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Les Inrocks

“Tromperie” : la bande-annonce du prochain Desplechin dévoilée

“Tromperie” : la bande-annonce du prochain Desplechin dévoilée



Dévoilée par la chaîne YouTube italienne, NoMad Entertainement, la première bande-annonce de Tromperie, le prochain film d’Arnaud Desplechin, annonce un drame sentimental. Il racontera la relation adultérine qu’entretiennent une jeune femme (Léa Seydoux, qui sera décidément partout cette année puisqu’elle est aussi à l’affiche de The French Dispatch de Wes Anderson, Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga et France de Bruno Dumont) et un écrivain de renom (Denis Podalydès). Lorsque la femme de l’écrivain découvre que la maîtresse fantasmée des romans de son mari est bien réelle s’enclenche un jeu de dupes dans lequel l’écrivain s’interroge sur la place de ses anciennes amantes dans son œuvre.

>> A lire aussi : “Saint-Omer” : un nouveau film d’Alice Diop pour explorer la complexité de la maternité

Fantasme et réalité

Réalisé pendant le confinement et d’après le roman éponyme de Philip Roth (Deception en anglais), ce nouveau film de l’auteur de Roubaix, une lumière, explorera le lien entre tromperie amoureuse et écriture, fantasme et réalité. Dans les rôles secondaires, on retrouvera Emmanuelle Devos, Anouk Grinberg et la jeune pensionnaire de la comédie française Rebecca Marder.

Interviewé au sujet du film le 6 décembre dernier dans Libération, Arnaud Desplechin déclarait : “Tromperie se passe dans un temps rêvé, avant l’écroulement des Twin Towers, avant la chute du Mur, et avec des réfugiés, des femmes de l’Est notamment. Les gens n’ont pas de portables. Qu’il soit d’époque m’a débarrassé de la question de savoir si les personnages et les figurants devaient porter des masques. (…) Tromperie ne sera pas un film Covid. Les acteurs font des folies et nous sommes prudents pour qu’ils puissent faire des folies.”

Le film devrait sortir courant 2021, potentiellement après un passage au Festival de Cannes.

>> A lire aussi : “Roubaix, une lumière”, Desplechin au plus près du réel



Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/tromperie-la-bande-annonce-du-prochain-desplechin-devoilee-379143-10-05-2021/

Author : Bruno Deruisseau

Publish date : 2021-05-10 16:53:11

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“Vaincre l’injustice climatique et sociale”, précis de lutte à l’usage des jeunes

“Vaincre l’injustice climatique et sociale”, précis de lutte à l’usage des jeunes



Le nouveau Naomi Klein s’inscrit dans un genre spécifique “à l’usage des jeunes générations”. Vaincre l’injustice climatique et sociale est coécrit avec Rebecca Stefoff, autrice d’ouvrages pour adolescent·es. “Le sujet de ce livre : vous expliquer les tenants et les aboutissants de cette transformation du globe terrestre […] vous dire ce que nous pouvons accomplir, tous ensemble, pour y remédier.”
Malgré la simplification des idées et du lexique, Klein est aussi percutante qu’elle l’a toujours été. Elle s’appuie sur deux décennies de reportages et d’enquêtes pour expliquer les faits, puis déconstruit la logique pernicieuse de ceux·celles qui abîment la planète. Sans manichéisme ni moralisme, et avec des propositions concrètes.
Parmi les solutions qu’elle propose, une “lettre ouverte” cosignée avec Greta Thunberg, Margaret Atwood et un certain nombre d’éminent·es scientifiques : “Appuyons-nous sur la nature, pour lutter contre la crise climatique.” Et cette question pour conclure : “Etes-vous prêts à tout changer ?”
Vaincre l’injustice climatique et sociale (Actes Sud), traduit de l’anglais (Canada) par Cédric Weis, 304 p., 18,80 €

A lire aussi : 10 militant·e·s de la “Génération climat” à suivre en 2021



Source link : https://www.lesinrocks.com/livres/vaincre-linjustice-climatique-et-sociale-precis-de-lutte-a-lusage-des-jeunes-376863-08-05-2021/

Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-08 07:00:00

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Lisa Li-Lund, Le Villejuif Underground, quinzequinze… La folle programmation de Villette Sonique !

Lisa Li-Lund, Le Villejuif Underground, quinzequinze… La folle programmation de Villette Sonique !



Après des mois et des mois d’attente, les concerts vont pouvoir reprendre petit à petit, dès le 19 mai, en intérieur comme en extérieur. Pour célébrer cette heureuse nouvelle, la Villette Sonique vient d’annoncer sa formidable programmation pour l’un des tous premiers festivals de l’année. Dans une formule gratuite complètement repensée à l’aune des mesures sanitaires : en extérieur, public assis et masqué, jauge réduite, tout cela dans le respect des gestes barrières.

Au programme de cette édition, 16 concerts répartis sur deux scènes, les 29 et 30 mai. Amené à revoir son line-up à l’heure où les artistes non-francophones sont difficiles à programmer pour des raisons évidentes, Villette Sonique est resté fidèle à son ADN défricheur en nous proposant le meilleur de la jeune scène indé – majoritairement française – pour cette édition 2021 très spéciale.

>> A lire aussi : Bienvenue sur la “planète sexy” et zinzin de Bonnie Banane

Mélange des genres

Le rap et le r’n’b sont d’ores et déjà à l’honneur cette année avec une soirée Bonnie Banane et Lala &ce, toutes deux auréolées de succès après la parution de leurs premiers albums (Sexy Planet et Everything Tasteful). Le rock ne sera pas en reste puisque les loubards Maxwell Farrington & Le SuperHomard (auteurs d’un récent album commun) seront rejoints par Le Villejuif Underground pour une soirée qui s’annonce grandiose.

Mais dans cette programmation éclectique il faudra aussi compter sur la révélation quinzequinze précédée d’un concert de Lucie Antunes (batteuse pour Yuksek ou Aquaserge), sur l’éminence grise de l’anti-folk Lisa Li-Lund, ou encore notre chouchou·te Franky Gogo et l’inénarrable François Marry et ses Atlas Mountains à géométrie variable. Le reste de la programmation est à découvrir à cette adresse.

