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Avec Star, Disney+ déroule un tapis rouge au “comfort watching”

Avec Star, Disney+ déroule un tapis rouge au “comfort watching”




Ce sera, nous dit le communiqué officiel, le “sixième pilier” de la plateforme, les cinq autres étant Disney, Pixar, Star Wars, Marvel et National Geographic. A partir du 23 février, le service Disney+ rassemblera sous la bannière Star un catalogue de quelque 450 titres (films et séries) dits adultes bien que tout de même plutôt familiaux, issus des studios et networks avalés plus ou moins récemment par la firme la plus puissante et la plus monopolistique de l’histoire du divertissement humain – ABC, FX, 20th Century Studios (ex-Fox) ou Touchstone en étant désormais des succursales.
La nouveauté ne concerne que les territoires non-américains, puisque Disney exploite aux Etats-Unis ce catalogue sur des plateformes distinctes, comme Hulu. Elle s’accompagne d’une légère augmentation de l’abonnement mensuel, qui passe de 6,99 euros à 8,99 euros, restant donc trois euros moins cher qu’un abonnement standard à Netflix, mais aussi trois euros plus cher qu’un abonnement à Amazon Prime.

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Publish date : 2021-02-15 12:35:34

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Brexit : l’industrie musicale britannique peut-elle éviter le naufrage ?

Brexit : l'industrie musicale britannique peut-elle éviter le naufrage ?




La scène se déroule en janvier 2019, dans la ville de Groningen, au nord des Pays-Bas. Une bande de bras cassés du rock, venus de la cité industrielle anglaise de Coventry, nous invitent à boire une bière chaude dans leur van de tournée, sorte de petit combi étriqué dans lequel ils tiennent à sept au milieu de paquets de chips éventrés, tour manager et imprésario compris. La moyenne d’âge ici ne dépasse pas les 20 printemps, et la perspective d’une sortie imminente du Royaume-Uni de l’Union européenne ne semble pas entamer l’optimisme de FEET, jeune groupe un peu branleur, qui a prévu de passer les mois qui suivent sur les routes de l’espace Schengen à la recherche d’un rade où jouer sa musique.
Lockdown global
Deux ans, une pandémie et un Brexit plus tard, où en sommes-nous ? Dans un épais brouillard à travers lequel percent quelques loupiotes, qui sont autant de signaux faibles indiquant la direction que pourraient prendre les choses. Sonné·es par le lockdown global, la fermeture des salles de concert et l’incertitude quant à la tenue ou non des grands rendez-vous au rythme desquels vibre toute l’industrie du live outre-Manche (le mastodonte de Glastonbury vient d’annoncer que l’édition 2021 n’aura pas lieu), les musicien·nes britanniques se prennent aussi en pleine face le Brexit et la perspective d’un deal branlant avec l’UE :
“Nous nous efforçons de gérer la situation présente, tout en essayant d’établir une feuille de route qui nous permette de mieux envisager l’avenir”, nous confie par mail Tim Burgess, leader du groupe mancunien The Charlatans.

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“Voir des musiciens sortir des disques sur lesquels ils ont travaillé pendant des années sans pouvoir les promouvoir avec une tournée est vraiment déchirant” Keith Miller, directeur de festival et manager



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Publish date : 2021-01-22 11:42:27

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Brexit : “Pour une grande partie des artistes, ce sera l’isolement”

Brexit : “Pour une grande partie des artistes, ce sera l’isolement”




En complément de notre dossier spécial Brexit paru dans notre numéro du 27 janvier, avec le rappeur britannique slowthai en couverture, nous avons interrogé le journaliste spécialisé en économie de la culture Antoine Pecqueur, qui est aussi bassoniste et conseiller à la direction de la MC2 de Grenoble, sur les conséquences de la sortie de la Grande Bretagne pour le secteur culturel.
Quel sera le principal impact du Brexit pour les artistes britanniques ?
Antoine Pecqueur – Pour le spectacle vivant et la musique, l’impact va être dramatique. La sortie du pays de l’Union européenne va engendrer plusieurs problèmes. Par exemple, la question des visas à mettre en place pour les artistes. Pour des grandes formations de musiques actuelles ou classiques, qui partent en tournée avec parfois des centaines de collaborateurs, il faudra créer une bureaucratie énorme, ce qui implique des frais. Ce sera d’autant plus dissuasif que l’économie de la culture en Grande-Bretagne, basée très largement sur un système de financement privé, est déjà fragilisée par le Covid. Avec le Brexit, c’est la double peine. Au-delà des individus, il y aura aussi des formulaires à remplir pour les douanes concernant les instruments, le matériel.

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Comment réagissent les artistes ? 
Des centaines de milliers d’artistes ont signé une pétition demandant une exemption de visas de 90 jours, mais ce n’est pas passé. C’est d’autant plus surprenant quand on voit le parcours de Boris Johnson, qui était le responsable culture du Parti conservateur. Paris prend d’ailleurs exemple sur les JO de Londres, dont il était alors maire, pour imaginer ses “Olympiades culturelles”. La question culturelle lui est tout sauf étrangère, mais on voit que les exemptions ne se font pas dans ce domaine-là.
Pourtant, économiquement l’export est essentiel à l’économie de la culture. La tournée internationale de 2019 pour les orchestres anglais représente 14,5 millions de livres, dont la moitié réalisée en Europe. Il y a en Grande-Bretagne des ensembles de musique qui font 90% de leur chiffre d’affaires à l’export. On sait depuis très longtemps à quel point la musique est dans l’ADN même du pays. Le seul secteur culturel pour lequel le Brexit pourrait être une bonne nouvelle, c’est l’art contemporain : en sortant de l’UE, la Grande Bretagne pourrait devenir une sorte de paradis fiscal, avec une fiscalité à 0 pour les œuvres d’art, comme aux Etats-Unis. 

