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Les Inrocks

[Portfolio] Dani Lessnau dévoile son “Extimité”

[Portfolio] Dani Lessnau dévoile son “Extimité”



Dans la série Extimité – le désir de rendre visible l’intimité, selon un concept défini par le psychiatre Serge Tisseron –, Dani Lessnau offre à voir des portraits de ses amants. Ces clichés, capturés par un appareil miniature inséré dans son vagin, selon la technique du sténopé, traduisent la volonté de l’artiste de transformer son corps en objectif.

Les images, malmenées par les respirations et les mouvements du corps de la photographe, sont viscéralement floues, vivantes, fragiles et sensuelles. Elles révèlent ainsi le rapport au temps des sentiments et du désir, capables d’apparaître puis de s’effacer peu à peu.

Par cet œil-vagin, par ce sexe qui voit, Dani Lessnau soutient un female gaze qui renverse la verticalité du rapport photographe/sujet : la création résulte d’une performance partagée, celle de deux corps face à face. Donner naissance à ces portraits érotiques, ou comment être au plus près de cette citation de Merleau-Ponty, dans L’Œil et l’Esprit : “L’énigme tient en ceci que mon corps est à la fois voyant et visible.”



Source link : https://www.lesinrocks.com/art/portfolio-dani-lessnau-devoile-son-extimite-391818-25-07-2021/

Author : laurentmalet

Publish date : 2021-07-25 10:00:00

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À Metz, les tableaux d’Arcimboldo sont à découvrir sous un nouveau jour

À Metz, les tableaux d’Arcimboldo sont à découvrir sous un nouveau jour



Reproduite en couverture de livres, en cartes postales et autres planches à colorier, l’œuvre de Giuseppe Arcimboldo (1526-1593) est partout. Pour cette raison précisément, on ne la regarde guère ; chacun·e croit déjà la connaître. Les portraits fantasques du peintre milanais, composés à partir de fruits, de légumes ou de fleurs (Les Saisons), de gibier, d’oiseaux ou de crustacés (Les Éléments) ou encore d’artefacts manufacturés (Le Bibliothécaire ; Le Cuisinier), on les laisse ainsi : à la surface du flux visuel. Pour nous, ils sont tout au plus un trait d’esprit plaisant.

Les artistes le regardent

En quelque sorte, Arcimboldo est victime du syndrome de la “Lettre volée”, tel que mis en évidence par Edgar Allan Poe dans sa nouvelle du même nom : ardemment recherchée, la lettre reste introuvable précisément parce que placée en évidence. À cette première appréhension s’en ajoute une autre. Pour l’histoire de l’art, Arcimboldo est une marge : une anomalie vaguement kitsch, échappant aux catégories de cet autre art, “noble”, “véritable” ou “avant-gardiste”, et à sa progression linéaire et logique.

Oublié pendant près de quatre siècles, il faudra attendre que les avant-gardes du XXe siècle le redécouvrent

En cela, se placer “face” à Arcimboldo, ainsi que nous le propose l’exposition du Centre Pompidou-Metz, revient forcément à se placer “contre” : contre les hiérarchies établies, les usages en vigueur et les taxonomies prédéfinies. Car Arcimboldo n’a pas toujours été là, présent, en pleine lumière. Oublié pendant près de quatre siècles, il faudra attendre que les avant-gardes du XXe siècle, et en premier lieu les surréalistes, le redécouvrent. Dès lors, les artistes le regardent, mais les institutions, elles, demeurent frileuses.

En 1987, l’historien de l’art et commissaire d’exposition Pontus Hultén – qui fut aussi le premier directeur du Centre Pompidou à Paris de 1977 à 1981 – décide de se pencher sur son cas. Ce sera L’Effet Arcimboldo au Palazzo Grassi à Venise, qui se concentrera plus précisément sur “les transformations du visage humain aux XVIe et XXe siècles”, et mettra en résonance la production d’Arcimboldo avec celle des artistes modernes et contemporains.

L’exposition suivante dédiée au peintre lombard qui, véritable polymathe, fut également conseiller des collections auprès de la cour des Habsbourg, chef d’orchestre et inventeur, se fera attendre vingt ans : une monographie cette fois, organisée en 2007-2008 au musée du Luxembourg à Paris.

Rapprochements visuels et ricochets intellectuels

À Metz, Face à Arcimboldo renoue directement avec l’approche de 1987. Pour Chiara Parisi, à la tête du Centre Pompidou-Metz depuis novembre 2019, l’expérience de sa visite de L’Effet Arcimboldo sera déterminante, et Face à Arcimboldo, qui inaugure sa programmation, est une manière de renouer le dialogue : on y retrouve l’hommage tripartite de Mario Merz, artiste de l’Arte Povera, à Arcimboldo, une installation commandée pour l’exposition de Venise et recomposée aujourd’hui pour la première fois.

Celle-ci prend place au sein d’un parcours rassemblant, sous le commissariat de l’historienne de l’art Anne Horvath et le regard complice de l’artiste Maurizio Cattelan, les œuvres de 130 artistes invité·es, en écho à un cœur de peintures, dessins et curiosités d’Arcimboldo.

Au sein d’une scénographie décloisonnée, portée par des cimaises en béton cellulaire, le parcours procède par affinités formelles. Les dialogues se nouent hors des contraintes chronologiques ou thématiques, procédant par rapprochements visuels et ricochets intellectuels, tout en élargissant le thème du portrait pour inclure la nature morte : on passe d’un rapport au masque, cachant le visage pour mieux dévoiler la psyché (James Ensor), à la mise en crise de l’humain par le monstrueux (Zoe Leonard), l’animalité (Pierre Huyghe) ou le fétichisme (Hans Bellmer), jusqu’à l’évocation d’une nature domestiquée (Rashid Johnson), mâtinée de rebuts industriels (Lynda Benglis) ou carrément mutante et toxique (Tetsumi Kudo).

Si chaque exposition sur Arcimboldo reflète d’emblée son époque – en 1987, la déhiérarchisation postmoderne et l’arasement du “high” et du “low” (de l’art dit noble, et de cet autre, taxé de populaire) –, Face à Arcimboldo s’accorde à l’actuelle mise en crise des systèmes de pensée hérités de la Renaissance. Dépassant ainsi la construction des catégories excluantes de l’humain, l’exposition laisse proliférer les hybrides non humains, ces ancien·nes réprouvé·es des centres historiques de visibilité imposés.