Malgré la gratuité de l’événement, les jauges sanitaires rendent obligatoire les réservations en ligne à partir du 11 mai sur www.lavillette.com.

>> A lire aussi : [Vidéo] Franky Gogo, la philosophie queer sur le dancefloor



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/lisa-li-lund-le-villejuif-underground-quinzequinze-la-folle-programmation-de-villette-sonique-378692-07-05-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-05-07 10:06:37

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La réalisatrice Olympe de G. a décidé de faire “la grève de l’hétérosexualité”

La réalisatrice Olympe de G. a décidé de faire “la grève de l’hétérosexualité”



Olympe de G. entame aujourd’hui son 54ème jour de grève. Une grève un peu particulière qu’elle a annoncée le 12 mars dernier sur son compte Instagram: l’autrice et réalisatrice de 37 ans fait la “grève de l’hétérosexualité”. Dit comme ça, on pourrait croire qu’elle a décidé de se passer de sexe pendant un certain temps mais il n’en est rien. D’ailleurs, au téléphone, Olympe de G. précise que c’est davantage une “grève de l’hétéronormativité qu’une grève de l’hétérosexualité”.

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Dans sa déclaration de grève publiée sur son blog, l’ex-performeuse X détaille sa lassitude, ses motivations et sa colère: “Ces dernières années, j’ai continué à me projeter dans le schéma d’un couple hétérosexuel qui ne serait pas hétéronormé. Et j’ai consacré beaucoup de temps, d’énergie et d’amour à essayer de construire cette utopie. […] Aujourd’hui, je suis fatiguée par 20 ans de relations hétérosexuelles; finalement toutes aussi hétéronormées les unes que les autres.” Celle qui est convaincue que “le plus intime de l’intime est politique” a donc décidé d’arrêter un paquet de choses, comme se “contorsionner pour répondre aux attentes des hommes qui ont été, sont et seront dans ma vie”, “porter la charge mentale de la séduction amoureuse, de la santé sexuelle, de la contraception, de la créativité érotique” ou encore “de renoncer à [s]a liberté d’individue, qu’elle soit affective ou sexuelle, pour leur confort psychologique”. La liste de ses résolutions est longue et Olympe de G. le reconnaît, elle ne sait pas quand la grève finira. Ni où elle l’emmènera: “Lesbianisme politique, hétéroanarchisme, célibat, polyamour?” Aucune idée. Mais je sais que ça va être chouette”, écrit-elle.

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Quelques semaines après sa déclaration, lorsque nous l’avons contactée, Olympe de G. confiait essayer de “redéfinir ses rapports amoureux et les sortir de l’hétéronormativité qui implique que l’attente dominante lorsqu’on tombe amoureuse d’un homme, c’est de fonder un couple qui va le plus souvent reposer sur une exclusivité sentimentale et sexuelle, et un projet commun très fort”. Depuis quelques années, elle assure “perdre” les hommes les uns après les autres dès lors qu’elle revendique sa liberté sexuelle: “Ça bloque systématiquement.” À chaque relation, le même scénario se répète. “Dans la phase de lune de miel, la discussion est repoussée, je le dis mais ça ne rentre pas dans leur tête”, explique-t-elle. Cette liberté, c’est l’une des valeurs sur laquelle la militante s’est assise pendant longtemps avant de se rendre compte qu’elle n’en avait plus envie: “J’étais dans une démarche de care pour les hommes qui comptaient pour moi, j’ai donné énormément pour qu’ils ne sentent pas menacés, pour ne pas les insécuriser.” En s’oubliant au passage. “Je me suis dit que j’allais arrêter de faire des efforts pour qu’ils se sentent mieux, arrêter de ne pas être moi-même pour qu’on veuille de moi.” Au fil des semaines, Olympe de G. documente sa grève, fait part de ses révélations, de ses questionnements, de ses difficultés mais aussi des réactions de son entourage. Dans son dernier texte publié le 4 mai, elle conclut ainsi: “Au final je suis en grève; mais qu’est-ce que je bosse sur moi…!”



Source link : https://www.lesinrocks.com/cheek/la-realisatrice-olympe-de-g-a-decide-de-faire-la-greve-de-lheterosexualite-378229-05-05-2021/

Author : Julia Tissier

Publish date : 2021-05-05 09:48:02

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Rover excelle avec “Eiskeller”, baume au cœur pop contre la solitude

Rover excelle avec “Eiskeller”, baume au cœur pop contre la solitude



Derrière l’évidente douceur de ses mélodies, rassurantes, chaleureuses, comme arrachées à la pesanteur du présent, Rover semble avoir toujours été réfractaire à l’idée de confort. L’enregistrement d’Eiskeller en atteste.
Pour ce troisième album, Timothée Reigner, exilé à Bruxelles depuis plusieurs années, a choisi de s’enfermer quelques mois dans les anciennes glacières Saint-Gilles de la capitale belge. C’est là, sous terre, dans cette grande pièce austère, froide, qui servait autrefois de repaire à un club de boxe, que le songwriter français s’est cloîtré dans l’idée de s’approprier un lieu a priori hostile.