>>> A lire aussi : slowthai : “Sans la musique, je traînerais dehors, je ferais n’importe quoi”

Le Brexit va-t-il modifier structurellement les tournées des artistes de la scène britannique ? 
Tous les concerts en “one shot”, c’est fini. Ce qui peut encore s’envisager, ce sont des périodes plus longues, qui justifieront un investissement important, notamment dans le personnel à employer pour gérer cette nouvelle bureaucratie. La Grande-Bretagne découvre toutes ces formalités de droit. Mais surtout, ça va être gravissime pour les artistes eux-mêmes. Une étude a déjà montré qu’un musicien sur trois a envie de changer de métier en Grande Bretagne, car au pays du libéralisme triomphant, les artistes n’ont aucun filet de sécurité. Je pense que cette crise sanitaire montre la limite totale du modèle anglo-saxon de l’économie de la culture. En se basant uniquement sur la billetterie et la philanthropie, la culture anglo-saxonne s’est tirée une balle dans le pied. Désormais, le secteur culturel anglais a besoin d’un geste politique fort pour se réinventer. Il y a une attente du monde culturel. Les artistes anglais sont désespérés. 
Comment cela peut-il se traduire, à terme ? 
On a appris récemment que Simon Rattle, le chef de l’orchestre symphonique de Londres, va prendre la direction de l’Orchestre symphonique de la radiodiffusion bavaroise (BRSO) en 2023. Et il a déjà dit qu’il prendrait la citoyenneté allemande. On parle donc de fuite des cerveaux. Un autre indice inquiétant, c’est que des projets culturels sont à l’abandon, comme le projet de salle de concert dans le centre de Londres. On va arriver à une situation de marasme économique, d’artistes qui vont changer de métiers, et de fuite des cerveaux. 
Là, nous parlons du bout de la chaîne. Qu’en est-il au début de la chaîne, c’est-à-dire pour les étudiants qui se forment au métier d’artiste ? 
La particularité de la culture, c’est en effet que la formation initiale n’est pas la plus importante. Ce sont les expériences et les échanges qui font les individus dans le domaine artistique. Or ces échanges se faisaient notamment grâce à Erasmus, qui s’arrête en Grande-Bretagne à cause du Brexit. Quand on sait que 20% des étudiants du conservatoire de Paris étaient en échange avec un conservatoire anglais, on se rend compte que c’est énorme. Les étudiants français ont envie d’aller y apprendre, et inversement. 

>>> A lire aussi : Brexit : l’industrie musicale britannique peut-elle éviter le naufrage ?

Pour les artistes européens voulant se produire en Angleterre, ce sera également plus compliqué ? 
Bien sûr. C’est pourquoi, dans des économies de la culture déjà fragilisées par la crise sanitaire, il risque d’y avoir un isolement culturel de la Grande-Bretagne. Évidemment, il y aura toujours quelques stars qui vont tirer leur épingle du jeu, mais pour une grande partie des artistes, non soutenus par l’industrie la plus puissante, ce sera l’isolement. Et pour énormément de structures culturelles en UE, c’est un marché qu’on perd, un marché très artistique et très mélomane. D’ailleurs l’UE perd avec l’Angleterre son plus gros financeur d’Europe Créative.
Finalement, c’est le rêve européen qui est fané ?
En quelque sorte, oui. Le monde de la culture s’est levé contre cette sortie du pays de l’Union européenne. On a vu alors le gap qui existe entre un monde culturel majoritairement londonien – la ville a voté contre le Brexit -, et un monde d’une autre génération, vivant à la campagne, ne partageant pas les mêmes pratiques culturelles, qui a voté pour cet isolement du pays. C’est cette question qui est centrale. Ce qu’on observe avec le Brexit et la montée des mouvements eurosceptiques, c’est une faille de l’Europe culturelle. La réponse ne peut être que politique. 
Propos recueillis par Mathieu Dejean 
Atlas de la culture, Du soft power au hard power : comment la culture prend le pouvoir, éd. Autrement, 128 p., 21,90€



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Publish date : 2021-01-22 19:28:04

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“Libres !”, la websérie féministe drôle et incisive que l’on attendait

“Libres !”, la websérie féministe drôle et incisive que l'on attendait




La scène a quelque chose de si réaliste qu’elle en est un peu déroutante. Un homme et une femme sont assis·es autour d’une table pour ce qui semble être leur premier date. L’ambiance est à la séduction. Jusqu’à ce que la discussion ne vire très vite aux fantasmes… Elle fait part de sa libido exacerbée durant ses règles. Lui prend un air dégoûté : “Tu vas en foutre partout – Honnêtement, je crois que tu confonds avec un meurtre à l’arme blanche…”, répond la jeune femme du tac au tac.
C’est sur cette réplique acerbe (et très drôle) que démarre le premier épisode de la websérie documentaire en animation réalisée par la documentariste Ovidie et la comédienne et journaliste Marie-Sophie Larrouy (qui anime le génial podcast A bientôt de te revoir sur Binge Audio). Son nom ? Libres ! Telle une invitation à se questionner sur sa construction genrée à destination des jeunes “qui commencent à se demander d’où viennent tous ces diktats féminins qui rythment leur vie au quotidien”, nous explique Ovidie. 
Adaptée de la bande dessinée homonyme écrite par Ovidie et illustrée par Diglee en 2017, elle décortique la liste des injonctions faites aux femmes en matière de sexualité. Attention, ici, il n’est pas question de “conseils pour booster votre libido”, ni de “comment maigrir en une semaine”, ou des “dix choses à faire pour satisfaire son partenaire”. Riche en informations et bourrée d’humour, la série balaie les présupposés à l’aide de mises en situation efficaces.

