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[Tribune] Ensemble, défendons la liberté

[Tribune] Ensemble, défendons la liberté




A l’initiative du directeur de la publication de Charlie Hebdo, Riss, une centaine de médias français dont Les Inrockuptibles signent cette “lettre ouverte à nos concitoyens”, dans le contexte du procès du massacre de sa rédaction en 2015 et des nouvelles menaces subies par l’hebdomadaire.
Lettre ouverte à nos concitoyens
Il n’est jamais arrivé que des médias, qui défendent souvent des points de vue divergents et dont le manifeste n’est pas la forme usuelle d’expression, décident ensemble de s’adresser à leurs publics et à leurs concitoyens d’une manière aussi solennelle.

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Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru crucial de vous alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression.
Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français “coupables” d’avoir publié des articles critiques.
La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.
Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement.
“Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi”, proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. Cet article est immédiatement complété par le suivant : “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.”
Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux.
Bien sûr, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les États qui violent les traités garants de vos droits. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres.
Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 avaient rêvé ? Ces libertés nous sont tellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous. Elles sont comme l’air que l’on respire et cet air se raréfie. Pour être dignes de nos ancêtres qui les ont arrachées et de ce qu’ils nous ont transmis, nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères.
Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres, qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas. Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant ils s’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons mais la liberté.
Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinions ou de croyances. Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté.
#DéfendonsLaLiberté
Les signataires : 
20 Minutes, Actu.fr, Alliance de la presse d’information générale, Alternatives Economiques, Arte France, BFMTV, Canal+, Causeur, CB News, Centre presse, Challenges, Charlie Hebdo, Cnews, Courrier International, Elle, Europe1, France Médias Monde, France Télévisions, Gala, GQ, Konbini News, L’Alsace, L’Angérien Libre, L’Avenir de l’Artois, L’Echo de l’Ouest, L’Echo de la Lys, L’Equipe, L’Essor Savoyard, L’Est-Eclair, L’Est républicain, L’Express, L’Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L’indicateur des Flandres, L’informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L’Union, La Charente Libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Marseillaise, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance Lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune, La Tribune Républicaine, La Vie, La Vie Corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard Enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier Picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le HuffPost, Le Journal d’Ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du Dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien / Aujourd’hui en France, Le Parisien Week-end, Le Pays Gessien, Le Phare Dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, Les Inrockuptibles, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Madame Figaro, Marianne, Marie Claire, Mediapart, Midi Libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, NRJ Group, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Play Bac Presse, Presse Océan, Radio Classique, Radio France, RMC, RTL, Society, Stratégies, Sud Ouest, Sud Radio, Syndicat des Editeurs de la Presse Magazine, TF1, Télérama, Valeurs actuelles, Vanity Fair, Var Matin, Vosges Matin.



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Publish date : 2020-09-25 15:48:13

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Quatre blessés à Paris dans une attaque à l’arme blanche près des anciens locaux de “Charlie Hebdo”

Quatre blessés à Paris dans une attaque à l'arme blanche près des anciens locaux de “Charlie Hebdo”




Le 25 septembre, au moins quatre personnes ont été blessées dans la matinée dans une attaque à l’arme blanche à Paris. Deux d’entre elles sont dans une urgence absolue. L’attaque a eu lieu dans la rue Nicolas Appert, dans le XIe arrondissement, soit la rue dans laquelle se trouvent les anciens locaux de Charlie Hebdo. D’après les témoins, l’agresseur a attaqué les gens dans la rue, armé d’une machette. Un hachoir a en effet été retrouvé sur place. Dans un premier temps, la Préfecture de police de Paris avait évoqué deux “suspects en fuite”. Selon les informations du Monde, à ce stade, l’attaque serait le fait d’une seule personne.
Intervention de police en cours secteur Richard Lenoir à #Paris11.
Évitez le secteur.— Préfecture de Police (@prefpolice) September 25, 2020

>> A lire aussi : “Filmer les policiers en action ou la guerre des images”, l’édito de Jean-Marc Lalanne

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Un suspect appréhendé
En attendant que le suspect soit appréhendé, la mairie du XIe arrondissement a décidé de confiner les écoles, crèches et résidences pour personnes âgées. Un important dispositif de sécurité est mis en place pour rechercher les agresseurs. La brigade de recherche et d’intervention est mobilisée. Le périmètre de sécurité a par ailleurs été élargi, suite à la découverte d’un colis suspect.
Un suspect a été interpellé aux alentours de Bastille, selon la Préfecture de police.
“C’est pile l’horaire de l’attaque de Charlie”
C’est le parquet de Paris qui pilote à ce stade l’enquête, qui a été confiée à la brigade criminelle de Paris. Pour l’instant, la qualification d’attentat n’est donc pas retenue. Cependant, la femme qui a appelé la police, témoignant dans Libération, remarque que “c’est pile l’horaire de l’attaque de Charlie il y a cinq ans, c’est l’heure de la sortie d’école”.
Alors que le procès des attentats de janvier 2015 se poursuit à la cour d’assises spécialement composée de Paris, le groupe terroriste Al-Qaïda avait appelé à s’en prendre de nouveau au journal satirique.

>> A lire aussi : 1997, Arnaud Desplechin et Pierre Bourdieu s’engagent



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Publish date : 2020-09-25 13:17:40

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Contrôle des images de la police : “Un retour évident de la propagande politique”

Contrôle des images de la police : “Un retour évident de la propagande politique”




En annonçant sa volonté d’interdire aux télévisions et aux réseaux sociaux de diffuser, sans les flouter, ‘des images montrant les visages’ des policiers en opération, Gérald Darmanin a envoyé un signal grave et idéologiquement dangereux. Cela reviendrait à réaliser l’utopie de droite extrême consistant à gouverner la population sans que l’exercice de la police ne puisse être contesté ou contrôlé. Or c’est un principe de la Révolution française : la police est une force publique, son exercice doit donc être public.
Cela témoigne d’une volonté de protéger, quoi qu’il en coûte et contre les principes du contrat social et de l’Etat de droit, les fonctionnaires de police, y compris quand ils commettent un acte criminel ou délictuel. Or l’exercice de la violence et les comportements et propos racistes se sont à ce point multipliés qu’on peut parler d’un pôle de criminalité policière en la matière. Les syndicats de police refusent que celle-ci soit exhibée aux yeux de tous et que les policiers qui s’y adonnent risquent des poursuites. Le ministère de l’Intérieur, en essayant de leur donner gain de cause, fait aveu de faiblesse.

