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Les Inrocks

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1000 choses à voir, lire ou écouter pendant le confinement

1000 choses à voir, lire ou écouter pendant le confinement




Cela fait plus de deux semaines que la France est confinée, et cela ne risque pas de s’arrêter tout de suite. Vous ne savez pas quoi faire de vos soirées depuis que vous ne pouvez plus rejoindre vos potes au bar du coin ? Pas de panique. Les Inrocks vous ont concocté une sélection de films, séries, musiques, livres, BD, ou encore jeux vidéo réconfortants, exaltants ou tout simplement divertissants. Vous ne pourrez plus jamais dire que vous ne savez pas quoi faire !

16 séries qui sont parfaites pour le binge-watching

Avec le confinement, on peut enfin binge-watcher sans culpabiliser. Entre vintage et modernité, choix de séries en tous genre, voici notre sélection – avec indications de durée pour bien gérer votre emploi du temps.

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30 chansons pour se remonter le moral quand on est coincé chez soi

Si certain·es dépriment à l’idée de se confiner, nous, on a décidé de ne pas se laisser abattre : on vous a concocté une playlist de 30 morceaux feel good, à écouter pour alléger l’atmosphère !

10 grands films avec moins de 10 personnes dedans, pour maximiser la distanciation sociale

Si vous sursautez désormais dès qu’un·e personnage de fiction se balade tranquillou dans la foule ou va faire ses courses sans masque (malheureux !), voici 10 films pas très peuplés.

8 essais à lire (gratuitement) en ligne pour s’aérer l’esprit

Plusieurs maisons d’édition ont décidé de mettre en ligne certains de leurs ouvrages, afin de donner à leurs lecteurs matière à penser pendant le confinement. On vous en propose 8 particulièrement intéressants.

16 concerts à vivre de chez vous

Une sélection de concerts, entre rock et psyché, r’n’b et hip-hop, pour retrouver le frisson du live à domicile.

15 films joyeux qui nous changent les idées

Vous êtes en proie à des attaques de panique ? Le confinement vous donne envie de vous frapper la tête contre les murs ? Relax. Respirez. Et suivez nos conseils de films moelleux et doux comme de gros édredons, dans lesquels on a envie de se lover toute la vie.

Les 250 épisodes de l’émission culte “Strip Tease” mis en ligne gratuitement par la RTBF

Disparue des écrans en 2012, l’émission franco-belge fait son grand retour sur la plateforme de replay de la RTBF. L’émission démarre en 1985 sur la chaîne belge RTBF et débarque sur France 3 en 1992. Au total, Strip Tease c’est donc 418 épisodes diffusés, dont la plupart ont marqué les esprits. Désormais, les nostalgiques et les curieux pourront avoir accès à ces tranches de vie, de rire et aussi de gêne…

8 documentaires disponibles en streaming

Pour les amateurs de jeunes pousses indé comme de poids lourds de Netflix, nous avons concocté une sélection de huit docus, séries et films confondus, de l’inquiétant Don’t F*** with Cats au cinéma crépusculaire de Pedro Costa.

15 jeux vidéo pour se faire du bien

Célébrant joyeusement les puissances de l’imaginaire ou tendant un miroir à notre quotidien, propices à l’évasion solitaire ou encore meilleurs à plusieurs, voici quinze jeux très recommandés en ces temps troublés.

9 bouquins essentiels sur le rock à (re)lire

La musique, ça s’écoute, mais ça peut aussi se lire. S’il est illusoire de penser que le temps du confinement soignera cette maladie des temps modernes qu’est la procrastination, tâchons de mettre le nez dans quelques bouquins rock (et sur le rock) essentiels, qui devraient nous ouvrir quelques perspectives, et pourquoi pas susciter quelques vocations.

Les 53 chansons de notre playlist “home clubbing” pour danser confiné·es

En ces temps d’apéros connectés, prolongez la fête avec les potes et les potesses en dansant quatre heures durant. Chacun·e chez soi, mais tou·tes ensemble.

15 séries VRAIMENT réconfortantes

En ces temps inquiets, les séries font plus que jamais figure de compagnons de voyage, dont les grandes affections et l’éclat familier aident à conjurer l’obscurité et la solitude. Des années 60 à aujourd’hui, retour sur quinze séries réconfortantes qui peuvent, chacune à leur manière, nous aider à vivre.

10 films de grands espaces pour s’évader hors des quatre murs de son salon

Le cinéma peut être notre meilleur allié face à l’angoisse du confinement. A ceux qui se rêvent galopant au milieu des vallées verdoyantes, nageant nus avec des tortues dans l’eau turquoise ou s’enfonçant dans la jungle tropicale une machette à la main, voici 10 fenêtres pour s’évader vers les grands espaces et se reconnecter depuis son salon avec la splendeur de la nature.

15 vidéos TikTok pour rire un coup du confinement

L’humour est un bon remède à l’anxiété et au stress et, en cette période, on en a bien besoin. De nombreux internautes l’ont compris, et rivalisent d’inventivité sur l’appli TikTok, où, dans un esprit de communauté bienveillant, ils postent des vidéos très drôles. Beaucoup d’entre elles prennent prétexte de l’actualité du confinement pour s’en amuser, et conjurer son ambiance de “fin du monde”. Alors, on a décidé de vous offrir une sélection de quinze vidéos qui vous redonneront le sourire.

15 courts-métrages de grands cinéastes

Avec, entre autres des films de Martin Scorsese, Darren Aronofsky, Andrea Arnold ou encore Marshall Curry.

Les 69 morceaux de notre playlist sexe

Parce que le confinement est aussi le moment de passer du temps dans son lit (ou sur la table de la cuisine, on ne juge pas).

Les 7 films les plus longs (et plus beaux) de l’histoire du cinéma

Puisque vous avez du temps, voilà des films vraiment longs. Très, très longs. 7h20 pour Les Vampires, 15h30 pour Berlin Alexanderplatz et… 720h pour Ambiancé.

Les 50 livres qui ont fait les années 2010

Le confinement, c’est aussi l’occasion de se replonger dans les œuvres immanquables de ces dernières années. Voici, classés par ordre croissant, les livres qui ont particulièrement compté pour nous dans cette décade.

8 films de contagion (si vous voulez rester dans l’ambiance)

Les virus ont beaucoup inspiré le cinéma… De Leos Carax à Terry Gilliam, voici notre sélection, non-exhaustive, de films de contagion.

LE jeu vidéo dont tout le monde parle en ce moment

Un jeu vidéo sans obligation de résultat ? Plus cool que jamais, Animal Crossing : New Horizons, nouvel épisode très abouti d’une série Nintendo, est sorti récemment sur Switch et il va pouvoir vous occuper de looooongues heures.

35 morceaux ambient pour planer le temps du confinement

On vous a compilé plus de trois heures de musique ambient pour vous aider à rendre le temps un peu plus élastique durant ces prochaines semaines…

6 livres sur la vie confinée, de l’onanisme à la catastrophe

Exploration obsessionnelle d’un appartement, road-trip via internet, éloge de la masturbation, catastrophe nucléaire… : les écrivains racontent, parfois avec drôlerie, des situations d’enfermement.

Ce documentaire de cinq heures

Sublime film fleuve sorti en 2016, Homeland : Irak année zéro est disponible en accès libre pendant deux semaines.

10 blockbusters méconnus qui vous avaient (peut-être) échappé

Boudés par le public, mal-aimés à leur sortie, oubliés de la pop culture : leur nom vous est peut-être moins familier, mais ils feront au moins aussi bien le job que tous ceux que vous avez déjà vus cent fois.

10 livres sur le désir et le plaisir féminin à mettre entre toutes les mains

Chaque année, le prix britannique Bad Sex in Fiction Award couronne un roman comprenant une scène de sexe particulièrement mal écrite. Les nommés et les heureux gagnants sont majoritairement des hommes. Pour remédier à toutes ces pages de pénétrations vues uniquement par le prisme masculin, voilà une liste de dix essais et romans qui s’intéressent, enfin, au désir des femmes.

Les 150 morceaux de notre playlist Électro des “Inrocks”

Pour clubber chez soi, comme si de rien n’était. La première partie (1967-1996) est ici, la deuxième ici (1996-2019).