Un effet de familiarité immédiat
Sur la forme, Eiskeller (“chambre à glace”, en allemand) s’inscrit dans la droite lignée de Rover (2012) et Let It Glow (2015), deux premiers albums auréolés d’un joli succès. Mais la nouveauté s’insinue progressivement, la quête d’un son moins complexe, plus lumineux, se dévoile petit à petit. Sur Cold and Tired, Rover s’essaye même à l’Auto-Tune, dans l’idée de se désinhiber et de prolonger un thème omniprésent dans son œuvre : la relation au temps, cette façon d’accepter le présent tout en étant hanté par le passé.
Cela s’entend dans ses références (les Beatles, notamment), mais également dans la façon dont il tisse ses mélodies, selon un format pop traditionnel : “J’ai toujours rêvé de construire une mélodie dans une tradition anglo-saxonne, où les refrains agissent comme une pommade qui soulage.”
“Tout ce qui pouvait sonner surprenant et moins pro, c’est précisément ce que je voulais.”
La musique de Rover a ceci de miraculeux qu’elle joue sur un effet de familiarité immédiat, sans pour autant faire des courbettes aux évidences. Après To This Tree et Roger Moore, qui préfèrent cajoler l’auditeur·trice plutôt que de le·la troubler, d’autres ambitions se distinguent, permettant à Rover d’élargir encore davantage les perspectives expressives de son songwriting.
A l’image de la chanson éponyme, enregistrée avec un téléphone et un 4-pistes à cassette. “Tout ce qui pouvait sonner surprenant et moins pro, c’est précisément ce que je voulais.” Ce qui n’empêche pas, et c’est bien là l’essentiel, ces treize nouveaux morceaux de flirter constamment avec l’élégance.
Eiskeller Cinq7/Wagram



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/rover-excelle-avec-eiskeller-baume-au-coeur-pop-contre-la-solitude-376676-02-05-2021/

Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-02 07:00:00

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Sur Netflix, Chaitanya Tamhane sert un “Disciple” sans supplément d’âme

Sur Netflix, Chaitanya Tamhane sert un “Disciple” sans supplément d’âme



“Saints et ascètes ont maîtrisé cette musique après une quête spirituelle stricte de plusieurs millénaires. Elle ne s’apprend pas facilement. Même dix vies ne suffiraient pas.”
Voilà ce qui attend notre disciple, jeune chanteur pratiquant l’art ancestral du râga, musique indienne guidée par la spiritualité et soumise à des codes extrêmement rigoureux.

Là où Whiplash de Damien Chazelle (2014, dans lequel on suivait la relation vénéneuse entre un jeune batteur et son prof toxique) apparentait l’apprentissage de la musique à un sport de combat, Le Disciple en fait une quête spirituelle âpre, où la musique se fait le miroir d’un ordonnancement harmonieux du monde.
A la physicalité outrancière de Whiplash, Le Disciple oppose son intériorité souveraine – figurée par la quête d’ascétisme de son héros –, mais la visée reste la même : prôner la dépossession de soi comme incarnation de la perfection musicale ; disparaître derrière la musique pour parvenir à l’incarner véritablement.
Un film de cinéaste
Lauréat du prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise 2020, le film du jeune cinéaste Chaitanya Tamhane n’est pas inintéressant (et s’avère même réjouissant dans son exploration didactique des arcanes de la musique indienne) mais ne parvient pas à dépasser sa condition de film de scénariste, où l’image sert à surligner un propos plutôt qu’à l’incarner.
>> A lire aussi : notre critique de “Whiplash”
La mise en scène, appliquée mais sans âme, disparaît derrière un scénario un peu surfabriqué, en rupture avec la quête de spiritualité et d’abandon de soi censée occuper le cœur du film.
Le Disciple de Chaitanya Tamhane, avec Aditya Modak, Arun Dravid, Sumitra Bhave (Ind., 2020, 2h07). Sur Netflix



Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/sur-netflix-chaitanya-tamhane-sert-un-disciple-sans-supplement-dame-376101-02-05-2021/

Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-02 08:00:00

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Le cinéma français prépare déjà son retour en salles

Le cinéma français prépare déjà son retour en salles



Depuis l’annonce du président de la République sur la réouverture prochaine des cinémas (à partir du 19 mai), plusieurs sociétés de distribution réaménagent leur stratégie d’exploitation de leurs films et communiquent déjà quelques dates.

Garçon Chiffon de Nicolas Maury, Michel-Ange d’Andreï Konchalovsky, Drunk de Thomas Vinterberg ou encore Adieu les cons d’Albert Dupontel, font partie des films en attente. Brièvement exploités avant la fermeture du 30 octobre 2020, ils seront de nouveau à l’affiche dès le mercredi 19 mai. En plus de ces “reprises”, 400 nouveaux projets – dont le dernier Quentin Dupieux, Mandibules et Envole-moi de Christophe Barratier – arriveront aussi en salles à cette même date.

>> A lire aussi : Fin du couvre-feu et réouvertures des lieux culturels : les annonces d’Emmanuel Macron

Des prévisions jusqu’à l’automne

Certains distributeurs comme UFO, Tandem et Pyramide planifient déjà au-delà du 19 mai. D’après le webzine spécialisé Le Film français, UFO prévoit Février de Kamen Kalev pour une sortie au cinéma dès le 30 juin. De son côté, Tandem a l’intention d’exploiter le dernier Darius Marder, Sound of Metal, à partir du 16 juin. Enfin, Pyramide envisage la sortie de trois longs-métrages attendus : Petite maman (Céline Sciamma) le 2 juin, Passion simple (Danielle Arbid) le 11 août et A good man (Marie-Castille Mention-Schaar) le 13 octobre. Porté par Noémie Merlant, ce dernier film était en compétition à Cannes en 2020.

Une reprise progressive

“On attendait cette date avec impatience non dissimulée. On va pouvoir enfin faire notre métier”, se réjouit Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), interrogé par Franceinfo. Concernant les mesures sanitaires qui seront mises en place dès la réouverture des salles, il rappelle que la FNCF travaille “depuis maintenant plus d’un mois avec le gouvernement, la ministre de la Culture, le Centre national du cinéma” pour que tout se passe dans les règles. La reprise se fera de façon progressive avec l’application d’un système de jauge. Selon Richard Patry, il y aura, dans un premier temps, un accueil du public à 35% de la capacité des salles. Puis ce taux sera augmenté à 65%, pour enfin atteindre les 100% d’ici le 30 juin.

>> A lire aussi : Roselyne Bachelot : “Au ministère de la Culture, on est prêts”



Source link : https://www.lesinrocks.com/cinema/le-cinema-francais-prepare-deja-son-retour-en-salles-377541-30-04-2021/

Author : Thibault Lucia

Publish date : 2021-04-30 16:06:53

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Après 12 ans d’absence Kings of Convenience annonce un nouvel album !