>> A lire aussi : Comment réformer la police pour éradiquer les violences policières

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Cette loi, si elle devait passer, constituerait une atteinte grave à la liberté d’informer. Elle entraînerait tout simplement, en pratique, l’arrêt des diffusions en direct des opérations policières et la disparition de la spontanéité journalistique. Compte tenu de la densité de policiers en milieu urbain, toutes les images devraient être retraitées, sauf à considérer que les journalistes sont susceptibles de tomber sous le coup de la loi pénale à chaque fois qu’ils filment une manifestation, une opération de maintien de l’ordre, un défilé ou encore un bâtiment public protégé par des fonctionnaires de police.
Arié Alimi dans “Un pays qui se tient sage” de David Dufresne © Le Bureau/Jour2fête/2020



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/09/21/actualite/actualite/pour-arie-alimi-le-controle-des-images-des-forces-de-lordre-annonce-un-retour-evident-de-la-propagande-politique/

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Publish date : 2020-09-21 10:09:16

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[Tribune] Maintien de l’ordre : un coup de com pour mieux masquer les violences policières

[Tribune] Maintien de l'ordre : un coup de com pour mieux masquer les violences policières




Le Ministère de l’intérieur, face à une contestation grandissante des violences policières, indique faire évoluer sa doctrine du maintien de l’ordre. Derrière les mots, le “Schéma national du maintien de l’ordre” illustre pourtant son incapacité à prendre à bras-le-corps ce problème. A la clé, davantage d’armes “non létales”, plus de confrontation, et surtout aucune remise en question du fonctionnement actuel. Avec ce schéma, les violences policières ne diminueront pas, mais elles seront moins faciles à documenter.

>> Retrouvez le numéro spécial “Police/manifestants : la guerre des images” des Inrockuptibles > A lire aussi : David Dufresne : “Ces images au téléphone portable, c’est l’histoire”

Des armes “moins vulnérantes” ?
Sous la contrainte d’une multitude d’images montrant des mutilations et blessures graves par grenades et balles en caoutchouc, le schéma annonce l’introduction de nouvelles armes non létales “moins vulnérantes”. Si cet élément de communication est récurrent pour justifier l’introduction de nouvelles armes “non létales” il n’en repose pas moins sur un présupposé fallacieux. Car la dangerosité d’une arme ne se mesure pas par rapport à ses propriétés techniques, elle s’établit à l’aune de l’utilisation qu’en font les forces de l’ordre.
En suggérant qu’une arme est par nature “non létale”, donc quelque part anodine, sa simple disponibilité incite les forces de l’ordre à y recourir avec davantage de facilité. Concrètement, la présence de telles armes dans l’équipement des policiers et gendarmes leur donne une confiance accrue dans leur capacité à gérer une situation par la force et donc une tendance à en faire usage. Pourtant, en réalité, cette non-létalité est conditionnée à des consignes d’utilisation très précises qui sont incompatibles avec la réalité du maintien de l’ordre (par exemple les consignes postulent une bonne visibilité, une distance de tir minimale, pas de tir à hauteur d’homme, des cibles statiques, etc.). Voilà ce qui explique la hausse du nombre de manifestants blessés ainsi que l’explosion du nombre de tirs. Par conséquent, l’annonce de l’utilisation d’armes supposément “plus douces” et d’un meilleur encadrement réglementaire des tirs de LBD 40, qui par ailleurs existe déjà pour les CRS et les Gendarmes mobiles, passe à côté de l’essentiel.

>> A lire aussi : “Gazer, mutiler, soumettre” : le livre coup de poing sur les armes non létales

Attiser les tensions
Un autre aspect du schéma consiste à augmenter les effectifs des forces de l’ordre et les équiper de nouvelles armes “non létales”. Autrement dit, contrairement à la volonté affichée d’apaiser les tensions, il les attise en préparant un recours croissant aux moyens coercitifs dans les années à venir. Dans la même lignée, le schéma propose “une plus forte mobilité et réactivité” des forces de l’ordre pour interpeller des manifestants. En cohérence avec le point de départ erroné, cette proposition est particulièrement propice à la multiplication de situations où les forces de l’ordre utilisent les armes “non létales” au milieu d’une foule dense.
Le schéma reprend par ailleurs plusieurs éléments de la “désescalade” allemande (communication, interdictions de séjour, contrôles intensifs autour des manifestations) dont la recherche sur les pratiques de la police d’outre-Rhin montre qu’elle constitue un mot fourre-tout, qui est régulièrement utilisé pour masquer le caractère violent du maintien de l’ordre.

>> A lire aussi : Contrôle des images de la police : “Un retour évident de la propagande politique”

Cachez donc ces violences que je ne saurais voir
A l’heure où des travaux scientifiques préconisent l’interdiction d’armes “non létales”, comme les balles en caoutchouc et le gaz lacrymogène, la France appuie sur l’accélérateur alors qu’elle circule à contresens.

En l’absence d’une volonté réelle de diminuer les violences policières, l’apport du schéma national du maintien de l’ordre semble se situer ailleurs. Des journalistes et ONG estiment que ce texte réduit les possibilités d’observer le maintien de l’ordre. En empêchant non pas le phénomène des violences policières mais simplement sa documentation, la boucle est bouclée : moins d’images, moins de débats… mais toujours plus de violences policières.
Paul Rocher, économiste et auteur de Gazer, mutiler, soumettre – Politique de l’arme non létale (La Fabrique, 2020)

Retrouvez notre dossier spécial cette semaine en kiosque ce mercredi 23 mars, et disponible ici.



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/09/22/actualite/societe/tribune-maintien-de-lordre-un-coup-de-com-pour-mieux-masquer-les-violences-policieres/

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Publish date : 2020-09-22 15:10:05

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En quoi les images de violences policières perpétuent-elles une imagerie coloniale ?

En quoi les images de violences policières perpétuent-elles une imagerie coloniale ?




Plaqué au sol, là, sur le bord de la route, derrière une voiture, il ne “pouvait pas respirer”. Le 25 mai 2020, George Floyd, décédait lors d’un contrôle de police à Minneapolis (Minnesota) après avoir été mis à terre, menotté, et avoir subi, sur son cou, la pression du genou d’un policier pendant plus de huit minutes.
Huit minutes de souffrance qui ont été immortalisées par une passante munie de son téléphone et dont les images ont fait le tour des journaux télévisés et des réseaux sociaux du monde entier. Partout, des manifestations ont éclaté pour réclamer justice pour cet homme de 46 ans, et dénoncer les violences policières et le racisme.
Pas de mobilisation massie pour Cédric Chouviat
Quelques mois plus tôt, à Paris, Cédric Chouviat, 42 ans, mourrait à la suite de ce qui aurait dû être un banal contrôle routier. Lui aussi plaqué au sol sur le ventre par trois policiers, il a été victime d’un malaise cardiaque avant de décéder deux jours plus tard des suites d’une asphyxie avec “une fracture du larynx”. Là encore, les images de sa mise à mort, presque en direct, avaient largement été relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux. Sans pour autant qu’elles ne déclenchent de mobilisation massive.