Face à Arcimboldo jusqu’au 22 novembre, Centre Pompidou-Metz



Source link : https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/a-metz-les-tableaux-darcimboldo-sont-a-decouvrir-sous-un-nouveau-jour-391158-25-07-2021/

Author : juliettesavard

Publish date : 2021-07-25 06:00:00

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Une journée chez Marie Albatrice, dominatrice BDSM

Une journée chez Marie Albatrice, dominatrice BDSM



Certain·es habitent un appartement, d’autres une maison. Marie, elle, habite un “donjon”. On s’imagine un château fort, avec pont-levis et murs en pierre de taille suintant d’humidité. Rien à voir. Il s’agit d’un loft ensoleillé, peint en blanc, situé dans la banlieue nord de Paris. Deux chats aux poils longs jouent avec des billes. L’un s’appelle Dieu, l’autre, Darwin. On rit. Un immense canapé de cuir blanc nous tend les bras. Tout est rangé, soigné, savamment chic. À bien y regarder, certains meubles détonnent dans le paysage. Là, un grand fauteuil en métal noir aux accoudoirs terminés par des reproductions de mains osseuses, avec des étriers pour les pieds.
“C’est un siège gynécologique réalisé par un ami artiste”, commente-t-elle. À côté, le prie-Dieu. Sous l’escalier menant à l’étage, une grande cage en fer forgé. Derrière la table à manger trône la chaise du roi Édouard VII. Et au plafond, des anneaux métalliques “pour les suspensions”. À l’étage justement, un second siège gynécologique en cuir seventies, un pilori moyenâgeux attendant que l’on glisse tête et mains dans ses orifices, une croix de Saint-André pour se faire attacher façon J.-C., et une tripotée de godes dont l’un si massif qu’on imagine mal que quelqu’un·e puisse véritablement s’en servir.
Marie Albatrice, double référence à L’Albatros de Baudelaire et à Albator, le capitaine corsaire balafré

© Renaud Monfourny

“C’est un soumis qui me l’a offert et on ne s’en est jamais servi… il doit fantasmer que je l’utilise en son absence. Tenez, celui-ci est plus facile.” Marie Albatrice nous présente un long gode noir, très long même, en forme de fusil-mitrailleur, qu’elle caresse d’une main habile. “Oui, c’est long mais c’est plus fin !” Certes. Nous voici assises sur le vaste canapé, aussi blanc que sa tenue bohème.
Ici cohabitent deux mondes : celui de Marie Albatrice (une double référence à L’Albatros de Baudelaire et à Albator, le capitaine corsaire balafré) et celui d’Axelle de Sade, son double, celui de “la maîtresse”, la dominatrice, celle qui se transforme régulièrement en bourreau des corps et des cœurs, celle qui sait manier le prie-Dieu et la croix de Saint-André, celle qui troque sa jupe blanche pour une robe noire dont la fente à l’arrière, rehaussée d’un porte-jarretelles, dévoile la protubérance du fessier, perchée sur des escarpins – aux fameuses semelles rouges – si fragilement hauts que l’on se demande comment elle fait pour ne pas tomber.
“Je les porte parfois plusieurs heures de suite vous savez.” On perçoit un léger changement dans la voix ici et là, comme si Axelle toquait aux cordes vocales de Marie pour se faire entendre, elle aussi, balayant ses longs cheveux noirs d’un geste assuré, la bouche peinte en rouge velours.
Un jeu d’enfant
À 46 ans, Marie Albatrice exerce la profession non reconnue de dominatrice BDSM. Pour la législation, comme pour ses voisin·es ou son propriétaire, elle est art-thérapeute. Elle n’en déclare pas moins ses revenus, afin d’être en règle et de pouvoir s’acheter prochainement une maison. Mais son grand rêve serait de créer un donjon collectif.
En attendant, Marie accueille ses soumis·es plusieurs fois par semaine entre les murs de son loft-donjon. Au minimum, une séance dure deux heures et coûte 500 euros. Le prix varie en fonction de la durée, des pratiques, mais aussi des revenus de ses client·es. Elle se souvient ainsi d’un soumis qui économisait laborieusement pour se payer une séance annuelle, dont elle n’a par conséquent jamais augmenté le tarif.
Pourtant, elle l’assure : son choix n’est pas tant motivé par l’argent que par un besoin d’épanouissement personnel. Après des études de droit et un master en intelligence économique, Marie Albatrice travaillait dans le lobbying politique. Amatrice de “fêtes” et de “lâcher-prise”, fan du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier et de sa fête fantasmagorique, elle tombe sur les soirées “élastiques”.

“J’ai compris qu’il fallait que je sois domina à temps plein. Je me sentais moins hypocrite vis-à-vis des gens et plus utile : j’apportais un bien-être aux clients.”

“Quand j’ai vu pour la première fois tous ces gens vêtus de latex et de cuir dans une cave très sombre, en train de se fouetter à quatre pattes, j’ai eu hyper-peur. Je suis immédiatement ressortie. J’ai fumé une clope sur le trottoir et là j’ai parlé à des gens très sympas. Ils m’ont convaincue de redescendre.” Un soir, une domina lui met un fouet et un soumis entre les mains. “Amuse-toi.”
Le BDSM lui parle dans ce qu’il a de créatif
La jeune femme bascule dans le BDSM. Il faudra attendre le 14 décembre 2014 pour qu’un déclic s’opère lors d’une énième réunion soporifique dans le cadre de son travail. “J’ai compris qu’il fallait que je sois domina à temps plein. Je me sentais moins hypocrite vis-à-vis des gens et plus utile : j’apportais un bien-être aux clients, analyse-t-elle. La société m’a longtemps fait penser que le sexe était sale, qu’une femme qui aimait le sexe était une moins-que-rien. Je portais ce stigmate. Il a fallu à un moment donné que je m’adresse au monde, pour dire ‘eh bien non’.”
Le BDSM lui parle dans ce qu’il a de créatif. “Ce sont des jeux qui font appel à l’enfant qui est en vous, assure-t-elle. On sort de l’approche purement génitale, ‘un sexe pénétrant/un sexe pénétré’, pour aller sur des jeux créatifs. J’aime théâtraliser et rentrer dans une intimité qui peut être honteuse et cachée. Je fonctionne comme une passeuse, comme un guide qui va aider les clients dans l’exploration de leur sensualité avec un cadre défini et donc rassurant. Quand vous êtes enfant, vous pouvez jouer avec une fraise, une fleur, un vase, une bougie. Tout est prétexte à la découverte sensorielle. Le BDSM va au-delà du sexe.”
A lire aussi : “La communauté BDSM m’a permis de réaliser que je n’étais pas un monstre”
Ses client·es – l’écriture inclusive est d’autant plus importante ici qu’elle reçoit des hommes, des femmes et des couples – ne peuvent pas pénétrer ses orifices. Seule la domina peut s’armer d’un gode-ceinture, d’une aubergine ou de tout autre accessoire à insérer dans le corps de son prochain. “Au départ, les clients sont un peu effrayés. Mon premier travail est de créer la confiance qui va permettre le lâcher-prise, pour que je puisse prendre possession de leur corps et de leur esprit.”
À chacun·e son type d’humiliation : certains aiment qu’on critique leur micro-pénis, d’autres qu’on leur crache ou pisse dessus, d’autres encore qu’on les sodomise violemment, sans lubrifiant. “Souvent, les hommes ne veulent plus être en charge de la relation. Ils me confient les clés. Ils ne veulent plus avoir le poids de l’érection, de la performance, de me faire jouir. Ce sont aussi, souvent, des personnes qui aiment le plaisir anal mais ne savent ou n’osent pas le partager avec leur partenaire, par peur de perdre leur virilité. J’ai également des hommes qui ne parviennent pas à transitionner comme ils le souhaiteraient, car ils sont pères de famille, ils ont des jobs importants, etc. mais qui, avec moi, sont des femmes, avec des prénoms de femmes.”
Chaque nouvel·le arrivant·e se voit attribuer un numéro, puis, au fil des séances, un pseudonyme, tel Ulysse ou encore Miss Piggy. “Numéro 5 a conservé son numéro car il aime les odeurs. Il passe son temps à me renifler”, précise-t-elle. Pour accéder à une séance, il faut remplir un questionnaire de santé et la laisser vérifier la fréquence cardiaque. Elle se penche hors du canapé et touche les lattes du parquet pour se porter chance. “J’espère qu’il ne m’arrivera jamais d’accident. Nous n’avons pas d’assurance. Je connais des TDS [travailleur·euses du sexe] à qui c’est arrivé, des accidents cardiaques, et qui ont mis la personne sur le trottoir.” Deux safewords (“orange” et “rouge”) permettent d’évaluer les limites, voire d’arrêter le jeu.

