défavorable d’une consultation populaire n’en est pas moins un désaveu assené au pouvoir en place. En politique, cela se traduit au mieux, par une démobilisation des soutiens historiques, au pire, par une fuite des voix chez les partis concurrents. Mais Meloni semble tenir tête et ponctue ses interventions du traditionnel : “Je ne reculerai pas.”



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/italie-cette-reforme-constitutionnelle-portee-par-meloni-qui-enflamme-le-pays-5T6CAI4EJFEPXJXNE7PS2IJZGU/

Author : Ambre Xerri

Publish date : 2024-05-27 16:42:47

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Frappe meurtrière à Rafah : “accident tragique”, enquête… Israël répond aux condamnations

Des Palestiniens se rassemblent sur le site d'une attaque israélienne contre un camp de personnes déplacées à Rafah, le 27 mai 2024.




Un “accident tragique”. C’est par ces mots que Benyamin Netanyahou a qualifié ce lundi 27 mai les événements de la veille au soir, près de Rafah. Une frappe aérienne israélienne a provoqué un incendie dans un camp de déplacés du sud de la bande de Gaza, entraînant, selon le ministère de la Santé du Hamas, la mort d’au moins 45 personnes et 249 autres blessés.”A Rafah, nous avons évacué un million de résidents qui ne sont pas impliqués et, malgré tous les efforts déployés, un accident tragique s’est produit hier. Nous enquêtons sur ce qui s’est passé et nous en tirerons les conclusions”, a ainsi déclaré Benyamin Netanyahou devant le Parlement israélien. Tout en pointant du doigt le Hamas : “Pour nous, c’est une tragédie, pour le Hamas, c’est une stratégie”, a-t-il ajouté.Une enquête ouverte par l’armée israélienneCes déclarations vont dans le sens du discours de l’exécutif israélien, qui avait en début de journée déjà commencé à infléchir ses déclarations officielles, tout en justifiant de la légitimité de cette frappe. Selon le porte-parole du gouvernement israélien, Avi Hyman, la frappe visait ainsi deux membres du Hamas responsables de “nombreuses attaques en Judée et Samarie”, termes bibliques juifs pour désigner la Cisjordanie occupée. “Ils étaient couverts de sang israélien”, a-t-il dénoncé. “D’après les premiers éléments, un incendie s’est déclaré après l’attaque. Ces ‘terroristes’ se cachaient en sous-sol”, a déclaré Avi Hyman lors d’un point presse.”Nous examinons la question. C’était vraiment grave. Toute perte de vie, de vie civile est quelque chose de grave et d’affreux”, avait également ajouté le porte-parole du gouvernement israélien, en affirmant par ailleurs qu’Israël cherchait à “limiter les pertes civiles”.L’armée israélienne, de son côté, a annoncé ce lundi enquêter sur cet événement. “Avant la frappe, un certain nombre de mesures ont été prises pour réduire le risque de blesser des civils non impliqués pendant la frappe, notamment l’usage de surveillance aérienne, le recours à des ‘munitions précises’ par l’armée de l’air israélienne, et des informations de renseignement complémentaires”, a déclaré Tsahal dans un communiqué.De vives condamnations internationalesQuelques jours seulement après la décision de la Cour internationale de justice, la plus haute juridiction de l’ONU, appelant Israël à arrêter “immédiatement” son opération à Rafah, cette nouvelle attaque a provoqué de vives condamnations de la communauté internationale. L’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, a “condamné les frappes israéliennes” et réclamé une enquête “complète et transparente”, tandis que le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Volker Türk, s’est quant à lui dit “horrifié”. De son côté, Emmanuel Macron s’est dit “indigné par les frappes israéliennes qui ont fait de nombreuses victimes parmi les déplacés à Rafah”, appelant à un “cessez-le-feu immédiat”.Toujours face au Parlement israélien ce lundi, Benyamin Netanyahou a fustigé les pressions, venant “de chez nous comme de l’étranger”, exercées selon lui contre son gouvernement depuis le début de la guerre contre le Hamas. “Ils nous ont mis la pression : ‘N’entrez pas à Gaza’, et nous y sommes entrés ! ‘N’entrez pas à Chifa’ (du nom du plus grand hôpital du territoire palestinien, NDLR), et nous y sommes entrés ! ‘N’entrez pas à Rafah !’ et nous y sommes rentrés !”, a-t-il lancé devant des familles d’otages retenus dans la bande de Gaza, qui étaient installées dans l’espace réservé au public et le huaient.”Je n’abandonne pas et je n’abandonnerai pas ! Je résiste aux pressions nationales et internationales”, a-t-il poursuivi, faisant notamment écho aux critiques de l’opposition israélienne, dont certains membres réclament sa démission.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/frappe-meurtriere-a-rafah-accident-tragique-enquete-israel-repond-aux-condamnations-WIUW3HQWLRCS3HUTGBWJXRWOMM/