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Ovidie © Celine Nieszawer/Leextra/Opale



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Publish date : 2021-01-25 11:31:09

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[Vidéo] Christine Angot, autrice de “L’Inceste” en 1999, réagit à l’affaire Duhamel

[Vidéo] Christine Angot, autrice de “L'Inceste” en 1999, réagit à l'affaire Duhamel




“Un moment difficile”. C’est ainsi que Christine Angot définit cette période de quelques semaines qui s’est écoulée depuis la parution du livre de Camille Kouchner, La Familia grande, dans lequel elle affirme que son frère a été victime d’inceste de la part de son beau-père Olivier Duhamel. L’écrivaine dit aussi sur France Inter ce 21 janvier avoir retrouvé une forme “d’angoisse et de nervosité” qui revient chez elle régulièrement quand cette question affleure dans le débat public. 
Christine Angot, écrivaine, sur la déflagration causée par l’affaire Duhamel: “Il faut trouver les mots : d’un coup tout le monde sait quoi dire et comment dire, mais vous, vous êtes plongé dans le silence” #metooinceste #le79Inter pic.twitter.com/USoAYuequb— France Inter (@franceinter) January 21, 2021
“Les victimes d’inceste ne veulent pas parler ? Vous êtes sûre ?”
Et pour cause : Christine Angot a écrit en 1999 L’Inceste, qui raconte le viol incestueux dont elle a été victime. A l’époque, son livre avait été un succès, mais avait aussi été traîné dans la boue par certains journalistes. Ce 21 janvier, elle a décidé de prendre la parole, car elle a décelé des “dangers” dans les interventions qu’elle entendait. 

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>> A lire aussi : “La Familia grande” de Camille Kouchner : le système de l’inceste

Par exemple, on entend beaucoup que les victimes d’inceste ne veulent pas parler. “Les victimes d’inceste ne veulent pas parler ? Vous êtes sûre ? Ne veulent pas parler, ou ne peuvent pas parler ?”, interroge-t-elle. “Moi je voulais parler. De trois ans à treize ans, j’ai voulu parler. Mais vous avez les mots pour dire ça ? Pour parler, il faut que quelqu’un comprenne au premier souffle. Sinon vous renvoyez la parole dans votre bouche.” 
Christine Angot, écrivaine : “Les victimes d’inceste ne ‘veulent pas parler’ ? Vous êtes sûrs ? Il n’y pas une distinction à faire avec ‘ne peuvent pas parler’? Vous avez les mots pour dire ça? En cas d’inceste, votre bouche est mise à mal” #metooinceste #le79Inter pic.twitter.com/9ziSLunPSR— France Inter (@franceinter) January 21, 2021
Avec beaucoup d’émotion dans la voix, elle a tenté de faire comprendre ce qui se joue en ce moment, autour de l’onde de choc “MeTooInceste”. Pour elle, “la force de ce qui est en train de se lever est très importante”.
Christine Angot, écrivaine, rappelle que l’actuel ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a déjà plaidé, sur une affaire, “l’inceste consenti” #metooinceste #le79Inter pic.twitter.com/1xXETUhoxi— France Inter (@franceinter) January 21, 2021

>> A lire aussi : La reine Christine, l’édito de Nelly Kaprièlian 




Source link : https://www.lesinrocks.com/2021/01/21/actualite/societe/video-christine-angot-autrice-de-linceste-en-1999-reagit-a-laffaire-duhamel/

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Publish date : 2021-01-21 10:41:31

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Cette semaine dans Les Inrockuptibles : The White Stripes, la saga d’un duo de légende 

Cette semaine dans Les Inrockuptibles : The White Stripes, la saga d'un duo de légende 




Déjà en kiosque, et disponible ici.

The White Stripes, histoire d’un duo électrique

Alors que le 12 février paraîtra le Greatest Hits des White Stripes, retour sur l’histoire d’un groupe qui sut faire rugir pendant dix ans son rock primal en allant puiser aux sources du blues.

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© Dimitrios Kambouris/WireImage.Getty Images

The White Stripes : notre playlist idéale

Dix titres emblématiques extraits des six albums publiés par le duo.
“One, two, three, four : take the elevator” © Extrait du clip “Hotel Yorba”

Phil Spector, mort d’un producteur monomaniaque

Le mythique producteur américain est mort samedi 16 janvier à 81 ans en prison, où il purgeait une peine de dix-neuf ans pour le meurtre de l’actrice Lana Clarkson.
© Pictorial/DALLE

Ocean Vuong, prodige, auteur et porte-parole de la communauté queer

Un premier roman bouleversant qui donne voix aux violenté·es de l’Amérique. 
© Celeste Sloman/The New York Times/Redux/REA

On a rencontré Mathieu Bablet, l’auteur de la belle BD futuriste “Carbone & Silicium”

Il nous raconte son parcours et son goût pour le récit d’anticipation comme miroir tendu à notre époque.

Arlo Parks, un nouveau groove qui vient tout droit de Grande-Bretagne

Avec un premier album épuré à la croisée du r’n’b, du trip hop et de la soul, Arlo Parks trouve les bonnes vibrations, en musique, dans ses poèmes comme avec les autres. 
© Alex Kurunis

Le scénariste, parent pauvre des séries françaises ? Enquête sur un malaise

Alors que les séries à écrire sont de plus en plus nombreuses, les scénaristes expriment leur mal-être à travers la récente page Facebook Paroles de scénaristes.
© Netflix
Et toujours les critiques ciné, séries, musiquelivres, scènes, arts…



Source link : https://www.lesinrocks.com/2021/01/20/actualite/medias-actualite/cette-semaine-dans-les-inrockuptibles-the-white-stripes-la-saga-dun-duo-de-legende/

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Publish date : 2021-01-20 16:54:59

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Violences des militants pro-Trump au Capitole : “Est-ce qu’on peut passer encore 13 jours comme ça ?”

Violences des militants pro-Trump au Capitole : “Est-ce qu'on peut passer encore 13 jours comme ça ?”




Mercredi 6 janvier, début d’après-midi aux Etats-Unis, l’heure du dîner en France. Les chaînes télévisées et les réseaux sociaux montrent des images que l’on croirait sorties d’un film dystopique américain. Des centaines de militant·es se sont rassemblé·es devant le Capitole, le siège du Congrès américain, situé à Washington. Ce lieu érigé en emblème de la démocratie américaine est envahi par des hordes de partisan·es pro-Trump, armé·es pour certain·es de fourches et de bâtons. Les élu·es du Congrès sont évacué·es à la hâte par le service de sécurité, alors qu’ils·elles étaient au beau milieu d’une session visant à confirmer l’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Au lendemain de cet épisode qu’elle considère comme “le jour où tout a basculé pour Trump”, Tamara Boussac, docteure en histoire et civilisation des Etats-Unis à l’EHESS analyse la situation.
Après deux mois de déni des résultats de l’élection présidentielle de la part de Donald Trump, cet événement était-il prévisible ?