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>> A lire aussi : David Dufresne à propos d’“Un pays qui se tient sage” : “Ces images au téléphone portable, c’est l’histoire”

En marge des luttes contre les violences policières, la multiplication des vidéos de ces brutalités et leur diffusion interrogent. Des voix s’élèvent pour dénoncer une martyrisation des corps de personnes racisées, une forme de double peine pour les corps non-blancs qui consiste à devoir subir le risque de ces violences, mais aussi les images de celles et ceux qui ont été tué·es. Quel poids ces images portent-elles ? En quoi perpétuent-elles une forme de racisme ? Quel rapport a-t-on à ce corps violenté ?



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/09/22/actualite/actualite/en-quoi-les-images-de-violences-policieres-perpetuent-elles-une-imagerie-coloniale/

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Publish date : 2020-09-22 11:55:36

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“Filmer les policiers en action ou la guerre des images”, l’édito de Jean-Marc Lalanne

“Filmer les policiers en action ou la guerre des images”, l'édito de Jean-Marc Lalanne




Que fait la police ? Un feu croisé de fictions vient relayer sur différents écrans cette question qui enflamme depuis des mois l’actualité internationale. Début septembre ont surgi simultanément le film d’Anne Fontaine, Police, et la huitième et dernière saison d’une des séries phares de Canal +, Engrenages.
Deux “fictions policières”, à entendre au sens le plus plein du terme selon Julien Coupat, qui, dans un essai collectif très stimulant publié par La Fabrique – également intitulé Police –, analyse la saison 4 de la série. Il entend par ce terme, au-delà de la simple désignation d’un genre, le parti pris de n’envisager le récit que du seul point de vue des policier·ières en suscitant, par l’allée et venue entre la vie professionnelle et la vie privée, l’empathie et l’identification.

>> A lire aussi : David Dufresne : “Ces images au téléphone portable, c’est l’histoire”

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A cette univocité du point de vue s’oppose celui, diffracté, du film documentaire de David Dufresne, Un pays qui se tient sage, patient travail d’analyse des images où des vidéos enregistrées pendant les manifestations des Gilets jaunes et leur répression par les forces de l’ordre sont commentées par tous les partis (manifestant·es, représentant·es de la police, sociologues, etc.).

A quel moment la répression d’une contestation par les forces de l’ordre sert-elle une idéologie et les intérêts particuliers de ceux et celles qui la dirigent ?

Quelles tensions travaillent les agissements des forces de l’ordre jusqu’à enfreindre la stricte légalité ? A quel moment la répression d’une contestation par les forces de l’ordre sert-elle une idéologie et les intérêts particuliers de ceux et celles qui la dirigent ? Ce questionnement court dans toutes les œuvres, et on le retrouvera encore dans le beau film d’Aaron Sorkin, Les Sept de Chicago, à sortir mi-octobre sur Netflix (où la répression brutale et la criminalisation de manifestant·es lors de la convention nationale démocrate de 1968 résonne de façon intense avec l’actualité récente d’une Amérique commotionnée par l’homicide volontaire de George Floyd).



Source link : https://www.lesinrocks.com/2020/09/22/actualite/actualite/la-guerre-des-images-de-policiers-en-action-ledito-de-jean-marc-lalanne/

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Publish date : 2020-09-22 12:12:51

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David Dufresne à propos du film “Un pays qui se tient sage” : “Ces images au téléphone portable, c’est l’histoire”

David Dufresne à propos du film “Un pays qui se tient sage” : “Ces images au téléphone portable, c'est l'histoire”




Fin 2018, le mouvement des Gilets jaunes se déploie sur les ronds-points et manifeste tous les samedis, déclenchant une vague de répression brutale. David Dufresne s’assigne une mission : rendre visibles les violences policières, alerter sur les dérives illégales du maintien de l’ordre et empêcher le déni politique à ce sujet.
Il a d’abord recours au réseau social Twitter, sur lequel il ne cesse d’interpeller le ministère de l’Intérieur, vidéos à l’appui, avec “allo @Place_Beauvau”. Puis il publie un roman très inspiré de faits réels, qui donne sa vision personnelle du mouvement : Dernière Sommation (Grasset, 2019) – livre traversé par une inquiétude aiguë sur l’avenir de la démocratie. L’enquêteur, longtemps reporter à Libération et cofondateur de Mediapart, revient en cette rentrée avec un film, Un pays qui se tient sage, soutenu par la Quinzaine des réalisateurs.

Sans voix off, des protagonistes du mouvement social, des intellectuel·les (Ludivine Bantigny, Vanessa Codaccioni, Fabien Jobard, Sebastian Roché, Monique Chemillier-Gendreau ou encore Alain Damasio) et des policiers – en dépit du mutisme tenace de leur hiérarchie – dialoguent et commentent des vidéos tournées dans le feu de l’action par des manifestant·es avec leur téléphone portable ou par des journalistes indépendant·es.

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>> A lire aussi : “Dernière Sommation” : le roman d’une guerre sociale en France

Le réalisateur y adjoint quelques natures mortes tournées par lui-même, qui sont des retours sur les lieux : le Fouquet’s, saccagé par les Gilets jaunes le 16 mars 2019, ou le quai Wilson, à Nantes, où est mort Steve Maia Caniço après une intervention des forces de police le soir de la Fête de la musique, le 21 juin 2019.
allo @Place_Beauvau – c’est pour un signalement – 944

Groupe audio WhatsApp dans un service de police: «Les juifs, les bougnoules, les nègres, et les putes à nègres». @PoliceNationale #Racisme #Suprémacisme #Antisémitisme

Rouen, source: @ARTE_Radio https://t.co/P8M5eamm8y /— David Dufresne (@davduf) June 4, 2020
Certaines de ces vidéos, projetées autour des intervenant·es, sont connues. D’autres sont inédites, ou passées inaperçues dans le flux des entorses à la loi et des mutilations physiques qui ont émaillé ces deux dernières années. Sur grand écran, dans une salle obscure, elles acquièrent une dimension nouvelle. Avant la sortie de son film le 30 septembre, David Dufresne se livre longuement sur les images et la lutte, avec dans le regard une étincelle inextinguible.
Dans Pierrot le fou (1965), en réponse à Ferdinand (Jean-Paul Belmondo) qui lui dit avoir “toujours voulu savoir exactement ce que c’est que le cinéma”, le producteur américain Samuel Fuller déclare : “Un film est comme un champ de bataille”. Cette définition ne s’applique-t-elle pas particulièrement à Un pays qui se tient sage ?
David Dufresne — Ce film est en tout cas le lieu idéal pour livrer la bataille du récit. Je trouve qu’il y a une plus grande liberté de créer au cinéma qu’à la télévision, où quantité de gens essaient de t’amener à faire des compromis. Or, un film marquant, pour moi, c’est l’inverse : c’est un parti pris. Samuel Fuller était bien placé pour le savoir. Même si ça fait un peu “cinéma engagé des années 1960”, je dirais que le cinéma est plus une arme dans un champ de bataille qu’un champ de bataille en tant que tel.

Cela dit, le CNC a refusé de nous aider, et quand Camélia Jordana dénonce les violences policières, elle s’en prend plein la gueule. A l’intérieur du cinéma d’auteur, il y a donc des bataillons, des familles. Et j’ai l’impression d’arriver en plein repas de famille un peu sanglant ! (rires)
“Cinéma engagé des années 1960”, ce n’est pas forcément une insulte. Il se pourrait même que ce soit un héritage que tu revendiques ?
Bien sûr ! Au début des années 2010, quand je faisais des webdocumentaires, on partait du principe que l’engagement était passé du réalisateur au spectateur. Mais j’ai toujours cette idée d’engagement chevillée au cœur et au corps. Je pense que c’est dans la genèse même du cinéma. Quand le cinéaste soviétique d’avant-garde Dziga Vertov veut attribuer à chaque soviet une caméra – ce qu’il ne fera pas pour des raisons de budget, entre autres –, quelque part il a YouTube en tête, et nous sommes en pleine révolution d’Octobre !

>> A lire aussi : Pour Arié Alimi, le contrôle des images des forces de l’ordre annonce “un retour évident de la propagande politique”

La partie documentaire du cinéma est engagée depuis le départ. Ce que je voulais dire, c’est que le mot “engagé”, comme le mot “punk”, est galvaudé. Il faut s’entendre sur leur définition, sinon on tombe vite dans un truc un peu désuet.
Jean-Luc Godard a précocement intégré des images filmées au téléphone portable à son cinéma (dans Film Socialisme en 2010). L’as-tu à l’esprit quand tu commences ton film ?
En matière de réflexion sur l’image, Godard est le maître absolu, le mètre étalon. C’est aussi le seul cinéaste de sa génération à avoir très vite eu de l’intérêt pour les Gilets jaunes et la question des violences. Je me souviens d’une ou deux interviews de lui où il acte le fait que le cinéma ne peut plus faire comme si les iPhone n’existaient pas. Brian De Palma a aussi fait comprendre quelque chose avec Redacted (2007), sur la guerre en Irak, qui se sert d’images inspirées de YouTube.



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Publish date : 2020-09-21 10:11:50

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Foncez aux Journées du Matrimoine ce week-end !

Foncez aux Journées du Matrimoine ce week-end !




Louise Farrenc, Chiquinha Gonzaga, Renée Vivien… Si ces noms ne vous évoquent rien ou si voulez perfectionner vos connaissances de ces femmes historiques, courez aux Journées du Matrimoine ces 19 et 20 septembre !
Comme leur nom l’indique, les Journées du Matrimoine sont le pendant féminin des bien connues Journées du Patrimoine, qui permettent de découvrir des musées gratuitement ou des lieux exceptionnellement ouverts au public, le temps d’un week-end. Créées il y a cinq ans par l’association HF Île-de-France, elles ont pour but de faire émerger “l’héritage des mères” et de “rendre visibles leurs œuvres”. “Le Matrimoine est constitué de la mémoire des créatrices du passé et de la transmission de leurs œuvres. L’égalité entre femmes et hommes nécessite une valorisation de l’héritage des femmes. Dès lors Matrimoine et Patrimoine constitueront ensemble notre héritage culturel commun, mixte et égalitaire. […] En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel qu’on nous vole : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une autre bibliothèque, celle des compositrices, des conteuses, des clownesses, des plasticiennes…”

>> A lire aussi : “Génération AOC”, ces nouveaux activistes américains dont Trump devrait se méfier

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On n’est pas des muses
Le slogan de l’édition 2020 “On n’est pas que des muses” met à l’honneur des compositrices concertistes comme Louise Farrenc (1804 -1875). Première femme à avoir écrit des symphonies et première enseignante de musique à exiger et obtenir l’égalité salariale, elle est la “figure Matrimoine” de cette année.
Au détour de vos promenades, vous pourrez aussi découvrir le travail de l’architecte Renée Bocsaniy-Bodecher (1904-1973), la romancière Marguerite Audoux (1863-1937), la poétesse Renée Vivien (1877 – 1909), ou encore la journaliste et militante féministe Hubertine Auclert (1848-1914).
Performances théâtrales, concerts, lectures et visites architecturales… Au total 17 événements sont organisés dans plusieurs des arrondissements parisiens ainsi qu’à Montreuil pour mettre en lumière ces femmes de culture.
D’autres rendez-vous sont aussi organisés en Normandie, en Auvergne ou encore dans les Hauts-de-France.
Les journées du Matrimoine, samedi 19 et dimanche 20 août, à Paris, Montreuil, en Normandie, dans les Hauts-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Tous les événements sont gratuits et ouverts à tous les publics. Réservation obligatoire sur le site.

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Publish date : 2020-09-18 17:02:06

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Des députés quittent l’Assemblée face à une syndicaliste étudiante portant le voile

Des députés quittent l'Assemblée face à une syndicaliste étudiante portant le voile




Le voile n’aurait pas sa place à l’Assemblée nationale. C’est en tout cas ce qu’ont avancé des députés LR et LREM jeudi 17 septembre, en pleine audition de représentants de syndicats étudiants, dans le cadre d’une commission d’enquête sur la crise du Covid-19.
Maryam Pougetoux, la vice-présidente de l’Unef, était entendue dans le but de “mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse”. Mais le focus a été mis sur un point qui n’avait absolument rien à voir avec la situation estudiantine.
Le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont s’est permis de faire un “rappel au règlement” en référence au voile porté par Maryam Pougetoux. Pour lui, c’est un “acte communautariste délibéré” allant contre “le principe de laïcité auquel doit s’astreindre notre assemblée”.