Author :

Publish date : 2024-05-27 17:34:51

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

En Allemagne, l’appel de Macron contre l’extrême droite : “Réveillons-nous !”

Emmanuel Macron, lors d'un discours devant de jeunes Européens, à Dresde, dans l'est de l'Allemagne où il effectue une visite d'Etat.




Emmanuel Macron a mis en garde, ce lundi 27 mai, contre l’extrême droite, “ce vent mauvais” qui “souffle en Europe” appelant à se réveiller pour défendre la démocratie à moins de deux semaines des élections européennes.”Regardons autour de nous la fascination pour les régimes autoritaires, regardons autour de nous le moment illibéral que nous vivons”, a déclaré le chef de l’Etat français lors d’un discours devant de jeunes Européens, à Dresde, dans l’est de l’Allemagne où il effectue une visite d’Etat. “L’extrême droite, ce vent mauvais souffle en Europe, c’est une réalité, alors réveillons nous !”, a-t-il lancé, assurant que l’Europe est à “un moment inédit de son histoire” qui la contraint à penser par elle-même “sa défense et sa sécurité”, face notamment à une Russie qui “sera là demain, après-demain”.”La géographie, nous ne la changerons pas avec la Russie qui aujourd’hui menace notre sécurité et a agressé l’Ukraine”, a-t-il poursuivi. “Nous Européens nous voulons une paix durable c’est-à-dire la paix que les Ukrainiens – parce que nous leur aurons permis de se défendre – auront choisi et négocié”, et qui ne sera pas une “capitulation”.L’alliance avec les Etats-Unis questionnéeEmmanuel Macron a également évoqué la question de l’alliance entre l’Union européenne et les Etats-Unis, encore aujourd’hui le premier fournisseur en armement de l’Ukraine pour l’aider à repousser l’agresseur russe. “Nous avons le droit et même le devoir de nous dire quelle chance nous avons d’avoir ces alliés. Mais est-ce raisonnable de leur demander toujours davantage d’efforts”, a-t-il ajouté, plaidant de nouveau avec force pour que l’Europe prenne sa défense en main. Un message adressé assez directement à l’Allemagne, l’un des pays européens qui s’est le plus reposé sur l’OTAN pour assurer sa défense depuis maintenant plusieurs décennies.”Nous devons penser notre défense […] comme allié au sein de l’Otan, le faire comme membre de l’Union européenne, mais nous dire aussi comme membre de la communauté politique européenne”, a poursuivi le président français. “La vraie réunification de l’Europe sera une Europe qui sait penser son cadre commun de sécurité et de défense par elle-même et pour elle-même, c’est cela le défi des années qui viennent”, a-t-il insisté.Au début de sa visite dimanche, Emmanuel Macron avait déjà planté le décor, estimant que la démocratie était en “crise”, bousculée par la “montée” des extrêmes et une “fascination pour l’autoritarisme”.Macron veut une “préférence européenne”Toujours depuis Dresde, Emmanuel Macron s’est également exprimé sur le volet économique, expliquant que l’Europe doit “sortir de la naïveté” et “se protéger mieux” sur le plan commercial en bâtissant “une préférence européenne” dans certains domaines. “L’Europe est le dernier endroit où nous sommes ouverts au reste du monde sans préférence européenne et sans règle”, a déploré le chef de l’Etat français, appelant à revoir les règles commerciales face à la concurrence de la Chine et des Etats-Unis.Emmanuel Macron a notamment défendu la vision d’une Europe qui protège mieux ses industries d’avenir et investit massivement en leur faveur. Mais cette stratégie se heurte au scepticisme d’autres partenaires européens qui craignent d’entrer dans une spirale de guerres commerciales et sont attachés aux règles budgétaires. Avant d’une nouvelle fois répéter sa volonté de “doubler” le budget de l’UE afin de “porter beaucoup plus d’investissements publics communs”.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/en-allemagne-lappel-de-macron-contre-lextreme-droite-reveillons-nous-3KB7R43BQVEHXANEGPFESEB76U/