6 romans pour nous guider en période d’effondrement

Au début de la crise du Coronavirus, La Peste d’Albert Camus est devenue une lecture refuge. Mais d’autres romans peuvent aussi nous éclairer dans la période actuelle. Petit tour d’horizon.

100 films incontournables réalisés par des femmes (trop souvent invisibilisées dans l’histoire du cinéma)

Avec toute la subjectivité et les limites inhérentes à l’exercice, nous avons choisi et analysé des films importants signés par des réalisatrices qui mettent en jeu un changement de point de vue, écrivant ainsi une nécessaire contre-histoire féminine du cinéma.

La série culte “Il était une fois… la Vie”, pour retomber en enfance

Disponible depuis octobre 2019 sur Netflix, la série culte, imaginée et réalisée en 1986 par Albert Barillé, peut se (re)découvrir avec vos enfants (ou non). Nostalgie garantie !

Ce jeu vidéo génial qui vous confine pour 400 jours

Attendre sous terre le réveil de notre roi prévu pour dans 400 jours, tel est le programme de The Longing qui a l’étonnante particularité de se dérouler en temps réel.

Les 50 BD qui ont fait la décennie

Entre expérimentations, récits de genre ou autobiographie, voici les 50 meilleures BD de la décennie, selon la rédaction. Un choix éminemment subjectif mais une réalité : la créativité ne s’est jamais aussi bien portée.

Les 10 morceaux qui rendent le plus heureux selon la science

La science a parlé! (Et clairement on en a bien besoin en ce moment.)



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Publish date : 2020-04-02 18:12:02

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Quand les verbalisations pour non-respect du confinement deviennent abusives

Quand les verbalisations pour non-respect du confinement deviennent abusives




Le 30 mars au matin, le photographe indépendant Sébastien Leban enfourche sereinement son vélo. Le magazine Le Point vient de lui commander un portrait d’une épidémiologiste, dans les abords de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. Une fois le shooting réalisé, il circule à la recherche de situations pour faire des photos d’illustration. Seulement voilà, en temps de confinement, la vie n’est pas un long fleuve tranquille.
Alors qu’il traverse une avenue derrière les Champs-de-Mars, un policier le siffle depuis une camionnette dont il croise la route. L’agent des forces de sécurité, visiblement de mauvais poil, lui demande sans plus de formalités ce qu’il fait dans la rue. Sébastien Leban explique calmement qu’il est en reportage, et lui présente sa carte de presse – à distance car le policier n’est ni ganté, ni masqué. Agacé par ces précautions, le policier se penche hors de la camionnette : “Il m’a arraché ma carte de presse des mains”, nous relate le photographe, joint par téléphone, qui a fait le récit de cette “farce au temps du Covid-19” sur Facebook.
Pour les journalistes verbalisés, l’époque confine au keufinement. Témoignage lunaire via @raslaplume. pic.twitter.com/R1HgJJJbbu

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— Louis Witter (@LouisWitter) April 1, 2020

“Il avait envie de se défouler”
Aux yeux du policier, la carte de presse ne suffit pas pour circuler sans contrainte (ce qui est faux). Il lui demande donc son attestation dérogatoire. Sébastien Leban a tout prévu pour satisfaire le zèle policier, et lui tend la feuille en question. Pendant qu’il l’examine, son collègue commente : “Ah, les journalistes ! Vous vous êtes bien gavés pendant les Gilets jaunes !”.
Après examen, le policier lui annonce qu’il va le verbaliser : “La date, sur votre attestation dérogatoire est écrite au crayon de papier”. L’incompréhension de Sébastien Leban est totale, mais ses protestations sont vaines, alors qu’il est pourtant en règle. Pour lui, les choses sont claires, a posteriori : “Il avait envie de se défouler. Je me suis fait arrêter une quinzaine de fois dans le cadre de mon travail depuis le début du confinement, toujours sur des barrages statiques, sans problème. Là, le mec avait envie de m’emmerder. C’était clair et net”.
Ce témoignage de verbalisation infondée n’est pas isolé. Sous son statut publié sur Facebook à propos de cette histoire, d’autres journalistes attestent de comportements similaires de policiers : “Ces collègues se font emmerder spécifiquement quand ils montrent leur carte de presse”, résume Sébastien Leban. Sur Twitter, d’autres cas sont relatés, tous aussi kafkaïens les uns que les autres – sans pouvoir être toujours vérifiés. Romain Pigenel, ancien directeur adjoint du Service d’information du gouvernement, explique par exemple avoir écopé d’une amende de 200 euros au motif qu’il n’avait pas recopié tous les motifs de sortie sur son attestation sur papier libre. La Préfecture de police lui a répondu publiquement qu’il ne s’agissait pas d’un motif valable.
Bonjour, non en effet il n’est pas nécessaire de recopier tous les motifs lorsque vous rédigez votre attestation de déplacement sur papier libre.
Pour plus d’informations : https://t.co/uEFqjHbHrJ
Cordialement.— Préfecture de Police (@prefpolice) March 30, 2020

“Une très grande part de subjectivité”
Le site “Verbalisé (parce que)”, qui fait “l’inven­taire des PV arbi­traires ou abusifs, mora­le­ment ou léga­le­ment”, témoigne de l’étendue du phénomène.
Certains cas ne laissent pas de surprendre, comme celui du patient d’une psychiatre verbalisé d’une amende de 135 euros alors qu’il était allé consulter en urgence (dans un état d’angoisse), parce qu’il avait malencontreusement coché deux cases sur son attestation. Ou celui de cette femme menacée d’être verbalisée parce qu’elle avait acheté plusieurs bouteilles de Coca-Cola.
cette perte de sang-froid je pleure pic.twitter.com/CntyrWcYKB— 🐷lauranus🐷 (@imlauranus) March 21, 2020

Quelle mouche a piqué les agents de police qui agissent de la sorte, en dépit du bon sens ? Interrogée par Les Inrocks à ce sujet, la juriste Aline Daillère, spécialiste des violences policières et autrice d’une étude sur le pouvoir contraventionnel des policiers, n’est pas vraiment surprise : “Le pouvoir de verbaliser laisse une marge de manœuvre très importante aux forces de sécurité. Ce sont eux qui prononcent les sanctions pénales dans la rue, sans contradictoire, et avec une très grande part de subjectivité. Le caractère de ‘première nécessité’des produits achetés est donc laissé à la libre appréciation du policier”.
“Faire preuve de discernement”
Alors que 359 000 infractions ont été relevées entre le 17 et le 30 mars, Edouard Philippe a appelé, le 1er avril, les forces de l’ordre à “faire preuve de discernement”. Mais comment vérifier sur le terrain que les contrôles s’effectuent dans les conditions strictement énumérées par le décret créant cette contravention ? “S’il n’y a pas de contrôle de la justice et de la hiérarchie policière, on peut craindre des dérives”, note Aline Daillère.
Joint par Les Inrocks, l’avocat au barreau de Paris Raphaël Kempf (auteur d’une tribune dans Le Monde sur les risques de l’état d’urgence sanitaire) confirme. Lui-même a été contacté par un couple verbalisé à la sortie de leurs courses, parce qu’ils n’avaient pas de ticket de caisse. Selon lui, les policiers disposent d’une marge de manœuvre disproportionnée grâce à la loi sur l’état d’urgence sanitaire, ce qui ne pouvait conduire qu’à des dérives : “Pour moi, parler de verbalisations abusives est presque un abus de langage, car les dérives sont consubstantielles au décret et à sa mise en musique par le ministère de l’intérieur et les policiers. Le flou du décret sur le confinement et de ses dérogations permet aux policiers d’en faire une interprétation créative, et ça se confirme de jour en jour.”
Révélateur des inégalités
Plusieurs cas d’“interprétations créatives” sont en effet relatés sur les réseaux sociaux. Il y a par exemple cette règle imaginaire qui voudrait que l’attestation soit écrite au stylo indélébile ; ou celle qui exclut les serviettes hygiéniques des produits de première nécessité…
Je suis sortie acheter des serviettes hygiéniques et là un flic m’arrête et veut me verbaliser parce que c’est pas “vital” ? Donc des gens qui font la queue sur 50m pour des clopes, c’est ok, mais une nana qui veut acheter des tampons c’est un scandale ???????— Maurice Lafeuille (@buesheel) March 23, 2020

De plus, alors que le confinement agit déjà comme un révélateur des inégalités, les contrôles de police et la manière dont ils sont effectués n’échappent pas à la règle. Mediapart rappelle ainsi que le premier jour du confinement, le département de Seine-Saint-Denis avait concentré à lui seul 10 % des verbalisations.
Les plus précaires – en termes de logement, de revenus, d’accès à la santé et à la technologie – sont structurellement plus exposés que les autres aux abus. Et comme l’explique Raphaël Kempf, le contexte d’état d’urgence sanitaire et de pouvoir renforcé des policiers peut accentuer des dérives préexistantes : “Ce type de texte favorise les usages racistes, violents et discriminatoires des contrôles policiers”. Des incidents ont ainsi été rapportés à Ulis et à Aubervilliers.
“Jamais un juge ne va constater si c’était réglementaire ou pas”
Face à ces problématiques, peu d’alternatives s’offrent aux personnes verbalisées injustement (contactée à ce sujet, la Préfecture de police de Paris n’a pas encore donné suite). Le service d’information et de communication de la police nationale (Sicop), joint par Les Inrocks, invite les personnes qui le souhaitent à contester leurs amendes auprès de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antail). Concernant les témoignages sur les réseaux sociaux, “on ne peut pas leur donner un blanc-seing, c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre”, estime le Sicop, qui précise que, pendant le confinement, le délai pour contester est passé de 45 à 90 jours. Une plateforme de tchat a également été mise en place sur le site de la Police nationale, à destination de la population.
Ces épisodes sont pourtant souvent “humiliants et dégradants”, comme le rappelle Aline Daillère : “Le jugement dans la rue, le regard culpabilisateur des policiers, ça a des conséquences, même psychiques”. En effet, contester une amende est une démarche longue et complexe, qui, si elle ne donne pas raison au plaignant, débouche sur une amende forfaitaire avec majoration. Il est donc possible que les personnes concernées ne contestent pas : “C’est ce que j’appelle un usage infrajudiciaire des lois scélérates : jamais un juge ne va constater si c’était réglementaire ou pas”, déplore Raphaël Kempf.
Dans le pire des cas, si une personne est verbalisée à quatre reprises en moins de trente jours, elle est même passible d’une peine de prison de six mois. Des présumés délinquants pourraient donc être “judiciarisés sur la base d’amendes abusives”, s’inquiète Aline Daillère. Le 31 mars, un jeune homme de 22 ans a été condamné à 105 heures de travaux d’intérêt généraux, alors qu’il avait expliqué vivre à sept personnes dans un deux-pièces, et qu’il s’était installé dans sa voiture.
Un jeune de 22 ans condamné à 105 heures de TIG par le tribunal de #Paris après avoir été verbalisé à 4 reprises pour non respect du #confinement
L’homme a expliqué qu’il vivait à 7 dans un 2 pièces du 20e arrondissement et qu’il s’était installé dans sa voiture
(@afpfr)— Christophe Grébert (@grebert) March 31, 2020




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Publish date : 2020-04-02 17:35:06

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Coronavirus : la députée insoumise Caroline Fiat a repris son travail d’aide-soignante

Coronavirus : la députée insoumise Caroline Fiat a repris son travail




Caroline Fiat, première aide-soignante élue à l’Assemblée nationale, a repris son travail dans un hôpital du Grand-Est, relate L’Est Républicain. La députée insoumise de la Meurthe-et-Moselle, très active à l’Assemblée sur les questions de santé, travaille de nuit, de 19 h à 7 h du matin. Elle s’est engagée jusqu’au 30 avril, nous apprend le journal local.
“Je travaille en parallèle en tant qu’aide-soignante”
Cette reprise s’est effectuée de manière discrète, sans qu’elle ne souhaite la médiatiser. Puisque l’information a été rendue publique, elle a réagi sur Facebook le 29 mars : “Effectivement je suis beaucoup moins réactive ces derniers temps pour répondre aux sollicitations, tout simplement parce que je travaille en parallèle en tant qu’aide-soignante.”

Tout le monde se détend !
Je ne souhaitais pas communiquer sur le sujet, car je trouvais ça trop prématuré, mais…

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Posted by Caroline Fiat on Sunday, March 29, 2020
“Je n’en pouvais plus de voir les soignants submergés, à bout, alors que je tournais chez moi comme un lion en cage. J’ai choisi un travail de nuit pour pouvoir assurer mes obligations de parlementaire l’après-midi”, déclare-t-elle, citée par l’Est Républicain.
“Insoumise et solidaire”
Cette information a suscité un afflux de remerciements sur les réseaux sociaux.
Quelle femme pic.twitter.com/hWNwL26ucU— Cheikh Evara (@michtosincere) April 1, 2020

Jean-Luc Mélenchon a relayé l’article du journal lorrain d’un commentaire lapidaire et chaleureux : “Insoumise et solidaire. Caroline Fiat, notre fierté”.
Insoumise et solidaire. @CarolineFiat54, notre fierté. pic.twitter.com/wcgK4N4kFu— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) April 1, 2020

A un troll qui l’accusait de reprendre son travail “que par démagogie”, elle a répliqué très sèchement :
“Autant de mépris pour ma profession je ne m’y habituerai jamais ! Sachez qu’en changeant une protect° vous pouvez sauver une vie, en évitant une infect°, une escarre, changer une protect° c’est aussi surveiller en parallèle les paramètres de la personne ! Et tant d’autres choses !”
Autant de mépris pour ma profession je ne m’y habituerai jamais! Sachez qu’en changeant une protect° vous pouvez sauver une vie, en évitant une infect°, un escarre, changer une protect° c’est aussi surveiller en parallèle les paramètres de la personne! Et tant d’autres choses ! https://t.co/KKhTHj9GTg— Caroline FIAT (@CarolineFiat54) April 1, 2020

Caroline Fiat n’est pas la seule à avoir repris son ancienne profession pour apporter son aide dans la lutte contre l’épidémie. C’est aussi le cas de Thomas Lilti, le réalisateur de la série Hippocrate, qui a repris son travail de médecin à l’hôpital. Il a témoigné longuement dans Les Inrocks à ce sujet.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/04/02/actualite/politique/coronavirus-la-deputee-insoumise-caroline-fiat-a-repris-son-travail-daide-soignante/

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Publish date : 2020-04-02 10:23:34

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1er mars/1er avril, le mème qui résume le mieux ce confinement

1er mars/1er avril, le mème qui résume le mieux ce




Cheveux longs, moral en berne… tout y passe. Et heureusement qu’ils existent. Mercredi 1er avril, au-delà d’être une date où les facéties ont leur rond de serviette, cela faisait un peu plus de deux semaines, déjà, que la France était confinée du fait de l’épidémie de coronavirus.
Le dimanche 15 mars, un arrêté dressait en effet la liste des seuls commerces pouvant désormais rester ouverts. Le lendemain même, dans une allocution solennelle, Emmanuel Macron annonçait une période de confinement encadrée. Alors, depuis que le pays est à l’arrêt, certain·es Français·es confiné·es trouvent le temps long… et nous le font savoir en mèmes.
1er Mars 1er Avril pic.twitter.com/OBbJGReyQO

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— foïs marina (@foismarina) April 2, 2020

1er mars / 1er avril pic.twitter.com/2v9Ij0IEzG— Gabriel Piozza (@gabrielpiozza) April 1, 2020

1er mars vs. 1er avril
March 1st vs. April 1st pic.twitter.com/hxtxde6g6P— Montréal Baseball Project⚾Projet Baseball Montréal (@MtlBBProject) April 1, 2020

Bon, en réalité, 1er Mars / 1er Avril pic.twitter.com/V9zyERpj3B— Eleonore Della Malva (@EleonoreDMA) April 1, 2020

March 1st vs April 1st pic.twitter.com/DGg2Njroxp— owen butler (@owenbutler__) April 1, 2020

March 1st vs. March 31st pic.twitter.com/kDRzuEp9ob— Brian Davids (@PickYourBrian) April 1, 2020

1er mars / 1er avril pic.twitter.com/Gw8ZmbAbsG— Le Pacte (@Le_Pacte) April 1, 2020

1er mars Vs 1er avril pic.twitter.com/jrIKlGt2N4— LANDEYves (@LANDEYves_) April 1, 2020

Moi le 1er Mars / Moi le 1er Avril pic.twitter.com/P0QxjGGvoX— Touk (@JeanTouk) April 2, 2020

Et vous, votre confinement, ça se passe comment ?

1er mars 1er avril pic.twitter.com/k1hUkQQKN5— Montreurs d’Images (@Montreurs) April 2, 2020

>> A lire aussi : Vidéo-apéro, jeux de société… Voici 5 choses à faire avec ses potes pendant le confinement

>> A lire aussi : “Tiger King”, la série documentaire Netflix dont tout le monde parle, vaut-elle vraiment le détour ?




Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/04/02/actualite/medias-actualite/1er-mars1er-avril-le-meme-qui-resume-le-mieux-ce-confinement/

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Publish date : 2020-04-02 10:37:00

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Charlélie Couture atteint par le Covid-19 : “J’ai commencé à sombrer”

Charlélie Couture atteint par le Covid-19 : “J’ai commencé à sombrer”




“Des jours sans fin, au fond du trou. Incapable de rien. Même plus rester assis. Même plus me lever. Des jours au trente-sixième dessous.” Dans un long post publié sur sa page Facebook mercredi 1er avril, le peintre et chanteur Charlélie couture est revenu sur les “huit jours/nuits terribles” passés “au fond du trou”, car atteint du Covid-19.

4h30 du matin, j’ai peut-être enfin passé le cap. 1er Avril, c’est pas une blague, la preuve : je me lève. Seul dans…Posted by CharlElie Couture on Wednesday, April 1, 2020
L’artiste, qui évoque des tremblements, des nausées, ou encore de la fivère, raconte comment il n’a pas consulté un médecin de suite – “On disait que ça allait passer tout seul… je voulais le croire” -, mais que, “heureusement, [il n’avait] jamais senti l’oppression de l’insuffisance respiratoire nécessitant de faire appel à une assistance publique”. Après avoir “commencé à sombrer” et “avoir vu la mort en face, disons non, de trois-quarts”, Charlélie Couture a finalement commencé à se remettre : “4h30 du matin, j’ai peut-être enfin passé le cap. 1er Avril, c’est pas une blague, la preuve : je me lève.”

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Des pensées pour les plus démunis
Dans son texte, le chanteur adresse ses pensées à New York – ville commençant à être sévèrement atteinte par l’épidémie de coronavirus, où il a vécu plusieurs années -, mais aussi à toutes les personnes qui, “déjà en temps normal, vivent dans des conditions d’hygiène ou de vie difficiles”. Dans une interview à France info, il a en outre évoqué les “gens dans l’isolement (…) ceux qui vivent ça d’une manière solitaire. Et pour eux, ça doit être vraiment très dur”.

>> A lire aussi : Françoise Vergès : “Les confiné·es ne sont que la partie visible de la situation”



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Publish date : 2020-04-02 10:48:23

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Journal d’un bénévole des Restos du Cœur non-confiné “L’idée même de solidarité est renforcée”

Journal d’un bénévole des Restos du Cœur non-confiné “L’idée même




#OnResteOuvert : Fermons nos portes, pas nos esprits !

Bastien – “Il est 20 heures, nous sommes le lundi 16 mars. C’est l’heure où Emmanuel Macron doit annoncer en direct (plus de 35 millions de personnes devant leur télé : record d’audience absolue !) le confinement que tous les Français ont prédit depuis quelques heures. Le Président de la République ne l’emploiera, jamais, ce terme de “confinement”, mais tout le monde, même avant cette prise de parole, a déjà compris la sentence : c’est le moment où la France doit se caler sur le mode de fonctionnement espagnol et italien, le moment où chacun (le plus grand nombre en tout cas) va être contraint de demeurer gentiment chez soi. Les langues pendues et celles qui croient savoir avaient annoncé cinq semaines. Macron en annoncera deux, renouvelables. Pour prendre l’air : footing, promenades canines, et petits papiers à imprimer pour la sécurité de tous.
Pour nous 20 heures, et comme tous les lundis soirs (réveillon de Noël compris, par très beau ou par très mauvais temps), c’est l’heure de la distribution de repas que l’on assure aux Resto du Cœur. Nous sommes à Saint-Lazare mais d’autres sont ailleurs (des sites sont ouverts à Nation, Gare de l’Est, République, Rosa Parks, Invalides…) ; d’autres équipes de bénévoles, pareilles à la nôtre (mais avec d’autres visages, parfois jeunes et parfois beaucoup moins) se présentent ici deux autres soirs par semaine. D’autres associations (Le Secours populaire est sans doute la plus connue d’entre elles), et sans parler des services de maraude, assurent aussi un minimum vital auprès de ceux qui n’en ont pas toujours.

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Pour les bénévoles, le rendez-vous est fixé sur le site à 19h30, le temps de décharger le camion, d’installer les tables, et de créer l’espace social éphémère que l’on monte et que l’on démonte à longueur d’année. Pas de murs, de toits ou de bâches pour protéger d’éventuelles intempéries, mais cinq stands sur lesquels on distribue des repas chauds (des féculents et de la viande, pour faire simple), des sandwiches, des yaourts, des fruits, des céréales, des salades, de la soupe et même du café ou du thé. Un stand social, lui, permet de repartir avec des vêtements chauds ou des produits d’hygiène (c’est le tirage au sort qui désigne les heureux élus) et permet à quelques-uns de pouvoir passer une nuit au chaud. La distribution, elle, qui dure en général une bonne heure, débute à 20 heures, pile. Et on s’applique, c’est important, à débuter à l’heure.

>> A lire aussi : Les “impressions dissonantes” de Geoffroy de Lagasnerie sur la crise en cours

C’est-à-dire qu’au moment de commencer cette distribution de ce lundi qui restera certainement dans les mémoires, aucun d’entre nous — et même si chacun a son petit son de cloche qui lui a spoilé la suite — ne sait vraiment encore si l’on est autorisée à la faire ou non, cette distribution. Peut-être, déjà, à 20h05, sommes-nous dans l’illégalité la plus totale, et allons-nous voir débarquer dans l’heure une armée de policiers nous indiquant gentiment de regagner au plus vite les chaumières — cela, par bonheur, n’arrivera pas. Une rumeur, persistante et honnêtement inquiétante, suggère même, et parce que nous sommes chaque semaine très nombreux à nous regrouper ici, que c’est la dernière fois, avant de longues semaines, que l’on croisera la route de ceux que l’on appelle “les bénéficiaires”, ceux qui viennent, littéralement, “bénéficier” de l’aide que leur propose l’association, à titre totalement gratuit et de manière apolitique, depuis 1985 (Coluche, Les Enfoirés, le “rencard à ceux qui n’ont plus rien”, etc.) Le confinement concerne tout le monde. Les Restos du Cœur aussi ?
Un lieu de passage
De manière générale, le lundi à Saint-Lazare, ils sont entre 150 et 200, parfois plus, à venir récupérer un café, une salade, un plat de pâtes, ou juste, échanger quelques mots. Beaucoup d’hommes et très peu de femmes. Jamais d’enfants ou en tout cas, c’est rarissime. Des habitués dont on connaît quasiment toujours le visage, parfois le prénom et l’histoire, et dont parfois, on ne connaît pas même le son de la voix. C’est comme partout : il y a les bavards et les mutiques, les grandes gueules et ceux qui ne parviennent pas à l’ouvrir.
Ici aux Restos du Cœur, il y a parfois des éclats, des embrouilles et des colères palpables (on ne fera de dessins à personne : la rue, c’est pas pour rien qu’on l’a coloriée en gris), mais il y a aussi souvent des sourires. C’est de l’associatif, du vrai, et sur les sites, beaucoup ne viennent pas seulement pour récupérer une boîte de thon, mais aussi bêtement pour ce que l’on appelle de manière un peu mécanique “le contact humain”. À Saint-Lazare en général, ça se passe bien.
Mais il y a désormais le Covid-19 et ce virus dont chacun sait qu’il fait mal, et qu’il tue même. Et ce qui est habituellement un lieu de sociabilisation, de rencontre, d’échange, d’expression et de ressource, doit se transformer à partir de ce soir et par nécessité, en lieu de passage. Et de passage rapide, tant qu’à faire. Les consignes, déjà et pour tout le monde, bénéficiaires comme bénévoles, ont changé. Chez les bénéficiaires, les visages sont fermés, et les mines soucieuses. On les comprend. “Les distributions vont être arrêtées après ce soir, vous pensez ?” “Franchement on ne sait pas madame. On attend le discours de Macron pour savoir ce qui va très concrètement être annoncé…”
Les bénévoles, eux aussi, sont inquiets. Et certains le sont tellement qu’ils ne sont pas venus. Eux si nombreux d’habitude, le sont ce soir beaucoup moins. Neuf seulement ont répondu à l’appel, soit moins de la moitié que ce qu’ils sont lors d’une distribution ordinaire. Pour 150 bénéficiaires, ça fait juste. La peur, c’est chez tout le monde, des deux côtés. Beaucoup déjà, le premier lundi avant le confinement, avaient gagné le nord, ou le sud, ou dans tous les cas l’extérieur de Paris, ou étaient restés chez eux parce que l’âge ou la santé ne leur permettaient pas de faire autrement. Se protéger soi-même, protéger les autres, anticiper un confinement plus vert et plus serein ? Dans tous les cas, on était moins nombreux. Nos mails d’organisation, dans les heures qui avaient précédé, allaient dans ce sens : ce soir, pas question de prendre le moindre risque pour ceux qui ne le sentent pas. On va s’organiser. On avait déjà commencé à le faire.
“Il ne faut pas rester ici”
Car l’avantage c’est que l’urgence, la crise, et la nécessité de savoir réagir vite, pour Les Restos du Cœur, c’est toute l’année, c’est pas franchement une nouveauté. Très vite, on a été briefés, et à nous, les responsables des sites de distribution, de faire respecter le plus sereinement possible les consignes. Ce lundi soir pour nous à Saint-Lazare, c’est un genre de crash-test, une manière inédite d’envisager ces rendez-vous. Les stands, mesures de sécurité obligent, ont disparu : voici venus le temps des paniers-repas.
À la petite foule, clairsemée devant nous, on distribue donc ce lundi des sacs rapidement constitués, juste avant, par une partie de nos bénévoles. Dedans un plat chaud, un sandwich, un fruit, du pain, de l’eau, une salade, le minimum. Un sac que l’on a bien fermé, un peu de gel hydroalcoolique sur les mains, et une indication, terrible quoique nécessaire en ces circonstances : “Pas de deuxième tour monsieur, désolé. Un panier-repas par personne et malheureusement, dès qu’on vous l’a distribué, il ne faut pas rester ici, il faut partir.” Pas possible de faire autrement : si trop de gens s’accumulent dans un même espace, on a compris comment ça fonctionnait, le virus passe d’un corps à un autre. Et à moyen terme, la Préfecture peut décider de les fermer, ces distributions dont certains ne peuvent raisonnablement pas se passer. C’est à nous, les bénévoles, de nous assurer que tout se passe bien. Car Macron l’a finalement annoncé au moment où l’on testait cette nouvelle formule de distribution, qui devait perdurer les semaines suivantes : on continue. “Pour les plus précaires, pour les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte, avec les grandes associations, avec aussi les collectivités locales et leurs services, qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés.”

>> A lire aussi : Bernard Lahire : “La souffrance sociale ne va pas se dissoudre dans une épidémie”

On continue — qui pour s’occuper de ces questions-là, sinon ? — mais à condition de ne prendre aucun risque. Respecter les mesures de sécurité, réduire le temps de présence sur le site, s’assurer de ne venir, questions bénévoles, qu’avec le strict nécessaire. Et si les équipes habituelles sont réduites à peau de chagrin, parce que tous ne sont pas en mesure, en ce moment, de venir offrir un peu de leur temps ? Les Restos ont réagi très vite et ont recruté, pour la capitale, quelques centaines de nouveaux bénévoles volontaires, des sortes de jokers disposés à être disséminés partout où l’on a besoin d’eux. Des masques sont désormais mis à la disposition des bénévoles et dans chaque panier-repas distribués aux bénéficiaires se trouvent des attestations de sortie, ces bouts de papiers qui portent le sceau de l’association et qui permettent à quelqu’un qui est venu chercher un repas de ne pas se faire verbaliser, derrière, par des représentants de l’ordre peu compréhensifs. Au total, 135 euros pour celui qui n’a plus de compte bancaire, là encore, on ne fera pas de dessin, tout le monde a compris ce que ça pouvait impliquer.
Le confinement dans tous les cas, certains ici ne sont pas franchement concernés. “Restez chez vous” ? Encore faut-il en avoir un, de chez soi. Alors forcément pour ceux-là, les distances de sécurité sont plus compliquées à faire respecter que pour d’autres. Et s’ils parviennent, dans les files d’attente que l’on a fini par organiser de manière plus stricte lors des distributions qui suivirent l’annonce de confinement, à jouer désormais le jeu des “un mètre cinquante entre toi et moi”, ils ne respectent pas forcément ces règles-là lorsqu’ils partagent le repas qu’ils viennent de récupérer, un peu plus loin, tranquillement assis sur les petites marches de l’église. Comment le leur reprocher ? Le Coronavirus pour celui qui vit dans la rue, il ne s’envisage pas pareil que pour celui qui n’y vit pas.
Côtés bénévoles depuis le confinement, les bonnes volontés sont hallucinantes, et l’idée même de solidarité, renforcée. Nous sommes désormais suffisamment nombreux sur les sites et devons même freiner ceux qui veulent encore plus s’investir, pour ne prendre, encore une fois, aucun risque. Côtés bénéficiaires, lors des distributions, certains portent des masques, et d’autres s’en moquent. “C’est vrai ce truc-là, ça tue vraiment des gens ?”, se méfiait encore lundi dernier l’un d’entre eux au moment où je lui rappelais qu’un mètre (minimum) de sécurité à respecter, c’était vraiment important. Lundi dernier, et comme celui d’avant, il n’y avait déjà plus de plats chauds et toujours autant de monde pour en réclamer — mais encore suffisamment de nourriture pour continuer à faire le job. “Vous serez là la semaine prochaine”, “Ça ne dépend vraiment pas de nous Madame et je ne peux pas vous l’assurer. Mais honnêtement, je l’espère.””

Retrouvez les épisodes précedents de la série :

Episode 1 : Journal d’une non-confinée : “Nous les caissières, on a l’impression d’être les oubliées”
Episode 2 : Journal d’une éducatrice non-confinée : “Quand on a appris que les écoles fermaient, on s’est dit ‘au secours’!”
Episode 3 : Journal d’une femme de ménage non-confinée : “Les petits travailleurs ont le sentiment d’être abandonnés”
Episode 4 : Journal d’une assistante-sociale non-confinée : “Il faudra repenser notre rapport au service public”



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Publish date : 2020-04-01 18:23:26

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Confinement : arrêtons d’agiter la prise de poids comme une menace

Confinement : arrêtons d’agiter la prise de poids comme une




“La crise sanitaire est à nos portes et on se préoccupe de notre tour de taille”, soupire Gabrielle Deydier, autrice d’On ne naît pas grosse (éd. Goutte d’or). Nous sommes le 17 mars, quand Cyril Hanouna lance sur les réseaux sociaux le hashtag #onvaprendre20kg. La France n’était pas officiellement entrée en confinement que l’angoisse des bourrelets pointaie déjà le bout son nez.

>> A lire aussi : L’histoire d’un manuel de libération des femmes enfin réédité

Sur Instagram, de nombreux·ses internautes emboitent le pas. Certain·es s’amusent à poster des images de “Fat Monica” de Friends un donut à la main avec pour légende “moi à la fin du confinement”, d’autres à se photoshopper avec des dizaines de kilos en plus. “On s’entraîne, sinon on va prendre 45 kg en quinze jours”, lâche un influenceur dans une story. “Confinement : comment ne pas prendre 3 kg (voire plus) pendant la crise du coronavirus”, titre un magazine féminin.

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(capture écran)
Le bikini body à l’épreuve du coronavirus
A l’heure de la réclusion forcée, la hantise de grossir est omniprésente et s’accompagne sans surprise d’un discours teinté de grossophobie. “Nous sommes en pleine pandémie, des milliers de personnes sont déjà mortes et on s’inquiète de l’image que l’on aura lorsque tout ça sera fini. Et donc le pire qui pourrait nous arriver, pendant ce confinement, c’est de devenir gros ?” déplore Gaëlle Prudencio, blogueuse body positive qui s’est fendue d’un article sur son blog lorsqu’elle a vu les boutades grossophobes se multiplier. “Votre bikini body, c’est le cadet de nos soucis”, écrit-elle.
Derrière la recherche du tweet qui fera mouche, il y a un nuage de stéréotypes tenaces qui associent les gros à la sédentarité, à l’hyperphagie et au manque d’exercice physique. Le mythe du gros qui se goinfre de chips depuis son canapé s’est invité dans les timelines.

>> A lire aussi : Sexe : comment font les couples séparés par le confinement ?

“Lorsque j’ai vu les photos retouchées des chroniqueurs de l’émission Touche pas à mon poste ! ce qui m’a le plus sauté aux yeux, c’est l’image qu’ils ont des gros. Leur vision du gros est moche”, confie Gaëlle. Matthieu Delormeau avec un double menton, Benjamin Castaldi le visage bouffi… Les traits physiques raillés à l’antenne participent d’une grossophobie décomplexée.
#OnVaPrendre20KG, découvrez les chroniqueurs après le #confinement 😂 #TPMP #CeSoirChezBaba pic.twitter.com/QQXztEWO5F— TPMP (@TPMP) March 17, 2020

“Utiliser ce genre d’images pour se moquer, même de soi, c’est occulter la réalité des personnes grosses”, poursuit la blogueuse. Si la crainte de prendre quelques kilos est légitime, le message envoyé aux personnes en surpoids est accablant : leur corps est vu comme un échec.
Le culte de la performance
Pour Sylvie Benkemoun, psychologue et présidente du G.R.O.S (groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids), ces interventions ridiculisent et diabolisent les personnes en surpoids, et en rire entretient les clichés. Qu’est-ce qui pousse alors au commentaire grossophobe ?
“Les stéréotypes sont des pensées inconscientes, ceux de la grossophobie sont alimentés par des considérations religieuses comme le péché de gourmandise et par des valeurs morales. Le gros, c’est celui qui prend plus que sa part, qui pique celle du voisin”, explique la psychologue.
1)Moi avant le confinement 2)Et moi après le confinement 😂😭 pic.twitter.com/6iSuZxTgGr— enzo wattebled (@wattebled_enzo) March 27, 2020

Selon Dominique-Adèle Cassuto, médecin nutritionniste et endocrinologue, c’est la peur de manquer additionnée à la crainte de prendre du poids qui explique la recrudescence de ce genre d’attaques. “La plupart du temps, les personnes qui postent ce type de contenu sont celles qui se restreignent, qui angoissent à l’idée de ne pas faire leur sport, d’être enfermées avec des stocks de nourriture. Ces messages prennent pour elles la forme d’exutoires.” Les photomontages sont l’extériorisation d’une peur qui est devenue avec le temps, une obsession.

>> A lire aussi : Neuf jeux de société féministes à découvrir

La vitesse avec laquelle les commentaires sont apparus témoigne, pour Sylvie Benkemoun, de l’efficacité des injonctions à la minceur. Le diktat de la beauté s’immisce jusque dans nos quotidiens de confinés. “Le fameux ‘manger bouger’ fonctionne tellement bien que lorsque notre environnement opère un changement, c’est la panique.” 
Ne pas trop manger, faire du sport, lire La Recherche de Proust, faire son levain maison… Sur les réseaux sociaux, la course à la performance a passé la cinquième. “C’est à celui ou celle qui réussira le mieux son confinement, s’alarme Gabrielle Deydier. J’ai même reçu des publicités pour rester bronzée…” Et si on nous lâchait un peu la grappe ? 



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Publish date : 2020-04-01 17:30:53

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Confinement : une collaboratrice de Laetitia Avia l’accuse d’avoir voulu “mettre sa vie et celle de son conjoint en danger”

Confinement : une collaboratrice de Laetitia Avia l’accuse d’avoir voulu “mettre sa




Le 18 mars, Libération révélait que la députée de Paris Laetitia Avia, porte-parole d’En Marche, avait demandé à une de ses collaboratrices, qui était en vacances dans le Gard, de rentrer à la capitale pour télétravailler. Or, Emmanuel Macron venait de faire une allocution annonçant le confinement, et encourageant tout un chacun à rester chez soi. “Cette collègue est en vacances depuis le 7 mars dans le Gard et sa députée veut depuis lundi soir qu’elle rentre à Paris. Ce qu’elle a clairement refusé pour faire prévaloir sa santé. Cela n’a aucun sens”, témoignait ainsi la secrétaire générale du syndicat Solidaires de l’Assemblée nationale, Laurence de Saint-Sernin, alertée. De plus, cette collaboratrice est atteinte d’une maladie auto-immune qui la rend encore plus à risque face au Covid-19.
“Monsieur le Ministre de l’Intérieur a bien mieux à faire”
Laetitia Avia a démenti fermement ces allégations, en publiant même un droit de réponse en réaction à l’article de Libération : “Il n’a jamais été question de demander un ‘rapatriement de force’”, écrit-elle. Elle dément aussi avoir sollicité le ministre de l’Intérieur pour “trouver une solution de rapatriement”. Pourtant, Mediapart (dans un article datant du 1er avril) a consulté des échanges entre cette collaboratrice et des membres de l’Association des collaborateurs progressistes (l’ACP) par le biais de l’application Telegram, dans lesquels elle explique que Laetitia Avia souhaitait faire appel à Christophe Castaner.
La députée LREM Laetitia Avia a vivement démenti avoir demandé à sa collaboratrice (malade) d’interrompre son confinement pour revenir à Paris. Mais dans un courrier adressé à Richard Ferrand, la collaboratrice confirme tout.

Mon enquête pour @Mediapart https://t.co/1jNtgHU98j pic.twitter.com/caPU4t5j4k

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— David Perrotin (@davidperrotin) April 1, 2020

Mais surtout, Mediapart a consulté un courrier écrit par la collaboratrice à destination de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale. Envoyé par mail le 19 mars, elle y conteste les démentis de la députée. Elle affirme bien que la députée lui a proposé d’avoir recours aux services du ministère de l’intérieur : “Nous traversons la pire des crises sanitaires, les morts se comptent par milliers, mais je dois traverser la France en véhicule militaire pour pouvoir télétravailler depuis ma résidence principale, sauf à ce que ma députée m’autorise magnanimement à rester sur mon lieu de confinement. Monsieur le Ministre de l’Intérieur a bien mieux à faire et je souhaite aux moyens de l’Etat d’être utilisés à meilleur escient.”
“Mettre ma vie et celle de mon conjoint en danger”
D’après les échanges qu’elle rapporte avec Laetita Avia, à aucun moment la raison de son retour à Paris n’est motivée par son état de santé. Mme Avia avait en effet prétendu qu’elle préférait que sa collaboratrice rentre à Paris, car cela lui “semblait préférable en raison de sa condition médicale et de celle de sa mère”. La collaboratrice dénonce donc un “abus de pouvoir” : “Je suis donc outrée du comportement de cette parlementaire qui n’a pas hésité à vouloir mettre ma vie et celle de mon conjoint en danger et à mettre en porte-à-faux le message du gouvernement, avant de se draper dans les meilleures intentions du monde.”



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Publish date : 2020-04-01 10:43:52

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“Merci madame” : Julien Doré rend hommage à Martine, caissière d’un hypermarché

“Merci madame” : Julien Doré rend hommage à Martine, caissière d’un




La scène est bouleversante. Depuis le 22 mars, une vidéo fait le tour des réseaux sociaux : celle de Martine, caissière dans un hypermarché, qui a les larmes aux yeux en évoquant ses difficultés du quotidien depuis l’épidémie de Covid-19. La scène est issue d’un reportage de Sept à Huit (TF1), et a ému le chanteur Julien Doré.
Sur Twitter, l’artiste a repartagé la séquence, accompagnée du message suivant : “Merci, tellement merci madame, tellement.”
Merci, tellement merci madame, tellement ❤️🙏❤️pic.twitter.com/jjbaJahFDg

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— Julien Doré (@jdoreofficiel) March 23, 2020

“Je pense qu’ils ont énormément de courage de le faire, rentrer à la maison en se disant qu’on a été confrontée à tous ces risques… Je leur dis félicitations”, lance un client à Martine, qui le remercie entre deux sanglots avant d’ajouter : “On se dit qu’on est là pour les autres, qu’ils peuvent venir faire des courses parce que si on n’était plus là, on aurait du mal à se nourrir…” La caissière vit aujourd’hui avec sa fille et sa petite-fille qu’elle a peur de mettre en danger en s’exposant au travail.

>> A lire aussi : Françoise Vergès : “Les confiné.es ne sont que la partie visible de la situation”




Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/03/24/actualite/societe/merci-madame-julien-dore-rend-hommage-a-martine-caissiere-dun-hypermarche/

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Publish date : 2020-03-24 11:28:14

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Journal d’une non-confinée : “Nous les caissières, on a l’impression d’être les oubliées”

Journal d’une non-confinée : “Nous les caissières, on a l’impression d’être les oubliées”




#OnResteOuvert : Fermons nos portes, pas nos esprits !

Laura – “Le lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, le jeudi 12 mars, le magasin dans lequel je travaille s’est fait dévaliser par les clients. J’ai commencé à 9h, et je suis restée en caisse jusqu’à plus de 18h, alors que je devais finir à 14h. J’ai eu 20 minutes de coupure. Toutes les caisses étaient ouvertes. On a tous dépassé nos horaires. Les gens étaient en panique, ils nous parlaient mal. Ça a duré comme ça jusqu’à lundi. Depuis mardi, il y a moins de monde, et les gens viennent surtout le matin.

>> A lire aussi : “Le confinement isole encore plus les personnes déjà isolées”

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On est moins à travailler, mais on doit faire plus
Au début, nous n’avions pas de protections contre le virus. Mardi [17 mars, ndlr] on nous a donné des gants, et jeudi [19 mars, ndlr] on nous a donné des masques d’une durée de dix jours, lavables à la maison. On nous a aussi installé du Plexiglas devant la caisse, mais les gens viennent sur le côté. Et dans mon enseigne, la procédure nous oblige à vérifier que rien n’a été oublié dans le caddie, donc je dois dépasser cette barrière.
Je ne suis pas trop stressée personnellement, mais les gens autour de moi ont peur. De nombreuses collègues se sont mises en arrêt parce qu’elles ont des enfants à la maison, qu’elles ne veulent pas contaminer. On est donc moins à travailler, mais on doit faire plus. Comme les clients ont vidé le magasin, on commence à 5h du matin, au lieu de 6h, pour mettre la marchandise en rayon. On est censés faire 30 heures par semaine, mais cette semaine on a dû arriver à 40 ou 45h.

>> A lire aussi : Françoise Vergès : “Les confiné.es ne sont que la partie visible de la situation”

“Ne me parle pas, tu vas me refiler le coronavirus !”
Au quotidien, en caisse, des clients nous parlent hyper mal. Ils nous reprochent de ne pas avoir eu de réassort assez vite, d’être incompétents. Quand on a eu le Plexiglas et qu’on leur a demandé de ne pas venir sur le côté, certains ont mal réagi : “On n’a pas le coronavirus, on va pas te le refiler !” ; ou alors : “Ne me parle pas, tu vas me refiler le coronavirus !” 
Souvent, ils ne respectent même pas les distances de sécurité indiquées par du scotch au sol.
Avec ce qu’on apprend sur le virus, on se dit qu’on fait un boulot qui demande beaucoup de courage, mais le président nous a demandé de continuer. Le droit de retrait dans la grande distribution et le service public, en ces temps de crise, ça n’existe pas. On se rend compte que certains clients ont plus de masques et de gants que nous-mêmes. On est susceptibles d’avoir le virus. On le sait. Mais il faut bien alimenter la population, donc on reste ouvert, même si on a l’impression d’être les oubliées.”
Propos recueillis par Mathieu Dejean
* Prénom modifié à la demande de la personne

>> A lire aussi : Track of confinement #7 : “Wuthering Heights”, de Kate Bush



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/03/24/actualite/societe/journal-dune-non-confinee-nous-les-caissieres-on-a-limpression-detre-les-oubliees/

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Publish date : 2020-03-24 13:42:45

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Coronavirus : des voisins demandent à une aide-soignante si elle peut “loger ailleurs”

Coronavirus : des voisins demandent à une aide-soignante si elle peut “loger




Il y a ceux qui applaudissent tous les soirs à 20h pour rendre hommage au personnel soignant en première ligne dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Et puis, il y a ceux qui demandent poliment à leur voisine aide-soignante si elle peut “loger ailleurs”. C’est ce que révèle France 3 Occitanie dans un article daté du 23 mars. En effet, à Toulouse, une aide-soignante a eu la surprise de découvrir un message écrit intrigant sur sa porte, le 22 mars.
“J’ai pas les mots…”
Par colère, elle l’a partagé sur sn compte Facebook, avec ces quelques lignes : “Je me sens obligée de partager ce que je viens de trouver sur ma porte de mon appartement, je suis choquée, dépitée par la connerie des gens…. J’ai pas les mots…” Et pour cause, le message laissé par un voisin, qui précise que d’autres voisins pensent la même chose, lui demande si elle peut déménager.

Je me sens obligé de partager ce que je viens de trouver sur ma porte de mon appartement, je suis choquée, dépitée par la connerie des gens…. J’ai pas les mots…

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Posted by Sophie Rainoldi on Sunday, March 22, 2020
Le voici : “Bonjour, Madame Rainoldi, En sachant votre profession, est-il possible pour notre sécurité de ne pas toucher les portes des parties communes ou peut-être dans les prochains jours de loger ailleurs ? Et peut-être aussi de sortir votre chien plus loin ? Ne prenez pas ça contre vous mais je pense que moi-même ainsi que les voisins se sentiront plus en sécurité.” Le message se termine par un poli “Mes amitiés”.

>> A lire aussi : “Le confinement isole encore plus les personnes déjà isolées”

“Je ne suis pas une terroriste mais un personnel soignant !”
L’intéressée a d’abord cru à une blague, mais contactée par France 3, elle a cédé à la colère : “Je ne suis pas une terroriste mais un personnel soignant ! J’applique scrupuleusement les règles d’hygiène. Je laisse ma blouse au travail. Je m’y lave les mains et dès que je rentre du boulot, je me douche.” Elle regrette le manque d’informations des gens au sujet du coronavirus : “Ce n’est pas parce que je suis une soignante que je ramène le coronavirus chez moi ou toutes les autres maladies. Il n’y a pas plus de problème avec moi qu’avec une autre personne. La peur prend actuellement le dessus. Les gens manquent d’informations.”
Son message Facebook a suscité beaucoup de consternation, et a été partagé plus de 6000 fois. Sur Twitter aussi, des internautes se sont indignés, comme l’essayiste Raphaël Glucksmann : “Si chaque grande crise révèle le meilleur et le pire de l’humain, là on est pas loin du pire…”, écrit-il.
Si chaque grande crise révèle le meilleur et le pire de l’humain, là on est pas loin du pire… https://t.co/yrP2SmvrlB— Raphael Glucksmann (@rglucks1) March 24, 2020

>> A lire aussi : Journal d’une non-confinée : “Nous les caissières, on a l’impression d’être les oubliées”



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/03/25/actualite/societe/coronavirus-des-voisins-demandent-a-une-aide-soignante-si-elle-peut-loger-ailleurs/

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Publish date : 2020-03-25 10:39:00

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“Si tu YouPornes à 22h30, ça gêne personne” : le dialogue surréaliste entre des ministres

“Si tu YouPornes à 22h30, ça gêne personne” : le dialogue




Parce qu’il faut bien rire un peu. Epidémie de coronavirus oblige, le Canard Enchaîné paraît pour la première de son histoire, ce mercredi 25 mars, en version digitale. Et dans une version de quatre pages – contre huit habituellement -, “car il a bien fallu se résoudre à réduire notre pagination victime du virus”, explique le Volatile.
Pour autant, l’hebdomadaire ne semble pas avoir perdu son sens de l’humour (et du détail). Et pour cause : on y découvre un échange quelque peu surréaliste entre plusieurs secrétaires d’Etat qui discutent, via la messagerie cryptée Telegram, du géant Netflix et de sa réduction de sa bande passante pour minimiser la congestion du réseau des pays d’Europe, où les citoyens sont désormais presque tous confinés.
“Des soupapes de décompression”
“Je vous confirme qu’on limitera Netflix, Apple et YouTube, car ils prennent 25 % du réseau, mais en journée et pas le soir”, déclare la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher. Dans la conversation, la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa témoigne de son inquiétude pour les parents qui ne pourront plus mettre leurs enfants devant les dessins animés de ces plateformes. “Les gens doivent avoir des soupapes de décompression (…), pour éviter les accès de violences dans les foyers”, avance-t-elle encore.

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« En fait, si tu YouPornes à 22h30, ça gêne personne… Juste une question d’organisation. »
Surréaliste dialogue entre ministres dans le Canard Enchaîné du jour (disponible également en ligne).#COVID19 #confinementjour9 #porn pic.twitter.com/oFbPlTdf31— Philippe Vandel (@PhilippeVandel) March 25, 2020

Le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O fait alors remarquer que l’Italie a vu son réseau impacté “car le porno et les jeux en ligne ont explosé”. “En fait, si tu ‘youpornes’ à 22h30, ça gêne personne… Juste une question d’organisation”, lui rétorque alors la secrétaire d’Etat à l’Economie. Et ouvre la voie à quelques plaisanteries sur le porno amateur VS. Netflix. “YouPorn, tu peux toujours demander à des gens d’envoyer des contenus amateurs. Netflix, c’est pour les familles”, renchérit Marlène Schiappa. Bref, un échange qui restera, sans doute, dans les annales de l’histoire de la Ve République…

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Publish date : 2020-03-25 10:48:23

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En plein confinement, des Etats américains suspendent les IVG

En plein confinement, des Etats américains suspendent les IVG




Comme si, en période de confinement, les femmes avaient besoin de ça. Comme le rapporte l’AFP, deux Etats américains, l’Ohio et le Texas, ont décidé de suspendre les avortements – car considérés comme des interventions “pas immédiatement nécessaires sur un plan médical” en ces temps d’épidémie de coronavirus.
BuzzFeed News précise qu’au Texas, cette mesure – uniquement non-applicable en cas de danger pour la mère – prendra fin le 21 avril, mais que, d’ici là, les soignants pratiquant une interruption volontaire de grossesse (IVG) sur une patiente risquent 1 000 dollars d’amende et 180 jours de prison. En Ohio, cette suspension est effective depuis le 17 mars, des lettres ayant été postées par le gouverneur de l’Etat aux cliniques pratiquant des avortements pour les intimer d’arrêter ces interventions. Deux cheffes de clinique citées par l’AFP assurent qu’elles continueront à faire respecter le droit à l’avortement, reconnu en 1973 par la Cour suprême américaine, ces “procédures médicales [étant] essentielles et urgentes”.

>> A lire aussi : “Des risques très lourds pèsent sur l’IVG aux Etats-Unis, et pas seulement en Alabama”

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Kathy Miller, présidente de l’association texane de défense du droit à l’IVG, a affirmé dans des propos relayés par l’AFP que “ce n’est pas surprenant de voir le procureur général [Républicain, ndlr] utiliser n’importe quelle excuse pour appliquer son programme idéologique”. Depuis plusieurs mois, ce droit est en effet régulièrement remis en cause aux Etats-Unis. Sur Twitter, plusieurs personnalités ont exprimé leur écœurement face à la récupération opportuniste de l’épidémie de covid-19 pour “contrôler le corps des femmes”.
Republicans in Texas and Ohio are using a global pandemic to control women’s bodies. It’s utterly despicable.https://t.co/A77elY80DL— Kamala Harris (@KamalaHarris) March 24, 2020

Texas is using this crisis to prevent access to a abortion care. https://t.co/rFrWQ7UB1c— Alyssa Milano (@Alyssa_Milano) March 24, 2020

>> A lire aussi : “Le confinement isole encore plus les personnes déjà isolées”



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Publish date : 2020-03-25 10:50:16

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Notre numéro spécial : Le monde d’après

Notre numéro spécial : Le monde d’après




Il y a beaucoup d’éléments de rupture dans la séquence dure et folle que nous vivons ensemble. Il y a ces lieux familiers, proches, que nous ne pouvons plus sillonner alors même qu’un insolent beau temps nous y invite. Il y a ces gens, aimés, ou simplement connus, et même inconnus (puisque toute proximité humaine est maintenant pour chacun un danger sanitaire), qui tout à coup sont éjectés physiquement de nos vies (même si leur présence, numérique, téléphonique, est évidemment accrue : on n’a jamais autant technologiquement communiqué que depuis le début du confinement). Il y a ces activités auxquelles il nous faut renoncer (travail pour certains, loisirs pour presque tous). Il y a évidemment cette peur de la maladie, de la contamination, de la mort qui se trame désormais à nos gestes les plus usuels. Tant de choses se sont rompues il y a un peu plus d’une semaine.



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Publish date : 2020-03-25 11:51:28

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#ProtegeTonSoignant : une cagnotte pour récolter des fonds pour le personnel soignant

#ProtegeTonSoignant : une cagnotte pour récolter des fonds pour le personnel soignant




L’initiative a déjà récolté plus de 270 000 euros. “Aujourd’hui, les soignants ont besoin de nous pour pouvoir nous soigner. Ils ne peuvent plus travailler dans des conditions de sécurité minimum. Nous devons les protéger afin de diminuer le risque qu’ils soient contaminés à leur tour par le Coronavirus”, avance le texte du collectif #ProtegeTonSoignant.
View this post on Instagram Le service Réa de l’hôpital d’Avicenne vous remercie tou.te.s pour votre soutien ! 💙💙💙 #protegetonsoignant @protegetonsoignant A post shared by Protege Ton Soignant (@protegetonsoignant) on Mar 30, 2020 at 3:52am PDT

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Nous venons de livrer 2000 masques à l’hôpital de Lariboisiere, 1000 à Ambroise Paré, 2000 à la Pitié-Salpetriere, 2000 à Avicenne, 2000 à Foch, 1000 à Bichat. Grâce à vos dons, grâce à vous ! MERCI !#protegetonsoignant pic.twitter.com/L9S6BhsRhS— ProtegeTonSoignant 😷💰👊🏼 (@ProtegeTonS) March 30, 2020

Celle cagnotte en ligne, lancée il y a 10 jours par des entrepreneurs·euses ainsi que des artistes, a pour but d’acheter des masques FFP2 et des masques chirurgicaux, des surblouses mais aussi des respirateurs, laryngoscopes et echographes. Parmi les soutiens de l’initiative on trouve notamment Pedro Winter, la DJ Maud Geffray, la journaliste Audrey Diwan, la chanteuse Julie Zenatti ou encore l’entrepreneuse Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi.
Si vous voulez faire un don pour le personnel soignant, c’est possible ici
Merci https://t.co/jDJZQJVA84— Mathieu Demy (@mathieudemy) March 30, 2020

>> Lire aussi : Bernard Lahire : “La souffrance sociale ne va pas se dissoudre dans une épidémie”




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Publish date : 2020-03-31 20:16:43

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