Ateliers de curiosité
En sus de son activité de dominatrice, Marie Albatrice a engagé une profonde réflexion sur le “sexe créatif”, ou comment déconstruire le “sexe mainstream” – qu’elle définit comme “la pénétration d’une femme par un homme” – pour imaginer d’autres façons de rentrer en connexion avec un·e partenaire. Fondatrice du collectif érosticratie, elle organise chaque année en juillet à Paris le festival érosphère (du 2 au 4 juillet cette années), qui propose des ateliers ouvrant le champ des possibles sexuels, comme de bander les yeux pour communier différemment avec des inconnu·es dans une même pièce, ou s’initier à la forniphilie (le fait de transformer un tiers en meuble, par la contrainte immobile et le cellophane).
Marie Albatrice met également en place des subspaces, soit des états de transe masochiste, à l’aide de jeux BDSM grandeur nature. Il y a le psychiatrique, le carcéral, le silencio et le sanctuaire. L’idée est simple : jouer à “on dirait que” avec sexe et autorité. Le tout encadré par des protocoles de sécurité. Ainsi, dans le carcéral, le matricule que porte chaque client·e/prisonnier·ière indique ce qu’il ou elle accepte et refuse : “Le ‘1’ signifie novice, le ‘3’, avancé. Le ‘A’, anal, le ‘B’, bisexualité, ‘I’, impact, ‘E’, électricité, etc.” Des scotchs ou des bandes de tissus viennent masquer les parties du corps qui ne doivent pas rentrer dans le jeu.
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Le reste appartient au scénario établi par Marie et ses complices : “le repas des sodomites” qui n’a rien d’un repas, “le viol collectif”, “le sacrifice” avec faux sang, “la torture à l’électricité”, etc. Chaque jeu dure environ trois heures. “Quand vous montez les gens dans la transe, il faut qu’elle soit progressive et continue. Si vous la cassez trop rapidement, ça peut être violent.” Une sorte de montée et de descente de drogues en somme. “Mon public aime les sensations fortes. Mon travail est donc de créer un ascenseur émotionnel : angoisse, stress, excitation et jouissance extrêmes… je pense souvent au film The Game de David Fincher avec Michael Douglas.”
Militante au Strass (Syndicat du travail sexuel)
Marie a rapporté le concept d’Allemagne, où elle a testé un jeu avec de faux gardiens de prison pendant vingt-quatre heures… “Je rêverais de faire ça ici sur tout un week-end”, assure celle qui dit tenter d’échapper au quotidien, de retrouver du rêve dans le réel. “Le sexe pour moi est devenu intellectuel. On imagine souvent que les travailleuses du sexe sont des nymphomanes, mais pas du tout. Chez moi, il n’est pas important dans ma relation à l’autre. Je la base sur la connexion, la confiance, le partage. Je pourrais vivre avec un ou une asexuelle, d’ailleurs.”

Militante au Strass (Syndicat du travail sexuel), Marie réfléchit tellement au sexe qu’elle le pratique désormais différemment. “Le soir, je n’ai pas forcément envie de ça. Alors il m’arrive d’être en étoile de mer, c’est sûr. Et puis c’est difficile de trouver la perle rare, soit un ou une partenaire qui vous comble. Moi, les schémas mainstream, je n’en peux plus. Oui, je peux jouer à la salope qui se fait prendre, mais ça ne m’intéresse pas.”
Son objectif est à la fois simple, puisque précis, mais difficile à réaliser car il implique ce grand projet de changement des mentalités : modifier les représentations du sexe, produire de nouveaux imaginaires. “C’est toujours compliqué d’aller trouver sa ou son partenaire pour lui proposer de lui renifler les pieds. Les films peuvent aider. J’aime beaucoup Shortbus ou La Secrétaire. Ils peuvent amorcer un dialogue.”
On repart avec cette étrange et duale image d’instruments de torture moyenâgeux placés l’air de rien dans un grand loft lumineux, habité par cette maîtresse à la jupe bohème aussi blanche que sa robe noire est anguleuse, tandis que Dieu, lui, se prélasse au soleil.



Source link : https://www.lesinrocks.com/sexe/une-journee-chez-marie-dominatrice-bdsm-387266-24-07-2021/

Author : laurentmalet

Publish date : 2021-07-24 17:00:00

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[Portfolio] Tada Hengsapkul, une résistance édénique

[Portfolio] Tada Hengsapkul, une résistance édénique



Qu’il s’agisse de corps nus, d’artefacts militaires ou d’opposants politiques volatilisés, les projets de Tada Hengsapkul travaillent les problématiques de confrontation au pouvoir et de vulnérabilité dans son pays, la Thaïlande.

© Tada Hengsapkul
Ses premières séries étaient peuplées de ses ami·es, souvent nu·es, évoluant dans un espace périurbain et tropical, bandant leurs muscles contre une menace invisible, femmes au sexe fleuri, images crues et teintées de mélancolie, comme prises aux portes du Paradis avant d’en être éjecté·es.

© Tada Hengsapkul
Cette porosié à l’environnement, laissant entrevoir la possibilité  d’y disparaître, ces positions de résistance un peu bravaches ont peut-être été  inspirées à Tada par sa région d’origine : l’Isan.