Author :

Publish date : 2024-05-27 18:26:31

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Ukraine : l’Otan pointe les restrictions sur l’usage d’armes occidentales

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche) est accueilli par le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, lors de sa visite au siège de l'OTAN, à Bruxelles, le 11 octobre 2023




Le président pro-européen de Lituanie Gitanas Nauseda a été réélu triomphalement dimanche 26 mai au second tour de l’élection présidentielle, face à sa Première ministre et rivale Ingrida Simonyte qui a reconnu sa défaite. Le scrutin s’est tenu alors que ce pays de 2,8 millions d’habitants, membre de l’UE et de l’Otan, se sent menacé par la Russie voisine, vivement critiquée par Gitanas Nauseda qui s’est imposé comme un fervent défenseur de l’Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d’ailleurs été l’un des premiers à féliciter son homologue.Les infos à retenir⇒ L’Otan pointe les restrictions sur l’usage d’armes occidentales⇒ L’Espagne s’engage à apporter un milliard d’euros d’aide militaire à Kiev⇒ La Russie revendique la prise de deux localités dans l’est de l’UkraineL’Otan pointe les restrictions sur l’usage d’armes occidentalesL’Ukraine a les mains liées en raison des restrictions sur l’usage des armes fournies par ses alliés occidentaux sur le territoire russe, a déploré lundi à Sofia le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.”Cela lie les mains dans le dos des Ukrainiens et rend très difficile pour eux d’assurer leur défense”, a déclaré Jens Stoltenberg, à l’ouverture d’une réunion de l’Otan dans la capitale bulgare.Plusieurs pays ont restreint l’usage des armes qu’ils fournissent à l’Ukraine à son seul territoire, Crimée et Donbass compris, interdisant des frappes sur le sol russe. “Je pense qu’il est temps de reconsidérer certaines de ces restrictions”, a souligné plus tard devant la presse Jens Stoltenberg, en marge d’une réunion de l’assemblée parlementaire de l’Alliance atlantique.L’Espagne s’engage à apporter un milliard d’euros d’aide militaire à KievL’accord de sécurité signé ce lundi par l’Espagne et l’Ukraine lors de la visite officielle de Volodymyr Zelensky à Madrid comprend une aide militaire de Madrid d’un montant d’un milliard d’euros, a annoncé le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.Cet accord “inclut un engagement d’aide militaire pour 2024 d’un milliard d’euros qui va permettre à l’Ukraine de renforcer ses capacités” de défense face à l’offensive russe, a déclaré Pedro Sánchez lors d’une conférence de presse commune avec le président ukrainien. “Nous serons aux côtés de l’Ukraine tout le temps qu’il faudra”, a-t-il ajouté, en précisant que l’Espagne allait notamment livrer de nouveaux chars Leopard à Kiev.La Russie revendique la prise de deux localités dans l’est de l’UkraineLa Russie a revendiqué ce lundi la prise de deux nouvelles localités dans les régions de Donetsk et Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, continuant sa poussée dans ces deux secteurs du front où elle est à l’offensive face à une armée ukrainienne en difficulté.L’armée russe a “libéré le village” de Netaïlové, dans la région de Donetsk, ainsi que la localité d’Ivanivka, dans celle de Kharkiv, plus au nord, a affirmé le ministère russe de la Défense dans un communiquéRussie : une attaque de drone contre une station-serviceUne personne a été tuée et trois autres ont été blessées ce lundi dans une attaque ukrainienne de drone contre une station-service dans la région russe d’Oriol, à environ 160 km de la frontière avec l’Ukraine, a indiqué le gouverneur local. “Un drone est tombé ce matin sur le territoire d’une station-service dans la ville de Livny” en endommageant la façade d’un bâtiment administratif, a écrit Andreï Klytchkov, le gouverneur de la région d’Oriol, sur Telegram.Après l’arrivée des services de secours sur les lieux, une nouvelle attaque de drone est survenue, selon la même source. “Selon de premières informations, le conducteur d’un véhicule de pompiers a malheureusement été tué”, a indiqué Andreï Klytchkov, en précisant que trois autres employés des services de secours ont été blessés. Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué ce lundi matin avoir neutralisé dans la nuit une douzaine de drones ukrainiens, dont six au-dessus de la région d’Oriol.Une frappe russe sur un hypermarché de Kharkiv fait 16 mortsLe bilan de la frappe russe sur un hypermarché de bricolage à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, continue de grimper, passant à 16 morts dimanche au lendemain de cette attaque qualifiée d'”ignoble” par le président ukrainien.”Malheureusement, 16 morts ont déjà été recensés”, a déclaré le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegubov. Un précédent bilan communiqué par le ministre ukrainien de l’Intérieur, Igor Klymenko, faisait également état de 43 blessés et de 16 disparus. “La Russie est gouvernée par des gens qui veulent que ce soit la norme de brûler des vies, de détruire des villes et des villages, de diviser les peuples et d’effacer les frontières nationales par la guerre”, a dénoncé dimanche Volodymyr Zelensky.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/ukraine-lotan-pointe-les-restrictions-sur-lusage-darmes-occidentales-5Q357JJKIRCFFHBGXXVXV53GBE/