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Publish date : 2021-01-07 18:43:11

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200 personnalités de la culture lancent un appel en faveur de la vaccination contre le Covid-19

200 personnalités de la culture lancent un appel en faveur de la vaccination contre le Covid-19




Ils ont décidé de faire acte de volontarisme, dans l’espoir d’accélérer le rythme des vaccinations contre le Covid-19. A l’initiative du metteur en scène Stanislas Nordey, deux-cent personnalités de la culture ont signé un texte, mis en avant dans le Parisien, dans lequel elles se disent prêtes à se faire vacciner dès que possible : “Pour faire un pas décisif dans la maîtrise de la pandémie et ce, sans aucune hésitation, nous nous engageons à nous faire vacciner dès que cela sera possible”, déclarent-elles. Parmi les signataires figurent par exemple Zabou Breitman, Arielle Dombasle, Ariane Ascaride, Barbara Cassin, Philippe Faucon, Jean-Michel Ribes, Arnaud Desplechin ou encore Olivier Py (directeur du Festival d’Avignon).
“On ne peut plus se contenter d’attendre”
Alors que 58 % des Français se disent toujours hostiles à la vaccination, ce texte est un signe fort, qui prend exemple sur l’appel de 200 maires à se faire vacciner, lancé fin décembre. “Je travaille en Alsace. J’ai été malade au début de l’épidémie, j’ai des proches qui sont décédés… On ne peut plus se contenter d’attendre ce que va faire ou ne pas faire le gouvernement. Il faut s’emparer de notre destin”, déclare-t-il au Parisien.

>> A lire aussi : Rencontre avec Thierry Frémaux et Olivier Py : “Un festival est un spectacle vivant”

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D’autre part, ce geste a aussi vocation à aller de l’avant, alors que le monde du spectacle voit la date de réouverture des salles sans cesse repoussée. “A ce rythme-là, on va rester fermé pendant un an encore… Nous ne pouvons pas être seulement en train de nous plaindre. Cette pétition, c’est une manière d’agir pour sortir de l’impasse”, explique Stanislas Nordey.

>> A lire aussi : Réouverture des lieux culturels : “Pas de visibilité” selon Roselyne Bachelot

>> A lire aussi : Maintien, report, jauges réduites… les peurs et espoirs des organisateurs de festival pour 2021



Source link : https://www.lesinrocks.com/2021/01/07/actualite/societe/200-personnalites-de-la-culture-lancent-un-appel-en-faveur-de-la-vaccination-contre-le-covid-19/

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Publish date : 2021-01-07 11:28:39

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Rencontre avec Thierry Frémaux et Olivier Py : “Un festival est un spectacle vivant”

Rencontre avec Thierry Frémaux et Olivier Py : “Un festival est un spectacle vivant”




Ces dernières semaines, un peu partout en France, des gens se sont mobilisés dans la rue pour protester contre la déconsidération de la culture par les pouvoirs publics. Etes-vous solidaires de ces manifestations ?
Olivier Py — Solidaire évidemment. Mais ce qui est beau, c’est que le public le soit aussi. Je suis embêté quand on parle toujours du monde de la culture comme s’il était clos et comme s’il n’était pas directement en interaction avec les citoyens. L’erreur politique, à mon avis, de cette gouvernance, c’est d’avoir pensé que les Français estiment eux aussi que la culture est inessentielle alors que, justement, ils pensent qu’elle est essentielle.
Thierry Frémaux — J’ajouterais que non seulement la culture est essentielle, mais, surtout, cette crise permet de s’en rendre compte. Personne ne comprend cette mesure puisque nos lieux ne sont pas contaminants et les manifestations sont à la hauteur de cette incompréhension.

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Olivier Py — On a l’impression qu’il y a eu une exception culturelle à l’envers !
Olivier Py en 2019 © Boris Horvat/AFP
Comment expliquez-vous l’arbitraire de cette décision ?
Olivier Py — A mon avis, ils ont pensé qu’une exception pour la culture en termes de mesures sanitaires n’aurait pas été populaire. C’est un souci d’audimat en quelque sorte, mais c’est une erreur de communicant.

> > A lire aussi : Maintien, report, jauges réduites… les peurs et espoirs des organisateurs de festival pour 2021

Comment vivez-vous l’absence de visibilité pour la suite ?
Olivier Py — Nous le vivons mal parce que nous avons l’impression qu’il va y avoir des dommages qu’on ne pourra pas réparer. Pas en haut de l’échelle : les institutions du théâtre public vont survivre. C’est en bas que le pire est à craindre : pour les techniciens, les artistes, les compagnies. Je vois autour de moi beaucoup de gens qui sont prêts à renoncer à ce métier et qui sont des talents dont on a besoin.



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Publish date : 2021-01-04 14:24:33

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“Tout ce qu’on espère de 2021”, L’édito de Jean-Marc Lalanne

“Tout ce qu'on espère de 2021”, L'édito de Jean-Marc Lalanne




La joie, d’habitude si banalement ritualisée, d’entrer dans une année nouvelle, a été particulièrement vive cette année. Même si sa célébration s’est vue bornée de toutes sortes d’interdits. Mais cette joie vive avait, il faut bien le dire, pour principal moteur un empressement inédit à quitter l’année qui s’achevait. “Bon vent 2020”, voire “Fuck you 2020” et autres variantes se déversaient par tombereaux sur les réseaux sociaux tandis que 2021 commençait.
Mais 2021 a-t-elle vraiment commencé ? La rupture n’a jusque-là été que calendaire. Et il est à craindre que 2021 (ou en tout cas tous les espoirs de résilience et de reset général qu’on y projette et dont cette date est devenue le nom) se fasse attendre encore un peu. Ce n’est pas le terrible retard à l’allumage dans la mise en place par les pouvoirs publics de vaccinations massives qui pourrait nous rassurer. Pour l’instant, 2021 semble encore quelque peu embourbée en 2020.
Pour preuve, dès le premier jour de l’année, Gabriel Attal a douché tout espoir de voir les établissements culturels rouvrir

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Publish date : 2021-01-05 15:30:50

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Que lire et regarder pour bien commencer l’année?