© Tada Hengsapkul
La contrée fauchée, historiquement délaissée, du nord du pays, est pourvoyeuse de légions de chauffeurs de tuk-tuk et de prostituées de Bangkok, mais aussi espace de contestation du pouvoir central et foyer des esprits qui hantent la campagne. Tada dit qu’il vient de Khorat, le nom de sa ville issu du khmer ancien, et non de Nakhon Ratchasima, sa dénomination thaïe officielle : un enfant – prodige – de l’Isan.

© Tada Hengsapkul

© Tada Hengsapkul

© Tada Hengsapkul



Source link : https://www.lesinrocks.com/art/portfolio-tada-hengsapkul-une-resistance-edenique-391798-24-07-2021/

Author : laurentmalet

Publish date : 2021-07-24 10:00:00

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Taysir Batniji arrache le temps et l’espace “au vide qui se creuse”

Taysir Batniji arrache le temps et l’espace “au vide qui se creuse”



Chez Taysir Batniji, tout concourt à l’effacement et c’est le labeur d’un seul, d’un corps fragile, de s’efforcer, à bout de bras, de conjurer la déperdition. Dans le travail de l’artiste né à Gaza, en Palestine, en 1966, et aujourd’hui basé à Paris, les œuvres se construisent dans cette double tension : il s’agit de montrer la conjoncture politique et historique tout en maintenant la possibilité d’une expression subjective – libre, mais circonstanciellement telle.
Au MAC VAL, qui lui consacre sa première exposition monographique muséale, les œuvres issues de près de vingt-cinq années de pratique artistique approfondissent l’approche jusqu’ici réservée à un travail trop rare : de l’artiste, on connaissait essentiellement, en France, l’œuvre photographique.

En 2018, lors des Rencontres de la photographie d’Arles, il présentait ainsi la série Gaza to America, Home Away from Home (2017), consacrée au dialogue entretenu avec ses cousin·es palestinien·nes immigré·es aux États-Unis, et placée en regard avec une sélection de ses photographies et vidéos réalisées entre 1999 et 2010.
L’expérience d’un seul rejoint celle de l’humanité
Quelques bribes arrachées au vide qui se creuse marque non seulement un élargissement de son corpus à ses sculptures et installations, mais également un changement de focale. Si le personnel est politique, il est tout aussi poétique. Si chacune des œuvres de Taysir Batniji est marquée par son expérience du conflit israélo-palestinien – sur cette terre natale occupée qui lui a été niée, il n’a pu retourner depuis 2006 –, leur teneur n’en reste pas moins fondamentalement ontologique.

Lorsque l’artiste décline, à l’aquarelle, les traces hyperréalistes de ruban adhésif signalant l’absence d’une image centrale (disparue ? censurée ?), lorsqu’il nous adresse les captures d’écran pixélisées jusqu’au monochrome d’une communication WhatsApp impossible, qu’il mesure l’écoulement du temps et l’arpentage de l’espace au moyen de grains de sable emprisonnés au sein d’un sablier à l’horizontale ou d’une valise échouée, l’expérience d’un seul rejoint celle de l’humanité – immémoriale peut-être, et surtout imminente alors que le nomadisme s’annonce comme une donne partagée pour les temps qui s’ouvrent.
Un grand artiste
On renoue, également, avec la teneur conceptuelle du travail de l’artiste, à l’instar de la pile de savons gravés de l’inscription, en arabe, “Dawam el Hal Men Al Mohal” (“rien n’est permanent”), et dont chacun·e est invité·e à emporter un fragment, qui pose la question, en écho aux monticules de bonbons et aux piles d’affiches à déconstruire de Félix González-Torres, de la responsabilité individuelle face au souvenir.

Si l’artiste est toujours resté précautionneux face à l’écueil d’être, dans le monde de l’art, perçu avant tout comme un artiste palestinien, plutôt qu’en tant qu’artiste tout court, sa présente exposition y répond très simplement : Taysir Batniji est un grand artiste, et on se rend au MAC VAL tout autant pour sa place dans l’histoire de l’art que pour contrer l’invisibilisation de la communauté palestinienne en France.
Quelques bribes arrachées au vide qui se creuse de Taysir Batniji, jusqu’au 22 août, MAC VAL, Vitry-sur-Seine



Source link : https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/taysir-batniji-arrache-le-temps-et-lespace-au-vide-qui-se-creuse-391249-24-07-2021/

Author : juliettesavard

Publish date : 2021-07-24 06:00:00

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Bryan’s Magic Tears vient électriser l’été avec l’aérien “Sad Toys”

Bryan’s Magic Tears vient électriser l’été avec l’aérien “Sad Toys”



Chez Born Bad Records, tout est affaire de famille. Lancée par Benjamin Dupont (qui officie sous le nom de Dame Blanche depuis 2010), la formation Bryan’s Magic Tears accueille en son sein quelques rejetons issus de la maison Born Bad (La Secte Du Futur et Marietta) pour proposer le meilleur du rock hexagonal. Après deux premiers albums, la bande de Benjamin Dupont amorce son grand retour avec Sad Toys, premier extrait de leur troisième collection de morceaux, Vaacum Cleaned, à paraître le 15 octobre 2021.

Voix éthérée

Avec son riff, tout en échos (réminiscent du How Soon Is Now? des Smiths), Sad Toys ouvre de tout nouveaux territoires musicaux pour les trublions. Beaucoup plus éthérée qu’à l’accoutumée, la voix traînante de Benjamin Dupont prend finalement de l’ampleur et de l’épaisseur.

Longtemps placée en retrait derrière les murs de guitares, elle est désormais fin prête à épouser les saillies mélodiques de ces dernières. Un changement d’orientation qu’il nous tarde de découvrir sur le disque à venir.

>> À lire aussi : À voir : James Blake revient avec “Say What You Will”, annonciateur d’un futur album

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Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/bryans-magic-tears-vient-electriser-lete-avec-laerien-sad-toys-398137-23-07-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-07-23 12:02:00

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[Trailer] Zendaya et Timothée Chalamet guerrier·ère·s futuristes du désert dans “Dune”

[Trailer] Zendaya et Timothée Chalamet guerrier·ère·s futuristes du désert dans “Dune”



Dans Dune, Denis Villeneuve (Prisoners, Blade Runner 2024) s’empare du cultissime roman de science-fiction du même nom écrit par Frank Herbert et sorti en 1970. Attendu depuis un moment, le film prépare sa sortie prochaine en dévoilant, le 22 juillet, une nouvelle bande-annonce.