Author :

Publish date : 2024-05-27 13:42:51

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Trêve à Gaza : les frappes à Rafah inquiètent le Qatar

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, à Diwan Annex, à Doha, le 6 février 2024.




Des responsables palestiniens ont accusé lundi Israël d’avoir bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, tuant au moins 40 personnes selon la Défense civile palestinienne. L’armée israélienne a assuré, pour sa part, avoir frappé un complexe du Hamas dans lequel opéraient “d’importants terroristes”.Les infos à retenir⇒ Frappes israéliennes à Rafah : l’inquiétude du Qatar⇒ La Défense civile palestinienne annonce un bilan de 40 morts⇒ L’UE réclame l’application des décisions de la CIJL’UE réclame l’application des décisions de la CIJLes décisions sur Gaza prises par la Cour internationale de Justice (CIJ), la plus haute juridiction de l’ONU, doivent être appliquées, a martelé lundi à Bruxelles le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE et de plusieurs pays arabes. “Tout le monde est d’accord pour dire que les décisions de la Cour internationale de justice sont obligatoires et qu’elles doivent être mises en oeuvre”, a affirmé Josep Borrell, après l’ordre donné par cette cour à Israël de cesser “immédiatement” son offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Mais, a-t-il reconnu, “il y a réellement un dilemme sur la façon dont la communauté internationale peut contraindre à la mise en œuvre” de ces décisions.Les ministres de l’UE vont en discuter lundi matin avant de rencontrer leurs homologues égyptien, jordanien, qatari, émirati et le secrétaire général de la Ligue arabe, a ajouté Josep Borrell devant la presse.La Défense civile palestinienne annonce un bilan de 40 mortsLa Défense civile palestinienne de la bande de Gaza annonce un bilan de 40 morts après des frappes israéliennes sur un camp de Rafah, dans l’extrême sud du territoire côtier palestinien.”Le massacre commis par l’armée d’occupation israélienne dans les tentes de réfugiés dans le nord-ouest de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a fait 40 martyrs et 65 blessés”, a déclaré à l’AFP Mohammed al-Mughayyir, un responsable de la Défense civile dans la bande de Gaza.Frappes israéliennes à Rafah : l’inquiétude du QatarLes frappes israéliennes dans la ville palestinienne de Rafah pourraient “entraver” les pourparlers de trêve à Gaza, a mis en garde lundi le Qatar, pays médiateur entre Israël et le Hamas.Le pays du Golfe s’inquiète du fait que les bombardements vont compliquer les “efforts de médiation en cours et entraver les efforts visant à parvenir à un accord pour un cessez-le-feu immédiat et durable dans la bande de Gaza”, a affirmé le ministère qatari des Affaires Etrangères dans un communiqué.Egypte : un “bombardement délibéré”L’Egypte a condamné