Que lire et regarder pour bien commencer l'année?




“Trilogie Taisho” de Seijun Suzuki

Seijun Suzuki (1923-2017) est d’abord, dans les années 1960, le réalisateur d’une quarantaine de films de série B (en douze ans) pour le studio Nikkatsu, qui le vire en 1968 car jugé trop original et sulfureux. Après dix ans de silence, il réalise cette superbe Trilogie Taisho (une ère de l’histoire du Japon : les années 1910-1920) : Mélodie tzigane, Brumes de chaleur et Yumeji. Cette édition (riche en bonus) rend justice à ce cinéaste culte vénéré par Jim Jarmusch, Quentin Tarantino et Wong Kar-wai. 
Cinéma édition Blu-ray (Eurozoom), environ 60 €

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“Gaze”

© Laura Lafon/Gaze Magazine
Lancée via une campagne de financement participatif en mars et distribuée depuis novembre 2020, la revue indépendante bi-annuelle et bilingue (français/anglais) Gaze se consacre aux regards féminins, en contrepoint du fameux male gaze. Au menu de cet objet féministe conçu de A à Z par des femmes et des personnes non-binaires : des récits intimes, des entretiens et des photographies. 155 pages où l’on parle de matrimoine, d’émancipation et de tenues en Lycra, et où l’on croise la réalisatrice et activiste Amandine Gay, la cheffe d’orchestre Uèle Lamore, l’artiste Ulla Deventer ou encore Isabelle Adjani. 
Magazine en kiosque, 18 €
gaze-magazine.com



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Publish date : 2021-01-04 12:18:21

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Pierre Cardin tire sa révérence 

Pierre Cardin tire sa révérence 




Le couturier Pierre Cardin s’est éteint mardi 29 décembre à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Associé autant au renouveau d’après-guerre, qu’au style futuriste et à la globalisation de la mode, son parcours est sans pareil. 
Né en 1922 en Italie, il grandit en France dans une famille immigrée ayant fui le fascisme. Fasciné par la sape dès le plus jeune âge, il fait ses débuts à 14 ans chez des tailleurs loin de Paris, avant d’intégrer la maison Jeanne Paquin en 1944 dans la capitale. Il y dessine les costumes et masques du film La Belle et la Bête de Jean Cocteau, et entreprend une longue collaboration avec le cinéma. Après un passage dans les ateliers d’Elsa Schiaparelli, il rejoint Christian Dior et contribue à l’iconique tailleur Bar, une taille marquée et sa jupe ample, une silhouette clef du New Look.
En 1950, il fonde sa propre maison de couture, ou il dessine autant des costumes de bal que de scène. Par la suite, il développe des silhouettes conceptuelles, pensées de façon sculpturales et inspirées par l’Op Art (l’art optique) et plus tard le Pop Art. Il ose les couleurs explosives, les nouveaux textiles comme le vinyle et la fausse fourrure. Aux côtés d’André Courrèges et Paco Rabanne, il devient une des figures de proue de la mode futuriste qui domine les années 60 et annonce un renouveau dans les lignes, la jeunesse et la société.

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Un styliste amoureux du septième art 
Cet amoureux de la scène et des décors multiplie les costumes de personnalités et de comédien·nes. On lui doit les ensembles noirs à col Mao des Beatles, de nombreuses tenues de John Steed dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir, mais aussi les silhouettes baby doll de Catherine Deneuve dans Belle de Jour de Luis Buñuel.

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En 1962, lors d’une séance d’essayage pour le film Eva de Joseph Losey, il fait la rencontre de Jeanne Moreau, avec qui il vivra une passion qui durera quatre ans, et qu’il habillera dans une quinzaine de films. On peut notamment penser aux tenues graphiques en noir et blanc dans La Baie des Anges de Jacques Demy, à Peau de banane de Marcel Ophüls, à Viva Maria ! de Louis Malle ou encore à La mariée était en noir de François Truffaut. Il apparaît même aux côtés de l’actrice dans un petit rôle dans Jeanne, la Française du Brésilien Carlos Diegues.
Au fil des années, le styliste ne cesse d’innover. Il devient le premier créateur à créer une collection masculine, incarnée lors d’un défilé historique par 250 étudiants parisiens “castés” aux alentours des universités de la capitale. Puis fait de la mannequin tokyoïte Hiroko Matsumoto sa muse, et la première mannequin japonaise à percer à Paris.
Un homme d’affaires hors pair 
En 1962, il ouvre un “corner” dans le grand magasin Le Printemps et choque l’industrie élitiste du luxe. Ses efforts pour démocratiser la mode sont loin des cloisons de la haute couture.
Ce déploiement traverse non seulement les classes sociales mais aussi les frontières : il fait partie des premiers à imaginer un système de licences et de franchises, notion aujourd’hui centrale dans le luxe mais qui était alors avant-gardiste. Il appose son nom (ou ses initiales) sur des produits allant du parfum aux cigarettes, du papier peint à l’eau minérale et se développe dans 100 pays.
Sans perdre de vue ses ambitions culturelles, il dirige l’Espace Cardin dès 1971 (où se produira notamment Marlène Dietrich, vêtue comme à de nombreuses reprises, de ses créations) et acquiert le restaurant légendaire le Maxim’s en 1981.
C’est précisément cette vision à 360 degrés que salue aujourd’hui le milieu endeuillé de la mode ainsi que ses proches et sa famille qui ne manquent pas de rappeler, dans un communiqué, que “Le grand couturier qu’il fut, a traversé le siècle, laissant à la France et au monde un héritage artistique unique dans la mode mais pas seulement.”
De nombreuses personnalités (et institutions) lui ont rendu hommage sur Twitter :
Couturier, designer, ambassadeur de la France, académicien, mécène, tout au long de sa vie, Pierre Cardin aura mené bel ouvrage.
Merci monsieur Cardin de m’avoir ouvert les portes de la mode et d’avoir rendu mon rêve possible… #PierreCardin pic.twitter.com/GeworJSsuA— Jean Paul Gaultier (@JPGaultier) December 29, 2020
« En 1974, Cardin a 50 ans et connaît la consécration : il pose torse nu en couverture du magazine @TIME » (@v_lorelle @lemondefr) https://t.co/vL8ntzl6sF #PierreCardin #histoire #mode pic.twitter.com/eKzq8ETrSE— IfmParis (@IfmParis) December 29, 2020
Le Secrétaire perpétuel, Laurent Petitgirard, et les membres de l’Académie des beaux-arts ont la très grande tristesse d’annoncer la disparition de leur confrère Pierre Cardin. Il avait été élu le 12 février 1992 au fauteuil de Pierre Dux (section des membres libres). pic.twitter.com/sA1mABvZB5— Académie beaux-arts (@AcadBeauxarts) December 29, 2020
#pierrecardin a tout vu, tout vécu. Il créa pour Cocteau les costumes de La belle et la bête, aimait à raconter qu’il acheta la première machine à coudre de Christian Dior, dirigeant son atelier de tailleurs et de manteaux. Grand innovateur, il comprit très tôt la mondialisation— Pascal Morand (@PascalMorand) December 29, 2020

>> A lire aussi : Paul B. Preciado : “La production d’images est un espace d’action politique”




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Publish date : 2020-12-29 16:57:38

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Violences sexistes et sexuelles : l’inspirant appel aux dons d’En avant toute(s) et Safe Place

Violences sexistes et sexuelles : l'inspirant appel aux dons d'En avant toute(s) et Safe Place




L’actrice Aissa Maïga, la dessinatrice Pénélope Bagieu ou encore l’humoriste Laurent Sciamma : ce sont vingt-trois personnalités qui incarnent et soutiennent la campagne d’appel aux dons lancée conjointement par deux associations, Safe Place et En avant toute(s). Un seul objectif : financer le tchat mis en place depuis 2016 par la seconde afin d’accompagner les victimes de violences sexistes et sexuelles. Comme l’explique le communiqué de presse, un don de 60 euros permet de financer une heure de tchat. Parallèlement, l’association fournit des formations de sensibilisation en milieux scolaires, universitaires et en entreprises, dans le but de déconstruire les stéréotypes sexistes et de lutter contre les comportements violents.
Derrière cette opération, on retrouve également Safe Place, montée en 2017 par une bande d’amies afin d’œuvrer à “la libération de la parole des femmes et des personnes LGBTQIA+/non binaires” sur la question des violences sexistes et sexuelles. On a voulu en savoir plus. La DJ Piu Piu, l’une des co-fondatrices de l’association, nous répond.
Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu’est une safe place et où et quand le concept est apparu ?

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Piu Piu- Les safe places sont nées aux Etats Unis dans les années 60. Ils étaient des lieux pour les communautés féministes et LGBTQ, afin de se retrouver sans avoir peur de se faire agresser, mais aussi pour échanger autour des thématiques propres à ces communautés. Il est souvent reproché aux safe spaces d’être excluant, de ne pas vouloir se confronter à une autre pensée, ou bien encore de ne pas contribuer à ce que le monde dans son ensemble soit plus safe mais à créer des bulles d’illusion de sécurité. Les safe places sont des espaces de libération de la parole et avant tout de bienveillance. Pour nous, être safe, c’est d’abord être en sécurité physiquement, mais c’est aussi être bienveillant. Il est sain d’être en désaccord tant que l’on partage des valeurs de respect et de compassion.

>> A lire aussi : Violences sexuelles : Adèle Haenel a-t-elle raison de pointer un déni de justice ?

Et quand l’avez-vous découvert ?
Safe Place a été lancée en 2017, en étant à l’époque centrée autour d’un groupe d’amies : Thaïs , Angelina, Annabelle et Crystal, aussi connues sous le nom du Gucci gang. On s’est rendu compte que nous n’avions pas d’espace dédié à la parole, d’espaces fait par des jeunes pour les jeunes. Même au sein de nos groupes d’ami·es, nous n’osions pas forcément parler de nos histoires d’agressions sexistes et sexuelles. C’est là qu’on a réalisé l’ampleur du problème et qu’on a voulu créer un espace qui répondrait à toutes ces problématiques. Cela a pris de l’ampleur assez rapidement, et aujourd’hui, nous sommes une dizaine !
À l’occasion du #25Novembre et de la Journée Internationale de lutte contre les #violencesfaitesauxfemmes, nous lançons avec We Are Safe Place et près de 30 personnalités une campagne d’appel aux dons pour pouvoir renforcer et soutenir notre tchat ? :https://t.co/gJASgPGcO4 pic.twitter.com/GwuoYttji5— En avant toute(s) (@enavanttoutes) November 25, 2020
Pourquoi avez-vous décidé d’apporter votre aide à En avant toute(s) ?
Nous avons rencontré En avant toute(s) il y a deux ans, en les invitant à participer à l’un de nos événements parce que nous pensons que leur travail est essentiel et complète le nôtre. L’asso a pour but d’accompagner les victimes, de les aider à poser des mots sur ce qu’elles vivent, mais aussi à s’en sortir. Avec Safe Place, nous leur offrons une plateforme pour en parler ouvertement (anonymement ou pas) pour que leur histoire ne reste pas dans l’ombre. Nous orientons aussi toutes les victimes qui cherchent de l’aide et qui se posent encore des questions vers le tchat Comment on s’aime.
Il nous a semblé naturel d’aller plus loin dans les liens que nous tissons ensemble et de développer une campagne pour lever des dons pour elles. Nous avons eu envie de changer le format classique de campagnes de dons, très axées sur la souffrance, et de plutôt mettre l’accent sur la nécessité de croire les victimes, de s’entraider et d’agir à travers le don. Nous avons donc demandé à une vingtaine de personnes de partager leur point de vue et d’encourager tout le monde à donner !
Quel(s) regard(s) portez-vous sur l’année 2020 sur le plan de l’engagement et du féminisme ?
Cette année marque un tournant sur le plan de l’engagement. La pandémie et le confinement du mois de mars ont poussé chacun·es à valoriser le bien de tou·tes et la bienveillance pour tou·tes. Beaucoup se sont alors rendu compte à quel point le système social dans lequel nous évoluons est loin d’être bienveillant et valorisant pour tout le monde, et à quel point le monde est raciste, sexiste et homophobe… Il est devenu essentiel pour nombre d’entre nous de changer les choses et de retrouver un sens de la justice.
Pour le féminisme cela a pour conséquence, selon nous, de rendre les combats plus concrets et de donner de la visibilité à des engagements plus radicaux, contrairement à un féminisme plus pop, plus mainstream que nous avons pu voir après #MeToo. Beaucoup de personnes n’avaient pas conscience du sexisme systémique présent dans nos sociétés et voyaient le féminisme comme une simple revendication, ou une évidence de justice morale. Ces personnes ont peut-être maintenant peur du tournant et de l’ampleur que prend le mouvement féministe. Car être féministe aujourd’hui implique d’être prêt·e à changer et déconstruire des choses dans sa propre vie. Nous voyons éclore un féminisme qui prend en compte les combats de toutes les personnes opprimées. Nous comprenons la peur, mais l’Histoire nous a déjà montré qu’entre la peur et l’instinct de survie face à l’injustice, c’est ce dernier qui triomphe.

>> A lire aussi : Pénélope Bagieu : “2020, c’est l’année Alice Coffin”

Qu’aimeriez-vous développer avec Safe Place en 2021 ?
Nous avons hâte de recommencer nos événements mensuels à La Montgolfière (club de sport et de culture parisien, ndlr), qui incluent des talks et des workshops, et de nous retrouver enfin ! Plusieurs personnes nous ont rejoint dernièrement et avec iels nous développons des nouveaux formats pour notre Instagram. Nous allons continuer à rencontrer des femmes partout en France pour libérer leur parole et mettre en lumière des initiatives féministes.
Selon nous, la meilleure manière de s’engager dans le féminisme est d’abord de s’instruire : lire, écouter, voir des œuvres féministes. Ecouter la parole des femmes, croire en leur vécu. Ensuite, c’est de se renseigner sur les milliers d’initiatives qui existent et leur donner de l’argent, de la visibilité, pour qu’elles aient les moyens de se développer. Enfin, il s’agit de participer activement dans son quotidien à cette révolution culturelle : que puis-je faire changer dans mon école, mon entreprise, ma famille, pour aider à la prise de conscience et faire changer non seulement les mentalités mais aussi les actions de tou·tes ? Avec Safe place, nous allons donc commencer à mettre en place des safe places pour les adolescentes dans les centres sociaux de notre quartier. Pleins de beaux projets pour 2021 !
La campagne d’En avant toute(s) et de Safe Place est effective jusqu’au 23 décembre. Plus d’infos ici. 
Propos recueillis par Carole Boinet



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/12/22/actualite/societe/violences-sexistes-et-sexuelles-linspirant-appel-aux-dons-den-avant-toutes-et-safe-place/

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Publish date : 2020-12-22 15:23:07

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“Une situation tragique”: Roselyne Bachelot s’adresse au monde de la Culture sur France Inter

“Une situation tragique”: Roselyne Bachelot s'adresse au monde de la Culture sur France Inter




En réponse à la gronde et au désarroi du secteur culturel, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot était l’invitée du Grand entretien de France Inter ce jeudi 17 décembre au matin. “C’est une situation tragique”, a-t-elle d’abord reconnu. Condition première à la réouverture des salles, le palier des 5 000 contaminations n’a malheureusement pas été atteint. “Ça a été un crève-cœur épouvantable de prendre cette décision.” La ministre indique travailler avec des représentant·es du secteur “pour bâtir les réponses.” Et d’ajouter : “Je veux que les artistes sachent qu’on est entièrement à leurs côtés, qu’on les comprend, que cette souffrance on la partage.”
Devant l’incompréhension face à la réouverture des lieux de culte, la ministre abonde : “C’est le Conseil d’Etat qui a jugé que la liberté de culte était un droit constitutionnel, empêchant ainsi les mesures sanitaires.” Il s’agissait avant tout d’éviter “les mouvements de population” affirme-t-elle : “Il ne s’agit pas de culpabiliser les gens de la culture ! Ils ont observé les règles des protocoles sanitaires, nous ne les accusons pas. Nous expliquons simplement que les lieux de culture, c’est 40 000 personnes dans les rues de Paris. On tente de juguler le plus possible ces déplacements.” A propos du terme de “non-essentiels” décriés par beaucoup, la ministre justifie : “c’est une décision administrative. Ça ne reflète évidemment pas ce qu’on pense.”
[email protected]_Bachelot : “Il ne s’agit pas d’accuser le monde de la Culture, mais de tenter de le juguler le plus possible ” #le79Inter pic.twitter.com/OL5c3003AY

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— France Inter (@franceinter) December 17, 2020
Des négociations avec les plateformes
Enfin, seule vraie annonce, pour venir en aide à l’économie du cinéma, “les plateformes vont être obligées de participer à la création cinématographique et audiovisuelle française”, affirme la ministre. Le montant s’élèvera de “20 à 25% du chiffre d’affaires, selon leur entrée dans la chronologie des médias.” Pour Netflix cela reviendra à “entre 150 et 200 millions d’euros tous les ans.”
[email protected]_Bachelot : “Nous allons obliger les #plateformes à financer la #création française. @netflix va payer entre 150 et 200 millions d’euros tous les ans” #le79Inter pic.twitter.com/zeutzpgGwN— France Inter (@franceinter) December 17, 2020
Ils et elles étaient plusieurs milliers rassemblés ce mardi 15 décembre place de la Bastille pour dénoncer le “mépris” du gouvernement qui a repoussé de trois semaines la réouverture des salles de cinéma et de spectacles. Mépris à l’égard d’une industrie représentant 100 000 milliards d’euros en France, 2,3% du PIB (en 2017) et emploie 2,5% de la population active, mais qui est pourtant l’une des plus touchées par les mesures sanitaires (un chiffre d’affaires moindre de 25% est prévu pour 2020). Tou·tes attendent désormais la date fatidique du 7 janvier pour la réouverture des salles, et espèrent des solutions pérennes.

>> A lire aussi : “On va mourir, et même pas sur scène”: A Paris, le milieu de la culture crie sa révolte

>> A lire aussi : “Un profond sentiment de révolte” : le monde du cinéma s’insurge contre le gouvernement




Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/12/17/actualite/politique/cest-une-situation-tragique-roselyne-bachelot-sadresse-au-monde-de-la-culture-sur-france-inter/

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Publish date : 2020-12-17 10:09:14

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“On va mourir, et même pas sur scène”: A Paris, le milieu de la culture crie sa révolte

“On va mourir, et même pas sur scène”: A Paris, le milieu de la culture crie sa révolte




Ils et elles dénoncent le “mépris”. Celui du gouvernement, qui a repoussé l’ouverture des salles de cinéma et de spectacles de trois semaines supplémentaires. Et promettent “d’envahir les églises et les galeries marchandes pour jouer leurs spectacles”.
A l’appel de la CGT Spectacle et de nombreux autres syndicats (la FNAR, THEMAA, le SYNAVI…) plusieurs centaines de professionnel·les du monde de la culture manifestaient ce mardi 15 décembre à Paris, place de la Bastille, et dans plusieurs villes de France. Un rassemblement pour protester contre le coup de massue infligé par Jean Castex jeudi dernier : les théâtres et les cinémas ne rouvriront pas avant le 7 janvier (au moins).
Rendez-vous est donné à midi sur la place de la Bastille. Les banderoles des syndicats sont portées par des gens en costume de clowns ou de Monsieur Loyal – leurs habits de travail ? – et les slogans pleuvent. “On va mourir, et même pas sur scène”, “Rideau sur la culture” ou encore “La culture, nourriture essentielle”, peut-on lire sur les pancartes. La foule s’étend du haut des marches de l’Opéra Bastille à l’ensemble de la place, bondée.

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Plusieurs centaines de professionnels du monde de la culture manifestaient aujourd’hui à midi contre la décision de prolonger la fermeture des lieux culturels pour cause de Covid-19, dénonçant le “mépris” du gouvernement à leur égard #AFP pic.twitter.com/XpFofNkFAd— Agence France-Presse (@afpfr) December 15, 2020
Tous les arts réunis pour se faire entendre
Dans cette foule, différents arts sont représentés : le théâtre, le cinéma, la danse et les arts plastiques. Une sorte de “victoire”, se réjouit Christophe Alévêque : “C’est très difficile de rassembler le monde de la culture. Il faut que tous les corps de métiers soient présents. Tant qu’on ne sera pas tous unis, on ne se fera pas entendre.”
Le comédien craint que la future réouverture des salles engendre une autre crise. “Plus on repousse la réouverture des salles de spectacles et de cinéma, plus les dégâts seront importants, explique-t-il. Le plus difficile est à venir en 2021. Des spectacles vont devoir être sacrifiés parce que les salles vont être engorgées.”

>> A lire aussi : Salles qui restent fermées : la colère du monde du spectacle vivant

Investir les lieux autorisés à ouvrir
“On en a marre d’entendre qu’il faut se réinventer”, conclut-il. Si au départ “se réinventer” signifiait enregistrer des représentations dans son salon ou dans des salles vides, certains manifestants commencent à voir les choses différemment. Ils prévoient de déplacer leurs représentations dans les églises, les écoles et les centres commerciaux (qui ont eu l’autorisation de rouvrir) si leurs salles restent fermées. C’est le cas de l’acteur et metteur en scène Charles Berling, qui a permis à un concert de musique classique de se dérouler dans une église à Toulon, avec l’accord des autorités religieuses.
(@ Pauline Thurier)
“Je crois que le pouvoir ne comprendra pas cette manifestation, s’agace-t-il. Jean Castex croit que la culture, c’est du loisir, qu’on peut très bien s’en passer, alors que la vérité est loin de ça.” Il poursuit : “J’invite Castex à relire Orwell et Aldous Huxley pour comprendre ce qu’il est en train de nous préparer.”
Un gouvernement méprisant envers la culture
Le comédien est sûr d’une chose : “C’est la première fois qu’on nous méprise à ce point !” Lucie Borleteau ressent, elle aussi, ce mépris. Au micro, face à la foule, la co-présidente de la Société des Réalisateurs de Films (SRF) et réalisatrice du film Chanson Douce lit une lettre ouverte qu’elle conclut ainsi : “Si on nous met à mort, nous voulons connaître l’accusation. Nous voulons pouvoir nous défendre face à autre chose que le vide et l’absurdité de ce qui nous est infligé.”
“La force du cinéma français, c’est sa diversité, c’est le cinéma d’auteur, de la prise de risques, détaille-t-elle aux Inrockuptibles. On nous envie dans le monde entier et pourtant, les choix du gouvernement mettent tout cela en danger.” Pour Nicolas Dubourg, président du SYNDEAC, syndicat national des entreprises artistiques et culturelles, et directeur du Théâtre la Vignette à Montpellier, c’est carrément “la notion d’exception culturelle” qui est retournée et oubliée. Il espère que cette manifestation rappelle aux dirigeants la définition et l’importance de cette notion : “Le gouvernement ne peut pas nous ignorer”.
Comment rester créatif·ve ?
La cinéaste Lucie Borleteau regrette également que les membres du gouvernement n’aient pas consulté les expert·es du milieu pour comprendre les conséquences, à long terme, de telles décisions : “On peut écrire des petits scénarios dans nos chambres quand on est confinés mais ça ne nous permettra pas de faire des films. Cette situation bloque complètement nos projets futurs.”
Comment créer quand la sentence de l’annulation ou du report indéfini peut encore tomber ? Les professionnel·les de la culture sont usé·es par ce stop and go. Mais ces agissements du gouvernement semblent créer, en plus de cette fatigue, une véritable blessure en eux. Ils et elles sont nombreux·euses à faire part de leur inquiétude quant à la santé mentale de leurs collègues. “Nous sommes en perdition sur le plan moral et sur le plan physique, s’inquiète Christophe Alévêque. J’ai peur que certains d’entre nous fassent des conneries.”

>> A lire aussi : 2020, une année catastrophique et pourtant créatrice pour le spectacle




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Publish date : 2020-12-15 18:07:53

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Avec Star, Disney+ déroule un tapis rouge au “comfort watching”
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