Si l’histoire est connue par les adeptes de la saga littéraire, celles et ceux qui la découvrent à travers ce brûlant trailer la trouveront bien énigmatique. Scènes d’explosions alternent avec des plans épiques (notamment de dunes sablées) à gros budget. Le synopsis, lui, explique : “Dans un futur lointain de l’humanité, le duc Leto Atréides reçoit de l’Empereur le fief de la très profitable et très dangereuse planète désertique Arrakis. Également connue sous le nom de ‘Dune’, cette planète est la seule source de la substance la plus précieuse de l’Imperium, ‘l’Épice’, une drogue qui prolonge la vie humaine, immunise contre les poisons et procure des facultés mentales surhumaines.”

Sur ces images, on aperçoit une Zendaya (vue dans la géniale série Euphoria) magnifiée, les cheveux au vent, et un Timothée Chalamet (révélé dans Call Me By Your Name) sérieux, tourmenté par ses visions de la planète convoitée et du personnage joué par Zendaya.

Le film sera en salle le 15 septembre 2021.

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Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/trailer-zendaya-et-timothee-chalamet-guerrier%C2%B7ere%C2%B7s-futuristes-du-desert-dans-dune-398293-23-07-2021/

Author : Anna Bloom

Publish date : 2021-07-23 14:40:22

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Anika, James Blake et Darkside… sont dans la playlist de la semaine !

Anika, James Blake et Darkside… sont dans la playlist de la semaine !



Il était inespéré, pour une fin de mois de juillet, de voir autant d’immenses artistes partager de nouveaux morceaux et albums. Habituellement une période calme, ce milieu d’été se voit donc bousculé par le retour de l’immense Kanye West, qui publie, ce 23 juillet, son album Donda (du nom de sa mère). Un mastodonte qui n’en écrase pas moins les autres sorties de la semaine ; l’occasion de faire le point dans la playlist hebdomadaire concoctée par la rédaction des Inrockuptibles.

Darkside, le duo formé par Nicolas Jaar et Dave Harrington, livre un deuxième album inespéré, 7 ans après sa séparation. Anika, chanteuse d’Exploded View, est de retour avec un nouvel essai solo, 8 ans après son dernier disque. Molly Burch, quant à elle, signe avec Romantic Images son quatrième LP.

>> À lire aussi : À voir : James Blake revient avec “Say What You Will”, annonciateur d’un futur album

Retours en fanfare

Côté singles, c’est James Blake qui s’impose en tête avec Say What You Will, un sensible et obsédant nouveau titre annonciateur d’un prochain album, Friends That Break Your Heart, à paraître seulement 2 ans après un Assume Form qui avait divisé ses fans. Une retour d’autant plus gratifiant que l’anglais s’invite aussi sur long morceau du rappeur Dave, Both Sides Of A Smile.

Lil Nas X est également de retour avec un morceau produit par Kanye West (décidément en grande forme cette semaine) : Industry Baby, un titre où le musicien s’empare de la controverse qu’a suscité la mise en vente d’une paire de chaussure qu’il avait designé. Avec aussi Childish Gambino, qui signe une reprise du Stay High de Brittany Howard (la leader d’Alabama Shakes) ; Lorde, qui continue de teaser son troisième disque sur le génialement nommé Stoned at the Nail Salon ; Caleb Landry Jones qui, quelques jours à peine après avoir reçu le prix d’interprétation au festival de Cannes, lâche son titre Bogie et annonce un deuxième LP chez Sacred Bones Records, et Matthew E White qui a partagé son décoiffant single Electric, il serait peu de dire que la semaine a été chargée.

Une semaine chargée

Les sorties ne s’arrêtent pas là en cette semaine chargée. Voilà que le rare Ateyaba (ex-Joke) signe son comeback avec une nouvelle collection de morceaux; la Montréalaise MUNYA partage un nouveau single; le trio La Luz a publié un morceau avec Adrian Younge et les Liverpuldiens de Clinic balancent le premier single d’un album à venir. Mais aussi : Zinée se révèle sur Cobalt; slowthai reprend le furieux Model Village de IDLES; et TripleGo n’en finit plus d’impressionner sur Twareg 2.1.

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Dans la galaxie PC Music, Namasenda s’associe à La Zowi pour un morceau “démoniaque”, Piroshka (emmenée par une ex-Lush) déploie des trésors d’inventivité sur leur nouvel album, alors que le Welcome 2 America du regretté Prince n’en finit plus de se dévoiler avec l’inédit Hot Summer. À ce pêle-mêle de musiques diverses et variées, s’ajoute le retour de Nite Jewel, le nouveau morceau de Big Red Machine (Justin Vernon de Bon Iver et Aaron Dessner de The National) avec les Fleet Foxes et Anaïs Mitchell, alors que The Linda Lindas continue d’envoyer des coups de pied dans la fourmilière.

Enfin, on note aussi les retours de The War on Drugs, Low, The KVB, Leon Bridges, TOPS et Porches… De quoi alimenter la bande son d’un été qui a tardé à arriver.

>> À lire aussi : En écoute : Caleb Laundry Jones déploie son baroque psychédélique sur “Bogie”



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/anika-james-blake-et-darkside-sont-dans-la-playlist-de-la-semaine-398110-23-07-2021/

Author : Briac Julliand

Publish date : 2021-07-23 15:22:36

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À regarder : “Junior”, le premier court-métrage de Julia Ducournau

À regarder : “Junior”, le premier court-métrage de Julia Ducournau



Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2011, la première réalisation de Julia Ducournau est un court-métrage saisissant qui aborde la puberté féminine de façon pour le moins organique. Il vient d’être mis en ligne par Unifrance sur Youtube, à regarder gratuitement pour une durée limitée.

Une touche de fantastique

Comme la mue de l’extraterrestre dans le film Alien (1979) de Ridley Scott, Justine dite « Junior”, adolescente au physique ingrat, voit son corps se métamorphoser du jour au lendemain. Mais au lieu d’évoluer normalement, la jeune fille perd des lambeaux de peaux qui sécrètent un liquide visqueux.

Répertorié comme une « comédie fantastique” sur le site de la Fémis – où la réalisatrice a fait des études de scénariste –, ce film de fin d’étude renoue avec le film de genre et rappelle le style de David Cronenberg (Scanners, Le Festin nu, eXistenZ).

>> À lire aussi : Box-office : “Kaamelott” pourrait être le plus gros succès du cinéma français depuis 7 ans

Origin story

À sa diffusion, Junior introduit Garance Marillier (Grave puis Titane, signés Ducournau) dont c’est le premier rôle. En 2012, sa performance lui vaut le prix d’Interprétation féminine au festival Premiers Plans d’Angers.

Les films de Julia Ducournau prennent de la maturité et de la maîtrise avec l’âge, tout comme le personnage de Justine qui grandit de film en film. Elle commence adolescente dans ce film, mal dans sa peau. On la retrouve devenue apprentie vétérinaire et cannibale dans Grave puis adulte dans Titane, un film qui aborde la maternité de façon… particulière.

Le film restera disponible jusqu’au 21 août.