Après 12 ans d’absence Kings of Convenience annonce un nouvel album !



Il est de ces retours en fanfare que l’on attend sans trop y croire, trop désireux d’ajouter une pierre à l’édifice de nos discographies préférées. Si les Norvégiens de Kings of Convenience faisaient partie de votre liste de comebacks qui n’en finissent plus d’advenir, vous pouvez d’ores et déjà rayer les noms de Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe puisqu’après douze longues années d’absence, la paire fait son grand retour comme si de rien n’était.

Comme si de rien n’était car, malgré le temps qui sépare la parution de Rocky Trail – premier single de Peace or Love à paraître le 18 juin – de leur dernier album en date Declaration of Dependance, les deux songwriters semblent reprendre la musique exactement là où ils l’avaient laissée douze ans plus tôt.

Clip solaire

Habillé d’un clip absolument solaire qui ne dépareillerait pas dans un catalogue de la marque d’ameublement de leurs voisins suédois, Rocky Trail se rappelle au bon souvenir de tout ce qui fait la discographie des Kings of Convenience : mélodies sémillantes tout en cordes pincées, harmonies de voix caressantes et arrangements aussi discrets qu’élégants. Un remède à la mélancolie et à la morosité qui arrive à point nommé avant la période estivale.

>> A lire aussi : Fausse débutante et vrai talent, Blumi dévoile un premier EP éblouissant

Lot de promesses

Vingt années après la parution de leur premier album, Quiet Is The New Loud et quelques incartades en solo pour Erlend Øye dont l’album Legao en 2014, c’est plein de promesses de temps à rattraper que les deux artistes norvégiens font leur retour. Dans leur tâche, ils seront épaulés par une invitée de choix : l’immense Feist – dont on attend aussi le retour depuis 2017. Une invitée de haut-vol pour un album qui, gageons-le, le sera tout autant.

>> A lire aussi : Kevin Shields, l’interview fleuve : “Je suis une politique du zéro compromis” [2/2]



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/apres-12-ans-dabsence-kings-of-convenience-annonce-un-nouvel-album-377724-30-04-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-04-30 16:07:39

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Anita Lane (Bad Seeds) est décédée à l’âge de 61 ans

Anita Lane (Bad Seeds) est décédée à l’âge de 61 ans



“Elle était la plus intelligente et la plus talentueuse de nous tous.tes, de loin. (…) C’était à la fois facile et terrifiant de l’aimer. Elle laisse un grand espace de pleurs.” Dans un long hommage en prose publié sur son site internet, c’est en ces termes que Nick Cave décrit Anita Lane, décédée le 28 avril à l’âge de 61 ans. Les deux artistes ont longtemps collaboré dans leur carrière. A l’annonce de la mort de la musicienne, Cave a tenu à honorer la mémoire de sa “meilleure amie”.

Parolière de génie

En plus d’une brillante carrière solo, Anita Lane était l’un des premiers membres des Bad Seeds de Nick Cave. Comme le rappelle Pitchfork, l’autrice-compositrice australienne a rencontré ce dernier à la fin des années 70 avant de travailler avec lui et Mick Harvey au sein du groupe The Birthday Party, puis des Bad Seeds dans les années 80. Parolière de génie, on lui doit quelque uns des coups d’éclat les plus fameux (et sombres) de la carrière de Nick Cave et Mick Harvey : A Dead Song en 1981, deux autres morceaux de Junkyard en 1982 chez The Birthday Party, et plusieurs titres signature de Nick Cave, comme From Her to Eternity ou Stranger Than Kindness, qu’elle a co-écrits.

>> A lire aussi : Kevin Shields, l’interview fleuve : “J’expérimente de nouvelles façons de faire de la musique” [1/2]

“Et puis Anita meurt”

Autrice sans pareille, elle aura accompagné Nick Cave et ses Bad Seeds jusqu’au Murder Ballads en 1995 tout en poursuivant une carrière solo riche d’un EP, Dirty Springs sorti en 1988, et de deux albums, produits par nul autre que Mick Harvey, Dirty Pearl (1993) et Sex O’Clock (2001).

“Tu penses connaître le deuil, tu penses avoir compris ses mécaniques, tu penses être une personne avisée – plus forte, plus sage, plus résiliente – tu penses que plus rien ne peut te blesser dans ce monde, et puis Anita meurt”, écrit Cave dans son déchirant hommage. Avant de poursuivre : “Tout le monde voulait travailler avec elle mais c’était comme essayer de piéger la foudre dans une bouteille. Mick Harvey a réussi à l’emmener en studio, mais ses précieuses offrandes n’étaient qu’une fraction de ce qu’elle était.”

>> A lire aussi : Kevin Shields, l’interview fleuve : “Je suis une politique du zéro compromis” [2/2]



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/anita-lane-bad-seeds-est-decedee-a-lage-de-61-ans-377585-30-04-2021/

Author : Théo Dubreuil

Publish date : 2021-04-30 16:20:30

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Précis de lutte à l’usage des jeunes pour “vaincre l’injustice climatique et sociale” 

Précis de lutte à l’usage des jeunes pour “vaincre l’injustice climatique et sociale” 