lundi un “bombardement délibéré des forces israéliennes sur des tentes de déplacés” à Rafah. Au Caire, le ministère égyptien des Affaires étrangères a appelé dans un communiqué Israël à “mettre en œuvre les mesures édictées par la Cour internationale de justice (CIJ) concernant une cessation immédiate des opérations militaires” dans la ville palestinienne de Rafah, située à la frontière de l’Egypte. Le ministère a fustigé “une nouvelle violation flagrante des dispositions du droit international humanitaire”.Déplorant un “évènement tragique”, le communiqué dénonce un “ciblage des civils sans défense” et “une politique systématique visant à élargir le spectre de la mort et des destructions dans la bande de Gaza pour la rendre invivable”.Israël interdit à l’Espagne tous services consulaires aux PalestiniensLe ministère israélien des Affaires étrangères a ordonné lundi au consulat d’Espagne à Jérusalem de cesser ses services aux Palestiniens à partir du 1er juin, en riposte à la reconnaissance par Madrid de l’Etat de Palestine, selon un communiqué de la diplomatie israélienne. A compter de cette date, le consulat d’Espagne à Jérusalem sera “autorisé à délivrer des services consulaires aux résidents de la circonscription consulaire de Jérusalem uniquement, et (ne sera) pas autorisé à […] exercer une activité consulaire à l’égard des résidents de l’Autorité palestinienne”, précise le communiqué.Le ministre des Affaires étrangères, Israël Katz, a déclaré dans un communiqué distinct : “aujourd’hui, j’ai mis en oeuvre des mesures punitives préliminaires à l’encontre du consulat d’Espagne à Jérusalem, suite à la reconnaissance par le gouvernement espagnol d’un Etat palestinien”.Gaza : Amnesty demande une enquêteTrois frappes aériennes israéliennes dans le centre et le sud de la bande de Gaza ont tué en avril 44 civils palestiniens dont 32 enfants, selon Amnesty International qui demande à la CPI d’ouvrir une enquête pour “crimes de guerre”. Selon l’ONG, ces frappes ont eu lieu le 16 avril sur le camp de réfugiés d’al Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, et les 19 et 20 avril à Rafah, dans le sud.”Ces frappes dévastatrices ont décimé des familles et ôté la vie à 32 enfants”, déclare dans le communiqué une responsable d’Amnesty, Erika Guevara-Rosas, affirmant que l’enquête de l’ONG apporte “des éléments de preuve essentiels pointant des attaques illégales imputables à l’armée israélienne”.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/treve-a-gaza-les-frappes-a-rafah-inquietent-le-qatar-JCRYZ5YEJ5DQ3AR77HMKGJPBQM/

Author :

Publish date : 2024-05-27 08:38:01

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more

Friedrich Merz, le futur chancelier allemand ? La résurrection d’un has been

Le leader de l'Union chrétienne-démocrate CDU, Friedrich Merz à Nuremberg, le 4 octobre 2023