>> À lire aussi : [Trailer] Après “District 9”, Neill Blomkamp signe le terrifiant “Demonic”



Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/a-regarder-junior-le-premier-court-metrage-de-julia-ducournau-398407-23-07-2021/

Author : Anna Bloom

Publish date : 2021-07-23 16:06:27

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Jordan Peele dévoile l’affiche énigmatique de “Nope”, son prochain film

Jordan Peele dévoile l’affiche énigmatique de “Nope”, son prochain film



Le 22 juillet, sans aucune cérémonie, Jordan Peele a dévoilé l’affiche de son prochain long-métrage sur son compte Twitter. Même pas de texte pour l’accompagner, juste un émoji en forme de nuage.

L’affiche est pour le moins énigmatique. Nous y voyons justement un nuage menaçant dans un ciel de ténèbres survoler une ville située dans le creux d’une vallée, des éléments clairement essentiels à l’histoire. On y découvre cependant le nom du film, Nope, et sa date de sortie américaine.

pic.twitter.com/iiDRwVLmbr— Jordan Peele (@JordanPeele) July 22, 2021

>> À lire aussi : Les visages de Cannes 2021 – Partie 2

Ainsi Daniel Kaluuya (oscarisé pour sa prestation dans Judas and the Black Messiah et déjà présent chez Peele dans Get Out), Keke Palmer (True Jackson, Berlin Station) et Steven Yeun (Okja, Minari) tiendront les rôles principaux. Un casting principal déjà officialisé en avril 2021. Barbie Ferreira (Euphoria) et Brandon Perea (The OA) seront également de la partie. Le film est prévu pour une sortie dans les américaines le 22 juillet 2022.

En attendant, Candyman, le remake du film d’horreur de 1992 co-écrit et produit par Jordan Peele, sortira en France le 25 août 2021.

>> À lire aussi : “Sweet Thing” : un presque premier film exaltant de jeunesse



Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/jordan-peele-devoile-laffiche-enigmatique-de-nope-son-prochain-film-398359-23-07-2021/

Author : Anna Bloom

Publish date : 2021-07-23 16:27:36

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John Waters : “Tout chez Elvis était chargé d’un érotisme fou”

John Waters : “Tout chez Elvis était chargé d’un érotisme fou”



Dans votre nouveau livre, M. Je-Sais-Tout (Actes Sud, mars 2021), vous dites ressentir de la peine pour les jeunes d’aujourd’hui parce qu’ils et elles sont passé·es à côté des années de sexe débridé, avant l’arrivée du sida. Pensez-vous que le sexe soit devenu triste ?
Non pas du tout. Je pense avoir grandi à une époque où, dans la communauté gay, le sexe se consommait de façon très frénétique, dans une sorte d’urgence d’autant plus décuplée par la clandestinité. Je suis ravi d’avoir vécu ça, mais l’époque a changé, et tant mieux. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que le sexe est moins débridé mais plus cool, plus libre, moins clandestin, moins interdit. La jeunesse contemporaine est peut-être “too cool to fuck”.
Vous souvenez-vous de votre premier émoi sexuel ?
C’était la première fois que j’ai vu Elvis Presley danser. Sa façon de bouger ses jambes, ses regards, les gouttes de transpiration qui roulaient sur ses tempes, tout chez lui était chargé d’un érotisme fou. C’est en voyant Le Cavalier du crépuscule de Robert D. Webb, avec Elvis dans le rôle principal, que j’ai en même temps découvert la masturbation et le fait que j’étais homosexuel.

Vos films baignent dans une moiteur très sexuelle mais vous filmez rarement des rapports sexuels ou, lorsque vous le faites, c’est pour en pointer l’aspect tragicomique… Le sexe est une farce pour vous ?
J’ai toujours trouvé ça très étrange de vouloir filmer une “vraie” scène de sexe au cinéma. Je ne pense pas que les gens se masturbent devant mes films par exemple, ou alors c’est qu’ils·elles sont dérangé·es. Dans mes films, le sexe est lié à la question du fantasme, du ridicule et de l’exagération. Si mes films peuvent être sexuellement libérateurs pour certain·es, je pense que c’est parce qu’ils dédramatisent le côté ridicule et étrange du sexe et de nos fantasmes les plus farfelus.
Un film excitant ?
Théorème de Pasolini.

Dans votre livre, vous insistez sur l’importance du sexe oral, vous êtes notamment un ardent défenseur de l’anulingus, au détriment de la pénétration, que vous qualifiez d’intrusive et de fasciste. Mais au-delà de ça, quand commence pour vous un rapport sexuel?
À titre personnel, ce qui m’excite le plus est la façon dont une personne dégage un érotisme sans en avoir conscience, comme par exemple un homme qui enlève son T-shirt par pure commodité, sans savoir qu’il m’offre le plus beau spectacle qui soit. Mais ça peut aussi être un petit détail vestimentaire ou une façon de faire bouger ses cheveux. C’est la dimension accidentelle du signe sexuel qui me fait le plus d’effet. Je pense que l’on a tous et toutes un type d’érotisme très personnel, quelque chose de bien spécifique qui nous excite et se répète au cours de notre vie.
On peut l’analyser dans le cadre d’une psychanalyse, tenter de s’en libérer, peut-être y parvenir, mais cette pulsion érotique restera quelque part en nous. Et plus généralement, je dirais que le sexe est ce qui excite une personne lorsqu’elle est soit seule soit accompagnée d’une personne consentante, et là, il y a un rapport sexuel puisqu’il y a altérité. À partir de là, à chacun·e de laisser libre cours à son imagination.



Source link : https://www.lesinrocks.com/sexe/john-waters-tout-chez-elvis-etait-charge-dun-erotisme-fou-390899-23-07-2021/

Author : laurentmalet

Publish date : 2021-07-23 17:00:00

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Que faut-il retenir de la session d’écoute du nouvel album de Kanye West ?

Que faut-il retenir de la session d’écoute du nouvel album de Kanye West ?



En amont de la parution de son dixième album solo annoncé pour ce jour – et qui se laisse encore désirer sur les plateformes de streaming –, Kanye West a tenu le 22 juillet une session d’écoute homérique dans l’enceinte du Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta (71 000 places au maximum de sa capacité).

Pour présenter Donda, le successeur de Jesus Is King, le rappeur chicagoan a une nouvelle fois pensé les choses en très, très grand. Retour sur cet événement étrange, chancelant et bigger than life. En somme, à l’image de son auteur.

Palanquée d’invité·e·s

Tout de rouge vêtu, cagoulé et devant une foule gargantuesque massée en tribunes, Kanye West a rejoint les travées du Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, après avoir réalisé le rêve de nombreux fans lors d’un dernier morceau épique : des retrouvailles – voire une réconciliation – avec Jay-Z, venu poser un couplet sur ce morceau final, quelques heures seulement avant que le public ne le découvre : “This might be the return of The Throne/Hova and Yeezus like Moses and Jesus.”

HOV did the verse today!!!! At 4pm— Young Guru (@Young_Guru) July 23, 2021

>> À lire aussi : “Donda”, le nouvel album de Kanye West, sortira ce vendredi 23 juillet !

Si ces retrouvailles ont constitué le pinacle de cette étrange soirée, d’autres péripéties ont essaimé la “performance” du rappeur américain errant sur l’immense étendue du stadium d’Atlanta. Si les rumeurs vont bon train quant à la présence de 2 Chainz sur le disque – à la suite d’une photo où on le voit poser au micro dans les backstages du stade – Donda comporte d’ores et déjà son lot du featurings plus ou moins improbables. Lil Durk, Lil Baby, Playboi Carti, Travis Scott, Baby Keem, Don Toliver, Roddy Ricch, Pusha T, et même le défunt Pop Smoke se sont succédé le temps de 15 morceaux.

À cette liste de contributions s’ajoute évidemment celle de sa mère, Donda West, décédée en 2007 et présente sous la forme d’anciens enregistrements, ainsi que les mots de la poétesse Gwendoline Brooks, première femme afro-américaine à recevoir un prix Pulitzer en 1950.

Work in progress

Alors qu’il était encore à l’ouvrage sur le mix de l’album quelques heures – voire minutes – auparavant avec son acolyte Mike Dean, Ye s’est livré, corps et âme, mais toujours dans le silence, au milieu du terrain immaculé du stade d’Atlanta. Dans cet alliage d’égo trip et de vulnérabilité (à la fois centre du monde et écrasé par la foule) qu’on lui connait, il a tenté tant bien que mal d’occuper l’espace. Une vulnérabilité qui a atteint son apogée sur le morceau supposément intitulée Losing My Family, dans lequel il partage sa peur d’être dépossédé de son rôle de père depuis sa rupture avec Kim Kardashian (présente dans l’assistance), et qui l’a laissé genoux à terre dans un moment aussi gênant et grandiloquent que bouleversant.

Yeezy & Hov #WTT2 pic.twitter.com/xjtBc7z6A0— TeamKanyeDaily (@TeamKanyeDaily) July 23, 2021

Dans cette grande messe d’orgues synthétiques, de gospel, de guitares électriques distordues et de chant auto-tuné à fleur de peau, qui augure le meilleur pour la sortie officielle de Donda, la soirée a finalement été marquée par la fragilité de ce que Kanye a donné à entendre. Un disque à l’état de maquette – plus encore que lors de la session d’écoute pour son album The Life of Pablo, qui s’était tenue au Madison Square Garden, à New York, en 2016 –, où certaines portions de ses couplets sont réduites à des babillages de toplines, des mélodies chantées en yaourt.

Une soirée qui cristallise finalement à la perfection l’oxymore Kanye West. Le mégalo capable de faire preuve d’une prétention sans limites en louant un stade (et en faisant payer entre 20 et 100 dollars des places) pour écouter un album inachevé, et l’artiste déballant ses tripes en position de vulnérabilité extrême devant des milliers de personnes.

>> À lire aussi : Avec “Twareg 2.1”, TripleGo rayonne toujours sur le cloud rap français



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/que-faut-il-retenir-de-la-session-decoute-du-nouvel-album-de-kanye-west-398381-23-07-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-07-23 17:00:31

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Avec son dernier clip, Lil Nas X prouve qu’il est la popstar que le monde mérite

Avec son dernier clip, Lil Nas X prouve qu’il est la popstar que le monde mérite



Pouvait-on décemment penser qu’après avoir réalisé le plus gros braquage de l’histoire récente de l’industrie musicale avec le tube Old Town Road et son beat acheté 20$ en ligne, avoir explosé la frontière des genres en se classant numéro un des charts de la country (dominée par les artistes blancs), et avoir fini au cœur d’une polémique puritaine pour avoir twerké sur le diable dans le clip de Montero, le kid le plus cool de la pop américaine allait ralentir le rythme ?

Avec Industry Baby, son nouveau morceau produit par Take A Daytrip et nul autre que Kanye West, et son clip libidineux au possible, comptez sur Lil Nas X pour poursuivre sur sa lancée avec la subtilité d’un char d’assaut et l’énergie d’un gosse dopé au sucre. Dans cette grande entreprise de déconstruction des genres qu’il aborde en filigrane dans chacun de ses clips, la popstar originaire de l’État de Géorgie s’attaque à l’imagerie testostéronée de l’univers carcéral.

>> À lire aussi : Lil Nas X est-il la nouvelle superstar de l’hyperpop ?

Tout un symbole

Derrière l’instru triomphale – et plutôt convenue – de Kanye West, c’est tout un monde à filer des sueurs froides aux pourfendeurs des sciences sociales qui se déploie devant nos yeux. Dans un pot-pourri d’imagerie de boys band, de films de prison bodybuildés et de queerness à tous les étages, Industry Baby envoie un nouveau grand coup de pied dans la fourmilière d’une pop trop sage et trop sûre de ses acquis.

Rarement un artiste aussi puissant dans l’écosystème parfois assez sclérosé de la pop (“I’m a pop n**** like Bieber hah”) aura été aussi décomplexé dans les visions et les représentations qu’il souhaite mettre en scène. Toujours porté par cette énergie de sale gosse qui désire réaliser tout ce qui lui a été interdit et par un hédonisme sans bornes, l’artiste donne à voir et à penser une forme d’utopie pop et inclusive.

Que l’on soit hermétique ou non à ses tubes calibrés, Lil Nas X reste, à bien des égards, la popstar que le monde mérite, ou du moins celle dont il a besoin.

>> À lire aussi : A. G. Cook met l‘hyperpop face à ses contradictions dans un nouvel album excessif



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/avec-son-dernier-clip-lil-nas-x-prouve-quil-est-la-popstar-que-le-monde-merite-398409-23-07-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-07-23 15:41:51

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Box-office : “Kaamelott” pourrait être le plus gros succès du cinéma français depuis 7 ans

Box-office : “Kaamelott” pourrait être le plus gros succès du cinéma français depuis 7 ans



Dès sa sortie, le 21 juillet, Kaamelott, premier volet d’Alexandre Astier attire une horde de fans de la série. En un jour, c’est un total de 423 922 spectateur·trice·s (avant-premières comprises) qui se sont précipités dans les 807 salles françaises où il est diffusé. Un record pour un film de l’Hexagone ces dernières années qui se rapproche de celui réalisé par La Ch’tite Famille de Dany Boon en 2018 (451 530 le jour de sa sortie).

Alexandre Astier a visé juste avec son film inspiré de la légende arthurienne, lui qui jusqu’ici n’avait réalisé que trois long-métrages, dont deux animés (avec Louis Clichy). Astérix : le secret de la potion magique avait enregistré, en 2018, 253 129 entrées surpassant les 186 046 personnes d’Astérix : le domaine des dieux, 4 ans plus tôt. Son premier long-métrage, quant à lui, David et Madame Hansen, n’avait pas attiré grand monde : seulement 12 435 curieux·euses étaient allé·e·s le découvrir le jour de sa sortie en 2012.

>> À lire aussi : “Kaamelott : premier volet” : tout ça pour ça

À ce rythme, le premier volet de Kaamelott risque de dépasser, en une semaine, les 8 millions d’entrées, ce qui en ferait le plus gros succès récent au box office français, après Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu et ses 12 millions d’entrées en 2014. En revanche, au rayon des comédies moyenâgeuses, le film d’Alexandre Astier a peu de chance de détrôner Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré (plus de 13 millions en 1993).

L’effet Cannes ?

Étrangement, du côté des sorties cannoises, l’explosif Titane, fraîchement couronné d’une Palme d’or pour la moins inattendue, n’attire pas autant que l’on aurait pu le penser. Pour son premier jour d’exploitation, le 14 juillet, le film de Julia Ducournau n’a vendu que 12 600 tickets en France. C’est à peine un peu plus élevé que le chiffre de Grave, le premier long-métrage de la réalisatrice, qui n’avait attiré que 10 674 personnes en 2016.

Mais c’était avant que Julia Ducournau reçoive la Palme d’Or. Après un démarrage timide en première semaine (88 523), la deuxième semaine pourrait faire mieux.

>> À lire aussi : [Cannes 2021] “Titane” : une Palme d’or inattendue et audacieuse

Longtemps attendu et récemment acclamé à Cannes, le film de Leos Carax Annette, avec Adam Driver et Marion Cotillard dans les rôles principaux, n’a attiré, quant à lui, que 98 500 spectateur·trice·s lors de sa première semaine en France. Pourtant, c’est son plus gros succès depuis Holy Motors en 2012 (61 441 pour sa première semaine d’exploitation). Quant au film de Paul Verhoeven, il se maintient bien en deuxième semaine : on enregistre un cumul de 218 031 entrées pour Benedetta, dont Virginie Efira est à l’affiche.

Enfin, Bergman Island de Mia Hansen-Løve, avec Tim Roth, Vicky Krieps, Mia Wasikowska et Joel Spira en amants parallèles, n’a démarré qu’avec 30 652 tickets vendu la première semaine, ce qui est peu comparé aux autres sorties des films Cannes 2021.

La mise en place tant redoutée du pass sanitaire n’a pas joué en faveur des sorties cannoises du 21 juillet. En effet, le poétique Journal de Tûoa, tourné pendant le confinement, n’a fait venir en salle que 1 393 intrigué·e·s en une semaine. Onoda, le film insulaire sur fond de Seconde guerre mondiale d’Arthur Harari, a démarré avec 1 650 entrées sur 105 copies le jour de sa sortie. C’est bien peu comparé à Diamant noir, son premier long-métrage, qui avait attiré 3 271 spectateurs les premières 24 heures, en 2016.

>> À lire aussi : Hafsia Herzi confirme son talent de réalisatrice avec une “Bonne Mère” pudique et lumineuse

C’est le deuxième film de Hafsia Herzi, dont l’intrigue se déroule à Marseille, qui s’en sort le mieux : Bonne mère a vendu un total de 1 494 tickets le jour de sa sortie. Le premier film de la cinéaste, Tu mérites un amour, avait néanmoins connu un plus franc succès en 2018 (4 915).

Les blockbusters US dominent toujours

Du côté des films américains, Old de M. Nelliyattu Shyamalan enregistre à son premier jour un nombre relativement important d’entrées : 11 555 (sur 300 copies). Mais ce chiffre reste peu élevé pour le réalisateur de Split et Sixième Sens, habitué à cartonner au box office. Le dernier film de la franchise Saw, pourtant assez populaire d’ordinaire, n’a pas non plus attiré beaucoup de monde à sa sortie le 21 juillet : seulement 5 676 spectateur·trice·s se sont déplacé·e·s pour voir Spirale : l’Héritage de Saw. Un échec pour la saga horrifique dont l’épisode Jigsaw (2017) avait atteint les 103 338 entrées en 24 heures.

Quant à Fast and Furious 9 et Black Widow, les chiffres continuent d’être bons. Comme toujours, l’été est favorable aux blockbusters américains. Black Widow est le deuxième film le plus vu de 2021. Il cumule 1 349 689 billets vendus, et devance ainsi Cruella (1 316 287). F9, lui, le suit déjà de près avec à 1 301 589 entrées en une semaine.

>> À lire aussi : Les visages de Cannes 2021 – Partie 2



Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/box-office-pourquoi-kaamelott-pourrait-etre-le-plus-gros-succes-du-cinema-francais-depuis-7-ans-398234-23-07-2021/

Author : Anna Bloom

Publish date : 2021-07-23 13:44:28

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Anika dévoile sa playlist du moment !

Anika dévoile sa playlist du moment !



Si elle n’aura pas chômé dans l’intervalle qui sépare son premier et son deuxième album (sorti ce vendredi 23 juillet), il aura quand même fallu 8 longues années à Anika pour donner naissance à Change. De quoi motiver notre décision de catapulter le magnifique disque en ouverture de la séquence musique des Chroniques Hebdo des Inrockuptibles du 21 juillet (disponible à cette adresse). À cette occasion, la musicienne nous livre une playlist qui porte la marque de l’approche syncrétique dont elle fait preuve dans ses morceaux.

Un éclectisme sans bornes

Comme on aurait pu s’en douter, les 10 titres sélectionnés par Anika cultivent un éclectisme sans bornes déjà à l’œuvre sur son nouvel album Change. Rien de bien antinomique à voir Diamonds, Fur Coat, Champagne de Suicide cohabiter avec le hit interplanétaire de Coolio, Gangsta’s Paradise et l’étrangeté pop de Lizzy Mercier Descloux ou celle des méconnus Mueran Hermanos.

À cela s’ajoute des titres des Breeders (le cultissime Safari), de l’éminente Kim Gordon de Sonic Youth, de Ludwig A.F., d’Ester, de Sophia Kennedy et de Whirlpool (le rigolard et euphorisant From Disco To Disco). La playlist entière est à écouter à la suite.

>> À lire aussi : Anika est de retour avec “Change” (et ça valait le coup d’attendre)

>> À lire aussi : The Goon Sax dévoile sa playlist du moment !



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/anika-devoile-sa-playlist-du-moment-397803-23-07-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-07-23 11:11:03

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MONDIALNEWS.COM :[Portfolio] Dani Lessnau dévoile son “Extimité”
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MONDIALNEWS.COM [Portfolio] Dani Lessnau dévoile son “Extimité”