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Les députés LR ont alors quitté la salle. Anne-Christine Lang (LREM) les a rejoints affirmant que le “port du hijab” était “incompatible” avec ses “valeurs”.
En tant que députée et féministe, attachée aux valeurs républicaine,à la #laicite et aux #droitsdesfemmes, je ne peux accepter qu’une personne vienne participer à nos travaux à l’#AN en hijab, qui reste pour moi une marque de soumission.
J’ai donc quitté cette audition #DirectAN pic.twitter.com/6L5PRF2YvX— Anne-Christine Lang (@AChristine_Lang) September 17, 2020

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Un “faux débat”
Sandrine Mörch, élue LREM de Haute-Garonne et présidente de la commission, a rappelé qu’“aucune règle n’interdit le port de signe religieux pour les personnes auditionnées”. Elle a répondu à Anne-Christine Lang qu’elle ne laisserait pas “ce faux débat autour du voile rentrer dans cette commission, censée travailler sur l’avenir et le présent de la jeunesse dans une situation très compliquée”.
Sur Twitter, Maryam Pougetoux a reçu beaucoup de soutien. Elsa Faucillon, députée PCF des Hauts-de-Seine, a par exemple dénoncé une députée LREM “aveuglée par l’islamophobie”. Cécile Rilhac, députée LREM du Val-d’Oise, a quant à elle rappelé que “l’Assemblée nationale est la maison du Peuple”.
Refuser d’écouter une femme pour ce qu’elle a à dire et appeler ça du féminisme, il faut vraiment être aveuglée par l’islamophobie… Honte ! https://t.co/r3fuvMtCsI— Elsa Faucillon (@ElsaFaucillon) September 17, 2020
J’exprime mon total soutien à Maryam Pougetoux, VP de l’@UNEF. Non, la laïcité n’interdit pas le port de signes religieux aux citoyens.
Non, le féminisme et l’universalisme, ce n’est pas participer à l’humiliation et la stigmatisation insupportable d’une partie de la population. https://t.co/4uq6IVcDBT— Orlane François (@Orlane_FAGE) September 17, 2020
Notre droit est clair: dans l’espace public chacun est libre de s’habiller comme il l’entend. Si le principe de neutralité s’applique aux fonctionnaires, il ne s’applique pas aux citoyens : c’est cela la laïcité!
L’Assemblée nationale est la maison du Peuple. #polémiquesinutiles https://t.co/5bfwYDExOO— Cécile RILHAC (@Cecile_Rilhac) September 17, 2020
De nombreux internautes ont aussi exprimé leur ras-le-bol alors que les polémiques sur le voile s’enchaînent ces dernières semaines. Le 11 septembre, c’était Imane Boun, qui arbore un hijab, qui se voyait associée à des terroristes par une journaliste du Figaro Magazine après avoir donné des conseils culinaires sur BFMTV.
Maryam Pougetoux avait, elle aussi, été au cœur d’une polémique en 2018. Marlène Schiappa, qui était alors secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, avait critiqué l’Unef pour avoir choisi une étudiante portant le voile comme porte-parole.
Mais ce pays s’il n’a pas un mot, une action, une polémique par semaine sur le voile, il meurt ?— Nesrine Slaoui (@NesrineSlaoui) September 17, 2020
Nous voilà encore en plein débat sur le voile, résumons brièvement :
-Présenter des recettes pour les démunis : NON!
-Représenter des étudiants: NON!
-Chanter: NON!
-Participer à des travaux d’intérêt commun: NON!
-Accompagner des enfants: NON!
-Faire du sport : NON!— Hanane.Charrihi (@Hanane1606) September 17, 2020
Donc depuis lundi on explique aux femmes comment s’habiller « normalement » au lycée, au musée, à la piscine, au collège, à l’assemblée nationale … le monde ne bouge pas si rapidement— Rousseau Sandrine (@sandrousseau) September 17, 2020

>> A lire aussi : Maryam Pougetoux, présidente de l’Unef à Paris-IV, revient sur la polémique déclenchée par son voile

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Publish date : 2020-09-18 11:51:37

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L’ancienne mannequin Amy Dorris accuse Donald Trump d’agression sexuelle

L'ancienne mannequin Amy Dorris accuse Donald Trump d’agression sexuelle




Alors que de nombreuses femmes accusent le président des Etats-Unis de comportements inappropriés, Amy Dorris s’est confiée au Guardian à propos d’une agression sexuelle qu’aurait commise Donald Trump à son encontre lors de l’US Open de 1997.
*Another woman comes forward to accuse Donald Trump of sexual assault, according to @guardian.
*Former model Amy Dorris says alleged assault occurred at US Open in 1997.
*”His hands were very gropey…”https://t.co/UVGsPPUOiJ pic.twitter.com/2BoXuM77So— Jim Roberts (@nycjim) September 17, 2020
L’ex-mannequin – elle avait 24 ans à l’époque – passait quelques jours à New York avec son petit ami Jason Binn quand elle a été présentée à son très bon ami le magnat de l’immobilier Donald Trump. “Il m’a tout de suite draguée, cela semblait typique d’un certain type d’hommes qui pensent avoir le droit de faire ce qu’ils veulent… Même si j’étais là avec mon petit ami”, raconte-t-elle au journal britannique.

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Le candidat républicain à la présidentielle de novembre 2020 avait 51 ans à l’époque. Il aurait attendu Amy Dorris devant les toilettes de son box VIP, au tournoi de tennis de l’US Open, le 5 septembre 1997. “Il a enfoncé sa langue dans ma gorge alors que je le repoussais, se rappelle-t-elle. C’est là que sa poigne est devenue plus serrée, ses mains agrippaient mes fesses, mes seins, mon dos, partout. Il m’empoignait, et je ne pouvais pas m’en sortir.” Elle explique avoir dit non mais qu’“il s’en fichait”. Avant d’ajouter : “Je ne sais pas comment on appelle ça quand on colle sa langue au fond de la gorge de quelqu’un. Mais je l’ai repoussée avec mes dents. Je la repoussais. Et je pense que j’ai dû blesser sa langue.”
Le journal britannique indique que sa version des faits est corroborée par des amis, la mère et le psychologue d’Amy Dorris auxquels elle s’est confiée par le passé. L’ancienne mannequin avait pensé parler en 2016 alors que plusieurs femmes avaient accusé publiquement le candidat républicain d’agressions sexuelles ou de viols, mais elle ne l’avait pas fait par peur de blesser sa famille.

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Tenir tête à l’inacceptable
Aujourd’hui, à 48 ans, la maman de jumelles de 13 ans veut montrer l’exemple à ses filles. “Je veux qu’elles sachent qu’il ne faut laisser personne leur faire ce qu’elles ne veulent pas.” “Je préfère être un modèle. Je veux qu’elles voient que je ne suis pas restée silencieuse, que j’ai tenu tête à quelqu’un qui a fait quelque chose d’inacceptable”, a-t-elle conclu.
Les avocats du président des Etats-Unis ont fermement nié les faits auprès du Guardian. Jason Binn, l’ancien petit ami d’Amy Dorris n’a pas souhaité répondre au quotidien britannique, mais aurait assuré aux avocats de Donald Trump qu’il ne se souvenait pas qu’elle lui ait raconté un tel incident.

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Publish date : 2020-09-18 13:26:32

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[Vidéo] Une sénatrice pointe “l’incroyable réplique sexiste” de Gérald Darmanin

[Vidéo] Une sénatrice pointe “l'incroyable réplique sexiste” de Gérald Darmanin




L’image de Gérald Darmanin ne risque pas de s’embellir. Ce 17 septembre, le ministre de l’Intérieur a provoqué l’ire de plusieurs internautes, suite à la diffusion d’une vidéo de son audition par la commission d’enquête chargée de l’évaluation des politiques publiques face aux pandémies, au Sénat. Alors que la sénatrice socialiste Marie-Pierre de la Gontrie s’interrogeait sur l’interdiction de distribution de repas aux migrants à Calais, il a déclaré qu’il s’intéressait “évidemment aux droits humains des migrants”, qui “sont aussi ceux de la population calaisienne qui vit des situations délicates ou l’accumulation du nombre de migrants”. Et d’ajouter cette phrase très maladroite : “Je me ferais plaisir de passer une soirée, une nuit, une journée avec madame la sénatrice à Calais, à la rencontre des habitants.” Cette phrase a suscité la colère de la sénatrice, et les rires de certains dans la salle.
Voilà comment le ministre Darmanin répond à une parlementaire ..femme …en pleine commission d’enquête …avec un petit sourire satisfait 😡 #CECovid #Senat #vdm pic.twitter.com/ADqexf8LWQ— mpdelagontrie (@mpdelagontrie) September 17, 2020
Sur Twitter, Marie-Pierre de la Gontrie a publié ce message : “Voilà comment le ministre Darmanin répond à une parlementaire… femme… en pleine commission d’enquête… avec un petit sourire satisfait.”

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>> A lire aussi : Violences sexuelles : Adèle Haenel a-t-elle raison de pointer un déni de justice ?

“Incroyable réplique sexiste”
Elle ajoute : “Incroyable réplique sexiste de G Darmanin lorsque je lui rappelle le motif d’annulation du précédent arrêté analogue annulé interdisant la distribution de repas aux migrants… stupéfiant.”
Incroyable réplique sexiste de G Darmanin lorsque je lui rappelle le motif d’annulation du précédent arrêté analogue annulé interdisant la distribution de repas aux migrants … stupéfiant.. #vdm #CECovid #Senat— mpdelagontrie (@mpdelagontrie) September 17, 2020
La militante féministe Caroline de Haas a relayé la vidéo avec ce commentaire : “Et pour finir cette journée, une remarque à connotation sexuelle de Darmanin, en direct, au Sénat. Ben oui, pourquoi se priver ?”
Et pour finir cette journée, une remarque à connotation sexuelle de Darmanin, en direct, au Sénat.
Ben oui, pourquoi se priver ? 🤢
2020, tu ne lâches rien. https://t.co/kcey2x36PY— Caroline De Haas (@carolinedehaas) September 17, 2020
Alors que le ministre est toujours visé par une information judiciaire pour viol, des internautes demandent des explications pour cette remarque, et interpellent Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, dont M. Darmanin est le ministre de tutelle…

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Publish date : 2020-09-18 12:19:32

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Carola Rackete : “Si tout le monde ne faisait qu’obéir aux lois, nous aurions un problème”

Carola Rackete : “Si tout le monde ne faisait qu’obéir aux lois, nous aurions un problème”




Le visage impassible de Carola Rackete, lorsqu’elle avait été arrêtée le 29 juin 2019 à Lampedusa (Italie), comme capitaine du navire de secours Sea-Watch 3 après avoir accosté sur l’île pour sauver 40 migrants, est resté gravé dans les mémoires. En bravant l’interdiction du gouvernement italien et de son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, alors que le Sea-Watch 3 était resté deux semaines immobilisé dans les eaux internationales, elle mettait cruellement en lumière l’incurie des Etats européens concernant l’accueil des réfugiés. Aujourd’hui encore, une procédure est en cours contre elle pour “incitation à l’immigration clandestine”. Un acte de désobéissance civile qu’elle assume pleinement. Dans Il est temps d’agir, son livre désormais traduit en français par les éditions L’Iconoclaste, elle raconte de l’intérieur ces vingt et un jours où elle a été capitaine du Sea-Watch 3, mais témoigne plus largement d’un engagement sur tous les fronts – le premier d’entre eux étant écologique. Car pour l’Allemande de 32 ans, qui porte autour du cou un pendentif représentant l’île de Lampedusa, “il ne peut pas y avoir de droits humains sans protection des écosystèmes”. Avant de rejoindre la lutte pour la défense d’une forêt en Allemagne (la Dannenröder Forst), cette globe-trotter qui a fait de l’activisme une activité à plein temps nous a accordé un entretien à Paris.
Votre livre est dédié “à toutes les victimes de l’obéissance civile”. Qu’entendez-vous par là ?
Carola Rackete – Toute société a son propre système légal, ses propres règles, mais elles changent avec le temps. Et leur fondement moral ou éthique n’est pas toujours irréprochable. Il fut un temps où les femmes n’avaient pas les mêmes droits que les hommes. La vision de la société sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas est en constante évolution, et les lois ne reflètent pas toujours bien cela. Il y a souvent une contradiction entre l’opinion d’une population et ses lois. Changer les lois implique donc toujours une confrontation, une désobéissance, on ne peut pas s’y dérober.

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Dans certains cas, les lois peuvent avoir des effets négatifs énormes sur les gens. L’exemple le plus éloquent est celui de l’Allemagne nazie. Ses lois étaient criminelles, et elles ont fait beaucoup de victimes. Mais beaucoup de gens disent : “Je n’ai fait qu’obéir à la loi.” Je pense que ce n’est pas juste. Il faut être clair : suivre la loi, être dans l’obéissance civile, ce n’est pas toujours la bonne chose à faire. En fait, si tout le monde ne faisait qu’obéir aux lois, sans écouter son libre arbitre, nous aurions un gros problème.

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Quelles lois devrions-nous enfreindre aujourd’hui ?
Beaucoup, à mon avis ! Par exemple, en Allemagne, il y a en ce moment une mobilisation contre la construction d’une autoroute qui menace de détruire une très vieille forêt, la Dannenröder Wald Forst. Si on prend au sérieux la crise climatique, il est clair que nous devons protéger les arbres, car nous avons besoin d’eux pour nous débarrasser du carbone qui est dans l’atmosphère. La biodiversité dépend des vieilles forêts encore intactes. Nous devrions donc changer radicalement de système de transport, utiliser plus de transports en communs comme les trains, les bus, et non pas construire de nouvelles autoroutes pour des voitures particulières. Il est donc parfaitement justifié que des activistes construisent des cabanes dans les arbres pour occuper la zone et empêcher cette construction, comme ce fut le cas pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en France. En Angleterre et en Israël aussi, il y a eu des mobilisations sur l’extension d’un chemin de fer. Beaucoup de personnes ont participé à des actions de désobéissance civile, et c’était parfaitement justifié. D’autant plus que nous sommes dans une situation où les gouvernements ne respectent pas leurs engagements. Presque tous les gouvernements ont signé les accords de Paris, mais presque aucun ne les respecte ! La situation en mer Méditerranée est similaire. Les pays européens ont signé la convention de Genève sur le statut des réfugiés, et pourtant ils enfreignent cette convention.
Carola, you obeyed the Law of Men, the same Men that more than 70 years ago pushed in the black hole of history those who are raising their head again today. Thank you for putting your body in this fight for civilization. #SeaWhatch3 #CarolaRackete pic.twitter.com/gq0dStotBK— Roberto Saviano (@robertosaviano) June 29, 2019
Les ONG d’aide aux réfugiés en mer Méditerranée, telles que Sea Watch, visent donc à faire en sorte que les Etats respectent leurs engagements ?




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Publish date : 2020-09-18 11:03:08

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Freeze Corleone : la justice saisie pour des clips “antisémites” et “négationnistes”




Alors que le rappeur indé Freeze Corleone truste les charts avec son nouvel album, La Menace Fantôme (5,2 millions d’écoutes sur Spotify 24h après sa sortie) il se retrouve au centre de l’attention politique et médiatique pour d’autres raisons. La Licra (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme) a diffusé sur Twitter le 16 septembre une compile de plusieurs clips du rappeur, avec ce commentaire : “Antisémitisme, complotisme, apologie d’Hitler, du IIIe Reich et du terroriste Mollah Omar, le rappeur Freeze Corleone fait business de son obsession des juifs. L’impunité doit cesser. Nous demandons à l’ensemble des acteurs partenaires de prendre leurs responsabilités.”
(1/2) Antisémitisme, complotisme, apologie d’Hitler, du IIIe Reich et du terroriste Mollah Omar, le rappeur @freezecorleone fait business de son obsession des juifs #hatemoney avec @YouTube, @GooglePlayMusic, @AppleMusic, @spotifyfrance, @DeezerFR, @amazonmusic et @TIDAL pic.twitter.com/xOeSEECw2m— Licra (@_LICRA_) September 16, 2020
“J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30”
Dans ces extraits compilés, on l’entend dire : “J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30”, “tous les jours RAF (rien à foutre) de la Shoah” ou bien encore “comme des banquiers suisses, tout pour la famille pour que mes enfants vivent comme des rentiers juifs”.

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Peu de temps après, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est saisi du sujet. Dans un tweet publié le 17 septembre, il déclare : “Apologie du nazisme et antisémitisme… Ces propos sont inqualifiables. A ma demande, le ministère de l’Intérieur étudie au plus vite les recours juridiques pour poursuivre leur auteur. D’ores et déjà, j’appelle Facebook et Twitter à ne pas diffuser ces immondices.”
Apologie du nazisme et antisémitisme… Ces propos sont inqualifiables. À ma demande, le ministère de l’Intérieur étudie au plus vite les recours juridiques pour poursuivre leur auteur. D’ores et déjà, j’appelle Facebook et Twitter à ne pas diffuser ces immondices. https://t.co/oKT645QejN— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 16, 2020

>> A lire aussi : 1997, Arnaud Desplechin et Pierre Bourdieu s’engagent

La justice saisie
Epilogue provisoire : le gouvernement a annoncé ce jeudi 17 septembre avoir saisi la justice sur ces clips. Selon une saisine consultée par l’AFP, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), Frédéric Potier, a fait un signalement auprès du procureur de Paris après avoir recensé neuf passages qui constitueraient une incitation à la haine raciale, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, rapporte Le Parisien.
Quelques heures plus tôt, une cinquantaine de députés LREM étaient également montés au créneau, se disant “profondément choqués des propos absolument détestables antisémites et négationnistes tenus par Freeze Corleone”.
.#nelaissonsplusrienpasser. Les parlementaires mobilisés pour agir. ⁦@GDarmanin @JeanCASTEX @R_Bachelot @justice_gouv pic.twitter.com/jX7FXmP8Tb— François Jolivet (@FJolivet36) September 16, 2020

>> A lire aussi : Guillaume Périssol : “Le système pénal cible davantage les classes dominées”




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Publish date : 2020-09-17 17:32:52

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La justice saisie pour des clips “antisémites” de Freeze Corleone

La justice saisie pour des clips “antisémites” de Freeze Corleone




Alors que le rappeur indé Freeze Corleone truste les charts avec son nouvel album, La Menace Fantôme (5,2 millions d’écoutes sur Spotify 24h après sa sortie) il se retrouve au centre de l’attention politique et médiatique pour d’autres raisons. La Licra (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme) a diffusé sur Twitter le 16 septembre une compile de plusieurs clips du rappeur, avec ce commentaire : “Antisémitisme, complotisme, apologie d’Hitler, du IIIe Reich et du terroriste Mollah Omar, le rappeur Freeze Corleone fait business de son obsession des juifs. L’impunité doit cesser. Nous demandons à l’ensemble des acteurs partenaires de prendre leurs responsabilités.”
“J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30”
Dans ces extraits compilés, on l’entend dire : “J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30”, “tous les jours RAF (rien à foutre) de la Shoah” ou bien encore “comme des banquiers suisses, tout pour la famille pour que mes enfants vivent comme des rentiers juifs”.
Peu de temps après, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est saisi du sujet. Dans un tweet publié le 17 septembre, il déclare : “Apologie du nazisme et antisémitisme… Ces propos sont inqualifiables. A ma demande, le ministère de l’Intérieur étudie au plus vite les recours juridiques pour poursuivre leur auteur. D’ores et déjà, j’appelle Facebook et Twitter à ne pas diffuser ces immondices.”

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Apologie du nazisme et antisémitisme… Ces propos sont inqualifiables. À ma demande, le ministère de l’Intérieur étudie au plus vite les recours juridiques pour poursuivre leur auteur. D’ores et déjà, j’appelle Facebook et Twitter à ne pas diffuser ces immondices. https://t.co/oKT645QejN— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 16, 2020

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La justice saisie
Epilogue provisoire : le gouvernement a annoncé ce jeudi 17 septembre avoir saisi la justice sur ces clips. Selon une saisine consultée par l’AFP, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), Frédéric Potier, a fait un signalement auprès du procureur de Paris après avoir recensé neuf passages qui constitueraient une incitation à la haine raciale, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, rapporte Le Parisien.
Quelques heures plus tôt, une cinquantaine de députés LREM étaient également montés au créneau, se disant “profondément choqués des propos absolument détestables antisémites et négationnistes tenus par Freeze Corleone”.

>> A lire aussi : Guillaume Périssol : “Le système pénal cible davantage les classes dominées”



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Publish date : 2020-09-17 17:40:46

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Mort du cousin d’Adama Traoré : une information judiciaire ouverte

Mort du cousin d’Adama Traoré : une information judiciaire ouverte




Trois jours après sa mort, dans la nuit du 13 au 14 septembre, le rapport d’autopsie de Mahamadou Fofana, consulté par Le Monde, révèle de récentes “abrasions” au niveau du crâne qui pourraient venir “d’un choc contre un plan dur”. Maryvonne Caillibotte, la procureure de Versailles, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire “pour recherche des causes de la mort”, le soir du mercredi 16 septembre.
L’homme de 35 ans est décédé à la suite d’une course-poursuite avec la police dimanche 13 septembre, à Marly-le-Roi, dans les Yvelines. L’expertise semble aller dans le sens de la version des policiers – qui affirment que Mahamadou Fofana se serait jeté dans la Seine et qu’ils auraient tenté de le secourir, sans succès -, puisque les médecins pensent à une mort par noyade, sans toutefois pouvoir en être certains à ce stade. Des examens supplémentaires, toxicologique et anatomopathologique, seront menés dans les jours qui viennent.
Hier soir Mahamadou a perdu la vie lors d’une intervention policière, la police explique qu’il s’est jeté dans la seine pour leur échapper et s’est noyé. Sa sœur ne croit pas la version policière et lance un appel à témoins .
Les contacts tweet suivant 👇#VéritéPourMahamadou pic.twitter.com/9g5aMZ7fTw

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— La Vérité Pour Adama (@laveritepradama) September 14, 2020

>> A lire aussi : Camélia Jordana et Assa Traoré : “On est le peuple, on est le nombre, on est la force”

Une “grande plaie au sommet de la tête”
Dans une interview donnée au Parisien le 16 septembre, la procureure de Versailles a mentionné les traces sur le crâne de Mahamadou Fofana, le cousin d’Adama Traoré, mort lui aussi après une course-poursuite avec des gendarmes en 2016. “Le médecin a remarqué des dermabrasions derrière la tête et sur une épaule qui ne sont en rien liées aux causes de la mort. En tout cas, il n’y a aucune trace de violence sur le corps de cet homme. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le médecin légiste, un scientifique”, a-t-elle affirmé.
Le Monde, qui a pu consulter des photos des blessures, parle plutôt d’une “grande plaie au sommet de la tête” et d’un “enfoncement du crâne” qui restent inexpliqués dans la version rapportée par les policiers – les proches de Mahamadou Fofana affirment qu’il n’avait pas ces blessures avant cette course-poursuite. L’Obs a également pu constater cette plaie et cet enfoncement du crâne, évoquant également “des blessures au niveau de la cage thoracique”.
D’après une source policière du quotidien du soir, des membres des forces de l’ordre ont été appelés à Marly-le-Roi, dimanche 13 septembre, à 23 heures, alors que cinq personnes chargeaient une moto dans un fourgon. Pris en chasse, Mahamadou Fofana se serait jeté dans la Seine pour échapper aux policiers, avant de se retrouver en difficulté dans l’eau. Après l’avoir ramené sur la berge, les fonctionnaires disent avoir tenté de pratiquer les gestes de premiers secours, des faits confirmés par l’autopsie qui révèle des traces de tentative de réanimation.
“Rien n’est obscur ou dissimulé dans cette affaire”
L’avocat de la famille de Mahamadou Fofana, Yassine Bouzrou, a demandé que Maryvonne Caillibotte soit dessaisie du dossier après ses propos dans le Parisien, jugeant “partielle et partiale” sa communication. “Dans ses allégations médiatiques, la procureure de Versailles a mis en avant les antécédents judiciaires de M. Fofana et a tenté de justifier la noyade par la peur d’aller en prison alors que l’enquête n’est même pas commencée. Plus grave, alors qu’elle disposait des conclusions de l’autopsie, elle a volontairement omis d’indiquer que M. Fofana présentait des lésions importantes d’allure récente au niveau de la tête”, a déclaré l’avocat.
La sœur de Mahamadou, Boudja Fofana s’exprime sur la mort de son frère entre les mains de la police https://t.co/lAnvODIG8o— La Vérité Pour Adama (@laveritepradama) September 16, 2020
Des blessures qui posent question quant aux causes de la mort du trentenaire. “A-t-il reçu des coups entraînant une perte de connaissance ? Est-il tombé ou a-t-il été poussé dans la Seine ?, a insisté Maître Bouzrou. Les lésions d’allure récente volontairement tues par le parquet ainsi que le flou entourant les raisons pour lesquelles M. Fofana s’est retrouvé dans la Seine nécessitent d’envisager l’hypothèse de l’homicide volontaire.” Une hypothèse à partir de laquelle l’avocat compte porter plainte.
Le parquet de Versailles n’a pas souhaité réagir aux résultats de l’autopsie dans Le Monde. Mais Maryvonne Caillibotte, la procureure de Versailles, a indiqué mercredi 16 septembre au Parisien que “rien n’est obscur ou dissimulé dans cette affaire”.

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Publish date : 2020-09-17 13:01:30

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