On le croyait prisonnier des années 1990. Mais “l’homme du passé”, comme l’ont longtemps surnommé les médias qui doutaient de ses capacités à renaître de ses cendres, a réussi son come-back, en se faisant réélire triomphalement à la présidence de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le 6 mai dernier. Un retour au premier plan qui n’a rien eu d’évident. “Bonjour, je m’appelle Friedrich Merz. Ça s’écrit avec un ‘e’ [NDLR : son nom se prononce comme le mois de mars, März]”, avait-il lâché, sourire en coin, le 31 octobre 2018, pour sa première conférence de presse… seize ans après avoir été évincé de l’Assemblée fédérale par Angela Merkel, son ennemie intime.En plus de son image has been, il lui a aussi fallu effacer son profil de “requin de la finance” qui lui collait à la peau. Pour cela, Friedrich Merz a quitté discrètement, en 2018, la présidence du conseil de surveillance de BlackRock Allemagne, le leader mondial de gestion d’actifs dont la réputation ne fait pas bon ménage avec cette Allemagne très attachée à son système de protection sociale – et beaucoup moins libérale que dans les années 1970.Avec des revenus de 1 million d’euros par an et deux avions privés, Merz s’était présenté aux électeurs comme un “citoyen de la classe moyenne”. Il a fini par abandonner son costume d’homme d’affaires pour reprendre – avec éloquence – son rôle de leader de l’opposition, abandonné en 2002. Avec un “programme fondateur”, voté début mai au congrès de Berlin, Friedrich Merz a redressé un parti laminé par la déroute électorale de 2021 et divisé entre les nostalgiques de la ligne humanitaire de Merkel et les ultraconservateurs partis à reconquête des électeurs d’extrême droite.La Chancellerie en ligne de mireSes phrases sont plus courtes, plus tranchantes et taillées pour être reprises par la presse : “Vous dirigez l’Allemagne comme un plombier”, lance-t-il à Scholz à l’occasion de la crise budgétaire. Sur l’Ukraine, il accuse le chancelier de jouer “avec la peur des Allemands” et d’avoir “ruiné” les relations avec la France. Pour recadrer une CDU trop sociale à son goût, Friedrich Merz a mis un pied discret sur les plates-bandes de l’AfD (Alternative für Deutschland). “L’Allemagne n’est pas Kreuzberg [NDLR : quartier turc de Berlin], c’est Gillamoos [NDLR : fête de la bière en Bavière]”, déclare-t-il le 5 septembre 2023 à Abensberg, alors même que 25 % des Allemands sont issus de l’immigration.A 68 ans, Merz poursuit sa croisade contre les réfugiés et les minima sociaux. Après avoir dénoncé le “tourisme social” des Ukrainiens et stigmatisé les jeunes des quartiers en les traitant de “petits pachas”, Merz s’est déchaîné contre les déboutés du droit d’asile qui se font “refaire gratuitement les dents quand les citoyens allemands n’obtiennent pas de rendez-vous chez leur dentiste”. “Il met de l’huile sur le feu, mais c’est l’AfD qui en profite”, prévient Ursula Münch, directrice de l’Académie de science politique de Tutzing en Bavière.Friedrich Merz n’a encore aucune expérience du pouvoir, il n’a jamais été ministre, il n’a jamais mené de campagne électorale nationale. Mais il croit à la Chancellerie en 2025. “Nous allons gagner les élections”, a-t-il assuré aux délégués du congrès de mai. Dans ses voyages en Israël, en France ou à Bruxelles, il se comporte déjà comme un chef de gouvernement. Et il est accueilli comme tel par Emmanuel Macron ou Benyamin Netanyahou.Pour l’instant, sa ligne “AfD light” a permis de maintenir la CDU à 30 % dans les intentions de vote, ce qui lui permet d’espérer une victoire. Mais sa candidature se décidera à l’issue des scrutins régionaux de septembre où l’extrême droite se prépare à un triomphe. Merz avait juré en 2019 de “diviser par deux les électeurs de l’AfD”. Aujourd’hui, ils sont deux fois plus nombreux.



Source link : https://www.lexpress.fr/monde/europe/friedrich-merz-le-futur-chancelier-allemand-la-resurrection-dun-has-been-HYD7EZKR7FG65HMPNNS2M55NGU/

Author : Christophe Bourdoiseau

Publish date : 2024-05-27 05:00:00

Copyright for syndicated content belongs to the linked Source.

Read more
1 2 3 128
Page 1 of 128

.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .