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EN DIRECT. L’accession au pouvoir du RN n’est “que partie remise”, affirme Le Pen

Marine Le Pen, à son arrivée à l'Assemblée nationale, mercredi 10 juillet 2024.




Trois jours après les législatives anticipées du 7 juillet, n’ayant pas permis de dégager de majorité absolue à l’Assemblée nationale, le suspens règne toujours autour de la nomination d’un Premier ministre qui cohabiterait avec le président Macron. Les tractations continuent au sein du Nouveau Front populaire, entre le PS, LFI, les écologistes et les communistes, censés proposer un nom d’ici la fin de la semaine. Tandis qu’une partie des Républicains a revendiqué, ce mardi, la tête de Matignon et un “gouvernement de rassemblement”, afin de “mettre un coup d’arrêt à LFI”, le Rassemblement national, exclu des négociations, fait lui son entrée à l’Assemblée ce mercredi.Les infos à retenir :⇒ Une partie des Républicains revendique un Premier ministre de droite à Matignon⇒ Les 123 députés du Rassemblement national s’installent à l’Assemblée.⇒ La bataille se poursuit entre le PS et LFI pour proposer un Premier ministre à Emmanuel MacronL’accession au pouvoir du RN n’est “que partie remise”, affirme Le Pen”C’est une victoire différée”: les mots de Marine Le Pen lors de l’arrivée des députés RN à l’Assemblée pic.twitter.com/fz0GHiqJXe— BFMTV (@BFMTV) July 10, 2024Dîner avec Marine Le Pen comme Edouard Philippe, “un mauvais signal” selon BayrouLe président du MoDem François Bayrou a estimé qu’il s’agissait d’un “mauvais signal à l’égard du pays” de dîner avec Marine Le Pen, regrettant le choix d’Edouard Philippe qui a admis mardi avoir partagé un repas avec la figure du Rassemblement national.”Il y a entre nous et l’extrême droite un fossé qui est infranchissable”, a expliqué François Bayrou sur BFMTV. “C’est un mauvais signal que de multiplier les signes qui vont dans leur sens”, a-t-il ajouté interrogé sur les révélations du journal Libération à propos de dîners organisés au domicile de l’ancien député Thierry Solère. L’ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat potentiel pour la présidentielle de 2027 comme Marine Le Pen, a reconnu mardi sur TF1 avoir dîné avec la triple candidate à l’Elysée, une démarche vivement critiquée par une partie des dirigeants politiques et notamment la gauche.Darmanin ne peut “pas accepter” un gouvernement avec Sandrine RousseauGérald Darmanin a déclaré ce mercredi qu’il ne pourrait “pas accepter” que les écologistes Sandrine Rousseau et Marine Tondelier “puissent participer à un gouvernement”, et que si c’était le cas il serait “le premier signataire” d’une motion de censure.”Je serai le premier signataire d’une motion de censure si la France insoumise arrive aux responsabilités, mais pas que La France insoumise”, a dit le ministre de l’Intérieur sur CNews et Europe 1. “Je ne peux pas accepter que Madame Rousseau des Verts puisse participer à un gouvernement ou que Madame Tondelier qui a invité (le rappeur) Médine aux Universités d’été qui a des discours extrêmement ambigus sur la laïcité, (ou) qui était du côté de ceux qui envoyaient des pavés sur la tête des gendarmes à Sainte-Soline, puisse avoir ma voix”, a-t-il développé. “Je ne voterai en rien un texte qui viendrait de cette gauche-là et je censurerai immédiatement des personnes, des gouvernements qui viendraient de cette gauche-là”, a-t-il poursuivi.Glucksmann : “On ne pourra pas gouverner par des décrets et des 49.3″Le député européen et leader de Place publique Raphaël Glucksmann juge mercredi dans une interview au Nouvel Obs que la gauche ne pourra “pas gouverner par des décrets et des 49.3”, et qu’il faudra “discuter avec des gens qu’on a combattus, sans se renier”.L’ex-tête de liste PS/Place publique aux européennes, qui s’est engagé dans le Nouveau Front populaire créé en quelques jours par les forces de gauche pour contrer une majorité du RN à l’Assemblée, estime que sans majorité absolue, “la seule voie possible” pour la gauche, “c’est la démocratie parlementaire”. “Maintenant, c’est à l’Assemblée de construire des majorités. L’exécutif va devenir l’exécutant. On ne pourra pas gouverner par des décrets et des 49.3…”, a-t-il estimé, dans une pique à la majorité sortante, qui a beaucoup utilisé ces outils, mais aussi au leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a promis, si la gauche se trouve en position de gouverner, des décrets pour l’abrogation de la retraite à 64 ans ou la hausse du smic.Alexis Kohler, l’adieu à Macron ? Coups bas, déception et confidencesQuelle que soit la suite, plus rien ne sera jamais comme avant pour le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dont la mission jusqu’à présent était de garantir l’application de la pensée macronienne la plus pure. Le temps est-il venu de partir ? L’enquête de notre journaliste Laureline Dupont.Emmanuel Macron avec le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)LR revendique MatignonLe président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, ainsi que le député Olivier Marleix, ont plaidé mardi pour la nomination d’un Premier ministre issu de leur camp qui prendrait la tête d’un “gouvernement de rassemblement” afin de “mettre un coup d’arrêt à LFI”. “Il nous faut un gouvernement d’urgence avec des LR, des indépendants, le camp d’Emmanuel Macron, et peut-être aussi des hommes et des femmes de bonne volonté qui veulent clairement que notre pays ne soit pas paralysé”, a expliqué Xavier Bertrand sur France 2. Selon lui, cette solution permettrait de “mettre un coup d’arrêt à LFI” qui revendique également Matignon et dont il a qualifié le programme de “complètement délirant et de matraquage fiscal”.D’autres personnalités LR ont également plaidé pour la désignation d’un chef du gouvernement issu de leurs rangs, tandis qu’un groupe de députés de droite réunis autour de Laurent Wauquiez refusent toute alliance avec la Macronie. L’ancien premier ministre Edouard Philippe a par exemple plaidé mardi pour un “accord technique” entre le camp présidentiel et Les Républicains (LR), qui devront, en cas de refus, “expliquer à leurs électeurs qu’ils ont préféré un gouvernement du Nouveau front populaire avec LFI”.Le Rassemblement national s’installe à l’AssembléePremier parti de France après les européennes mais troisième bloc à l’Assemblée après les législatives, le Rassemblement national fait à son tour sa rentrée au Palais Bourbon ce mercredi. Le parti lepéniste et ses alliés devraient compter 143 députés, dont au moins 123 devraient siéger dans le groupe RN présidé par Marine Le Pen. Ses élus feront une arrivée groupée à partir de 9h30.Le RN est en nette progression puisqu’il avait fait élire 89 députés en 2022. Confronté au “barrage républicain” organisé par l’ensemble des autres formations politiques, le RN reste en dehors de toutes les tractations en cours pour désigner un Premier ministre et former un gouvernement. Il siégera en tout état de cause dans l’opposition, avec pour objectif de se relancer en vue de la présidentielle de 2027.A droite, les députés du parti Les Républicains (LR) sont également attendus au Palais Bourbon dans la journée de mercredi, sous la direction de Laurent Wauquiez qui y effectue son grand retour.Toujours pas d’accord au sein du Nouveau Front populaireLa bataille fait rage entre les deux principales composantes du NFP pour une éventuelle entrée à Matignon, notamment entre une France insoumise (LFI) à peu près stable (70 à 80 élus), et un Parti socialiste (PS) revigoré et qui espère faire au moins jeu égal. “Je suis prêt à assumer cette fonction”, a lancé le premier secrétaire du PS Olivier Faure mardi à son arrivée au Palais Bourbon. Une réponse à l’activisme de LFI et de son leader Jean-Luc Mélenchon qui revendique le poste pour un des membres de sa garde rapprochée. Le chef de la gauche radicale évoque avec insistance le nom de la jeune députée du Val-de-Marne, Clémence Guetté, 33 ans et coordinatrice de son programme présidentiel en 2022.Mardi soir, le Nouveau Front populaire a également mis “solennellement” en garde Emmanuel Macron contre le maintien de Gabriel Attal à Matignon, lui reprochant de “bloquer” la nomination d’un Premier ministre issu de ses rangs, une posture dénoncée par le camp présidentiel qui prône le “réalisme” et une coalition plus large.Mathilde Panot réélue à la tête des députés LFILa députée Mathilde Panot a annoncé qu’elle avait été réélue mardi à la présidence du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale. Sur le réseau social X, elle a adressé ses “chaleureux remerciements” aux élus insoumis qui se réunissaient mardi pour la première fois de la nouvelle législature. Mathilde Panot, 35 ans, est très proche du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon. Elle est députée du Val-de-Marne depuis 2017 et présidente du groupe depuis octobre 2021. LFI devrait rassembler entre 70 et 80 députés, une fois les groupes parlementaires définitivement composés.



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Publish date : 2024-07-10 07:52:27

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