Le nouveau Naomi Klein s’inscrit dans un genre spécifique “à l’usage des jeunes générations”. Vaincre l’injustice climatique et sociale est coécrit avec Rebecca Stefoff, autrice d’ouvrages pour adolescent·es. “Le sujet de ce livre : vous expliquer les tenants et les aboutissants de cette transformation du globe terrestre […] vous dire ce que nous pouvons accomplir, tous ensemble, pour y remédier.”
Malgré la simplification des idées et du lexique, Klein est aussi percutante qu’elle l’a toujours été. Elle s’appuie sur deux décennies de reportages et d’enquêtes pour expliquer les faits, puis déconstruit la logique pernicieuse de ceux·celles qui abîment la planète. Sans manichéisme ni moralisme, et avec des propositions concrètes.
Parmi les solutions qu’elle propose, une “lettre ouverte” cosignée avec Greta Thunberg, Margaret Atwood et un certain nombre d’éminent·es scientifiques : “Appuyons-nous sur la nature, pour lutter contre la crise climatique.” Et cette question pour conclure : “Etes-vous prêts à tout changer ?”
Vaincre l’injustice climatique et sociale (Actes Sud), traduit de l’anglais (Canada) par Cédric Weis, 304 p., 18,80 €
A lire aussi : 10 militant·e·s de la “Génération climat” à suivre en 2021



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Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-01 06:00:00

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Pourquoi il faut se précipiter sur Rogér Fakhr, nouvelle pépite orientale révélée par Habibi Funk

Pourquoi il faut se précipiter sur Rogér Fakhr, nouvelle pépite orientale révélée par Habibi Funk



Spécialisé dans l’exhumation de raretés plus ou moins groovy en provenance du Moyen-Orient, le précieux label berlinois Habibi Funk consacre sa nouvelle parution à Rogér Fakhr. S’étant lancé au début des années 1970, guitare en bandoulière, cet auteur-compositeur-interprète libanais – proche d’Issam Hajali, également (re)découvert récemment grâce à Habibi Funk – a effectué un parcours musical assez erratique, qui l’a conduit notamment à intégrer le groupe de Fairuz le temps d’une longue tournée en Amérique du Nord.
Réalisé en quelques heures un jour de 1977 à Beyrouth, dans son appartement transformé en studio, avec le concours de plusieurs amis musiciens, et édité sur cassettes en deux cents exemplaires seulement, son album Fine Anyway apparaît aujourd’hui comme un parfait trompe-l’oreille.
A lire aussi : Habibi Funk : le Libanais Issam Hajali réédité en beauté

Riche de onze chansons, en anglais dans le texte, il distille une folk-pop solaire teintée de mélancolie qui évoque spontanément la Californie des années 1970, la légendaire scène de Laurel Canyon en particulier. Cette réédition bienvenue ajoute à l’album sept autres chansons, tout aussi gracieuses et radieuses. Six d’entre elles ont été enregistrées à Paris, où Rogér Fakhr s’est rendu souvent entre 1976 et 1978, quatre étant gravées ici sur disque pour la première fois.
Fine Anyway (Habibi Funk/Bigwax)



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/pourquoi-il-faut-se-precipiter-sur-roger-fakhr-nouvelle-pepite-orientale-revelee-par-habibi-funk-376678-01-05-2021/

Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-01 07:00:00

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Des baskets vegan, des cosmétiques au naturel… le cool de la semaine

Des baskets vegan, des cosmétiques au naturel… le cool de la semaine



Tout sourire avec Diesel
Sous l’égide de l’audacieux couturier Glenn Martens, le label italien dévoile une campagne où les sourires des mannequins s’affichent d’une oreille à l’autre sur les visages. Comiques, pop, surréalistes, ces images sont le reflet du regard d’un créateur qui revendique son étrangeté.
diesel.com
Dans la réédition de kilts Vivienne Westwood

La plus punk des créatrices britanniques relance son kilt écossais traditionnel dans un tartan qui n’a cessé de l’inspirer au fil de sa carrière. Fabriquées à la main dans les Highlands écossaises, ces pièces en série limitée seront accessibles dans quelques boutiques seulement, pour le plus féru·es des collectionneur·euses de la Britmania.
viviennewestwood.com
En soufflant les bougies de l’apothicaire Kiehl’s

La marque de cosmétiques américaine Kiehl’s fête ses 170 ans avec le lancement d’une Commemorative Collection et d’une seconde dite Heritage, revisitant les formules et les flacons ayant façonné l’histoire et la patte de la maison. Ou comment faire du neuf avec du vieux.
kiehls.com
Les baskets végétales d’Umòja Shoes aux pieds

Ce label, cofondé par le duo d’amis Lancine Koulibaly et Dieuveil Ngoubou, vient de lancer sa première paire de sneakers totalement green et éthiques. Le modèle est composé de lin et de chanvre notamment, et s’inscrit dans un circuit de commerce équitable entre la France et le Burkina Faso. Un voyage en quelques pas.
umoja-shoes.com



Source link : https://www.lesinrocks.com/ou-est-le-cool/vivienne-westwood-et-diesel-kiehls-et-umoja-shoes-dans-le-cool-de-la-semaine-377231-01-05-2021/

Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-01 10:00:00

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A la (re)découverte de Bob Marley en sept albums majeurs

A la (re)découverte de Bob Marley en sept albums majeurs



De son premier single Judge Not (1962), qu’il a enregistré à l’âge de 17 ans, à son ultime “soulèvement” (Uprising, son ultime album de 1980), Robert Nesta Marley a laissé une œuvre d’une profusion impressionnante pour un homme mort à seulement 36 ans, passant du rocksteady et du ska au rock et punk qui métisseront son reggae au fil d’une carrière de plus en plus internationale.
Comme la plupart des héros de la musique mondiale, il bénéficiera ensuite d’une plantureuse carrière posthume qu’il lui vaudra de revenir au top des charts onze ans après son décès grâce au single Iron Lion Zion, extrait du coffret 4 CD Songs of Freedom recommandé comme rite d’initiation au reste de la discographie de Bob Marley. LM

Bob Marley and the Wailers Soul Rebels (1970)
Fruit de sessions intensives réalisées entre août et novembre 1970, sous la houlette magique du sorcier sonore Lee “Scratch” Perry, Soul Rebels – publié en décembre 1970 sur le label anglais Trojan – constitue le deuxième album de la formation originelle des Wailers, conduite par Bob Marley aux côtés de Peter Tosh et Neville Livingston (alias Bunny Wailer). Plusieurs autres musiciens ont participé à ces enregistrements, à commencer par les frères Aston et Carlton Barrett (le premier à la basse, le second à la batterie), binôme rythmique devenu dès lors un socle fondamental du groupe de Marley.
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de ma foi. Je suis riche de Rasta !”
Contrairement à The Wailing Wailers (1965), assemblage de morceaux épars sans cohérence particulière, Soul Rebels apparaît comme un album à part entière, agencé autour du thème de la rébellion. Effectuant la transition du rocksteady au reggae, alors en plein essor, il marque une nouvelle ère dans la vie des Wailers, avec la mise en exergue de Bob Marley – dont le nom précède pour la première fois celui du groupe sur la pochette.

Long de trente-deux minutes et des volutes, l’album contient douze morceaux dans sa version originelle, douze ballades chaloupées et gorgées d’âme auxquelles la production épurée de Lee Perry confère un relief optimal. Se détachent les splendides Soul Rebel et 400 Years, cette dernière écrite et chantée par Peter Tosh. Seul petit bémol extramusical : la pochette à la douteuse imagerie sexiste et militariste, imposée contre l’avis du groupe… JP
The Wailers Catch a Fire (1973)
Habitués à être arnaqués, les Wailers n’en reviennent pas : le patron d’Island Records, Chris Blackwell, convaincu de leur potentiel, leur offre une avance de 4 000 livres pour qu’ils enregistrent un album dans de bonnes conditions. Avec beaucoup de discipline, le groupe saisit l’opportunité et polit une dizaine de morceaux, dont 400 Years, composition de Peter Tosh parue en single en Jamaïque, et Stir It Up, déjà popularisée par Johnny Nash.
Enchanté par le résultat, du pur reggae, à la fois brut et plein de soul, Chris Blackwell a cependant l’intuition que, pour toucher le public rock, des ajustements sonores sont nécessaires. Il convie notamment deux Américains, le guitariste Wayne Perkins et le clavier John “Rabbit” Bundrick (que Marley a rencontré en Suède), pour une série d’overdubs.

L’idée de Blackwell se révèle brillante : si les chansons perdent un poil de leur simplicité initiale, elles gagnent en relief et en espace. Grâce à un superbe solo de Perkins et à une nouvelle ligne de basse signée Robbie Shakespeare, Concrete Jungle, qui décrit la misère de West Kingston, devient ainsi plus ombrageux et hypnotique.
Même si, à sa sortie, il se vend à 14 000 exemplaires, Catch a Fire, avec sa pochette reprenant le design du Zippo, constitue la mèche d’un succès que l’opiniâtreté et les tournées finiront par allumer. Si, en 2001, l’édition deluxe a dévoilé les enregistrements jamaïcains avant tripatouillage, c’est bien la version réarrangée avec Blackwell qui est entrée dans l’histoire, ouvrant des perspectives inédites au meilleur groupe jamaïcain de l’époque. VB
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The Wailers Burnin’ (1973)
Sixième LP des Wailers (le second pour le label Island), enregistré à Kingston en avril 1973, Burnin’sort en octobre 1973, quelques mois seulement après Catch a Fire. Soufflant sur les braises encore chaudes de son prédécesseur, il tient les promesses de son titre et propose un contenu absolument brûlant. Si le disque est attribué à The Wailers, Bob Marley – auteur de la majeure partie des chansons – y apparaît néanmoins comme la figure dominante du groupe, ce que suggère également l’illustration de la pochette.
L’entourent ici notamment, outre Peter Tosh et Neville Livingston, le batteur Carlton Barrett, son frère bassiste Aston et le claviériste Earl Lindo. Produit par le groupe avec Chris Blackwell, Burnin’ bénéficie d’un son très clair, sans fioritures, qui rend pleinement justice aux chansons – et quelles chansons !

Ode vibrante au soulèvement, aujourd’hui iconique, Get Up, Stand Up – coécrite par Bob Marley et Peter Tosh – ouvre l’album avec éclat et l’engage sur une voie résolument offensive, voire revendicative, en écho direct au mouvement américain des droits civiques.
Tous signés Marley, trois autres brûlots – I Shot the Sheriff, Burnin’ and Lootin’ et Small Axe – entretiennent aussi en beauté le feu de la révolte. Quant à la flamme religieuse, elle brille en particulier à travers Hallelujah Time, Pass It On et One Foundation – les deux premières écrites par Livingston, la dernière par Tosh. Ce sont leurs ultimes contributions au répertoire des Wailers, tous deux ayant quitté le groupe peu après la parution de l’album. JP
Bob Marley and the Wailers Natty Dread (1974)
Succédant à Burnin’, Natty Dread – sorti en octobre 1974 – est le premier album conçu par Bob Marley sans ses deux acolytes originels, Peter Tosh et Neville Livingston (alias Bunny Wailer), partis pour poursuivre leur propre quête musicale, chacun de son côté. La section rythmique formée par les frères Aston et Carlton Barrett s’impose désormais comme l’élément central des Wailers.
S’y ajoutent ici notamment le guitariste Al Anderson (seul musicien américain ayant fait partie du groupe) et le pianiste/claviériste Bernard Harvey. Trio vocal féminin composé de Rita Marley (la femme de Bob), Marcia Griffiths et Judy Mowatt, The I-Threes contribue également à l’enregistrement – et accompagnera le chanteur jamaïcain, sur disque comme sur scène, jusqu’à sa mort.

Contenant neuf chansons, l’album démarre avec Lively Up Yourself, entraînante harangue funky qui lorgne clairement vers Get Up, Stand Up sans atteindre la même puissance d’attraction fédératrice. Perceptible tout du long, cet élan contestataire traverse en particulier Them Belly Full (but We Hungry), Rebel Music (3 O’Clock Roadblock), Natty Dread et Revolution, assurément l’une des plus belles chansons de Bob Marley.
Album de la consécration internationale pour le groupe, certifié disque d’or en Angleterre et en France, Natty Dread doit sa popularité avant tout à No Woman, No Cry, lancinante complainte mélancolique dont la longue version live (sept minutes), présente sur Live! (1975) et également parue en single, va remporter un immense succès. JP
Bob Marley and the Wailers Exodus (1977)
Juste après la sortie de Rastaman Vibration, l’aura de Marley est tellement énorme dans son pays qu’il devient le jouet des forces politiques. Au pouvoir depuis quatre ans, le People’s National Party socialiste de Michael Manley propose à Bob de donner un concert gratuit nommé Smile Jamaica en décembre 1976. Initialement apolitique, l’événement est instrumentalisé par Manley et, au fur et à mesure que le concert approche, les tensions montent à Kingston.
Deux jours avant, des tueurs tirent sur le manager Don Taylor, Rita et Marley. Malgré les intimidations, le concert a bien lieu. Mais dès qu’il est sorti de scène, le chanteur part en convalescence à Nassau, puis New York, avant de s’installer à Londres en janvier 1977 pour une année d’exil plutôt douce – Bob a une liaison avec Cindy Breakspeare, qui vient d’être couronnée Miss Monde.

C’est néanmoins dans la capitale anglaise que Marley reprend le combat artistique. Car, plutôt que de le déprimer, la tentative d’assassinat à laquelle il a échappé le pousse à contre-attaquer, à surtout ne pas se résigner. Entre février et mars, dans les studios d’Island à Notting Hill, avec un groupe où le guitariste Al Anderson a été remplacé par Junior Marvin, il enregistre une vingtaine de nouvelles chansons.
Certaines des plus romantiques finiront sur Kaya, mis sur le marché dans un second temps en mars 1978 avec Is This Love ou Sun Is Shining. Les autres formeront Exodus, dont l’intitulé fait référence au récit biblique de l’exode des Hébreux, partis d’Egypte pour s’émanciper.
Mêlant mysticisme, religion, politique, mais aussi préoccupations plus sensuelles – Turn Your Lights Down Low, écrit pour Breakspeare – le recueil, concis et catchy, se révèle être un miracle d’équilibre. Avec ses accompagnateurs, Marley réalise une synthèse alors inédite entre le reggae jamaïcain et le rhythm’n’blues américain – la reprise de People Get Ready de Curtis Mayfield couplée avec One Love – augmentée de touches de rock anglais.
Exodus et sa transe de sept minutes, Jamming, Waiting in Vain ou Three Little Birds deviennent aussitôt des classiques – c’est l’album qu’on retrouvera le plus sur la compilation Legend, l’album de reggae le plus vendu de tous les temps.

L’édition deluxe d’Exodus prolonge le plaisir avec cinq morceaux saisis lors d’un concert au Rainbow Theatre londonien. Surtout, a été ajouté le résultat des retrouvailles avec Lee Perry datant de l’été 1977.
Alors en studio avec The Clash pour Complete Control, le sorcier du dub alerte Marley sur la nouvelle génération anglaise qui préfère la musique jamaïcaine aux dinosaures du rock. Commencé à Londres avec des membres d’Aswad et Third World, bouclé en Jamaïque par Perry à coups d’overdubs, Punky Reggae Party scelle avec majesté l’union des rastas et du mouvement punk. Sorti en novembre sur Tuff Gong, ce single historique est flanqué d’une savoureuse version dub. VB
Bob Marley and the Wailers Babylon by Bus (1978)
Sorti à la fin 1978, Babylon by Bus a été, pour Marley, une bonne manière de boucler une année où il s’est dépensé sur les scènes du monde entier. Après avoir réconcilié le temps du One Love Peace Concert les dirigeants politiques jamaïcains, le Premier ministre Michael Manley et son opposant Edward Seaga, il part défendre en tournée le sentimental et suave Kaya.
Loin de se la jouer lover, il donne des prestations fulgurantes avec des Wailers plus compacts et agressifs que jamais. Les I-Threes, avec Rita Marley, donnent de la voix et de la force à leur leader, les frères Barrett attisent le feu de leur rythmique tandis que Tyrone Downie se démène sur ses claviers. Le retour du guitariste Al Anderson, parti pendant deux ans accompagner Peter Tosh, se concrétise par des solos vibrants.

Enregistré en grande partie à Paris, cet album double en format vinyle ne connaît aucun temps mort. S’il manque certains tubes – Get Up, Stand Up, I Shot the Sheriff ou No Woman, No Cry ­présents sur le Live! de 1975 –, cette heure de communion a les allures d’un best of live imparable où chaque morceau semble avoir été porté à ébullition afin de transcender les originaux studio.
Après Positive Vibration en ouverture, s’enchaînent des brûlots tels que Punky Reggae Party, Exodus ou Concrete Jungle. Même Stir It Up, plus apaisé sur disque, y gagne en énergie. On peinera à déterminer quels sont les sommets de cette heure de bonheur arrachée au temps. Peut-être la version ensorcelante et électrique de Is This Love ou, en final, un Jamming plein de conviction qui, malgré l’absurdité du geste, donne envie de répondre aux harangues de Marley comme s’il était face à nous. VB
Bob Marley and the Wailers Uprising (1980)
Tournant à travers le monde depuis le mitan des années 1970, Bob Marley & the Wailers vont jouer pour la première fois en Afrique début janvier 1980, plus précisément au Gabon, pour fêter l’anniversaire du président Omar Bongo. Trois mois plus tard, en avril, ils se produisent cette fois au Zimbabwe, pour célébrer l’indépendance du pays. Entre ces deux dates, ils se retrouvent à Kingston, dans le studio Tuff Gong, pour enregistrer leur nouvel album – qui sera aussi leur dernier.

Le groupe apparaît ici en format élargi, réunissant autour de Bob Marley le trio vocal I-Threes et huit musiciens, parmi lesquels les frères Barrett, le guitariste Al Anderson, le claviériste Earl Lindo et le chanteur/guitariste Junior Marvin. Si chère à Bob Marley, l’idée de soulèvement (uprising en anglais) traverse avec une grande force expressive tout l’album, la pochette offrant une parfaite traduction graphique de la musique.
Empreintes d’une intense ferveur spirituelle, les dix chansons s’inscrivent pour la plupart dans la veine d’un reggae classique, parfaitement ajusté. Toutes donnent à entendre un Marley au chant profond et vibrant – difficile de croire qu’il est alors déjà condamné par la maladie qui le ronge et va l’emporter en mai 1981. Emergent en particulier Could You Be Loved, irrésistible rengaine au tempo plus appuyé, et Redemption Song, version très dépouillée d’une chanson de salut qui, en conclusion de l’album, sonne avec le recul comme une bouleversante chanson d’adieu. JP



Source link : https://www.lesinrocks.com/musique/a-la-redecouverte-de-bob-marley-en-sept-albums-majeurs-375612-01-05-2021/

Author : floriannesegalowitch

Publish date : 2021-05-01 16:00:00

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Pourquoi il faut voir la série “Veneno”, sur l’icône trans Cristina Ortiz

Pourquoi il faut voir la série “Veneno”, sur l’icône trans Cristina Ortiz



Alors que la grande Pose, située dans le New York des bals queer, termine sa course ce mois de mai avec une troisième saison ultra attendue – visible sur MyCanal) -, c’est d’Espagne qu’arrive une nouvelle série consacrée à la communauté transgenre, dans une atmosphère bien différente, moins directement consciente des enjeux de représentation contemporains mais assez fascinante dans les sujets dont elle se saisit.

Veneno raconte l’histoire d’une icône espagnole des années 90, Cristina Ortiz Rodrigues, femme trans, prostituée, mannequin et star de la télé trash de l’époque. Etendard des luttes LGBT+ très connue dans son pays, celle qu’on appelait “La Veneno” est morte en 2016 après avoir à peine dépassé la cinquantaine.

La série explore sa vie comme un biopic atypique, aussi agitée et outrancière que son personnage central. C’est d’ailleurs le premier aspect qui saisit et accroche dans les huit épisodes : le désir de fiction et de romanesque irrigue chaque scène, sans limites ou presque, comme si le monde devenait une scène de cabaret.

La façon dont La Veneno a fait de son existence une performance électrise la fiction. Elle apparait comme un moteur inépuisable d’imaginaire, dans toutes les situations de sa vie. Après un début qui la montre alors qu’elle est redevenue une semi-anonyme pleine de regrets, la série éclaire peu à peu rétrospectivement ce qui a fait d’elle une star d’un nouveau genre. Son enfance dans une famille qui ne le comprend pas, au cœur d’une petite ville andalouse, offre des moments choquants d’homophobie parentale et sociale. Veneno ne recule devant rien ou presque, montrant la violence infligée par celles et ceux qui se réclament pourtant de l’ordre et de la morale. Ce thème traverse toute la série, comme une ombre menaçante, même quand l’héroïne a acquis un statut censé la protéger.

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Entre Almodovar et Waters

Dans son goût pour les allers-retours entre les époques, un certain too much coloré proche du soap et des thématiques liées au corps et à ses états extrêmes, Veneno se rattache à la tradition instaurée en Espagne par Pedro Almodovar – ou par John Waters de l’autre côté de l’Atlantique. On y pense souvent, même si le style n’est pas forcément le point fort de Javier Ambrossi et Javier Calvo, le couple de scénaristes à l’origine du projet. Tous les deux ont fait leurs armes en tant qu’acteurs de soaps et ont acquis une certaine célébrité en Espagne – l’un a été récemment engagé comme juré dans la version locale de RuPaul’s Drag Race. Ils portent clairement le désir de rendre populaire la culture queer, ce qui ne les vaccine pas contre certains excès franchement malvenus – certaines crises de La Veneno et son rapport à la drogue ont déjà été vus mille fois – mais leur donne aussi un souffle évident. La bonne idée de la série consiste à mettre en avant un personnage de jeune étudiante trans contemporaine dont on suit le parcours. Elle rédige un livre pour mettre en lumière la vie de celle qui la fascine, avec des yeux d’aujourd’hui.

Red flags

Il y a dans Veneno ce que certain·es militant·es queers actuel·les appellent des ”drapeaux rouges” (“red flags” dans le langage anglo-saxon dont le concept est issu) qui concernent surtout la sexualisation à outrance des corps trans. Les luttes actuelles insistent sur le fait que trop de raccourcis ont été faits dans les décennies passées, associant systématiquement les personnes transgenres à leur sexualité. Cet aspect majeur de la représentation, la série le prend en compte comme un fait, presque une donnée de base, sans la critiquer au premier abord. L’héroïne le dit elle-même : “Les hommes m’utilisent pour assouvir leurs fantasmes, mais je m’en fiche”.

Veneno ne se prive pas de filmer sous toutes les coutures le corps de cette femme aux formes qui remplissent tous les canons de la féminité caricaturale (gros seins, gros cul, maquillage et cheveux flamboyants), exploitant d’une certaine manière son image – précisons que les actrices qui incarnent le personnage central à plusieurs moments de sa vie sont toutes trans, fort heureusement. Elle montre à quel point ce point de vue patriarcal sur le corps des femmes a donné du pouvoir à La Veneno en même temps qu’il l’a enfermé dans un cycle de violence. On pense à ce moment-là à plusieurs icônes des années 1990-2000, au-delà de la communauté transgenre, de Loana à Lolo Ferrari. Celles que la machine télévisuelle et surtout le regard social ont porté aux nues et dévoré avec férocité.

Roman d’apprentissage, escapade queer, petite leçon d’histoire des discriminations sociales, sexistes et homophobes, biopic post-Une étoile est née : Veneno porte bien des casquettes en même temps, ce qui induit une sorte de bordel permanent, malpoli, raté parfois, mais toujours extrêmement vivant. Grand succès en Espagne, ces huit épisodes rappellent aussi à quel point la France reste frileuse quand il s’agit de saisir des mondes et des personnages en dehors des clous.

Veneno. A voir sur la plateforme Brut X

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Author : Olivier Joyard

Publish date : 2021-04-30 16:38:02

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